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Biographie Jean Guay

Messagepar Shushan » 2006-05-12, 12:24

JEAN GUAY



Le R.P. Jérôme Lalement, à Québec, écrivait dans son journal, fin septembre 1646, les faits marquants du mois et de l'année; ceux donc qui arrivèrent cette année, outre le Père P. Quentin furent le P. Daran, le P. Gabriel Lalement....; pour les Hurons, Desforges, Pierre Tourmente, masson, Jean Guiet, menuisier, Frère Goüaut, Apotiquaire. Et le dit Sr. de Laibinière....

Combien chanceux sont les descendants de se Jean Guit ou Guay! En quelques lignes immortelles, ils voient fixer à jamais le nom de leur ancêtre dans les annales de notre histoire, son métier, ses compagnons, sa mission; aider les Jésuites dans leurs travaux apostoliques à Ste-Marie des Hurons, aujourd'hui Midland, Baie Georgienne, en Ontario.

Jean Guay avait quitté son pays par le port de La Rochelle sur un navire, Le cardinal, ayant comme maître le Sr. Repentigny. La journée du départ aurait été le 18 juillet 1646. Cependant, C. de Rochemonteix a peut-être raison d'écrire que Pierre Legardeur de Repentigny quitta La Rochelle le 13 juin. Une preuve camouflée apparaît dans les registres de Notre-Dame de Québec, 27 septembre 1646, lorsque le jeune fils de l'admiral de la flotte et du directeur de la Communauté des Habitants, Jean Baptiste Legardeur ( 1632-1709) et sa soeur Marguerite se présentent comme parrain et marraine de Jean Baptiste Trottier, "né en mer depuis 2 mois sur un voilier venant de la Gaule"..... M. Repentigny accosta son bateau à Québec le 23 septembre, 2 mois et 5 jours après son départ de France, traversée d'une durée raisonnable!.... ou après 3 mois et demi, traversée longue et difficile, moins honorable... dont on ne veut pas parler.

Fils de Jean et de Marie dumont, Jean Guay naquit vers 1626, à la commune sans histoire de Notre-Dame de Breneuil,, canton de Gémonac, arrondissement de Saintes, département de la Charente-maritime, en Saintonge. Jean Guay avait environ 20 ans lorsqu'il arriva à Québec en 1646.


PAYS DES HURONS;

Jean Guay, comme Donné aux Jésuites, possédait des privilèges et des obligations. Les Pères devaient lui fournir le couvert et le gîte, tous les secours spirituels nécessaires, costume particulier s'obligeait à la vie laborieuse et pénible des missionnaires. A la huronnerie, il participe aux prières communes des Pères et fait sa visite au Saint sacrement tous les jours. Le nombre des Donnés en vint même à dépasser la vingtaine parmi lesquels l'on retrouve l'illustre René goupil, canonsisé en 1930.

jean Guay se diregea-t-il dès son arrivée vers la huronnerie? Bernard Guay dans une étude scientifique sur son ancêtre , présentée à L'Université Laval en 1978, en conclut que non. Les Jésuites, malgré leur zèle brûlant, demeuraient fr fins pédagogues. Ils freinaient même les ardeurs au nom de la prudence. Selon toute vraisemblance, Jean Guay demeura pendant 2 ans à Québec pour aider les Pères. Ses talents de menuisier servir partout. Il fallait d,abord respirer le pays.

En 1648, le Père lalememant, fondateur du système des Donnés depuis 10 ans, organisa le périlleux voyage de 300 lieus et de 40 portages. Le 6 août, 50 à 60 canots Hurons venus à Trois-Rivières pour la traite s,en retournèrent avec 26 Français; 5, pères, un frère, 3 enfants, 9 travaillants et 8 soldat... une génisse et une petite piece de canon. La flottille arriva à Ste-Marie, pense-t-on, 35 jours plus tard, vers le 10 septembre. Jean Guay complétait le nombre de 24 domestiwues bénévoles. les uns s'occupaient aux affaires de la maison, les autres aux travaux de défrnse, à la culture de la terre, parfois même au combat, écrivit le Père Ragueneau, le 1é mars 1649.

Que vit Jean guay en arrivant à Ste-Marie ? La désolation, les larmes! En juillet, les Iroquois avaient détriut la mission St-Joseph et tué 2,000 Hurons. Au début de l'hiver 1649, ce fut le tour de la mission St-Ignace; le RR PP. Brébeuf et Gabriel Lalemant furent martyrisés. Les Hurons épouvantés, supplièrent les Pères de les suivre à L'île des Chrétiens ou à st-Joseph, à 33 kilomètres de là. On mit alors le feu à Ste-Marie et , vers le 13 mars, cette oeuvre de 10 années de travail fut consummée volontairement en quelques heures. Quelle épreuve ! Les ennemis ne lâchèrent pas prise pour autant; ce fut le harcèlement. Le 10 juin 1650, les missionnaires, leur personnel dont Jean Guay et 300 Hurons se sauvèrent vers Montréal, puis vers Québec qu'ils atteignirent le 28 juillet. On avait assisté, impuissant, au génocide d'une Nation. La colonie elle-même agonisait. Quelques P;eres, des Frères et des Donnés retournèrent en France. Jean Guay , décidé, choisit de demeurer au pays.

