Histoire d'histoire

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Messagepar Saguingoira » 2009-08-30, 15:32

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Français : La Terra De Hochelaga Nella Nova Francia, plan dessiné par Giacomo Gastaldi, paru dans le livre en italien de Giovanni Battista Ramusio, Delle Navigationi et Viaggi, volume III (Venise, 1565). Le plan représente le village iroquoien d’Hochelaga qui était situé à côté de l’actuel Mont Royal à Montréal au Canada, mont qu’on trouve sur la carte avec l’inscription MONTE REAL.

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Ma ... helaga.jpg

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Messagepar Saguingoira » 2009-08-30, 15:40

Le mont Royal est une colline qui domine la ville de Montréal, au Québec. Il s'agit de l'une des neuf collines montérégiennes situées dans le sud-ouest de la province.

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Le mont Royal s'est formé il y a environ 125 millions d’années lors d’une intrusion souterraine de magma. Ce magma n’a pas atteint la surface terrestre et a figé en profondeur. La colline est apparue lors de l’érosion par les glaciers des roches sédimentaires avoisinantes, plus fragiles que la roche métamorphique formée par le contact du magma et de la roche sédimentaire. La montagne possède trois sommets : la Grosse Montagne (234 mètres), l’Outremont (211 mètres) jadis sous le régime français appelée Pain de Sucre et la Petite Montagne (201 mètres) ou mont Westmount.

Historique
Lors de son second voyage en 1535, après s'être arrêté le 7 septembre à Québec, Cartier remonte le Saint-Laurent jusqu’à Hochelaga, maintenant la ville de Montréal. Le 3 octobre 1535, il est accueilli à Hochelaga qu'il visite, puis il monte sur la montagne située à proximité, qu'il nomme Mont Royal en honneur de son patron, le roi François Ier

Et au parmy d'icelles champaignes, est scituée et assise ladicte ville de Hochelaga, près et joignant une montaigne... Nous nommasmes icelle montaigne le mont Royal.

La Terra De Hochelaga Nella Nova Francia, plan en italien de Gastaldi avec à gauche, le Monte Real.Vingt et un ans plus tard, en 1556, la République de Venise, qui tout comme la France s'intéressait aux Indes, reproduit dans le 3e tome Delle Navigationi et Viaggi une illustration de la visite de Jacques Cartier à Hochelaga sur le plan La Terra De Hochelaga Nella Nova Francia. Chose surprenante, une analyse de cette illustration révèle que les trois collines du Mont Royal, montrées sur cette illustration, sont fidèlement reproduites. La visite de Hochelaga terminée, Cartier revient à Stadaconé qu'il atteint le 2 octobre où il passera l’hiver. Lors de son troisième voyage en 1541, Jacques Cartier, devenu subalterne de Roberval, fonde la colonie de Charlesbourg-Royal. L'année suivante Roberval arrive à Charlesbourg-Royal qu'il renomme France-Roy. Tous deux, ce séparément, reviennent à la bourgade Hochelaga alors détruite. Ils essaient de passer outre les saults[1] qui avaient à date bloqué l'avance dans l'intérieur des Indes occidentales.

Suite à la venue de Jacques Cartier sur le Mont Royal, l'île sur laquelle cette montagne était sise prit le nom de l'île du Mont Royal. Avec le temps, le toponyme Mont Royal fit place au toponyme Montréal. Souvent on affirmera que le nom de Montréal vient de mont real, variation orthographique de mont royal qui avait le même sens en français au XVIe siècle[2].

La croix du Mont-Royal est une croix en métal érigée en 1924, haute de 31,4 mètres et qui couronne la montagne. Son illumination fut convertie à la fibre optique en 1992.

En 2008, l'Office de consultation publique de Montréal organise une importante consultation quant à l'avenir du Mont-Royal. Les termes abordés sont la protection des espaces verts, des espèces végétales et animales, la circulation automobile et le stationnement, le vélo hors piste, les nouvelles constructions et aménagements, les paysages, etc.[3]

Parc du Mont-Royal

Quelque 350 ans après la visite de l'explorateur Jacques Cartier sur le Mont-Royal, c'est-à-dire vers 1875, la ville de Montréal y créait un espace vert, le parc du Mont-Royal, qui fut inauguré le 24 mai 1876, jour de la fête de la reine Victoria. Le parc du Mont-Royal constitue l'un des espaces verts les plus importants de Montréal. Boisé en grande partie, ce parc fut aménagé en 1876 par Frederick Law Olmsted, paysagiste du Central Park à New York.

Quartiers résidentiels et institutions

Hors du parc, la montagne accueille sur ses pentes des institutions importantes telles les cimetières Notre-Dame-des-Neiges et Mont-Royal ; l'Oratoire Saint-Joseph, la plus grande église du Canada ; l'Université McGill et l'Université de Montréal; et des districts résidentiels bien nantis tels Westmount et Outremont. Autres institutions : l'Hôpital Royal Victoria.

Les noms de Montréal, Montérégie et collines montérégiennes

Cette colline appelée mont Royal par Jacques Cartier donna naissance à la ville qui en emprunta le nom : Montréal. Sous l'initiative du géologue Frank D. Adams, les collines de la plaine du Saint-Laurent entourant le Mont Royal prirent le nom « montagnes royales », soit mont Regii, version latine de mont Royal.

