Des Voyageurs CAHCÉS!??

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Des Voyageurs CAHCÉS!??

Messagepar Chouette-Prudente » 2012-02-04, 10:58

Du nouveau??? je ne sais pas,
mais je le place ici pour les Voyageurs et Trippeux que ça intéresse, genre c'est sonTour, tonTour.
BaD-Trippeux s'abstenir!



http://collections.banq.qc.ca/bitstream/52327/2022735/1/192808.pdf

Les voyages de Franklin sont connus de tout le monde, mais
ce que l'on ne savait pas, c'est que dans cette expédition comme
dans d'autres antérieures, il fut accompagné de voyageurs canadiens
de la province de Québec.
J'ai eu la bonne fortune de découvrir leurs noms et domiciles
au greffe de Griffin. L'honorable Wm McGillivray, de la société
McOillivray, Thain et Cie, agents de la Compagnie de la
Baie d'Hudson, à Montréal, cho;sissait en mars et avril 1824,
seize des meilleurs voyageurs canadiens pour accompagner
Frank'in dans ses voyages. L'engagement était pour aller " dans
" un de ses canota, faire le voyago dans les pays sauvages, tant
" en montant qu'en descendant à Montréal, pendant trois ans,
" en hyvernement... à tels endroits ou postes qui seront indiques
" ou ordonnés de temps en temps par le dit capt. J o h n Frank"
lin... Et il est de plus expressément convenu et. bien entendu
" que le dit engagé ne sera pus obligé de voyager plus loin du
" côté nord que la rivière, appelé Markenzie Hiver." Salaire 1400
livres par an, quatorze fois plus gros que les salaires ordinaires.
Les noms de ces braves Canadiens sont : Devant : Frs Lépine,
Berthier ; André Lotendre, Sorel ; St-Valier Fagnant, Berthier;
Frs Rinfret, Maskinongo. Milieu: Isidore Fleury, Maskinongé;
François Félix (1), Sorel; Cuthbert Amyot-, Berthier; Thomas
Fagnant, Berthier ; Hercule Trempe, Berthier ; Pascal Coté,
Montréal. Gouvernail : Bazile Lussier, Yamaska ; Jacques Guindon,
Sorel ; Pierro Lépine, Berthier : J.-Bte Gagnon, Contrecoeur ;
Antoine St-Denis, Rigaud, et Joseph Monique, Sault St-Louis,
devant ou gouvernail.
Les canadiens qui ont accompagné Franklin dans son premier
voyage en 1819-22 étaient : Joseph Peltier, Mathieu Péloquin
dit Crédit, Solotnon Bélanger, Joseph Benoit, Joseph Gagné,
Pierre Dumas, René St-Germain, Joseph Forcier, J.-Bte Parent,
Ignace Perrault, J.-Bte Belleau, Gabriel Beauparlant, Emmanuel
Cournoyer, Vincenza Fontano, Michel Ycrochante, Régi»
Vaillant, J.-Bto Bélanger et François Samandro. Narrative of
a Journey to (lie itiores of t/te Polar Sea, etc., by John Franklin.
Egalement, lorsque trente ans auparavant, en 1792-93, Alexander
McKenzie faisait la découverte du fleuve, auquel il a donné
son nom, des voyageurs canadiens faisaient partie do son expédition.
C'étaient : François Beaulieu, Alexandre MacKay, Joseph
Landry, Charles Poucet, Baptiste Bisson, Françoin Courtois
et Jacques Beauchemin. Joseph Landry et Charles Poucet
l'avaient accompagné dans un voyage précédent.
Plus d'un siècle plus tard, en 1884, les voyageurs Canadiens se
distinguaient sur le Nil dans une expédition dirigée par Lord
Wolseley contre Khartoum.
DÉPART DES VOYAGEURS DE LACHINR.
Pendant une couple do semaines avant le départ, nou» dit
l'abbé Dugas, missionnaire au Nord-Ouest, et il tient son récit
d'un des voyageurs, il y avait foule à Lachine —" Pendant quinze
" jours, c'était pour ces vieux loups du Nord, une suite de fêtes et
(I) Lo nom do " Boothia Félix," un point de la Mer du Nord, viendrait-Il du
nom de co voyageur Canadien 1
" de divertissements ; ils invitaient tous leurs amis, et faisaient
" bombance. . . . La boisson coulait à flots, (1) le soir, il y avait
" bal....
" En quittant Lachine, on se rendait d'abord à Sainte-Anne, à
" l'extrémité occidentale de l'île de Montréal. Quoique la dis-
" tance ne soit que de quinze railles, cependant c'était toujours
" en cet endroit que se faisait le premier campement, et les
" canotiers n'étaient censés commencer le voyage qu'en partant
" de Sainte-Anne. Avant de quitter cette place, ils allaient
" faire une prière à l'église, saluer la bonne Sainte-Anne et se
" mettre sous sa protection. A cette époque, ce sanctuaire était à
" peu près le dernier qu'ils rencontraient sur leur route." Un
"Voyageur des Pays d'en Haut, p. 23, 33.
" About the 15th of June, 1791," dit M. McDonald, grand-père
de M. de Léry McDonald, ' I left Lachine in a large birch canoë
" manned by H choice voyageurs and our cook.—A crowd of
" friend» and spectators were there to witness our departure, a
" great event before the time of the steamers. Welanded at Ste.
" Anne, where the men paid their dévotion to their titular
" Saint." Les Bourgeois du Nord-Ouest, tome 1er p. 12.
CANOTS ET BATEAUX
Bouchette, Topographical Description, 1815, pages 136-139,
