Les Malécites

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Messagepar Saguingoira » 2009-02-08, 15:25

Saguingoira
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les Malécites

Messagepar Saguingoira » 2009-02-08, 16:08

Les Malécites ont toujours habité la région du FLEUVE SAINT-JEAN, au Nouveau-Brunswick et au Maine, et ils ont étendu très tôt leur territoire jusqu'au Saint-Laurent. Parlant la langue algonquienne, ils se nommaient eux-mêmes Welustuk (« de la belle rivière »). Leurs terres et leurs ressources sont délimitées à l'est par celles des MICMACS et à l'ouest par celles des Passamaquoddys et des Penobscots. Leurs histoires locales font état de nombreuses rencontres avec les IROQUOIS et les MONTAGNAIS. Ils établissent des relations stables qui dureront à peu près 100 ans avec les pêcheurs et commerçants européens au début du XVIIe siècle et avec les commerçants de fourrures spécialisés. Même si leur population est fortement décimée par des maladies apportées par les Européens, ces chasseurs de l'Atlantique conservent leurs territoires de chasse, de pêche et de cueillette le long de la côte ou des rivières et pratiquent le piégeage dans les vallées fluviales.
À cause de l'agitation générale provoquée par les hostilités des Européens entre Québec et PORT-ROYAL et de la recrudescence des batailles et des raids sporadiques sur le cours inférieur du fleuve Saint-Jean (Anglais contre Français), le commerce des fourrures de l'Est du pays décline. Les femmes malécites assument une plus large part du fardeau économique et se lancent dans la culture de plantes indigènes qui jusqu'alors n'étaient cultivées qu'au sud de leur territoire. Les hommes continuent de chasser, avec moins de succès cependant, mais ils s'avèrent utiles aux Français dans leur lutte contre les Anglais. Pendant une courte période à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle, ils forment une véritable organisation militaire.

L'arrêt graduel des hostilités dans le premier quart du XVIIIe siècle et la diminution importante de la population de castors rendent impossible le retour au mode de vie traditionnel. L'arrivée des colons blancs met fin à l'agriculture dans les régions riveraines et toutes les terres que les Malécites occupent alors le long du fleuve Saint-Jean sont confisquées, faisant d'eux de véritables personnes déplacées. La menace de se voir aux prises avec une population affamée et errante pousse les administrateurs à créer les premières RÉSERVES INDIENNES au XIXe siècle, à Oromocto, à Fredericton, à Kingsclear, à Woodstock et à Tobique.

Au XIXe siècle, les Malécites pratiquent encore certaines activités artisanales traditionnelles comme la construction de WIGWAMS et de CANOTS EN ÉCORCE. Cependant, des changements importants ont eu lieu au cours des deux siècles précédents au fur et à mesure que les Malécites recevaient des Européens des outils tranchants, des récipients, des mousquets, de l'alcool, des denrées et des vêtements. Lorsqu'ils fabriquent des objets en bois et en écorce ou de la vannerie, et lorsqu'ils guident, piègent ou chassent, les Malécites se disent occupés à des « travaux indiens ». L'exploitation croissante de la pomme de terre au Maine et au Nouveau-Brunswick crée un débouché pour les paniers et les récipients qu'ils fabriquent. D'autres travaillent dans les secteurs de la papeterie, de la construction, de la santé, de l'enseignement et des affaires.

Les Malécites du Nouveau-Brunswick connaissent les mêmes problèmes de chômage et de pauvreté que les autres autochtones du Canada, mais ils se sont donné un système complexe et perfectionné de prises de décision et de distribution des ressources, en particulier à Tobique, où ils gèrent des entreprises communautaires de développement économique, d'exploration et de sports. Certains poursuivent des carrières fructueuses dans l'enseignement secondaire et supérieur et occupent des postes importants dans les milieux professionnels et commerciaux. Individus et familles jouent un rôle important dans la promotion des droits des autochtones et des femmes. D'autres encore travaillent au sein d'associations autochtones provinciales et fédérales, au gouvernement et dans des entreprises de développement communautaire. Au recensement de 1996, les Malécites étaient au nombre de 4659.


Bibliographie

A.G. Bailey, The Conflict of European and Eastern Algonkian Cultures, 1504-1700 (2e éd. 1969); H.F. McGee (dir.), The Native Peoples of Atlantic Canada (1984); W. Mechling, Malecite Tales (1914); W.D. et R.S. Wallace, The Malecite Indians of New Brunswick (1957).
Source : http://www.thecanadianencyclopedia.com/ ... RTf0005054

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les 30 familles

Messagepar Pierre » 2009-02-08, 17:29

Plusieurs membres des familles malécites ou amalécites semblent fondus à la population locale du Bas Sain-Laurent.

Est-ce que la liste des 30 familles malécites, en provenance du haut de la rivirère Saint-Jean, installées à Cacouna en 1828 a été dressée? Si oui, ou peut-on la consulter?

D'avance, Merci.
Pierre
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Messagepar Saguingoira » 2009-02-08, 19:54

Désolé M. Montour, mais j'en ai aucune idée.
Mais j'avoue que j'aurais aussi aimé l'avoir cette liste.
Je crois qu'il faudrait mieux vous adressé à la communauté même,
c'est les meilleurs personnes pour vous renseigner.

désolé
Darquise
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Messagepar Saguingoira » 2009-02-08, 20:12

M. Montour,

Je viens de leur écrire et je leur ai poser la question, on verra bien si on aura une réponse.

