La région d'Oka: Une "tale" de Métis

Localisation des registres du père Bellefeuille

Messagepar Titish Winoshk » 2013-06-03, 14:46

Bonjour à tous,

Je cherche depuis plusieurs années les registres de baptêmes, mariages et sépultures du missionnaire Bellefeuille pour
les années 1837 et 1838. Ceux de 1836 sont accessibles ici en Abitibi. Par contre les années suivantes, de même que les
registres jusqu'à 1842 semblent inconnus des chercheurs dans notre région.

Je tente donc de localiser l'emplacement des originaux ou des copies de ceux-ci.

Je suis chercheur indépendant travaillant sur un projet depuis 7 ans, s'intitulant :"Les Canadiens à travers un siècle de traite des fourrures dans le Grand Témiscamingue. 1760-1870". Il s'agit en fait d'un dictionnaire biographique comptant au delà de 1200 individus ayant participé à la traite dans le territoire allant du lac Népissingue au sud jusqu'à la Baie James au nord, de la source de la rivière des Outaouais à l'est jusqu'à la rivière Matagami en Ontario à l'ouest. Sur un siècle. Le but de mon étude n'est pas de confirmer ou d'infirmer l'existence de communautés Métisses sur ce territoire, mais plutôt d'analyser le rôle des Canadiens-français et de leur descendance métisse. Je laisserai à d'autres le soin d'utiliser mon livre pour y faire une lecture dans une perspective historique Métisse. Mes principales sources sont les archives de la Compagnie du Nord-Ouest et de la Hudson's Bay Company, que j'ai fouillées de fond en comble. Lorsqu'il sera publié, mon travail sera de toute évidence très utile pour documenter les allers et venus des engagés sur ce territoire, de même que la culture matérielle.

Voilà, si quelqu'un pouvait m'aider concernant les années des registres ici mentionnées, je lui en serais très reconnaissant.
Merci!

Guilaume Marcotte
Titish Winoshk
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Re: Localisation des registres du père Bellefeuille

Messagepar Saguingoira » 2013-06-03, 17:23

Titish Winoshk a écrit:Bonjour à tous,

Je cherche depuis plusieurs années les registres de baptêmes, mariages et sépultures du missionnaire Bellefeuille pour
les années 1837 et 1838. Ceux de 1836 sont accessibles ici en Abitibi. Par contre les années suivantes, de même que les
registres jusqu'à 1842 semblent inconnus des chercheurs dans notre région.

Je tente donc de localiser l'emplacement des originaux ou des copies de ceux-ci.

Je suis chercheur indépendant travaillant sur un projet depuis 7 ans, s'intitulant :"Les Canadiens à travers un siècle de traite des fourrures dans le Grand Témiscamingue. 1760-1870". Il s'agit en fait d'un dictionnaire biographique comptant au delà de 1200 individus ayant participé à la traite dans le territoire allant du lac Népissingue au sud jusqu'à la Baie James au nord, de la source de la rivière des Outaouais à l'est jusqu'à la rivière Matagami en Ontario à l'ouest. Sur un siècle. Le but de mon étude n'est pas de confirmer ou d'infirmer l'existence de communautés Métisses sur ce territoire, mais plutôt d'analyser le rôle des Canadiens-français et de leur descendance métisse. Je laisserai à d'autres le soin d'utiliser mon livre pour y faire une lecture dans une perspective historique Métisse. Mes principales sources sont les archives de la Compagnie du Nord-Ouest et de la Hudson's Bay Company, que j'ai fouillées de fond en comble. Lorsqu'il sera publié, mon travail sera de toute évidence très utile pour documenter les allers et venus des engagés sur ce territoire, de même que la culture matérielle.

Voilà, si quelqu'un pouvait m'aider concernant les années des registres ici mentionnées, je lui en serais très reconnaissant.
Merci!

