Guerre de 7 Ans, incluant Braddock, soldat de carrière

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Guerre de 7 Ans, incluant Braddock, soldat de carrière

Messagepar JONKYARD » 2010-09-05, 10:52

Braddock, soldat de carrière
http://www.migrations.fr/la_guerre__de__sept__ans.htm

La Guerre de Sept Ans


Prologue

Bien que les conflits Français-Anglais durent depuis des siècles, la Guerre de 7 ans commença bien avant d' être déclarée, elle fut précédée d' une sorte de guerre froide au cours de laquelle le gouvernement de Louis XV fit de louables efforts pour éviter un conflit ouvert malgré l'anglomanie qui sévissait. Cette guerre mis en évidence la suprématie maritime de l'Angleterre. Elle mis fin à la présence française en tant que pays tant en Amérique du nord qu' aux Indes. Il ne faut pas oublier que d' autres pays étaient aussi parties prenantes dans cette guerre. Du côté Anglais il y avait La Prusse et Hanovre, du côté Français, l' Autriche, la Suède, la Saxe, la Russie et finalement l' Espagne . Il ne faut pas oublier pour autant les Hindous dont certains voyaient d' un mauvais œil autant la présence française qu' anglaise. Tout comme les milices des colonies Anglaises qui combattirent les Français puis se retournèrent ensuite pour chasser l' anglais de chez eux avec l' aide de la France. Cette guerre (1756/1763 )a cependant démarré quelques années plus tôt .Notons tout de même que grâce à la volonté des francophones qui restèrent en Nouvelle-France, et qui se sont battus sans faillir, ils ont réussi à imposer leur langue, leur religion et leurs coutumes. Grâce leur soit rendue, car ils ont été les pionniers du Québec actuel. Ils ne faut pas oublier tous les francophones des Etats-Unis qui gardent une certaine nostalgie, et font beaucoup pour garder un peu de leur patrimoine.
Aux Indes, ils ne restent malheureusement que quelques collèges français entre autre à Pondichéry.

Toutes les recherches effectuées pour ce document sont le fait de travail personnel incluant l' analyse de différents textes , documents officiels , documents parfois personnels ,
actes officiel etc... voir nos liens et nos sources

Louis XV Georges II Georges III

Quelques cartes pour mieux cernés les enjeux .
Bien entendu toutes cartes plus détaillées seront les bienvenues.


Possessions en Amérique 1755-1760 : rose : anglais
gris : français bleu : espagnol blanc : inexploré

Quelques aperçus des batailles de la Nouvelle-France

Comptoirs français aux Indes après 1763


1er engagement avec les milices américaines

Georges Washington







Construction du Fort Necessity
YOUGHIOGHENNY (Amériques 27/28 mai 1754)
(Fort Necessity)
En 1753, le lieutenant de la Milice de Virginie, Washington à la tête d' un petit groupe est chargé de porter une lettre du Gouverneur Dinwiddie, demandant aux Français de Fort Duquesne de quitter la Virginie.

Durant le voyage celui-ci remarqua un endroit qui lui parut stratégique et propice à l' installation d' un fort qui serait situé au confluent des fleuves Alléghény et Monongahela (Fort Necessity).