Aujourd'hui, le terme Montérégiennes désigne tout le groupe de collines marquant la plaine du Saint-Laurent.

Le toponyme Montérégie désigne également une région sise au sud-ouest de la province de Québec et marquée de la présence des Montérégiennes.

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Royal

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Messagepar Saguingoira » 2009-08-30, 15:48

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Plan La Terra De Hochelaga Nella Nova Francia, avec à gauche, le Monte Real, plan dessiné par Giacomo Gastaldi en illustration du livre Delle Navigationi et viaggi, (Venise, 1565)[1].

Hochelaga, « digue des castors » ou « lac des castors » en langue autochtone, était une bourgade iroquoienne sise au XVIe siècle au cœur ou aux environs immédiats du mont Royal, dans l'actuelle ville de Montréal, Québec. Arrivé en barque le 2 octobre 1535, Jacques Cartier la visite le 3 octobre 1535. Il est bien accueilli par les Iroquoiens et nomme la montagne qu'il voit à proximité mont Royal. Plusieurs toponymes de Montréal ainsi que l'archipel d'Hochelaga lui doivent leur nom.

Localisation

La source documentaire principale permettant d'apprécier à la fois la configuration et la position de cette bourgade iroquoienne est Bref Récit et succincte narration de la navigation faite en 1535 et 1536 que Jacques Cartier remit à François Ier en 1545. On connaît un plan intitulé La Terra de Hochelaga nella Nova Francia qui illustre à la mode européenne du temps la visite de Cartier à Hochelaga. Dessiné par Giacomo Gastaldi (~1500- 1566), il illustre le volume III de Delle Navigationi et viaggi, ouvrage composé à Venise entre 1550 et 1556 par Giovanni Battista Ramusio (1485-1557). La parfaite régularité de la disposition des habitations, conforme à l’idéal urbanistique de la renaissance italienne, est probablement de son invention, de même que les planches recouvrant la palissade, habitude alors inconnue des autochtones. En effet, si le plan illustre assez fidèlement les notes de l’explorateur français, il offre peu de ressemblances avec la réalité ethnohistorique.[2] Une reproduction de La Terra de Hochelaga par Paul-Émile Borduas orne les murs du Grand Chalet du parc Mont-Royal.

La bourgade, ceinte d’une palissade de bois, aurait compté une cinquantaine d'habitations faites de bois et d’écorce, principalement des maisons longues, rectangulaires et arrondies ; on estime la population à environ 3000 habitants. Elle fut sans doute détruite par la suite, car elle n’est plus mentionnée par Jacques Cartier lors de son retour en 1541 sur l'île. Il fait alors état de deux villages dont un seul, Tutonaguy, est nommé. [3] On a proposé comme cause de la disparition de Hochelaga une excursion guerrière, venue peut-être de Stadaconé. Néanmoins, selon la société Archéobec, l’abandon régulier des sites d'habitation suivant le cycle d’épuisement des terres cultivées pourrait en être la raison principale.

Cette coutume de déplacement des villages explique peut-être que l'emplacement exact de la bourgade iroquoienne reste en 2007 un mystère, bien que toutes les hypothèses s'accordent pour la placer à proximité du mont Royal. W.D. Lighthall soutenait que Hochelaga était sise au site Dawson découvert en 1860 à proximité de l'université McGill. Ce site semble bien correspondre à un village précédant d’un ou deux siècles la fondation de Ville-Marie, mais ne comporte pas de palissade et paraît trop exigu.[4] Un autre emplacement proposé est Outremont, au nord du Mont, particulièrement vraisemblable si J. Cartier est arrivé par la rivière des Prairies.[5] L’urbaniste Pierre Latouche, sur la base de données topométriques déduites de l’illustration de Gastaldi, a proposé que le village se soit situé au sommet du Mont. Cette hypothèse est peu retenue car La Terra de Hochelaga est une reconstitution de seconde main. De plus, Cartier précise bien que la montagne est « jacente à leur dite ville », que Hochelaga est « près et joignant une montagne » et qu'il s'est rendu sur le « Mont Royal distant dudit lieu [Hochelaga] d'un cart de lieue », distance qui sépare effectivement la cuvette du mont Royal des collines la dominant. Les fouilles archéologiques entreprises récemment au sommet du Mont, aux alentours de la cuvette et dans le parc Jeanne-Mance à l'est du Mont n’ont rien mis en évidence.