Darquise
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Messagepar Pierre » 2009-02-08, 20:45

Bonne idée. À défaut une Requête au gouvernement canadien qui retient l'information.

Pour ma part, je crois que ces personnes et leurs descendants se sont fondus à la population. De là, une bonne partie des 2 000 personnes qui se réclament Métis dans le Bas Saint-Laurent.

Ce phénomène (la rétention des informations pertinentes) n'est pas nouveau. Il perdure depuis au moins 1851, quand les élus du Bas-Canada ont décidé de se débarasser des rentes aux Sauvages quand ils ont hérité des obligations de l'Angleterre face aux peuples autochtones.

La théorie de la race pure canadienne-française a suivi.

C'est mon opinion personnelle et fort malheureusement, je crois qu'elle est la bonne. Comprenez bien : je ne me vante pas d'avoir raison. J'ai juste honte à ce pays.
Pierre
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Messagepar Saguingoira » 2009-02-08, 21:50

Pierre Montour a écrit:Bonne idée. À défaut une Requête au gouvernement canadien qui retient l'information.


Bon, un des deux messages que j'ai fais parvenir est revenu, l'adresse sur le site n'est pas bonne.
J'espère que l'autre adresse sera bonne, pour au moins que la personne transmettre le massage à qui de droit.

a+
:roll:
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Messagepar Saguingoira » 2009-02-09, 11:37

1901-1910 (Volume XIII)
BEAR (Bair, Muin, Aubin ?), NOEL (Noil, Newell, Newal), chasseur, trappeur, guide et vannier malécite, né près de la rivière Mattawamkeag (Maine), fils de Peter Bear et d’une Abénaquise de Saint-François ; peut-être après un premier mariage avec une femme de la tribu des Pentagouets, il épousa le 4 novembre 1851, à Woodstock, Nouveau-Brunswick, Monica (Moneech) Francis, vraisemblablement une Micmaque de Red Bank ou de Richibucto, Nouveau-Brunswick (décédée avant 1896), et ils eurent trois fils ; décédé le 4 septembre 1907 près de la rivière Tobique, Nouveau-Brunswick.

Il se peut que Noel Bear ait compté, parmi ses ancêtres paternels, Jean Serreau* de Saint-Aubin, seigneur français de la région de la baie de Passamaquoddy dont le fils Charles épousa une Malécite vers 1690. Son arrière-arrière-grand-père, le chef Pierre (Peter) Saint-Aubin, de Meductic (près de l’emplacement actuel de Meductic, Nouveau-Brunswick), était peut-être le fils ou le petit-fils de Charles et de cette Malécite. Pierre, qui, semble-t-il, était chaman et avait le pouvoir de localiser les ours, est réputé avoir été le premier à porter le nom de Bear. Quant à la famille de la grand-mère paternelle de Noel, elle venait de la rivière Kennebec (Maine) et, selon la tradition familiale, elle avait survécu à l’attaque lancée en 1724 par les troupes du Massachusetts sur Narantsouak (Norridgewock ; aujourd’hui Old Point, Madison, Maine) [V. Jeremiah Moulton*].

Depuis au moins la fin du xviie siècle, Meductic était le principal village des Malécites de la rivière Saint-Jean, mais apparemment, il fut abandonné en 1767, année de l’arrivée du père Charles-François Bailly* de Messein à Aukpaque (Savage Island, Nouveau-Brunswick) et de la mort du grand-père de Noel Bear, le chef Noel Tobig (Toubic), de Meductic. Les Saint-Aubin figurent régulièrement dans les registres paroissiaux d’Aukpaque pendant la période du séjour de Bailly et de ses visites subséquentes. Durant la Révolution américaine, sous la direction de l’oncle ou du grand-oncle de Noel Bear, Ambroise Saint-Aubin* (qui demeura leur chef jusqu’à sa mort en 1780), ils soutinrent les rebelles à Machias (Maine). D’ailleurs, dans la région de Passamaquoddy, la plupart des partisans indiens des rebelles étaient des Malécites de la rivière Saint-Jean.

Après la révolution, quelques membres de la famille Saint-Aubin restèrent à Passamaquoddy sous l’autorité du frère d’Ambroise, Joseph-Thomas Saint-Aubin*. Comme ils avaient aidé les rebelles, ils escomptaient bien être partie au traité de Passamaquoddy, qui fut conclu en 1794. Selon toute probabilité, ces gens étaient les Bear qui, d’après une tradition transmise oralement parmi les Pesmocodys, habitèrent une île proche de l’emplacement actuel du village de Peter Dana Point, dans la baie de Passamaquoddy, jusqu’à ce qu’une épidémie de variole les décime. C’est peut-être dans cette île que les parents de Noel Bear se réfugièrent, dans l’espoir de pouvoir chasser en paix, une fois que les loyalistes eurent envahi leurs territoires de la Saint-Jean. Noel naquit à proximité de là, près de la rivière Mattawamkeag, probablement vers 1796, quoique des recensements et d’autres documents laissent entendre qu’il serait né après cette date. Dans le recensement fait en 1900 par le gouvernement des États-Unis, on lui attribue des ascendants pesmocodys.