Le 24 mai 1754, Washington est à la tête de 40 miliciens de Virginie désirant occuper la vallée de l' Ohio. Suite au refus des Français de quitter cette vallée et pour couper les liaisons françaises entre la Nouvelle-France et la Louisiane qui était française à l' époque et de ce fait, réduire cette influence . Il arrive dans une prairie repéré lors de son premier voyage appelé Grand-Pré qui ressemblait plutôt à un marécage.
Il fait halte et demande à ses hommes de dresser le campement et de commencer l' installation d' un fort.
En 3 jours ses hommes avaient déjà établi de solides défenses. Ce fut à ce moment qu' il est averti d' une présence française à quelques lieux. C' était la période où la tension montait dans la vallée de l’Ohio, la France étant décidée à contester les réclamations territoriales de la Virginie, le gouverneur Duquesne dépêchai des troupes supplémentaires aux forts récemment construits entre le lac Érié et l’embranchement de la rivière Ohio. Pensant trouver des renforts de troupes Françaises. Washington atteint à l' aube le camp de Tanacharison chef des Sénéca rallié à leur cause, celui-ci les conduisirent vers un ravin où campaient les Français. L' attaque a été si soudaine que les Français commandé par Joseph Coulon Sieur de Jumonville, ne purent réagir. Il y eu 10 tués dont le sieur de Jumonville, 1 blessé et 21 prisonniers ; un homme ayant réussi à s' enfuir pour rejoindre Fort Duquesne, Washington ordonna à ses hommes qui
n' avaient subis que de légères pertes 1 tué et 2 blessés, de rejoindre leur position afin de la consolider en vue d' une attaque en force des Français. Pendant 5 jours il fit renforcer la défense du fort par une palissade circulaire. Le 9 juin le reste du régiment de Virginie arrive à fort Necessity avec des vivres, des armes et 9 pistolets de pivot. La compagnie se monte à 293 officiers et hommes de troupe. Quelques jours plus tard, ils sont renforcés par l' arrivée d' une compagnie indépendante des troupes britanniques de Caroline du Sud, forte de 100 hommes commandés par le Capitaine James Mackay . Les alliés indiens ayant décidé de se retirer, durant le mois de juin, Washington et sa compagnie ont ouvert une route en direction de la plantation des Essentiels pour un règlement de frontière . Des signaux, les avertissant de l' arrivée des Français; ils rejoignirent Necessity le 1 juillet.
Le commandant du fort Duquesne Claude-Pierre Pécaudy de Contrecœur, avait rassemblé 500 membres de sa garnison et 11 Indiens afin de venger cette attaque et de chasser les Américains du territoire réclamé par la France. François Louis Coulon reçut le commandement de ce détachement, tel qu’il l’avait demandé.
Le 3, les Français comptant 500 hommes et environs100 indiens s' approchèrent du fort( Journal de la campagne de Mr De Villiers, depuis son arrivé au fort Duquesne jusqu' a son retour au fort). Durant toute la journée sous une pluie battante les troupes s'affrontèrent. Les pertes Britanniques furent plus importantes que les pertes françaises et indiennes. Aussi vers 8 heures du soir, le capitaine Louis Coulon de Villiers, commandant les forces Françaises et frère de Jumonville a conclu une trêve pour discuter de la Reddition de Washington et Mackay. Vers minuit un accord est conclu et un document est signé par les intéressés. Les Honneurs ayant été rendus aux Anglais, ceux-ci se retirèrent avec armes et bagages, sauf les pistolets de pivot, vers la Virginie. Les Français après avoir brûlé Fort Necessity rejoignirent Fort Duquesne.

Ce fut les premiers combats de la Guerre dite de 7 ans.


Joseph Coulon de Villiers, Sieur de Jumonville (1718-1754) et François Louis Coulon de Villiers (1710-1757)
Tous les deux, neveux de Madeleine de Verchères. Joseph Coulon de Villiers fut mandaté en 1754, comme officier de la garnison du fort DuQuesne à Pittsburgh (occupé alors par les Français), pour y assurer le retrait des Anglais. Le 28 mai de la même année, sur les rives de l'Ohio, alors que le Sieur De Jumonville faisait la lecture d'une sommation au colonel Georges Washington, il fut atteint d'une balle à la tête et en mourut.

Un mois après la mort de son frère, François Louis Coulon de Villiers et ses hommes ont vaincu au fort Necessity, les Anglais ayant toujours à leur tête Georges Washington.