Futur site de Montréal

La venue en 1535 de Jacques Cartier à Hochelaga au pied du futur mont Royal fut l'un des épisodes de ses trois voyages d'exploration aux Indes Occidentales qui aura de plus de conséquences pour l'histoire de la Nouvelle-France. À la recherche sous mandat de François Ier d’une voie d’eau menant au Cathay (Chine) et au Cypango (Japon), il était parvenu à Stadaconé (futur site de Québec) à la fin de l’été 1535. Encouragé, il s’empressa alors de poursuivre sa course plus avant à l'intérieur, mais les rapides entourant Montréal lui barrèrent la route. Il visita alors Hochelaga, qu’il décrivit dans le Brief Recit (1545). En 1611, le découvreur Samuel de Champlain y reviendra. En 1642, y naîtra la colonie de Ville-Marie dont les habitants délaisseront peu à peu le nom pour reprendre celui de l’île sur laquelle la colonie avait été implantée, Montréal, toponyme découlant de mont royal.[6]

Entrée par la rivière des Prairies

On a longtemps considéré comme une évidence le fait que Jacques Cartier avait constamment suivi le fleuve Saint-Laurent, et identifié le sault qu’il mentionne aux rapides de Lachine. Déjà, pourtant, certains pensaient que la description correspondait plutôt au Sault-au-Récollet situé sur la rivière des Prairies. En effet, au XXe siècle, un examen attentif de la documentation historique a permis de proposer qu’avant la venue des Européens, la rivière des Prairies était la voie d’eau habituellement utilisée par les autochtones, beaucoup moins dangereuse que le fleuve Saint-Laurent avec ses rapides. Elle constituait une voie d'eau plus directe reliant la rivière des Outaouais au fleuve Saint-Laurent en aval. C'est donc peut-être par cette rivière que Jacques Cartier est parvenu à Hochelaga. De plus, les trois rapides décrits par Cartier lors d'une expédition subséquente se situent plus facilement sur la rivière des Prairies, dite « rivière aux trois saults », que sur le fleuve Saint-Laurent. Beaugrand-Champagne, architecte du Grand Chalet du parc Mont-Royal, a beaucoup écrit sur ce sujet.

Accueil des Hochelagiens

Le 2 octobre de l’an 1535, Jacques Cartier et sa troupe arrivent à proximité de Hochelaga. La nuit arrivée, il se retire avec ses hommes à bord des barques. Tôt le matin du 3 octobre, avec ses gentilshommes et vingt mariniers armés, il entreprend à pied le chemin de Hochelaga sur une voie bien aménagée. Marchant ainsi deux lieues (environ six milles), il peut enfin apercevoir la bourgade entourée de montagnes et de terres cultivées pleines de blé, qui lui paraît beaucoup plus impressionnante que Stadaconé. Il décrit ainsi le paysage :

...« Et au parmy d’icelles champaignes, est scitué(e) et assise ladicte ville de Hochelaga, près et joignant une montaigne, qui est, à l’entour d’icelle, labourée et fort fertille, de dessus laquelle on voyt fort loing. »

Concerant la montagne, il déclare : « Nous nommasmes icelle montaigne le Mont Royal » ...sans doute en l’honneur de François Ier, comme il était coutumier à l’époque.

Jacques Cartier visite alors Hochelaga et prend note de son organisation :

« Ladicte ville est toute ronde.... et cloze de boys, à troys rancqs, en façon d’un(e) piramyde, croizée par le hault, ayant la rangée du parmy en façon de ligne perpendiculaire”.“Et n’y a en icelle ville qu’une porte et entrée... Il y a dedans icelle ville envyron cinquante maisons, longues de envyron cinquante pas ou plus, chascune, et... »

Puis il donne une description détaillée de l’aménagement d’une maison longue et de la façon que les ménages y vivent :« Dans chacune d’elles, il y a plusieurs âtres et plusieurs chambres. » Au centre, l’on retrouve une salle commune où les indigènes font un feu et vivent en communauté.

La visite du village terminée, Jacques Cartier et sa troupe sont alors conduits sur la montagne qu'il nommera mont Royal, probablement à dos d'homme, selon la coutume "courtoise" qu'il mentionne plus bas : « ...distant dudict lieu d’un cart de lieue » de la bourgade. Parvenant au sommet de l'une des collines composant le Mont, Cartier déclare :

« ....voyons ledict fleuve oultre le lieu où estoient demourées noz barques, où il y a ung sault d’eaue, le plus impetueulx qu’il soit possible de veoir, lequel ne nous fut possible de passer; »

La visite des lieux terminée, Jacques Cartier revient à ses barques :

« ...nous retirasmes à noz barques, qui ne fut sans avoir conduicte de grand numbre dudict peuple, dont partie d’eulx, quantveoyoient noz gens laz, les chargeoient sus eulx, comme sus chevaulx, et les portoyent... »

En 1556, Venise s'intéresse à Hochelaga

L'exploration de Jacques Cartier aux Indes Occidentales ne passa pas inaperçue à Venise, en particulier auprès de Giovanni Battista Ramusio, homme d'État et secrétaire du Conseil des Dix. Diplomate de carrière, sa fonction d'ambassadeur l'avait conduit dans de nombreux pays d'Europe. Ce dirigeant politique de la Sérénissime, qui avait sept ans lorsque le Génois Christophe Colomb était parvenu en 1492 aux Indes Occidentales, considérait la découverte de terres inconnues comme la grande question de l'heure. En effet, Venise était au prise avec un grave problème d'accès aux Indes depuis que les Turcs ottomans s'étaient emparés de Constantinople en 1453. On ne sait comment, Venise obtint copie du Brief Recit, mémoire que Jacques Cartier avait remis en 1545 au roi François Ier. Ses explorations sont décrites dans le volume III de l’ouvrage Delle Navigationi et Viaggi de Giovanni Battista Ramusio. L’édition de 1556 est assortie d’illustrations de Jacopo Gastaldi, dont La Terra de Hochelaga Nella Nova Francia, décrivant à la mode européenne du temps la visite de Jacques Cartier au mont Royal.