Étant donné qu’aux yeux des autorités américaines les Malécites de la Saint-Jean résidaient en Amérique du Nord britannique, ils n’avaient eu droit à aucun des bénéfices garantis par le traité de Passamaquoddy et ce, en dépit du fait qu’ils avaient participé à la révolution et qu’ils avaient des territoires de chasse dans ce qui est aujourd’hui le nord du Maine. Aussi les Bear/Saint-Aubin semblent-ils avoir gagné progressivement des territoires de chasse plus isolés. Noel racontait que, à l’époque où il n’avait que cinq ans et où il n’y avait pas encore de village à Tobique Point (Indian Point), sa mère, chaussée de raquettes, l’avait transporté de la rivière Miramichi, au Nouveau-Brunswick, à l’embouchure de la rivière Tobique. Ce voyage eut peut-être lieu en 1801, année où, pour la première fois, on réserva des terres aux Malécites à Tobique [V. Noël Bernard*]. On sait que, par la suite, le père de Noel et son oncle Ambrose firent de la chasse et du piégeage à la source de la Tobique, mais en fait, ils en faisaient sur un territoire plus étendu. En 1811, Noel et son oncle rencontrèrent les premiers colons de ce qui allait devenir Houlton, dans le Maine. Le nom de Noel figure sur une pétition signée en 1831 par les Pentagouets à Old Town, aussi dans le Maine. Pendant la « guerre de l’Aroostook », en 1838–1839, les soldats du fort Fairfield (Fort Fairfield, Maine) l’engagèrent pour qu’il leur procure de la viande d’orignal.

C’est en 1853 que Noel Bear figure pour la première fois sur une liste de recensement de la réserve indienne de Tobique. Cette date coïncide à peu près avec le moment où l’État du Maine commença à resserrer ses lois sur la chasse pour tout le monde, sauf les Pentagouets et les Pesmocodys, avec qui il avait signé des traités. Par la suite, on trouve le nom de Noel Bear de temps à autre dans les recensements de Tobique et plus régulièrement sur des pétitions dénonçant des empiétements sur les territoires malécites à cet endroit. En outre, son nom paraît sur deux des trois prétendus actes de cession signés dans les années 1890 et portant sur des terres de Tobique ; à cette époque, toutefois, un cousin beaucoup plus jeune et portant le même nom était devenu majeur et il se pourrait que ce soit lui qui ait signé les actes de cession. Le nom de Noel (le plus âgé) a été consigné dans un recensement une autre fois avant sa mort. En 1890, Noel était veuf et vivait à Houlton avec ses fils Peter et Thomas.

Tout porte à croire que Noel Bear était resté plus fidèle à la religion de son peuple qu’il ne s’était converti au catholicisme. Le fait qu’il ne soit presque jamais mentionné dans les registres paroissiaux, à l’exception de son acte de sépulture, démontre que c’était le cas. Bon nombre de résidents de la réserve de Tobique cultivaient la terre, mais apparemment, ce n’était pas son cas. Chasseur il était, chasseur il restait. Régulièrement, il se rendait des eaux des rivières Miramichi et Tobique à celles de l’Allagash et du haut de la Saint-Jean dans le Maine ; il parcourait aussi le Saint-Laurent. Même les Malécites de Tobique s’émerveillaient de voir qu’il était capable de rester dans les bois de l’automne au printemps ; ils disaient que lui et ses fils étaient « tout comme le muin (l’ours) ». On raconte qu’avant 1870 lui-même, son oncle, un de ses fils et deux autres Malécites abattirent tous les orignaux de leur territoire et en vendirent les peaux dans la province de Québec. Il se peut que lui et son fils aîné aient été les dénommés Noel et Peter qui, en 1862, guidèrent l’officier Richard Lewes Dashwood de la Restigouche jusqu’à la source de la Tobique, puis jusqu’à la Miramichi.

Dans les années 1870 et 1880, sous l’effet d’une demande croissante de viande, de peaux et de fourrure, la chasse commerciale augmenta au point de donner lieu à un véritable massacre du gibier. Parallèlement à cela, les cercles de chasseurs sportifs qui prônaient une nouvelle éthique de la conservation et l’idée du « gentleman-chasseur » connurent une croissance phénoménale. Sous l’influence des puissants lobbies d’amateurs de chasse, le Maine et le Nouveau-Brunswick comprirent à quel point la chasse sportive pourrait être rentable et adoptèrent, en vue de protéger le gibier, des lois de plus en plus restrictives, qui imposaient des pénalités sévères aux contrevenants. Conjointement avec la rareté du gibier, cette nouvelle pratique eut des conséquences désastreuses sur le mode de vie traditionnel des Malécites. On ne doit donc pas s’étonner qu’en 1897 Edwin Tappan Adney*, entre autres, ait trouvé Noel Bear « grognon et tout à fait vilain à l’égard des blancs ».

Dans ses dernières années, Noel Bear était bien connu comme vannier dans la région de Houlton, Ashland et Presque Isle, dans le Maine. Cependant, il continuait de préférer la chasse, et de loin ; fabriquer des paniers, disait-il, n’était que « du travail pour avoir de quoi manger ». En 1903, on le voyait encore chasser à la source de la Tobique. Bien que son anglais ait été rudimentaire, on rapporte qu’il déclara : « [l’Indien] ne [...] parcour[ait] pas [...] le monde pour prendre ce qui appartenait aux autres et mourir avant que son heure soit venue ; il souhaitait seulement mourir en paix où il était et vivre où ses pères avaient vécu et comme eux ». Noel Bear mourut en 1907, à 111 ans peut-être, seul dans les bois. Il fut inhumé à Tobique.