Nous retrouvons cet Homme à la prise du fort de Grandville ( Etats unis) en 1656; Suite à ces victoires, François Louis Coulon de Villiers fut nommé Premier Chevalier de Saint-Louis en 1757.
http://www.ville.vercheres.qc.ca/Perscelebre.html
Sources: Seigneurs et Seigneuresses


Attaque du Fort Necessity
Rédaction de la capitulation Fort Necessity
Images : http://fortnecessity.org

Capitulation accordée par le commandant des troupes de sa majesté très Chrétienne, à celui des troupes Anglaises actuellement dans le Fort de nécessité qui avait été construit sur les terres du domaine du roi
Le 3 Juillet 1754, à huit heures du soir A savoir
comme notre intention n'a jamais été de troubler la paix et la bonne harmonie qui régnait entre les deux princes amis, mais seulement se venger de l'assassinat qui a été fait sur un de nos officiers, porteur d' une sommation, et sur son escorte sur sa partie comme aussi d' empêcher aucun établissement sur les terres du domaine du roi, mon maître. A ces confirmations , nous voulons bien accorder grâce, à tous les Anglais qui sont dans le dit Fort, aux conditions ci-après .

Article 1
Nous accordons au commandant Anglais de se retirer avec toutes la garnison, pour s'en retourner paisiblement dans son pays, et lui promettons d' empêcher qu' il lui soit fait aucunes insultes par nos Français et de maintenir autant qu' il sera en notre pouvoir tout les sauvages qui sont avec nous.
Article 2
Il sera autorisé pour se retirer de prendre avec lui tout ce qui leur appartient excepté l'artillerie, et des munitions de guerre que nous réservons à nous mêmes.

Article 3
Nous leur accordons les honneurs de la guerre; ils sortirons tambours battants, avec un petit morceau de canon, voulant bien par là, leur prouver que nous les traitons en amis

Article 4
Que sitot que ces articles seront signés par les deux parties ils abaisseront et retirerons le pavillon Anglais

Article 5
Que demain à la pointe du jour un détachement de Français recevra la reddition de la garnison et prendra la possession du fort susmentionné.

Article 6
Puisque les anglais n'ont presque plus de chevaux ou bœuf pour porter leur effets , ont leur permettra de cacher ceux ci , pour qu'ils puissent revenir les chercher après qu'ils aient récupéré leur chevaux; a cette fin ils seront autorisés a laisser un tel nombre de soldats comme garde de leur biens, dans ces conditions ceux-ci donnerons leur parole d' honneur qu'ils ne travaillerons à aucun établissement dans le pays environnant ou au delà des montagnes pendant une année à compter de ce jour.

Article 7
Puisque les anglais ont en leur pouvoir un officier et deux cadets ,et, en général tous les prisonniers qu'ils ont pris une fois assassinés le Sieur de Jumonville qu'ils promettent maintenant de les envoyer avec une escorte au fort Duquesne, situé sur le fleuve, et pour fixer l'exécution avec plus de sureté de cet article du traité, nous garderons en otages Messieurs Jacob Van Braam et Robert Stobo jusqu'a l'arrivée de nos Français et Canadiens ci-dessus avant mentionné.
Nous sur notre Partie déclarons que nous donnerons une escorte pour renvoyer dans la sûreté les deux officiers qui nous promettent notre Français dans deux mois et une moitié au plus en tard.

Fait dehors deux fois sur un des poteaux de notre block-house le même jour et d'année en tant qu'avant.

signatures James Mackay
Georges Washington
Coulon de Villiers

Voir L' Original que nous a Transmis généreusement Monsieur Erich Laforest Que nous remercions.


