Le peuple Iroquois

Le peuple Iroquois

Messagepar Saguingoira » 2009-01-30, 13:46

Le peuple Iroquois

Puissante confédération d'Amérindiens d'Amérique du Nord de langue Iroquoise. Elle fut fondée au XVIème siècle dans ce qui est actuellement le centre de l'État de New York. La confédération originale se composait de cinq peuples — les Mohawks, les Onondagas, les Cayugas, les Oneidas et les Senecas — et était connue sous le nom des Cinq Nations, appelée aussi la Ligue des Cinq Nations. Cependant, à une date située entre 1715 et 1722, les Tuscaroras, peuple Iroquois originaire de l'actuel Caroline du Nord qui avait émigré vers New York, furent admis dans la confédération. Le nom de la ligue fut transformé en Six Nations, ou Ligue des six nations. Parce qu'ils étaient les membres les plus représentatifs de la communauté Iroquoise et parce qu'ils furent ceux que les Américains d'origine européenne rencontrèrent les premiers et étudièrent le plus par la suite, les Iroquois donnèrent leur nom à la famille dont ils faisaient partie.

Les Iroquois avaient une économie agraire, essentiellement fondée sur la culture du maïs à laquelle ils ajoutaient des récoltes complémentaires de potirons, de haricots et de tabac, et plus tard de fruits du verger, comme par exemple des pommes et des pêches. Ils fabriquaient de belles poteries, des nattes tressées avec des brins de paille tirés d'enveloppes de maïs et utilisaient les perles appelées wampoums qui servaient à transmettre des communications. Les archives publiques étaient tissées dans les motifs de grandes ceintures en wampoums. Chaque ville contenait plusieurs grandes maisons communautaires, couvertes d'écorce, qui jouaient un rôle à la fois social et politique. À l'intérieur, sur les côtés, les familles d'un clan vivaient dans des compartiments semi-privés, et les zones centrales étaient utilisées comme lieu de réunions sociales et politiques. Le conseil commun de la confédération tout entière se rassemblait dans ce type de lieu. Ces conseils étaient très démocratiques dans leur composition. Les délégués étaient élus par des membres de lignées diverses et chacun d'entre eux représentait à la fois un peuple particulier ainsi que l'un des clans matrilinéaires composant un peuple. La charge de délégué était réservée aux chefs, et chacun devait recevoir l'approbation à la fois des conseils du peuple et des conseils de la ligue. Si le comportement d'un délégué était considéré comme indigne, ou s'il perdait la confiance du peuple, les femmes de son clan le renvoyaient officiellement et choisissaient un autre délégué pour prendre son poste. La ligue tout entière n'avait pas de dirigeant et les décisions étaient généralement prises par un vote à l'unanimité du conseil de la Ligue.

La complexité et la stabilité de ces structures politiques, associées à des compétences guerrières soigneusement entretenues ainsi qu'une acquisition précoce des armes à feu permirent aux Iroquois d'obtenir et de conserver une position prédominante au cours de la période coloniale de l'histoire Américaine. Pendant leur période de formation au XVIIème siècle, ils morcelèrent les confédérations tribales à l'ouest de leur territoire, en particulier celle des Hurons. Ils continuèrent d'agrandir les territoires sous leur domination de sorte que, vers 1720, ils avaient soumis pratiquement tous les peuples d'une vaste région s'étendant de l'océan atlantique au Mississippi, et du Saint-Laurent au Tennessee.

Dans leurs relations avec les colons européens, les Iroquois ont, dès le début, joué le rôle d'un pouvoir indépendant. Au cours de la période coloniale, ils ont maintenu l'équilibre entre les Français et les Anglais en particulier dans la région bordant la frontière canadienne. À quelques exceptions près, principalement celles des Mohawks et des Cayugas, qui tombèrent sous l'influence des missionnaires jésuites Français, les Iroquois s'associèrent aux intérêts Anglais. Ils s'opposèrent farouchement à l'extension de l'implantation Française au sud du Canada et empêchèrent les colonies Anglaises d'être encadrées à l'ouest par les Français.
Quand la guerre de l'Indépendance Américaine éclata, le conseil de la Ligue opta pour la neutralité mais autorisa chacun des six peuples membres à choisir le camp qui lui convenait. La plupart se rallièrent aux Britanniques. Après la guerre de l'Indépendance, les Mohawks, guidés par leur chef Joseph Brant, partirent au Canada suivis par les Cayugas où ces deux peuples s'installèrent finalement dans des réserves au nord des lacs Érié et Ontario. Les Tuscaroras se dispersèrent, mais un certain nombre prit place parmi les Mohawks. La plupart des Oneidas s'installèrent à Green Bay (Wisconsin) et la plupart des Senecas à l'ouest de New York. Les Onondagas conservent encore leur vallée près de Syracuse, dans l'État de New York. En dépit de son poids politique, la Confédération n'a probablement jamais compté plus de 25 000 membres.