Andrea Bear Nicholas

On trouve un croquis d’un portrait de Noel Bear, réalisé par Edwin Tappan Adney, et une photo de Bear à son campement dans les papiers d’Adney conservés au Peabody Museum (Salem, Mass.), box 56 (mfm aux UNBL). Un portrait de Bear, aussi exécuté par Adney, est reproduit sur la jaquette du livre intitulé Someone before us : our Maritime Indians ([2e éd., Fredericton], 1970), de G. F. Clarke, et dans Alden Nowlan, « Dr. George Frederick Clarke : an appreciation », Atlantic Advocate, 60 (1969–1970), no 2 : 33. Une photo, à l’origine une carte postale, portant la mention « Newell Bear, le plus vieil Indien d’Aroostook, très probablement le plus vieil Indien vivant aux États-Unis ; 108 ans ; Houlton Maine » est conservée à la Univ. of Maine at Presque Isle Library, Aroostook County Hist. Coll., et figure dans les ouvrages de Thibadeau (en regard de la page 11) et de Wherry (page 552) cités ci-dessous. Une autre photo, où l’on voit Bear en train de fabriquer des paniers, figure dans Maine dirigo : « I lead », D. B. Bennett et B. E. Young, édit. (Camden, Maine, 1980), 132, et dans Andrea Bear Nicholas, « The spirit in the land : the native people of Aroostook », The county : land of promise ; a pictorial history of Aroostook County, Maine, Anna Fields Mcgrath, édit. (Norfolk, Va., 1989), 35. Une photo de Bear en compagnie de deux autres Malécites, tous âgés d’environ 100 ans, est conservée au Musée canadien des civilisations (Hull, Québec), coll. de photographies, NM77-6514.

Affaires indiennes et du Nord Canada (Ottawa), Protected Bands, B 8260-108 (nouv. sér.), vol. 7, Tobique petition to Manners-Sutton, 8 août 1861.— AN, RG 10, 2110, dossier 20295, part. 1.— APNB, RS9, 27 févr. 1857, no 1 ; RS105/1868/61 ; RS266, A13c ; RS557/1853/3 ; RS570, A1, 1869.— É.-U., Bureau of the Census, Personal census service branch (Pittsburg, Kans.), Twelfth census of the U.S., 1900, schedule no 1, Indian population : A37.— Maine State Arch. (Augusta), Council report warrants, no 456.— Musée canadien des civilisations, coll. Laslo Szabo, « Malecite stories », 5 : 458–460 (« Grave Island », récit de Lilly Gabriel) (texte dactylographié, 1975).— Musée du N.-B., W. F. Ganong papers, scrapbook 5 : 200s. (« Noel Bear, Indian », coupure de presse non datée du Boston Herald, circa 1905).— Peabody Museum, E. T. Adney papers, boxes 36, 56, 61, 64 (mfm aux UNBL).— St Anne’s Roman Catholic Church (Maliseet, N.-B.), RBMS, plus particulièrement 1 : 162c (Edith O’Brien, « Names of inhabitants of the Tobique Indian village in 1896 », 3 févr. 1896.— St Gertrude’s Roman Catholic Church (Woodstock, N.-B.), RBMS, 4 nov. 1851.— UNBL, MG H22, box 1, file 4, no 19.— Univ. of Maine at Presque Isle Library, Aroostook County Hist. Coll., W. T. Ashby, « A complete history of Aroostook County and its early and late settlers » (texte dactylographié d’une série d’articles parus dans la Mars Hill Gazette (Mars Hill, Maine), déc. 1910–déc. 1911), chap. XII : 68–72 (histoire romancée de Bear [a. b. n.]).

G. F. Clarke, Six salmon rivers and another in Canada (Fredericton, 1960).— R. L. Dashwood, Chiploquorgan ; or, life by the camp fire in Dominion of Canada and Newfoundland (Dublin, I 871), 36–62.— E. D. Ives, George Magoon and the down east game war : history, folklore and the law (Urbana, Ill., et Chicago, 1988), particulièrement le chap. 3.— H. M. Manzer, « Around the campfire », University Monthly (Fredericton), 4 (1884–1885) : 98–100.— F. G. Speck et W. S. Hadlock, « A report on tribal boundaries and hunting areas of the Malecite Indian of New Brunswick », American Anthropologist (Menasha, Wis.), nouv. sér., 48 (1946) : 360s.— W. J. Thibadeau, The Irishman : a factor in the development of Houlton ; a history of the parish of St. Mary’s ; a word about the Acadians of Madawaska (Augusta, Maine, [1910 ?]) (exemplaire déposé à la New England Historic Geneal. Soc. Library, Boston).— James Wherry, « The history of Maliseets and Micmacs in Aroostook County, Maine : preliminary report number two, juin 1979 », et « Leadership in Maliseet society », É.-U., Senate, Select committee on Indian affairs, Proposed settlement of Maine Indian land claims : hearings, 96th congress, 2nd session, on S. 2829 [...] July 1 and 2, 1980, Washington, D.C. (2 vol., Washington, 1980 [i.e., 1981]), 2 : 506–609 and 610–622, particulièrement la p. 619.