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Hochelaga_(village)

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Messagepar Saguingoira » 2009-08-30, 15:56

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Territoire occupé par les Iroquoiens du Saint-Laurent, vers 1535

Iroquoiens du Saint-Laurent

Les Iroquoiens du Saint-Laurent vivaient, jusqu'à la fin du XVIe siècle, le long du fleuve Saint-Laurent au Québec et en Ontario, Canada, et dans l'État de New York, États-Unis. Nos connaissances des Iroquoiens du Saint-Laurent proviennent des écrits de Jacques Cartier et des études récentes en archéologie et en linguistique comparée.

Les voyages de Jacques Cartier

Lors de son deuxième voyage en Amérique du Nord, en 1535-1536, l'explorateur Jacques Cartier a vu plusieurs villages iroquoiens sur la rive nord du fleuve dans les environs de la ville moderne de Québec, dont les villages de Stadaconé et d'Hochelaga, ce dernier à l'emplacement de l'actuelle Montréal. Les traces d'autres villages contemporains ont été découvertes par des archéologues à l'Ouest, près de l'exutoire du lac Ontario. Les Iroquoiens du Saint-Laurent vivaient dans des villages localisés à quelques kilomètres des berges du fleuve. Une palissade de bois protégeait chaque village dont la population pouvait atteindre 2 000 personnes. Jacques Cartier a observé des maisons longues à Hochelaga, mais il ne nous a laissé aucune description des habitations des autres villages iroquoiens dans les environs de Québec.

La dispersion des Iroquoiens

Au moment de l'arrivée de Samuel de Champlain et de l'établissement de la ville de Québec en 1608, il n'y avait plus aucune trace des Iroquoiens du Saint-Laurent rencontrés par Cartier quelque 75 ans auparavant. Leur disparition a donné naissance à plusieurs hypothèses : une guerre avec les Iroquois ou les Hurons, l'impact des maladies contagieuses du Vieux Monde ou leur migration vers la région des Grands Lacs.

Les indices archéologiques suggèrent fortement qu'il y a eu des guerres avec les tribus iroquoises et huronnes dans le but de contrôler les routes commerciales avec les Européens. Au milieu du XVIe siècle, la vallée du Saint-Laurent était probablement devenue une zone convoitée et les Iroquoiens du Saint-Laurent en ont payé le prix. Des indices laissent croire que des survivants auraient trouvé refuge chez les Hurons, les Mohawk et les Algonquins.

Au moment de l'arrivée de Samuel de Champlain, les Algonquins et les Iroquois pratiquaient la chasse et la pêche dans la vallée du Saint-Laurent, mais ni l'une ni l'autre tribu n'avait établi de villages permanents dans la vallée. La localisation exacte du village de Hochelaga demeure, par ailleurs, inconnue.

Langue

Les Iroquoiens du Saint-Laurent parlaient probablement plusieurs dialectes. Leur langue, souvent appelée le Laurentien par les linguistes, fait partie de la famille des langues iroquoiennes qui comprend notamment le Mohawk, le Huron et le Cherokee. Étant donné notre connaissance limitée de la langue des Iroquoiens du Saint-Laurent, connaissance qui se résume à une liste de 200 mots dressée par Jacques Cartier lors de ses premiers voyages, il est bien possible que les Iroquoiens de la vallée du Saint-Laurent, dont le territoire s'étendait sur près de 600 km, parlaient plusieurs langues distinctes.

Un mot de la langue des Iroquoiens du Saint-Laurent est toujours en usage: le mot "canada", qui signifiait village dans la langue des habitants de Stadaconé. Jacques Cartier écrivait dans le récit de son deuxième voyage qu'"ilz appellent une ville canada". Cartier employait aussi le nom Canada pour désigner les régions autour du village de Stadaconé ainsi que le fleuve, la "rivière de Canada". Par ailleurs, les langues Mohawk et Oneida ont toutes les deux un mot très semblable signifiant village. En Mohawk moderne, on écrit kaná:da.

Bibliographie


Roland Tremblay (2006). Les Iroquoiens du Saint-Laurent, Peuple du Maïs. Montréal: Éditions de l'Homme.
Roland Tremblay. (1999). "Regards sur le passé: réflexions sur l'identité des habitants de la vallée du Saint-Laurent au XVIe siècle", Recherches amérindiennes au Québec. Volume 29. No.1 Pages 41–52.
Serge Bouchard et al. (1989). Peuples autochtones de l'Amérique du Nord. De la réduction à la coexistence. Québec: Télé-université (Pages 93–95, "La disparition des Iroquoiens laurentiens").
Jacques Cartier. (1545). Relation originale de Jacques Cartier. Paris: Tross (édition de 1863).
James F. Pendergast. (1998). "The Confusing Identities Attributed to Stadacona and Hochelaga", Revue d'études canadiennes. Volume 32. Pages 149-167.
Bruce G. Trigger et James F. Pendergast. (1978). "Saint Lawrence Iroquoians", Handbook of North American Indians. Volume 15. Pages 357-361.
Bruce G. Trigger et William R. Swagerty (1996). "Entertaining Strangers: North America in the Sixteenth Century", dans The Cambridge History of the Native Peoples of the Americas. Cambridge: Cambridge University Press. Pages 325-398, à 335.
Bruce G. Trigger. (1991). Les enfants d'Aataentsic: l'histoire du peuple huron. Montréal: Libre Expression. (Pages 206-220, La disparition des Iroquoiens du Saint-Laurent).