Aux Indes
L' Angleterre, gênée par notre commerce, jalouse de nos colonies, multipliât les provocations. Nous possédions alors les plus riches comptoirs des Indes . L' ambitieux Dupleix y exerçait la charge de gouverneur général , au nom de la compagnie des Indes . Il estimait à juste raison , que les gains de la compagnie seraient plus considérables , si l' on installait sur place des factories , lesquels fabriqueraient directement les étoffes indiennes dont raffolait Paris. Il croyait pouvoir établir une zone de protection autour des comptoirs , ce qui épargnerait l' entretien de garnisons permanentes , en acceptant au besoin la vassalité de quelque prince local. Les anglais ,commandé par Robert Clive qui possédaient à peu près le même nombre de comptoirs , se tenaient sur l' expectative; ils observaient les progrès de Dupleix et guettaient ses premiers revers pour intervenir . Ils sortirent brusquement de leur neutralité et s' approprièrent certains territoires conquis par les Français. En Europe les projets de Dupleix inquiétaient les actionnaires de la compagnie ; les ministre de Louis XV s' effrayèrent et refusèrent leur aide . En 1754, le Roi Louis XV et la compagnie française des Indes Orientales rappellent Dupleix malgré tout le travail admirable effectué par cet homme . Il menait une politique d' expansion et la peur de perdre les comptoirs possédés par la France motiva son rappel à Paris. Dupleix était reconnu et apprécié par la population et de nombreux Nababs(gouverneurs de provinces) et de Soubabs (gouverneurs de pays). Il construisit un empire de 20 millions d' habitants, malgré des luttes contre certains de ces mêmes Rajahs, Nababs et Soubabs de Tanjore, Mysore assistés des Marhates
( Population du Déccan ) soutenus par les Anglais.
Outres les territoires, Dupleix a apportés surtout la remise en état des comptoirs et un bon rétablissement du commerce.
Les Comptoirs étaient :
Bombay , Madras , Pondichéry
Chandernagor, Cassimbar et Balassor au Bengale, Mazulitapan et Yanaon aux côtes de Coromandel,
Calicut, Mahé et Surate à la côte Malabar.
Du fait de ce rappel le bras de fer engagé par la France et l' Angleterre aux Indes tourna donc à l' avantage de cette dernière. Dupleix revenu en France ne put rentrer dans ses fonds et mourut obscurément.

Dupleix (Photo ci contre)

DUPLEIX fut remplacé par Monsieur GODEHEU d' EGOUVILLE vers 1754 / 55

1755

Le 14 Avril 1755 Arrivée du Brigadier Général Edward Braddock en Virginie avec 2 régiments de troupes Anglaises régulières. Il prépare les plans de marche pour attaquer Fort Duquesne

Le 6/10 juin 1755 : Bataille des Grands Bancs près de Terre-Neuve
Devant les agressions répétées des Anglais et l' arrivée des troupes de Braddock en Nouvelle-France, Louis XV décide de renforcer ses troupes et de fournir une grande quantité de matériels et armements. Pour ce faire, il envoie donc une escadre vers Québec avec 3600 hommes. Ces troupes, sous le commandement du Baron Jean Armand de Dieskau. sont: les Régiments suivants: De la Reine, d'Artois, de Bourgogne, de Languedoc, de la Guyenne, de Béarn; tous ces régiments rejoignent Brest au début d' avril 1755 d'où les attendent une escadre prête à les amener en Nouvelle-France .
Chaque régiment est composé de 13 compagnies de 40 hommes plus officiers et sous-officiers. Chaque régiment comptera dans ces compagnies une cie de Grenadiers .A leur arrivé a Brest toutes les compagnies seront inspectées et complétées afin d' obtenir le nombre voulue.
A cette occasion les troupes seront vêtues de neuf , mais ces uniformes ne leur seront donnés qu' à leur arrivées à Québec. Par contre, leur armement laisse a désirer malgré les efforts de Monsieur de Crémille

L' escadre comprend deux divisions respectivement sous les ordres du Comte du Bois de la Motte et de Monsieur Perier de Salvert
La première division étant destinée à Québec, est composée de neuf vaisseaux et d' une frégate, dont 7 vaisseaux sont armés en flûte, c' est-à-dire que leur armement a été réduit pour leur permettre d' embarquer du fret. Ces vaisseaux sont :l' Entreprenant, l' Alcide, l' Algonquin, l' Actif, l' Illustre, le Léopard, le Lys, l' Opiniâtre, l' Apollon (Navire hôpital) et la frégate la Sirène

La seconde division, destinée à Louisbourg sur l' Isle Royale se composent de quatre vaisseaux et deux frégates dont trois vaisseaux et une frégate sont armés en flûte: le Bizarre, l' Espérance, le Dauphin Royal, et les frégates l' Aquilon (Navire hôpital) et la Comète