© 2000 University of Toronto/Université Laval

Source : http://www.biographi.ca/009004-119.01-f ... aqlfusa8t1
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Messagepar Saguingoira » 2009-02-09, 11:43

Les Malécites au Québec
Le Québec fait une place aux amérindiens et aux différentes nations qui ont été présentes à différents moments de son histoire. Parmi celles-ci, les Malécites n’ont pas vraiment été traités sur le plan historique avant la parution de l’ouvrage suivant :

Ghislain Michaud
Les Gardiens des portages. L’histoire des Malécites au Québec
Sainte-Foy, Les Éditions GID, 2003, 303 p.

Commentaires :
- ce volume est le fruit d’une recherche de plus de vingt ans sur la présence et l’histoire des Malécites vivant au Québec;
- le territoire de cette nation touche le Maine, le Nouveau-Brunswick, le Bas du Fleuve et la Côte Nord;
- la lecture de ce volume est intéressante pour revivre l’histoire mouvementé de cette nation qui a été mal traitée par l’histoire officielle; de façon fort éloquente, une partie du livre est intitulée Silence graduel des registres concernant les Malécites (p.
285-188);
- une réserve dans le canton Viger à proximité de L’Isle-Verte et de Saint-Épiphane constitue le signe le plus visible de leur présence au Québec;
- au fil du temps, plusieurs mariages ont eu lieu entre des Malécites et des Québécois;
- une lecture qui s’impose pour mieux comprendre le Bas du Fleuve.

Source : http://chercheurnomade.blogspot.com/200 ... qubec.html
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Messagepar Saguingoira » 2009-02-09, 11:52

Origines
On ne sait pas précisément quand les Malécites s'y sont établis, mais la présence d'un village est connue. Des haches, des lances, des pointes de flèche et des harpons en pierre ainsi que des débris de poterie grossière datant de plusieurs milliers d'année ont été découverts sur les lieux. Les Malécites étaient nomades et faisaient peu d'agriculture. Ils occupaient toute la vallée du fleuve Saint-Jean et étaient ennemis des Mohawks. Il faisaient partie de la confédération Wabanaki pour se défendre de ces derniers. La légende de Malabeanah, raconte que pour sauver son village du attaque des Mohawks qui la tenait captive, cette jeune Malécite se serait suicidée en dirigeant leur bateau directement dans les chutes d'eau. Les premiers contacts avec les européens se firent au XVIIe siècle. Ils étaient alliés des Français, même s'il y avait parfois des trappeurs qui s'aventuraient illégalement dans leur territoire.

Grand-Sault fut mentionné pour la première fois dans un livre intitulé État présent de l'Église de la colonie française de la Nouvelle-France. écrit par Monseigneur de Saint-Vallier, il raconte son voyage en Acadie en 1686. Il écrit: « Le 16 mai nous arrivâmes à un endroit appelé Grand Sault St-Jean-Baptiste. Ici la rivière tombe furieusement, d'une hauteur de 60 pieds, formant une immense cascade qu'un épais brouillard enveloppe, le tumulte des chutes avertit de loin les navigateurs descendants en canots. ». Il note aussi la présence de quelques colons français dans la région. En 1695, le territoire s'étendant entre Grand-Sault et Médoctec fut concédé en seigneurie au Sieur René D'Amours. Il s'occupa peu de son domaine seigneurial et demeurait plutôt près de Sainte-Anne-des-Pays-Bas. Des missionnaires Récollets visitèrent Grand-Sault en 1691 alors qu'Antoine de Lamothe-Cadillac mentionne, en 1693, la présence d'un fort. Ce dernier servait au ravitaillement des voyageurs, qui devinrent plus nombreux à partir de la Guerre de Sept Ans.

En 1763, l'Acadie passa totalement aux mains des Britanniques alors qu'une bonne partie de sa population avait été déportée par ces derniers. En 1783, les Loyalistes s'établirent en Acadie et la province du Nouveau-Brunswick fut créée l'année suivante pour les accueillir. Les Acadiens de Sainte-Anne-des-Pays-Bas et du bas de la vallée du fleuve furent ensuite expulsés de leur terres et en juin 1785, un groupe décida de s'établir plus au nord, à Grand-Sault et dans le reste du Madawaska et ceci avec l'accord des Malécites.