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Iroquoiens ... nt-Laurent

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Messagepar Saguingoira » 2009-08-30, 16:08

Le Plateau-Mont-Royal

Le Plateau-Mont-Royal (ou tout simplement Le Plateau) est un arrondissement de la ville de Montréal qui tire son nom de sa situation géographique en haut de la terrasse de la rue Sherbrooke. Il est d'une superficie de 7,74 km² et a une population de 102 791 habitants (en 2007). Depuis quelques années, il est couru par la population dite branchée.

Il existe une distinction entre l'arrondissement Plateau-Mont-Royal (un constituant politique de la ville de Montréal), et le quartier Plateau Mont-Royal, car l'arrondissement englobe aussi le Mile End (délimité du quartier du Plateau par l'avenue du Mont-Royal au sud et par l'avenue Henri-Julien à l'est), et le Ghetto McGill (délimité par le quadrilatère University, Sherbrooke, Saint-Laurent, des Pins), généralement considérés comme des quartiers à part entière, distincts du Plateau Mont-Royal.

Caractère

Le Plateau-Mont-Royal est un arrondissement couru pour plusieurs raisons :

Il est près du centre-ville (l'arrondissement de Ville-Marie).
Il est près de diverses institutions et activités culturelles.
Il possède deux des plus grands parcs de Montréal : Lafontaine et le Mont Royal. (Ce dernier ne se trouve pas dans l'arrondissement même, mais y est directement adjacent, séparé du Plateau par l'avenue du Parc.)
Il possède plusieurs boutiques spécialisées.
Il offre une grande variété architecturale.
Il a une réputation positive véhiculée par la population dite branchée.
Il n'est pas nécessaire d'y posséder une automobile, car il est desservi par trois stations de métro (Sherbrooke, Mont-Royal, Laurier) et par un réseau de pistes cyclables dont l'axe numéro 1 de la Route verte qui le traverse.
Il possède plusieurs établissements scolaires de tous les niveaux, dont l'École nationale d'administration publique, le Conservatoire de musique de Montréal, le Conservatoire d'art dramatique de Montréal, l'École nationale de théâtre du Canada, l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec et l'école secondaire F.A.C.E, reconnu pour ses programmes d'enseignement novateurs.
Un phénomène d'embourgeoisement y est observable. Par exemple, beaucoup des loyers ont doublé depuis le début des années 2000, probablement du simple fait que le quartier soit couru. De plus, durant ces mêmes années, un commerçant de renommée « historique » donnant surtout dans l'alimentation, Warshaw, s'est vu remplacé par une pharmacie grande surface Pharmaprix. L'édifice a toutefois gardé son nom et un autre Warshaw a été ouvert en face du marché Atwater.

Culture

Le Plateau Mont-Royal est reconnu depuis quelques années comme l'un des principaux lieux culturels et artistiques du Québec et du Canada. Il a d'ailleurs été consacré, à l'automne 2005, comme l'endroit le plus créatif du Canada par une étude du groupe Hill Stratégies Recherche. Selon celle-ci, les zones du Plateau Mont-Royal liées aux codes postaux H2W, H2J, H2T renferment la concentration d'artistes la plus élevée au Canada. Par exemple, on estime que 8% de la population de la zone liée au code postal H2W, au cœur du Plateau Mont-Royal, sont des artistes. Il s’agit du « quartier le plus créatif » au Canada, avec une concentration plus de dix fois supérieure à la moyenne canadienne de 0,8 %. Cette zone se situe entre l’avenue des Pins et l’avenue du Mont-Royal, de la rue St-Denis à l'avenue du Parc[1].

De plus, l'arrondissement du Plateau Mont-Royal compte sur son territoire une foule d'établissements culturels, classiques ou d'avant-garde :

L'époque des grandes fermes

À partir de 1745, la zone urbanisée entourant Montréal s'étend au-delà de ses fortifications. Le Plateau Mont-Royal naît ainsi lorsque le faubourg Saint-Laurent, au nord, devient le principal axe de développement. En 1792, Montréal s'agrandit pour établir ses limites officielles à environ deux kilomètres des fortifications. Dès lors, le mont Royal et la rue Duluth forment ses limites. Plus loin du centre, surtout vers l'ouest, des familles anglophones ont à l'époque de grandes demeures entourées de jardins et les Hospitalières de Saint-Joseph ont un vaste terrain qui sera le siège de leur futur Hôtel-Dieu. Encore plus en périphérie se trouvent de grandes propriétés de campagne dont les fermes de la bourgeoisie montréalaise.