Guilaume Marcotte


Bonjour M. Marcotte,

Quel coïncidence, pour ma part je travail depuis 2006 sur un tout premier dictionnaire des couples interethnique souche Européen et Autochtone. Il y a un bon moment déjà que la recherche a largement dépassé mon premier objectif qui était de 500 couples. Les gens seront très surprit de constater quel groupe d'individu ont le plus former de ces couples qu'ils soient légitime ou non, de connaitre la vrai fertilité de ces couples, ainsi quel sont les différences entre les cultures des enfants métis d'une province à l'autre, etc. Tant qu'à la question de savoir s'il y a eu une ou des communautés métisses historique sur le territoire du Québec selon les critères de la Cour Suprême, la réponse est plus évidente qu'on pourrait le croire.

Nos ouvrages ce marieront fort probablement très bien un à l'autre.

Cordialement !
Sylvie Gauthier-Saguingoira (EFG, GRA)
̎ Faites de la généalogie pour faire de la généalogie, s'il a lieu, les surprises s'offriront à vous d'elles mêmes ̎.
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Re: La région d'Oka: Une "tale" de Métis

Messagepar Saguingoira » 2013-06-03, 17:27

Les critères expliqué par Forest Stewardship Council FSC Canada
Interprétation du principe 3 (critère 3.1)
Norme boréale nationale (2004)
Rapport du Comité ad hoc d’interprétation de la norme
Le 31 août 2011


i. Une communauté métisse est décrite par la Cour suprême du Canada dans son arrêt Powley1 comme étant un groupe de Métis vivant ensemble dans la même région et partageant un mode de vie commun. La communauté métisse contemporaine doit être la continuité d’une communauté historique.

ii. La communauté n’équivaut pas habituellement à un établissement (par ex. un village, une municipalité ou une ville). Les communautés métisses sont typiquement des entités régionales. Leur étendue géographique peut être assez large (par ex. : dans le jugement Goodon la superficie du territoire était approximativement de 45 000 km2).

iii. Les droits de récolte des Métis peuvent avoir une portée géographique plus vaste que la communauté elle-même. Par exemple, dans R. v. Morin & Daigneault la cour a identifié le territoire de récolte comme étant l’essentiel du nord-ouest de la Saskatchewan (équivalant au Traité no.10).

iv. La communauté métisse contemporaine n’a pas besoin de ressembler exactement à la communauté historique en terme de taille, de localisation ou de mode de vie. La communauté peut s’être dispersée ou relocalisée.

v. Une communauté métisse ne consiste pas en quelques individus qui ont fait leur arbre généalogique, ont découvert une distante souche autochtone puis ont récemment fondé une société. Une communauté métisse ne représente pas qu’une seule famille.

vi. Une communauté métisse n’est pas simplement un groupe d’individus mais implique une histoire et une culture distinctes et des liens de parentés partagés. Si l’histoire, la culture et les liens de parentés partagés d’un individu se rapportent à une Première Nation, alors cet individu n’est pas Métis.

vii. Une communauté métisse peut exister au sein d’une autre communauté. Par exemple, la ville de Winnipeg dans sa forme actuelle s’est bâtie autour d’une ancienne communauté historique métisse. Aujourd’hui, la communauté métisse continue d’exister – en grande partie localisée à Saint-Boniface, Saint-Vital et Saint-Norbert – mais elle est contenue au sein de la ville moderne qu’est devenue Winnipeg.

viii. Il doit y avoir continuité entre une communauté métisse contemporaine et une communauté métisse historique. L’exigence de continuité n’est pas simplement le traçage généalogique d’un individu. La chaîne d’éléments de preuve peut avoir des interruptions, mais doit se poursuivre.

ix. Les communautés métisses historiques peuvent être identifiées dans les registres historiques. Si une communauté métisse ne peut être trouvée facilement aujourd’hui ou dans les archives historiques, il est probable que la communauté métisse : (a) n’a jamais existé en premier lieu ; ou (b) que les membres individuels que la communauté se soient fondus dans l’ensemble de la société québécoise ; ou encore (c) que les membres se soient relocalisés –probablement à l’ouest pour se joindre à d’autres communautés métisses là-bas.