Fort Carleton
En 1791, Thomas Carleton, le gouverneur du Nouveau-Brunswick, fit construire un fort à Grand-Sault. Le Madawaska était alors disputé entre le Québec, le Nouveau-Brunswick et les États-Unis. La Guerre de 1812 démontra que les routes de la région n'étaient pas assez sûres et le gouvernement colonial du Nouveau-Brunswick décida, en 1875, de construire un chemin de Woodstock à Grand-Sault et d'améliorer l'accueil et la protection des voyageurs à Grand-Sault. En 1816, le gouvernement donna une subvention à deux colons pour qu'ils s'établissent entre Grand-Sault et Presque-Isle. En 1823, il y avait à Grand-Sault trois soldats ainsi que les familles des quatre frères Michaud, Isaac, David, Joseph et Dominique. Parmi les soldats qui résidèrent dans la village à l'époque figurent les sergents Waddell, Sterling et Watson. Seul Watson a des descendants dans la région. Le différent territorial culmina par la Guerre d'Aroostook en 1838 et le traité Webster-Ashburton, en 1842, donna Grand-Sault au Nouveau-Brunswick. En 1838, James Brown et George Hayward visitèrent Grand-Sault et y mentionnent la présence d'une scierie appartenant à John Caldwell où travaillent des Canadiens-français et des Acadiens. En 1840, le lieutenant Cavalie Mercer, un anglais stationné à Woodstock, fit les premières peintures de la ville. En 1842, Grand-Sault fut inclu dans le canton de Colebrook, nommé en l'honneur du gouverneur du Nouveau-Brunswick, William MacBean George Colebrooke. Le premier arpentage fut fait pour l'armée britannique en 1844 par l'adjoint Gordon, alors que le colonel Beckwith conçu le plan de la ville, avec les rues Front, Broadway, Sheriff, Chapel, Basin, Manse orientées ouest-est et croisées perpendiculairement par les rues Main, Pleasant, Court, Church et Victoria. L'arpentage se fit à partir d'un gros orme à l'ouest, qui a maintenant disparu. Les lots furent quant à eux divisés en 1847 par l'ingénieur C. Inches.

Établissement de la ville
Après la famille Michaud, les familles à s'établire dans les premières années de la ville furent les Amireau, Anderson, Beardsley, Blair, Brown, Clifford, Beckwith, Graham, Graven, Hammond, Hart, Kearney, Kirlin, Morrison, Munroe, Reed, Raymond, Russell et Thompson. Par la suite, la ville vu l'arrivée des Beaulieu, Bell, Bourgoin, Bradley, Burgess, Burpee, Caldwell, Costigan, Crozier, Curless, Curran, Currier, Cyr, Day, Dixon, Estabrook, Etsey, Forbes, Fraser, Glen, Hallett, Hienveu, Howard, Kelly, Kertson, Leclair, Leslie, Lynch, Martin, May, Mazerolle, McCluskey, McCormick, McLaughlin, McLeod, McMillan, McNamus, Merritt, Michaud, Muckler, Mulherin, O'Reagan, Parent, Petit, Poitras, Quigley, Rainsford, Ryan, Saint-Amand, Sirois, Soucie, Stroup, Taylor, Thibodeau, Vasseur, Wade, Watson, West et Wilson. Ces familles avaient donc des origines diverses, des Acadiens et des Canadiens-français, des immigrants britanniques, des Loyalistes, des soldats, des vétérans, etc.

La ville se développa à l'origine sur le bord du fleuve, surtout sur la rue Front. Elle devint également la première rue commerciale. Les maisons étaient à l'origine de mauvaise qualité et construites pièces sur pièces. La première maison ossature de bois fut construite en 1830. La date d'ouverture du premier commerce n'est pas connue mais la ville comptait plusieurs magasins et hôtels en 1860.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand-Sault
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Messagepar Saguingoira » 2009-02-09, 11:58

Côte-du-Sud > Côte-du-Sud (général) [1600 - 1850]

Les Amérindiens sur la Côte-du-Sud

Différents tribus amérindiennes ont fréquenté la région de la Côte-du-Sud. L’envahissement progressif des territoires de chasse à la faveur de l’exploitation forestière et de la colonisation éloigne peu à peu les Amérindiens de la Côte-du-Sud. Vers 1850, seulement quelques familles y vivent et y pratiquent encore la chasse.

Avant l’arrivée des Européens en Amérique, les basses terres de la Côte-du-Sud comprennent deux écosystèmes différents. La partie correspondant au comté de Kamouraska a un caractère nettement plus boréal que celle située en amont. C’est là que les tribus amérindiennes de l’est (Montagnais, Malécites et Micmacs) se déploient pendant la saison de la chasse. En amont, leur présence est sporadique, du moins à la période de contact. La coexistence avec les Canadiens est pacifique, mais la population amérindienne disparaît peu à peu de la région.

Un territoire de chasse

L’historien Raynald Parent, qui a réalisé une cartographie de l’occupation du territoire par les nations amérindiennes du Québec, affirme que la Côte-du-Sud était un territoire de chasse des Etchemins. Cependant, on ne retrouve aucun terme d’origine amérindienne dans la toponymie du territoire situé en amont de Port-Joly. Quant à ceux que l’on rencontre en aval, ils sont soit d’origine montagnaise, soit d’origine micmac ou malécite. Le toponyme pointe aux Iroquois à Rivière-Ouelle réfère probablement à un événement survenu après l’établissement des colons. Les sites archéologiques se répartissent de la même façon. Ils sont concentrés dans les comtés de Kamouraska, de Témiscouata et de Rivière-du-Loup et dans la péninsule gaspésienne. Aucun site en stratigraphie n’a été repéré jusqu’à maintenant en amont de Saint-Jean-Port-Joli.

Les Etchemins devaient chasser davantage du côté de la rivière Saint-Jean, sur le versant sud des Appalaches. À cause de la présence du corridor des basses terres, recouvert de feuillus, la faune que traquaient les chasseurs amérindiens était beaucoup plus difficilement accessible du côté du fleuve, où il n’y a pas de voie de pénétration directe vers l’intérieur des terres, comme c’est le cas à Rivière-du-Loup, par le portage du Témiscouata, ou vis-à-vis de la ville de Québec, par les rivières Etchemin et Chaudière. Le gibier traqué par les Amérindiens habite la forêt de conifères qui, au sud du 48e parallèle, se trouve en altitude au cœur des montagnes. Sur la rive sud du fleuve, les Malécites, comme les Micmacs et les Montagnais (qui traversaient le Saint-Laurent), ne chassaient que dans le bas du fleuve.