En 1850, un réservoir pour l'aqueduc de la ville de Montréal est installé à l'emplacement actuel du parc du square Saint-Louis. Il a comme fonction d'approvisionner les résidents de la Côte-à-Baron, ce qui désigne la pente descendante au sud de la rue Sherbrooke. À cette époque une ferme à l'emplacement de l'actuel parc Lafontaine est convertie en champ de manœuvres militaires. Au nord, d'autres agglomérations se forment de par l'activité économique des carrières, donnant naissance au village du Coteau-Saint-Louis, en 1846. Une chapelle est construite deux ans plus tard, qui sera remplacée en 1857 par l'église Saint-Enfant-Jésus-du-Mile-End. De nos jours, le Mile End est un quartier voisin faisant partie de l'arrondissement du Plateau Mont-Royal, mais c'est seulement en 1876 que le village de Saint-Louis-du-Mile-End naît. D'ici la fin du siècle, le flanc de la montagne est acheté par la Ville qui y aménage le parc du Mont-Royal, le parc Lafontaine prend la place des activités militaires et le réservoir de la Côte-à-Baron cède la sienne au parc du square Saint-Louis.

Le village de Saint-Jean-Baptiste se forme vers 1860. Son point central est également l'emplacement de son marché (le premier marché fut construit vers 1870 et remplacé par un plus moderne en 1933; ce dernier sera finalement démoli en 1966). Ce centre civique est situé à l'intersection de la rue Saint-Laurent (qui deviendra plus tard le boulevard Saint-Laurent) et de la rue Rachel. Les villages du Coteau-Saint-Louis et de Saint-Jean-Baptiste sont annexés à Montréal vers la fin du siècle. À cette époque, la population de Montréal déborde à l'est du chemin Papineau, où se trouvent des maisons et avenues élégantes.

Un arrondissement ouvrier

Au début du XXe siècle, il s'agissait d'un arrondissement ouvrier. Avec les années, croissance économique aidant, il s'est transformé et la population ouvrière l'a peu à peu déserté. Dès 1900, le Coteau-Saint-Louis devient très cosmopolite, comptant temples protestants et synagogues. Plusieurs commerçants protestants ouvrent boutique sur la rue Saint-Laurent, qui devient, en 1905, le boulevard Saint-Laurent, ainsi que la frontière linguistique entre francophones, à l'est, et anglophones, à l'ouest. À cette époque, le boulevard Saint-Joseph devient la première artère bordée d'arbres de la ville.

Dans les années 1930, la crise économique freine la construction dans l'arrondissement, bien que certains travaux soient financés au parc Sir-Wilfrid-Laurier. L'Université de Montréal déménage sur le flanc nord du mont Royal en 1943, ce qui entraîne le déménagement des bourgeoisies francophone et anglophone vers ce quartier. Depuis l'après-guerre, le quartier accueille des immigrants. Des Juifs arrivés dès lors ont généralement maintenu boutique sur le boulevard Saint-Laurent et déménagé leur demeure vers les quartiers adjacents à l'ouest. Vestige de la présence juive: la charcuterie hébraïque Schwarz du boulevard Saint-Laurent, un des commerces les plus renommés de Montréal, célèbre pour son « smoked meat » (viande fumée). Ils furent remplacés par des Grecs qui ont contribué à l'art local de la boulangerie et de la pâtisserie. Plus récemment, des Vietnamiens et des Portugais se sont installés, dont témoigne, pour ces derniers, le parc du Portugal.

Du « Chinatown », les commerçants chinois ont remonté le boulevard Saint-Laurent jusqu’à la rue Sherbrooke et l'ont dépassé pour cohabiter avec les boutiques indiennes.

Renouveau culturel

Depuis les années 1980, un mouvement de retour à la ville attire de jeunes professionnels, des artistes et des étudiants vers l'arrondissement du Plateau Mont-Royal. Cela en fait un centre d'activités culturelles et intellectuelles. Aujourd'hui, il possède une hétérogénéité socio-économique importante.

En 2004, un organisme new-yorkais, le Project for Public Spaces a élu, Le Plateau-Mont-Royal comme l'un des 20 endroits nord-américains offrant la meilleure qualité de vie.

Géographie

La rue Saint-Denis et l'avenue du Mont-Royal traversent cet arrondissement. L'une des principales artères nord-sud de la ville, le boulevard Saint-Laurent, le traverse aussi. Ce sont les trois principales rues commerciales de l'arrondissement, avec les rues Laurier et Duluth plus petites.

Le Square Saint-Louis est un parc des plus visités, car il permet d'observer les maisons victoriennes qui le bordent et le caractérisent. Pour leur part, les grands espaces verts comme le parc du mont Royal et le parc Lafontaine sont d'envergure urbaine et comportent des pistes cyclables et des sentiers piétonniers.

Côté transports, le Plateau Mont-Royal est accessible à pied, par des pistes cyclables, un réseau de métro et d'autobus ainsi que par la route.

Les limites de l'arrondissement sont les suivantes: en partant de l'intersection des rues Sherbrooke et University au sud-ouest de l'arrondissement, la frontière est formée par la rue University vers le nord jusqu’à l'avenue des Pins ; ensuite par l'avenue des Pins vers l'est jusqu’à l'avenue du Parc ; par l'avenue du Parc vers le nord jusqu’à l'avenue du Mont-Royal; par l'avenue du Mont-Royal vers l'ouest jusqu'au chemin de la Côte-Sainte-Catherine ; par celle-ci vers le nord jusqu’à l'avenue Nelson ; par celui-ci vers le nord jusqu'au boulevard Saint-Joseph; par la rue Hutchison vers le nord jusqu'au chemin de fer Canadien Pacifique; par ce chemin de fer vers le sud-est jusqu’à la rue Sherbrooke; et enfin par la rue Sherbrooke vers le sud-ouest jusqu’à la rue University.