Description de cette Escadre de 1755

Noms Type Tonnage Nombre de canons Hommes d'équipage et Troupes Annotations
Le Formidable Vaisseau 80 900 A son bord M. de Macnemara, lieutenant général et commandant de la flotte, M. de Coetnempren de Kersaint, capitaine de pavillon et M. du Chauffault de Besné capitaine de vaisseau en second.
L' Entreprenant Vaisseau 74 700 Commandé par M. du Bois de la Mothe, chef d'escadre et M. de Sauzay capitaine en second.
A son bord M. de Vaudreuil gouverneur du Canada, M. de Dieskau maréchal de camp, commandant les troupes de terre et M. Daureuil commissaire ordonnateur des troupes de terre.
Le Palmier Vaisseau 74 750 Commandé par M. le Chevalier de Bauffremont capitaine de vaisseau et M. Guillouet d'Orvillier capitaine en second
Le Héros Vaisseau 74 750 Commandé par M. Bullion de Montlouet chef d'escadre et M. de Kermabon capitaine en second
Le Bizarre Vaisseau 64 500 Commandé par M. de Périer de Salvert chef d'escadre, M. de Marolles capitaine en second
L'Alcide Vaisseau 64 500 Commandé par M. Hocquart de Blincourt, capitaine de vaisseau et M. de Paruveau capitaine en second. Egalement à son bord M. de Rostaing colonel et commandant en second les troupes Françaises accompagné de 2 ingénieurs.
Pris par L'Anglais sans déclaration de guerre le 18 juin 1755 sur les bancs de Terre-Neuve.
L'Eveille Vaisseau 64 500 Commandé par M. Darot de Fontais capitaine de vaisseau
L'Inflexible Vaisseau 64 500 Commandé par M. de Guébriant capitaine de vaisseau
L'Aigle Vaisseau 50 300 Commandé par M. de la Rochefoucault-cousage capitaine de vaisseau

L'Amethyste Frégate 30 220 Commandé par M. du Bot de Lohan lieutenant de vaisseau
La Fleur de Lys Frégate 30 220 Commandé par le Chevalier Marin de Marnières lieutenant de Vaisseau
La Sirène Frégate 30 220 Commandé par M. de Tourville, lieutenant de vaisseau
L'Héroine Frégate 24 200 Commandé par M. de Bory, lieutenant de vaisseau
la Comète Frégate 30 220 Commandé par M. de Ruis, lieutenant de vaisseau
La Diane Frégate 24 200 Commandé par M. Froger de L'Eguille capitaine de vaisseau. Ce bâtiment a quitté Brest quelques semaines avant l'escadre afin de préparer l'arrivée des troupes.
Départ de Brest le 14 mars 1755.
La Fidèle Frégate 24 200 Commandé par M. de La Jonquière, capitaine de vaisseau. Ce bâtiment a quitté Brest quelques semaines avant l'escadre afin de préparer l'arrivée des troupes.
Départ de Brest le 10 avril 1755.