x. Les tribunaux ont imposé une exigence de temps pour une revendication de droits ancestraux protégés à la section 35 de la Loi constitutionnelle de 1982. Pour les Métis, le tribunal examine la question de « contrôle effectif ». Pour les Indiens, le tribunal cherche à déterminer la date de « contact ». La notion de contrôle effectif implique la détermination de la période à laquelle les colons devenaient si prédominants qu’il se produisait un changement significatif dans le mode de vie des Métis. Le contrôle effectif est généralement une période de temps, et non une date précise (par ex.: 1815-1850 dans le secteur supérieur des Grands Lac). Le but de la détermination de la période est de comprendre le style de vie du groupe autochtone afin que ses pratiques, us et coutumes traditionnels soient protégés. Le contrôle effectif est un fait et s’est établi à différentes périodes dans chaque partie de la province. Pareilles périodes dans les régions du sud-est du Québec seront vraisemblablement plus reculées que dans les parties nord ou ouest de la province.

xi. La Cour suprême du Canada a indiqué que la revendication ne doit pas être récente, signifiant qu’il n’y aura aucun appui pour des revendications métisses qui n’ont été faites que récemment.

À ce jour, aucune démonstration formelle n'a été faite de la présence sur le territoire du Québec de communautés historiques métisses répondant de manière irréprochable aux critères de l'arrêt Powley.


:oops: :roll:
-
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Re: Localisation des registres du père Bellefeuille

Messagepar Saguingoira » 2013-06-03, 18:02

Titish Winoshk a écrit:Bonjour à tous,

Je cherche depuis plusieurs années les registres de baptêmes, mariages et sépultures du missionnaire Bellefeuille pour
les années 1837 et 1838. Ceux de 1836 sont accessibles ici en Abitibi. Par contre les années suivantes, de même que les
registres jusqu'à 1842 semblent inconnus des chercheurs dans notre région.

Je tente donc de localiser l'emplacement des originaux ou des copies de ceux-ci.

Je suis chercheur indépendant travaillant sur un projet depuis 7 ans, s'intitulant :"Les Canadiens à travers un siècle de traite des fourrures dans le Grand Témiscamingue. 1760-1870". Il s'agit en fait d'un dictionnaire biographique comptant au delà de 1200 individus ayant participé à la traite dans le territoire allant du lac Népissingue au sud jusqu'à la Baie James au nord, de la source de la rivière des Outaouais à l'est jusqu'à la rivière Matagami en Ontario à l'ouest. Sur un siècle. Le but de mon étude n'est pas de confirmer ou d'infirmer l'existence de communautés Métisses sur ce territoire, mais plutôt d'analyser le rôle des Canadiens-français et de leur descendance métisse. Je laisserai à d'autres le soin d'utiliser mon livre pour y faire une lecture dans une perspective historique Métisse. Mes principales sources sont les archives de la Compagnie du Nord-Ouest et de la Hudson's Bay Company, que j'ai fouillées de fond en comble. Lorsqu'il sera publié, mon travail sera de toute évidence très utile pour documenter les allers et venus des engagés sur ce territoire, de même que la culture matérielle.

Voilà, si quelqu'un pouvait m'aider concernant les années des registres ici mentionnées, je lui en serais très reconnaissant.
Merci!

Guilaume Marcotte

Deux petits oublis ;

Désolé M. Marcotte concernant votre question, je vous suggère de vous adresser à monsieur Serge Gaudreau, selon mes souvenirs il connait très bien les registres de Bellefeuille.

Je cherche son adresse de courriel et vous la communique en messagerie privé.

Sylvie

----------------
D'autre part, bien que selon le Rapport du Comité ad hoc d’interprétation de la norme, dit qu'il ni a pas d'espace temps pour une communauté métisse. Dans les provinces de l'Ouest les organisations métisses reconnues semblent demander aux prospects métis de faire les preuves de leurs appartenances entre les années de 1750 à 1850.

A+
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Re: La région d'Oka: Une "tale" de Métis

Messagepar Perseide » 2013-06-04, 18:49

Voici une piste de recherche
Message de Serge Goudreau, paru sur le site Planète généalogie Québec

Le premier registre missionnaire du Témiscamingue (1836-1839)

Lors de recherches que j'ai effectué sur la région Outaouaise, j'ai
consulté un récit missionnaire de l'abbé Charles de Bellefeuille
(1837). Lors d'une mission qu'il effectua en 1836, il précise avoir
baptisé 142 individus (dont 19 adultes) et marié 4 couples. En 1837,
Bellefeuille effectue 190 baptêmes et 25 mariages. Un problème se
posait alors. Où était conservé ce registre missionnaire du curé
Bellefeuille. Mystère !