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Plateau-Mont-Royal
Saguingoira
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Messagepar Saguingoira » 2009-08-30, 16:27

Histoire du Plateau Mont-Royal.

Pendant une bonne partie du 19 siècle, la seule partie habitée du Plateau Mont-Royal était le village Saint-Jean Baptiste au nord de la rue Sherbrooke jusqu’à la rue Duluth. Cette partie était occupée par de petites familles bourgeoises d'origine anglaises fuyant l’activité grandissante des quartiers centraux de la ville.

La partie nord était quant à elle constituée du village Saint-Louis. Il y avait aussi le village De Lorimier (entre l’actuelle rue Papineau et Iberville) ainsi que le village Saint-Michel.

Parmi les premières «industries» du plateau on compte un bon nombre de carrières toutes situées plus au Nord, donnant naissance au coteau Saint-Louis en 1846, aussi appelé le village des Pieds Noirs. Pour leurs besoins, on érigea une des premières chapelles hors des murs de la ville à l’emplacement ou l’on construira un peut plus tard, l’église Saint-Enfant-Jésus du Mile-End. Le coteau se scinda en deux en 1875 pour donner le village de Côte Saint-Louis et Saint-Louis du Mile-End.

Ensuite, la ville de Montréal grandie, peu à peu et les villages de banlieue sont engloutis par la ville centre. C’est ainsi que le Coteau Saint-Louis est annexé en 1893 suivis par le village De Lorimier puis Saint-Louis du Mile-End en 1909.

C’est à partir de ces années que le Plateau Mont-Royal connut une phase d’urbanisation accélérée ainsi qu’une diversification de sa population due à l’arrivée de nombreux immigrants en provenance de l’Europe de l’Est.

Le Plateau aujourd’hui
Toujours aussi densément peuplé, cet ancien quartier en partie ouvrier a connu une importante revitalisation de son patrimoine bâti par l’effet conjugué des rénovations individuelles. Les services se sont multipliés et ce quartier compte aujourd’hui les cafés, restaurants, bars et magasins les plus populaires de la ville.

source : http://www.imtl.org/quartier/Plateau-Mont-Royal.php

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Saguingoira
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Messagepar Saguingoira » 2009-08-30, 16:40

La petite histoire du mont Royal

Quelques jalons de l’histoire
Des événements ont marqué les périodes précédant et suivant l'inauguration du parc du Mont-Royal. Nous vous présentons les faits marquants de cette riche histoire.

LE NOUVEAU-MONDE
•1535 : Guidé par les Amérindiens d’Hochelaga, Jacques Cartier gravit la montagne et la nomme mont Royal.
•1643 : Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve, érige une croix sur le mont Royal pour remercier le seigneur d’avoir épargné la colonie d’une inondation.
•1676 : Les Sulpiciens établissent un fort abritant une mission amérindienne au pied de la montagne.

LA RÉVOLUTION INDUSTRIELLE
•1763 : Ville-Marie devient officiellement Montréal, une francisation de Monte Real, soit mont Royal en italien.
•1840-1850 : Première proposition de créer un parc sur la montagne, par Sir James Alexandar.
•1858 : Construction de la maison Smith, du nom de Hosea B.Smith, riche marchand bostonnais.
•1859-1860 : M. Lamothe, propriétaire d’un terrain dans l’axe de la rue Peel, abat les arbres de son domaine pour les vendre comme bois de chauffage. L’événement cristallise les positions en faveur de la création d’un parc sur le mont Royal.
•1862 : Le colonel Stevenson fait transporter un canon sur la montagne et y tire plusieurs salves pour démontrer aux opposants de la création d’un parc sur le mont Royal que la montagne est bel et bien accessible.
•1863 : Nouveau transport, par le major Stevenson et sa troupe, d’un canon sur la montagne et nouvelles salves pour rappeler la pertinence de créer un parc sur la montagne. 1869 : Amendement à la Charte de la Ville de Montréal permettant l’emprunt de 350 000 $ pour l’acquisition des terrains nécessaires à la création d’un parc sur le mont Royal.
•1872 : Début des expropriations pour la création du parc. L’expropriation et les travaux auront coûté la somme de 1 000 000 $, une somme colossale pour l’époque.
•1874 : Insertion dans la Charte de la Ville de Montréal d’un article assurant la protection du parc du Mont-Royal. Il s’agit de la première loi votée au Québec destinée à protéger un milieu naturel.
•1874 : Frederick Law Olmsted est engagé par la Ville de Montréal pour dessiner les plans du parc du Mont-Royal.
•1875 : Construction du réservoir d’eau Peel, aussi appelé réservoir du Haut niveau, situé au pied de l’actuel escalier du Chalet.