Le Défenseur Vaisseau armé en Flûte 74/24 700/ Vaisseau de 74 canons réduit à 24. pour permettre le transport de 9 compagnies du régiment d'Artois qui embarquent le 9 avril. Vaisseau commandé par M. de Beaussier, capitaine
L'équipage est également réduit.
Le Dauphin Royal Vaisseau armé en Flûte 74/24 700/ Vaisseau de 74 canons réduit à 24. pour permettre le transport de 9 compagnies du régiment de Bourgogne . Vaisseau commandé par M. du Tertre de Montalais capitaine
L'équipage est également réduit.
L'Algonquin Vaisseau armé en Flûte 74/24 700/ Vaisseau de 74 canons réduit à 24. Pour permettre le transport de 9 compagnies du régiment de la Reine qui embarquent le 14 avril. Vaisseau Commandé par M. de Villéon capitaine
L'équipage est également réduit.
L'Espérance Vaisseau armé en Flûte 74/24 700/ Vaisseau de 74 canons réduit à 24. pour permettre le transport de une compagnies de Grenadiers, 3 compagnies du régiment d'Artois et 3 de Bourgogne. Vaisseau commandé par M. Jubert de Bouville capitaine L'équipage est également réduit.
L'Actif Vaisseau armé en Flûte 64/22 500/ Vaisseau de 64 canons réduit à 22. pour permettre le transport de 9 compagnies du régiment de Languedoc qui embarquent le 6 avril. Vaisseau commandé par M. de Caumont capitaine
L'équipage est également réduit.
L'Illustre Vaisseau armé en Flûte 64/22 500/ Vaisseau de 64 canons réduit à 22. Pour permettre le transport de 9 compagnies du régiment de Guyenne qui embarquent le 4 avril. Vaisseau Commandé par M. de Praslin-Choiseul capitaine
L'équipage est également réduit.
L'Opiniatre Vaisseau armé en Flûte 64/22 320 matelots
360 Soldats Vaisseau de 64 canons réduit à 22. pour permettre le transport de 9 compagnies du régiment de Béarn qui embarquent le 8 avril. Vaisseau commandé par M. de Moëlien capitaine
L'équipage est également réduit.
Le Lys Vaisseau armé en Flûte 1300Tx 64/22 310 matelots
320 Soldats Vaisseau de 64 canons réduit à 22. pour permettre le transport de 4 compagnies du régiment de la Reine et 4 compagnies du régiment du Languedoc . Vaisseau commandé par M. le Comte de Lorgoris capitaine
L'équipage est également réduit.
Ce navire tombera aux mains des Anglais le 08/06/1755 et conduit à Halifax; puis en Angleterre.
Le Léopard Vaisseau armé en Flûte 64/22 500/ Vaisseau de 64 canons réduit à 22. pour permettre le transport de 4 compagnies du régiment de Guyenne et 4 du régiment de Béarn. Vaisseau commandé par M. de Chiffrevas capitaine
L'équipage est également réduit.
L'Apollon Vaisseau armé en Flûte 50/12 300/ Vaisseau de 50 canons, réduit à 12, pour servir de navire-hôpital. Vaisseau commandé par M. Gomain capitaine de port.
L'Aquillon Frégate armé en Flûte 48/12 300/ Vaisseau de 48 canons, réduit à 12, pour servir de navire-hôpital Vaisseau commandé par M. Froger de la Rigaudière. capitaine .

La Macreuse Gabare Bâtiment de transport
La Fauvette Gabare Bâtiment de transport


Georges II ayant été avisé du départ de cette escadre, ordonne sans déclaration de guerre à L' Amiral Boscawen d'attaquer le convoi ,celui-ci capture
le 18 juin 1755, deux bateaux français au Comte de la Motte : l' Alcide et le Lys avec 360 soldats à son bord, ces bateaux faisaient partie de l'escadre de renforcement pour la Nouvelle-France.
Le reste des navires réussissent à rejoindre Québec avec le gouverneur général M. de Vaudreuil et les troupes du Général Le Baron de Dieskau.

Puis la flotte Anglaise arraisonne des dizaines de bateaux de pêche et de commerce. Ce qui provoqua le rappel de l' ambassadeur français et une demande de réparation de la part de Louis XV. Le Ministère anglais répondit en délivrant des lettres de marque à ses corsaires. En quelques mois la France perdit trois cents navires et des cargaisons estimées à trente millions.


Fort Beauséjour


La prise du fort de Beauséjour fut exécuté par le Colonel Monckton qui commandait une troupe de 2000Volontaires du Massachusetts et d' un petit détachement de troupes régulières.
Le fort étant défendu par le Commandant Louis du Pont du Chambon, Sieur de Vergor à la tête de 460 hommes Le bombardement du fort débuta le 14 juin 1755 et les Anglais obtiennent la reddition du fort le 16 juin .Le Sieur de Vergor ne brûla pas le fort et demanda aux Anglais d' être transportés avec armes et bagages à Louisbourg.

Le 16 juin au soir, il offrit un banquet à tous les Officiers vainqueurs ou vaincus, livrant gaiement la clef de l' Acadie à la couronne Britannique.