fait une description graphique de ces embarcations primitives :
(1) On a souvent dit qu'il y avait toujours eu un trop grand débit de boissons
enivrantes à Lachine. L'accusation a quelque fondement, maisje crois qu'elle est
exagérée. Si l'on considère la position commerciale et géographique de cette
localité, l'on conviendra qu'elle a une bonne population. De tous temps, Lachine
a été très exposé aux tentations des liqueurs enivrantes. A l'origine même de la
colonie, longtemps avant la fondation do Montréal et pendant plus d'un siècle
après, il fut le rendez-vous des tribus sauvages qui y venaient en traite. Souvent,
on les y gardait pendant des mois pour se protéger contre les incursions
des Iroquois. Il fallait les fêter, et il n'est pas étonnant que dans ces circonstances,
Lachine ait été le théâtre de bien des désordres. Près d'un demi siècle
plus tard, lorsque Lachino dovint le centre des entrepôts des traiteurs et le
rendess-vous des voyageurs du Nord-Ouest, Lachine se vit en face de nouveaux
dangers. La construction des canaux et des chemins de fer qui traversent son
territoire en tous sens, la navigation, les manufactures, le voisinage d'une
grande ville comme Montréal, les promenades le long du fleuve et ailleurs,
jettent dans Lachine, surtout les dimanches, un excédant de population étrangère
qui ne songe qu'a s'amuser. Enfin, il ne faut pas oublier qu'il y a peu de
localités où il y ait une si grande diversité de races et de religions. En dépit de
tant de périls, la population est restée paisible et profondément morale et religieuse.
Les crimes y «ont inconnus, et rarement la paix publique y est troublée.
Voilà vingt ans que j'habite cette paroisse, et j e n'ai pas souvenir d'un seul
meurtre ou homicide commis dans ses limites.
— 23 —
" Durant la saison de la navigation, dit-il, entre mai et novenbre,
" des bateaux partent de Lachine pour Kingston et différentes
" places du Haut-Canada et en arrivent continuellement, ce qui
" amène au petit bourg beaucoup d'affaires et y donne une acti-
" vite inaccoutumée. Ces bateaux sont faciles à décrire. A fond
" plat, d'une longueur de trente-cinq à quarante pieds, au milieu
" d'environ six pieds, ils se terminent en pointe à chaque bout.
" On les charge d'ordinaire d'une cargaison de quatre ou quatre
" tonnes et demie. Ils sont mus à la rame ou à la voile et sont
" munis d'un cable pour Je remorquage e t de longues perches pour
" les manoeuvrer dans les forts courants et à travers les rapides.
" Durant la saison d'été, quatre hommes suffisent pour manceu-
" vrer ces bateaux, mais dans l'automne, un cinquième homme
" est ajouté à l'équipage et l'un d'eux sert de guide. Les mar-
" chands chargent leurs bateaux d'une cargaison générale et ils
" les redescendent chargés de farine, de blé, de viande salée, de
" pelleteries et d'alcalis. En remontant, le voyage de Kingston
" dure dix à douze jours, mais pour redescendre, ça ne prend que
" trois ou quatre jours. Ces bateaux partent généralement par
" bandes de quatre à quinze vaisseaux, de façon à ce que les équi-
" pages puissent se porter un aide mutuel. Au passage des ra-
" pides, chaque bande est sous la direction d'un homme qu'on
" appelle guide. C'est de Lachine aussi que partent les canot»
" employés par la compagnie du N"ord-Ouest au commerce des
" fourrures. De tous les moyens employés pour le transport par
" eau de marchandises pesantes, ces vaisseaux sont peut-être les
" plus extraordinaires. Leur construction est si légère qu'il est
" difficile d'imaginer quelque chose de moins propre au service
" qu'ils font à travers les courants impétueux et les nombreux
" rapides qu'ils ont à passer dans le cours de leurs voyages. Eare-
" ment leur longueur excède trente pieds et leur largeur six
" pieds. Chaque bout se termine aussi en pointe, mais avec quel-
" que différence pour distinguer la poupe de la proue. La char-
" pente de ces canots est faite de petites pièces d'un bois très
" léger et recouverte d'écorce de bouleau d'à peu-près une ligne
" d'épaisseur. Cette écorce est taillée par morceaux appropriés
" et cousue de filaments de racines d'un arbre tout particulier.
" On y ajoute à l'intérieur, là où il en est besoin, des renforts
" faits d'étroites bandes d'écorce. Les coutures et les joints de
" ce fragile bordage sont rendues imperméables par une espèce
" de gomme dont on Ses enduit, et ijui adhère fortement, à l'éooree
" et se durcit avec le temps, l'as un morceau de fer, pas un clou,
" n'entre dans la confection de ces légers vaisseaux, et lorsqu'ils
" sont complets, ils pèsent à peine cinq cents livres.
" Lorsqu'il sont prêts pour le voyage, on les charge.
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