Source : http://aleph2at.free.fr/index.html?http ... eneral.htm
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Saguingoira
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Re: Le peuple Iroquois

Messagepar Crowlady » 2011-10-03, 02:36

Et aussi ceci :

Nom francophone : Iroquois Nom autochtone : Hodinonhsioni Nation : Iroquois Territoire : -- Nord-Est -- Famille Linguistique : Iroquoien Du terme algonquin Irinakhoiw pour désigner les Senecas :
"vrais serpents".

Les Iroquois se désignaient eux-mêmes Hodinonhsioni, "peuple de la grande maison".

La ligue des cinq nations réunissait d'ouest en est : - Les Senecas : déformation par les Hollandais et Anglais de leur nom Tsonondowaka, "hommes de la montagne". - Les Cayugas : "hommes du bord de l'eau", ou de "la terre boueuse". - Les Onondagas : Onontage, "sur le sommet de la colline". - Les Oneidas : Oneniute, "hommes de la pierre debout".

- Les Mohawks : "mangeurs d'hommes", qui se nommaient eux-mêmes Kaniengehaga, "homme du pays du silex". La ligue devient la Confédération des six nations en 1722, avec l'arrivée des Tuscaroras ("ceux qui récoltent le chanvre").

Agriculteurs, chasseurs et guerriers d'exception. Ils vénéraient un ensemble complexe d'animaux, de plantes et de forces naturelles. Le Grand Conseil réunissait cinquante sachems (8 Senecas, 10 Cayugas, 14 Onondagas, 9 Oneidas et 9 Mohawks). En fait, seuls 8 Mohawks siégeaient, personne ne prenant la place de Hiawatha, l'inspirateur de la Ligue. Jusqu'à la fin du XVIIIe s., les Iroquois furent de tous les conflits. Alliés aux Anglais contre les Français, leurs actions furent déterminantes. Sous la conduite de Joseph Brant, ils restèrent fidèles à leurs alliés contre les Insurgents américains (seuls les Oneidas optèrent pour la neutralité).

Leurs villages furent détruits en 1779, au terme de leur défaite. Regroupés dans plusieurs réserves de l'État de New York. Également dans le Wisconsin (Oneidas), l'Oklahoma (Senecas) et au Canada. (Mot dérivé du mot algique Irinakhoiw, dont la signification littérale est « vraies vipères » et la signification emblématique, « serpents à sonnettes », auquel avait été ajouté le suffixe français « ois ».

Certaines tribus de la famille algique leur donnaient aussi le nom de Mingwe, Mingo, Nadowa, Maqua et Massawomekes) Nom générique donné à un ensemble de cinq tribus étroitement apparentées et unifiées sur le plan politique.

Ces tribus habitaient, dans le centre de l'état de New York, des villages qui s'échelonnaient de l'est à l'ouest, sur une ligne imaginaire allant de l'actuelle Amsterdam, New York, le long de la rivière des Agniers (la rivière Mohawk) et de la chaîne des lacs appelés Finger Lakes jusqu'à la rivère Genesee. Les tribus formaient une ligue à laquelle elles avaient donnés le nom de Kayanerenh-Kowa, « la grande paix », ou encore Kanonsionni, « cabane longue » ; le premier nom rappelait leur volonté commune de garder la paix, le second faisait un parallèle entre l'unité des tribus membres et la proximité dans laquelle vivaient les familles dans leurs « cabanes longues » faites d'écorce d'arbres.

Les tribus membres étaient de l'est à l'ouest, les Agniers, les Onneiouts, les Onontagués, les Goyogouins, et les Tsonnontouans. Durant le XVIIme siècle, les Iroquois avaient la main haute dans la lutte que se livraient les tribus pour l'exclusivité du commerce des fourrures, lutte qui avait été déclenchée par l'introduction chez les Indiens des articles de traite et des armes à feu.

Les Hurons, qui leur étaient étroitement apparentés sur le plan linguistique, furent vaincus par eux durant cette période et la plupart furent assimilés.

À la fin du XVIIme siècle, BRISAY de Denonville et Louis de Buade de Frontenac , tous deux gouverneurs de la Nouvelle-France, menèrent des campagnes contre les Iroquois, quoiqu'il y eut aussi des tentatives pour conclure la paix à cette époque. La conférence de paix que Louis Hector de CALLIÈRE organisa à Montréal en 1701 marque un renversement dans les relations entre Français et Iroquois.

Au cours du XVIIIme siècle, le territoire iroquois joua le rôle « d'État tampon » entre la Nouvelle-France et les colonies anglaises de la côte ; la vie du chef onontagué TEGANISSORENS reflète le glissement de la position iroquoise à cette époque.
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