Malécites et Micmacs

Le père Paul Le Jeune relate dans Les relations des jésuites une expédition de chasse avec une bande montagnaise dans la région de Kamouraska, au cours de l’hiver de 1633-1634. Tous les animaux tués sont des espèces que l’on retrouve habituellement dans la forêt boréale : orignal, castor, porc-épic et lièvre. Le missionnaire décrit d’ailleurs le territoire parcouru en ces termes : " Ces forests (…) sont peuplées de diverses espèces d’arbres, notamment de pins, de cèdres et de sapins ". D’autres Relations font aussi état d’hivernement de missionnaires dans le secteur. En 1647-1648, le père Gabriel Druillettes séjourne aux environs de la rivière Matane avec des Algonquins de Québec et sans doute des Montagnais. En 1661-1662, le père Pierre Bailloquet accompagne un groupe d’Algonquins et de Montagnais de Tadoussac " vers les monts Nostre-Dame ".

Malgré ces témoignages de missionnaires jésuites, ce sont les Malécites et les Micmacs qui viennent en plus grand nombre chasser dans la région. C’est du moins ce que révèlent les registres d’état civil. Il semble exister des relations assez étroites entre la Côte-du-Sud et les missions malécites de Médoctec et d’Aukpagne sur la rivière Saint-Jean. Quant aux Micmacs de la Gaspésie, ils sont forcés de se replier vers le pays malécite après la cession de l’Acadie à l’Angleterre en 1713.

Les registres d’état civil confirment que les Amérindiens fréquentent davantage la partie nord-est de la Côte-du-Sud. En effet, ce sont dans ceux de Rivière-Ouelle et de Kamouraska que sont inscrits la plupart des actes les concernant. Les registres des paroisses situées entre Beaumont et Saint-Pierre n’indiquent qu’une seule période de forte présence amérindienne, soit de 1745 à 1749. Durant la guerre de Succession d’Autriche, les tribus alliées aux Français se réfugient à Québec. En 1745, 97 Malécites, 9 Micmacs et 12 autres " Sauvages " viennent dresser leur campement à Saint-Michel. Ils sont ensuite transférés à Rivière-du-Sud, où ils sont nourris et vêtus à la charge du roi. À l’automne de 1747, c’est plus de 400 Amérindiens de l’Acadie qui se retrouvent à cet endroit. Ils quittent cependant la région au printemps suivant.

La disparition des Amérindiens de la région

Les registres d’état civil indiquent que c’est au début et à la fin de la période de chasse, soit à l’automne et à la fin de l’hiver, que les Amérindiens entrent en contact avec les habitants de la Côte-du-Sud. Les jeunes amérindiens baptisés ont souvent des Canadiens comme parrains et marraines. Cependant, aucun mariage interethnique n’est célébré dans la région, ce qui révèle les limites des rapports entre les deux groupes. Il faut dire que les Amérindiens ont beaucoup souffert du contact avec les Européens, qui ont introduit en Amérique des maladies qui les ont décimés. Philippe Aubert de Gaspé raconte qu’ils avaient une telle crainte de la petite vérole, communément appelée " picote ", que les femmes qui avaient peur de les recevoir lorsqu’elles étaient seules criaient : " La picote est ici! " Il était rare que les Amérindiens atteints de cette maladie survivaient.

Après 1750, la relation entre les deux groupes est perturbée par l’envahissement progressif de la plupart des territoires de chasse amérindiens à la faveur de l’exploitation forestière et de la colonisation. Le gouvernement s’efforce de sédentariser les Amérindiens en les plaçant dans des réserves. Il n’y en a aucune cependant sur la Côte-du-Sud. Les Indiens du Bas-Saint-Laurent, qui montent à Québec ou qui en reviennent, continuent pendant longtemps de camper sur la grève derrière le manoir seigneurial de Saint-Jean-Port-Joli. L’abbé Henri-Raymond Casgrain écrit à ce propos : " M. [Philippe Aubert] de Gaspé faisait la causerie avec eux, leur parlait de leurs chasses, de leurs pêches, des beaux présents de couvertes, poudre et fusils, etc. qu’ils avaient reçus à Québec et les invitaient à venir chercher quelque nourriture au manoir. "

Le recensement de 1851 atteste la présence dans la paroisse de Cap-Saint-Ignace de quelques familles amérindiennes qui gagnent leur vie en pratiquant la chasse. Ces individus sont sans doute parmi les derniers descendants de ces hommes des bois qui parcourent les forêts de la Côte-du-Sud depuis les temps préhistoriques. Leur histoire reste à faire.

Jacques Saint-Pierre, 21 octobre 2002

Bibliographie :

AUBERT DE GASPÉ, Philippe. Divers. Montréal, C.O. Beauchemin & fils, lib.-imprimeurs, 1893. 145 p.

CASGRAIN, Henri-Raymond. Philippe Aubert de Gaspé. Québec, Atelier typographique de Léger Brousseau, 1871. 123 p.

HÉBERT, Yves. Montmagny… une histoire, 1646-1996 : la seigneurie, le village, la ville. Montmagny, Montmagny 1646-1996 inc., 1996. 304 p.