Photos: SYW Chronology 1755



Colonel Monckton
Le 4 Juillet 1755 : Début de la Déportation des Acadiens de Nouvelle-Ecosse ordonné par le Lieutenant-gouverneur Charles Lawrence .
(ce sujet sera développé sur une autre page)

Le 8 Juillet 1755
La "rafle" des quelque trois cents navires dans l' atlantique nord provoque la rupture des relations diplomatiques entre la France et l' Angleterre.

Des pertes Anglaises sérieuses
Monongahela River
9 juillet 1755
Les forces Françaises et Indiennes commandées par le Capitaine Dumas et Beaujeu d' environ 900 hommes tendent une embuscade aux Anglais et volontaires de Virginie environ 2400 hommes commandés par le Général Braddock après le passage d' une rivière en route pour Fort Duquesne.

Au cours de cet affrontement le Général Braddock y trouva la mort ainsi que le Capitaine Beaujeu


Après la défaite de Georges Washington à Fort Necessity, les troupes britanniques ont battu en retraite vers Williamsburg. Les Français utilisèrent cette retraite à leur avantage. S' inspirant des attaques indiennes, ils terrorisèrent les colons anglais sur toute la frontière. Ceux-ci firent appel auprès des gouverneurs coloniaux, qui après de multiples demandes accédèrent enfin à leurs requêtes. Ils chargèrent le Général principal Braddock et ses troupes de prendre le
Fort Duquesne et de prévoir une attaque généralisée sur un maximum de forts français. Braddock, soldat de carrière, est le commandant en chef de toutes les forces britanniques en Amérique du Nord. Il s' était élevé à ce grade par ses 45 années de bons et loyaux services dans les armées de sa Majesté. Il décida de mener personnellement l' attaque de Fort Duquesne.
Pour ce faire, il débarqua son armée à Alexandrie (Virginie). Il incorpora à ses troupes la Milice Coloniale commandé par Georges Washington ainsi que quelques Indiens. Ce qui portait sa troupe à environ 2400 hommes
Il réunit l' ensemble de ses troupes à Wills Creek (aujourd'hui Cumberland ,Maryland ). Braddock décide de suivre la route que Washington avait déjà ouverte
l' année précédente dans les montagnes pour se rendre à Fort Necessity .Mais le chemin n' étant pas assez large pour le passage de son artillerie et ses chariots, il décida donc d' élargir celui-ci à 12 pieds (3,5 mètres) ce qui eu pour effet de ralentir énormément la progression des troupes. Il fut donc décidé de fractionner les troupes en deux , Braddock poursuivant son avance avec son infanterie et quelques pièces d'artillerie légères . L' artillerie lourde, le ravitaillement avec les chariots suivraient au fur et à mesure de l' élargissement de la voie, sous commandement du colonel Dumbar avec Washington.
Au début Juillet, la troupe avancée approchait des fourchette de l'Ohio. Le 9 juillet celle-ci fait une seconde traversée du fleuve Monongahéla . De cet endroit il ne reste plus qu'une courte marche pour atteindre Fort Duquesne, but de l'expédition.


C'est peu après cette traversée, dans l'entrée d'un bois, qu'une salve de mousquets nourrie éclate, surprenant la colonne anglaise en ordre de marche et donc pas prête à recevoir une telle avalanche de feu, les Français et leur alliés indiens tirant sans relâche et hurlant de toute leur force.
l'attaque fut telle que les Anglais désorientés, ne voyant pas leur adversaires tant la fumée des mousquets et la poussière étaient opaque ,leurs officiers ayant été tués dès le début de l'engagement croyait avoir à faire à un ennemi invisible, les hurlements terribles leur fit croire que les indiens les massacreraient tous .

Avance des troupes de Braddock
Embuscade des Français et leurs Alliés Indiens
Surprise des Anglais
Sans officiers pour essayer de maintenir une discipline , la troupe ou ce qu'il en restait parti en déroute se heurta au corps principal qui lui continuait à avancer, la confusion fut totale.