DE L’OUVERTURE DU PARC À LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE
•1876 : Le 24 mai 1876, le parc du Mont-Royal est inauguré.
•1884 : Ouverture du Toboggan Club, structure de bois sur la butte à l’est du futur lac aux Castors. Le Toboggan Club sera démoli en 1925.
•1885 : Inauguration du premier funiculaire pour amener les visiteurs au sommet du mont Royal, dans l’axe de la rue Duluth. Il sera en opération jusqu’en 1918.
•1906 : Construction du belvédère en hémicycle, d’une balustrade de pierres et d’un petit pavillon de thé, surplombant l’escarpement sud du parc, œuvres des architectes Edward et William S. Maxwell, assistés de l’architecte paysagiste Frederick Todd. Le pavillon Maxwell sera détruit en 1934.

L’ENTRE-DEUX-GUERRES
•1919 : Inauguration du monument à Sir George-Étienne-Cartier, œuvre du sculpteur George W. Hill et des architectes Maxwell. Le monument a été inauguré par télégraphe par le roi Georges V de son château de Balmoral en Écosse.
•1920 : Construction du réservoir des Cèdres, en remplacement du réservoir Peel.
•1924 : Inauguration du circuit de tramway faisant la navette entre le chemin de la Côte-des-Neiges et la maison Smith, en empruntant le chemin Shakespeare, aujourd’hui le chemin Remembrance.
•1924 : Illumination de la croix, le 24 décembre. La croix d’une hauteur de 31,4 mètres a été érigée par la Société Saint-Jean-Baptiste, d’après une idée du Sulpicien Pierre Dupaigne et les plans des architectes Gascon et Parent. Le système d’ampoules incandescentes de la croix a été remplacé en 1992 par un système de fibres optiques.
•1930 : Construction du réservoir d’eau de la Montagne (900 m3) sur le sommet du parc.
•1930 : Inauguration du circuit de tramway entre la maison Smith et l’avenue du Parc.
•1931 : Ouverture de la Centrale d’alarme du service d’incendie de la Ville de Montréal, près de l’avenue du Parc, œuvre de l’architecte J. E . Blanchard. Ce bâtiment abrite aujourd’hui le quartier général du Service de prévention des incendies de la Ville de Montréal.
•1931 : Construction du réservoir de la Montagne (900 m3), situé près de l’actuelle Tour de Radio-Canada.
•1932 : Ouverture du Chalet de la montagne, conçu par l’architecte Aristide Beaugrand-Champagne.
•1934 : Ouverture du Mountain Playhouse, théâtre d’été, au haut de la butte qui domine le futur lac aux Castors. Le théâtre d’été sera démoli en 1962.
•1938 : Fin des travaux d’aménagement du lac aux Castors, bassin artificiel, selon les plans de l’architecte paysagiste Frederick Todd.

UNE ÈRE DE CONSTRUCTION
•1942 : Construction du premier mât de télécommunication au sommet de la montagne pour servir la sécurité publique de la Ville de Montréal.
•1952 : Fin des travaux de construction de la tour de diffusion de Radio-Canada (61 mètres) et du bâtiment de pierres adjacent. La tour sera remplacée en 1962 par la structure actuelle (111,9 mètres).
•1954 : Coupe importante d’arbres et de buissons sur la montagne, alors surnommée le mont Chauve.
•1956 : Construction du réservoir du Sommet, situé sous la colline de l’abri, entre la maison Smith et le Chalet.
•1958 : Inauguration de la voie Camillien-Houde, réalisée au coût d’environ 1 300 000 $ en vertu d’une loi spéciale adoptée en 1952.
•1958 : Inauguration du pavillon du Lac-aux-Castors, construit selon les plans des architectes Hazen Size et Guy Desbarats.
•1960 : Importants travaux de reboisement pour contrer l’érosion causée par les coupes intensives (60 000 arbres plantés).
•1960 : Dépôt d’un plan directeur du parc du Mont-Royal signé par les architecte paysagistes Clarke et Rapuano, de New York, à qui l’on doit les échangeurs Parc/des Pins et et Remembrance/Côte-des-Neiges. Plusieurs éléments du plan ne seront pas réalisés : musées, amphithéâtres et grands équipements de loisir.
•1962 : Construction du bâtiment de la cavalerie, poste du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal.
•1962 : Agrandissement du parc du Mont-Royal alors que la Ville de Montréal fait l’acquisition des terrains longeant le boulevard Mont-Royal.
•1963 : La maison Smith abrite le Centre d’art du Mont-Royal, jusqu’en 1983.
•1964 : Tenue du Symposium international de sculptures organisé par le Centre d’art du Mont-Royal, premier événement de ce type tenu en Amérique.
•1975 : Célébration de la Fête de la Saint-Jean-Baptiste dans le parc du Mont-Royal, à laquelle participent des centaines de milliers de personnes.
•1976 : Deuxième et dernière célébration de la Fête de la Saint-Jean-Baptiste dans le parc du Mont-Royal. L’ampleur de la célébration cause des dommages importants au site.
•1977 : Construction d’une tour de télécommunication de la Ville de Montréal, avec bâtiment technique sous-jacent, sur le point culminant de la montagne. La structure sera remplacée en 1998 par un mât plus résistant aux intempéries (55 mètres)et pour accueillir des installations privées de télécommunication.

etc. etc. ....

Source : http://www.lemontroyal.qc.ca/fr/connait ... t-royal.sn

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