On m'avisa que des registres missionnaires de l'Outaouais
se trouvaient conservé à Pembrooke en Ontario. Ce registre
missionnaire fut microfilmé par les Mormons (Bobine 1703968). Le
premier registre missionnaire couvre les années 1836-1839 sur 174
pages. Voici quelques mariages de Canadiens pouvant nous intéresser
(le registre contient de nombreux actes sur les autochtones
infidèles).

1) 1er juillet 1836 (La Passe) : François Spencer et Clothilde Legault
2) 25 juillet 1836 (Témiscamingue) : John McKay et Elisabeth
Nettawabank
3) 26 juillet 1836 (Témiscamingue) : Antoine Lesieur et Catherine
Menoussinokwe
4) 8 août 1836 (Fort Coulonges) : Charles Lepage et Suzanne Hudson
5) 8 août 1836 (Fort Coulonges) : Louis Paris et Catherine Bernard
6) 22 juin 1837 : Narcisse Laurion et Cécile McDonell dit Wawishk
7) 31 juillet 1837 (Témiscamingue) : Alexander McDonell et Mary Ann
McKay
8) 10 août 1837 (Fort William) : William Hutson et Mary
Okapayadjiwanokwe
9) 10 août 1837 (Fort William) : Louis Martel et Marguerite Cadotte
10) 15 août 1837 (La Passe) : Cyrille Gervais et Véronique sabourin
11) 15 août 1837 (La Passe) : Jean-Louis Primo et Marguerite Deselle
12) 16 août 1837 (La Passe) : Hyacinthe St-Louis dit Filiatro et
Scholastique Martel
13) 16 août 1837 (La Passe) : Joseph Bryère et Hippolyte Dabin
14) 10 juin 1838 (Poste du Moine) : François Cahier et Marie
Wejigabawitch
15 ) 23 juillet 1838 (Abitibi) : William Polson et Flora L'Evêque dit
Otenimakwe
16 )17 août 1838 (Témiscamingue) : John Loutet et Charlotte
Kijekyikokwe
17 ) 26 août 1838 (Poste des Allumettes) : Joseph Mongrain et Mary
Wilson
18) 28 août 1838 (Poste des Allumettes) : Toussaint Laronde et Marie
Laronde (Cousins germains en réhabilitation de mariage)

Serge Goudreau
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Re: La région d'Oka: Une "tale" de Métis

Messagepar Perseide » 2013-06-05, 19:46

Bonjour

Les registres missionnaires de l'Outaouais (1836-1842) sont disponibles sous cette cote

https://familysearch.org/search/catalog/386585

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Re: La région d'Oka: Une "tale" de Métis

Messagepar Wildcat2223 » 2014-10-30, 15:18

Bonjour
Vous avez mentionné des Sabourin mariant des Séguin La Déroute

Vous pourriez me dire qui sont les parents et grands parents autochtones pour

Joseph Vermette qui maria Marie Marthe Minwachiwanokwe excusez si faute dans transcription
leur fille Anastasie Vermette maria Joseph Séguin dit Ladéroute à Oka en 1828

Marie Marthe et son mari sont ceux dont je recherches leurs histoires et la bande dont elle appartenait
On me dit source incomfirmé qu'elle serait Ojibwa de son père qui serait Cri et son grand-père un shaman possiblement ou chef...

Merci de votre aide et réponses même si minime nous dirigerait dans la bonne direction....
Je continuer à lire vos textes et ..
Ces personnes seraient mes ancêtres
Anastasie Vermette et Joseph SÉguin de la est né Mélanie Séguin qui maria son cousin Abraham Séguin
leur fils Joseph Abraham SÉGUIN dit La Déroute maria Emily Blay
leur fille Ida maria Ernest Prud'homme leur fils Marc maria ma mêre Claire et me voilà Lise
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