Braddock blessé







Alors que Braddock était porté hors du champs de bataille grièvement blessé, il vit la déroute de son armée et cela lui fit plus de mal que sa blessure.

Enterrement de Braddock
Le 13 juillet les Anglais en retraite campent à environ un mille à l'ouest des grands prés,
à l' emplacement du fort Necessity.
Dans la soirée Washington officie la cérémonie de l'enterrement du Général Braddock. Celui ci a été enterré dans la route que ses hommes avaient construite. L' armée défila sur sa tombe pour en effacer toutes traces et continua sa marche vers la Pennsylvanie orientale.

Les pertes Britanniques ont été énorme : 900 Tués ou Blessés sur une troupe de 2400 hommes
En 1804 , quelques ouvriers ont découvert les restes humains dans la route
où Braddock a été censé être enterré.
Ces restes ont aussitôt été replacés dans un petit monticule sur le bas coté de la route et
en 1913 une plaque a été mise, elle est toujours en place
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Messagepar Tourblanche » 2010-09-07, 02:55

Un peu déçu de la façon dont vous décrivez les actions de Tanacharison , ça ne représente pas l'importance de son rôle dans l' affaire Jumonville.

C'est plus complet dans ce livre ,
http://www3.sympatico.ca/donald.macleod2/sept.html

je suppose aussi que l' expression " pistolet de pivot "
est votre traduction de " swivel gun " ?

En français c' est tout simplement un pierrier .

Image

Ce sera le 250 e anniversaire de la fin de la guerre de sept ans
en Amérique demain 8 septembre http://bataille.ccbn-nbc.gc.ca/fr/batai ... ntreal.php

Une petite recherche Google vous montrera que l'état de New York
avait organisé la commémoration de toutes les batailles de la guerre de
sept ans qui ont eu lieux sur son territoire

[/img]http://greensleeves.typepad.com/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/06/26/fi_logo.jpg[img]

alors qu'au Québec , la reconstitution de la bataille des plaines d' Abraham a été annulée et remplacée par un combat de pistolet a eau .

Il n' y a pas de quoi être fier.[/img]
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Messagepar Tourblanche » 2010-09-07, 04:05

L'incident Jumonville a la 4 e minute ici :
http://www.youtube.com/watch?v=dz0M9wnBP-I

et a la 6 e minute , la phrase célèbre :
" Tu n' est pas encore mort mon frère " pronocée par
Half King , le nom anglais de Tanacharison .

http://www.youtube.com/watch?v=_10lzKde ... re=related


fort Necessity

http://www.youtube.com/watch?v=83YFR_10 ... re=related

La bataille de la Monongahela
http://www.youtube.com/watch?v=T33NCbQzOIg



gagnée par les alliés Amérindiens et Français .

http://www.youtube.com/watch?v=_10lzKde ... re=related
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Re: Guerre de 7 Ans, incluant Braddock, soldat de carrière

Messagepar Fontenoy » 2011-07-24, 14:34

Bonjour, comme ce forum parle de l'époque qui nous concerne " Louis XV "...
Nous aimerions attirer votre attention sur notre recherche de personnes qui aimerais faire revivre via une reconstitution historique, la Bataille de Fontenoy voir aussi Wikipédia ... Bien sur pour vous les cousins :wink: c'est de l'autre côté de la planète, mais aimerions devenir amis avec un maximum de vos membres, il est vrai que donner une idée de toute les possibilités d'échanges culturel et commercial entre les continents. De notre côté les gens ne savent rien de plus sur cette époque que les noms des rois et surtout "Versailles". Nous aimerions donc invité quiconque pourrais venir comme représentants indigène & colon.
Les querelles et guerres sont depuis la nuit des temps sur cette terre mais le but de ce message n'est que de rassemblé des amateurs du 18ème ou du règne de Louis XV...
Notre site web pour infos ou inscriptions http://www.guerre-en-dentelle.sitew.com ou par mail sur la page Infos_ou_inscription.

Merci à tous les internautes.
Fontenoy
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