LE JEUNE, PAUL. Le missionnaire, l'apostat, le sorcier. Édition critique par Guy Laflèche. Montréal, Presses de l'Université de Montréal, 1973. xli-261 p.

PARENT, Raynald. Les Amérindiens à l'arrivée des Blancs et les débuts de l'effritement de leur civilisation. Thèse de maîtrise (Histoire), Université Laval, 1976. xiii-108 p.

Source : http://www.encyclobec.ca/main.php?docid=433
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Saguingoira
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Messagepar Saguingoira » 2009-02-09, 12:30

Rivière-du-Loup (municipalité régionale de comté)

.......... "Historique de l’occupation du territoire
Les premiers occupants du territoire sont bien sûr les amérindiens, alors que leur présence remonte à plusieurs millénaires. Le territoire était alors un lieu de passage entre la vallée du Saint-Laurent et les maritimes.

C’est par le Fleuve Saint-Laurent, porte d’entrée maritime du territoire, que les premiers arrivants européens touchent le sol de l’actuelle MRC de Rivière-du-Loup. Bien que Jacques Cartier relate avoir passé par la région en 1535, ce sont les marins basques qui sont les premiers à occuper le territoire au début du 17e siècle, installés de façon saisonnière à l’embouchure du Saguenay. Ceux-ci sont également présents à L’Isle-Verte et à Cacouna afin de faire du troc avec les amérindiens et de pratiquer la pêche à la baleine et au loup-marin.

Comme dans une bonne partie du Québec, c’est le régime seigneurial qui orientera l’établissement des premiers peuplements sédentaires au Bas-Saint-Laurent. Bien qu’un certain nombre de seigneuries (entre 3 et 5, selon les sources) sont concédées entre 1672 et 1684 sur le territoire de la MRC de Rivière-du-Loup, celles-ci ne font pas l’objet d’une intense mise en valeur pendant toute la durée du régime français. À la différence de ce qu’on observe dans les seigneuries situées à l’ouest de Kamouraska, aucune exploitation commerciale des ressources ne se fait sur les seigneuries du territoire et très peu de familles viennent s’y établir.

Malgré cela, tout au long du 18e siècle, c’est la seigneurie de Villeray sur le territoire de l'actuelle municipalité de L’Isle-Verte qui semble se développer la plus rapidement. Dès 1713, le nombre de colons y est suffisant pour justifier la fondation de la mission catholique de Saint-Jean-Baptiste-de-L’Isle-Verte. En 1738, on érige un tout premier moulin à farine sur la rivière du Petit-Sault (sur le site de l’actuel moulin du Petit-Sault), signe que la production agricole n’est déjà plus négligeable. Plus à l’est, dans les seigneuries du Parc (Cacouna) et de Rivière-du-Loup, la colonisation est plus lente. Les premiers agriculteurs de Cacouna arrivent en 1721 et ce n’est qu’en 1798 qu’ils sont assez nombreux pour justifier la fondation d’une mission catholique. À Rivière-du-Loup, la population n’est que de 68 habitants en 1765 et ce n’est qu’en 1792 qu’une première messe y est célébrée.

Ces premières colonies survivent notamment grâce aux ressources maritimes (phoque, anguilles, morues etc.). D’ailleurs, à cette époque, c’est le Fleuve qui constitue la seule et unique voie de communication. Ce n’est qu’à partir de 1783 qu’une véritable route relie le territoire de la MRC aux autres régions. Cette route, le chemin du Portage, relie Rivière-du-Loup à la vallée du fleuve Saint-Jean et à l’Acadie, inaugurant ainsi le rôle de nœud de communication que conservera cette ville jusqu’à aujourd’hui".

"Le sort des Malécites de Viger
La période pendant laquelle la pression démographique s’accroît sur les terres agricoles du territoire est aussi une période de grands bouleversements pour les autochtones de la région. Présents depuis des milliers d’années, les Malécites ont toujours été des nomades vivant essentiellement de la chasse, de la pêche et du commerce avec les autres nations. Le gouvernement et le clergé souhaitant sédentariser cette population, une réserve est créée pour eux en 1827 sur le territoire de l’actuelle municipalité de Saint-Épiphane. Fait singulier, cette réserve est orientée sur les points cardinaux, désaxées de près de 45 degrés par rapport à l’orientation générale des terres concédées jusqu’alors.

Voyant que les autochtones peinent à s’établir sur place et à mettre en valeur le potentiel agricole de la réserve, les habitants des paroisses voisines, à l’étroit sur des terres parfois peu productives, font pression sur le gouvernement pour que la réserve soit abolie. En 1869, les terres de la réserve sont retirées aux Malécites et remises à l’Église pour qu’elle les redistribue aux colons de la région, après un redécoupage cadastral. Se retrouvant sans réserve, les Malécites qui y vivaient toujours retournent à Cacouna où la présence de leurs ancêtres remonte à plusieurs générations. En 1891, le gouvernement finit par leur acheter un petit bout de terre (0.18 hectares) sur le pointe de Cacouna, en bordure du fleuve. Ce lieu n’a jamais été habité que par quelques familles. Aujourd’hui, on compte toujours une réserve malécite à cet endroit, mais le peuple est dispersé et n’y vit plus".


Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Rivi%C3%A8 ... comt%C3%A9)
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