CÔTE DE LAUZON;

Après cette aventure tragique mais enrichissante, Jean Guay continua peut-être à travailler pour les Jésuites comme Donné à Québec, du moins durant l'hiver 1650-1651. Que fit ensuite l'ancêtre Guet Guay? La réponse la plus plausible se formulerait comme suit. Vers 1651, Charles cadieu dit Courville possède une terre entre Guillaume Couture et Guillaume gauthier dit Lachenaye, à la Pointe-Lévy. Louis Lauzon de La Citière l'achète pour le prix de 1,200 livres. Cinq ans plus tard, les Jésuites en deviennent possesseurs. Dans un mémoire daté de 1656, les religieux propriétaires affirment que La Citière y avait travailler " avec bien de la dépense " y avait d'ailleurs une pecche d,anguille la mesme année que Mr. de Lauzon l'achepta' De plus, le document nous apprend que cette terre de 4 arpents de front, obtenue en échange d'une autre à LÎle d'orléans, possède 8 à 10 arpents de désertés et un bâtiment. Or, c'est cette terre qu'obtient Jean Guay, le 10 juillet 1658.

Qui donc a défriché les 8 arpents de terre en 5 ans ? Qui a entrenu la pêche à l'anguille ? Qui a bâti l'humble bâtiment ? Nul autre que Jean guay. Il aurait été engagé par lauzon, puis par les Jésuites qui lui concèdent à rentes en 1658 le terrain de 4 arpents sur 40; et ils le lui cédent le 19 juin 1666. cette terre couvre aujourd'hui le territoire situé entre les rues du Moulin, Hyppolyte-berthier et Caron, du fleuve jusqu,au Sud de la route Transcanadienne.

fait étrange, Jean Guay ne déclara que 3 arpents de terre en culture en 1667. Son attention se porta-t-elle pendant quelques années vers sa pêche à l'anguille ou vers la menuiserie ?.... Cependant, 14 ans plus tard, les recenseurs inscrivaient; 1 fusil, 9 bêtes à cornes et 30 arpents en valeur. En 1681 , parmi les 49 propriétaires résidant à la Côte de lauzon, il n'y avait que la veuve Catherine gauthier qui le doublait en superficie cultivée, et un seul qui l'égalait, Jean Dumets.

FOYER REMPLI;

Jean Guay, maître de lui, 26 ans , expirimenté dans la menuiserie, ami de la terre et du fleuve, pouvait espérere remplir un foyer heureux. A l'été de 1652, arriva de Saint-sauveur de La rochelle une jeune fille de 16 ans nommée Jeanne Mignon. Personne n'a encore découvert la raison de sa présence à Québec. Elle déclarait être fille de françois Mignon et de Marie Bélanger. Jean guay fit sa connaissance, l'aima et la prit pour légitime épouse le 10 novembre de la même année. M. Jean Le sueur bénit l'union à la Pointe-Lévy même, devant les témoins bien connus Guillaume Couture, un ancien Donné aux Jésuites, François Bissot Sieur de la rivière, futur propriétaire de la première tannerie à Lauzon.

Onze enfants peuplèrent le foyer Guay. Leurs actes de baptème se trouvent à Notre-Dame de Québec. L'Aîné Jean, né le 26 octobre 1653, ondoyé par Guillaume Couture, eut comme parrain Jean de Lauzon, gouverneur du pays; l'enfant décéda la même année. Un second Jean, né le 6 octobre 1654, futur époux de Marie Hureault, n,a pas laissé de descendances. guillaume eut comme filleul Guillaume; en 1681, ce guillaume Couture n.était plus. Nous perdons également les traces de Pierre et de Charles. Joseph ne vécut que quelques jours. Ignace unit sa vie à Marguerite Rochon et à Perrine Samson ; Louis, à Marie Anne Bégin et à Suzanne samson; Jacques, à Marguerite Chauveau; Michel à Elizabeth Albert. Une seule fille allait mettre un peu de féménité dans ce foyer par trop masculin, Françoise, Hélas à l'âge de 4 ans , elle s'envola comme une colombe vers le ciel.

Tous les enfants Guay vécurent de la culture du sol. Deux garçons succombèrent un moment à la tentation de l'aventure. Jean Guyay, l'aîné, s'engagea pour le compte de La chenaye afin d'aller chercher illégalement des fourrures. Tibierge , meunier, intelligent parmi les sauvages et dans les bois, dirigea les 5 canots ou le 10 hommes dont les fils de l'ancêtre Guay. Ignace Guay, vers les années 1686, causa des soucis à ses parents, parce qu'il avait délaissé sa belle ferme pour aller aux Outaouais.

Ainsi commença à étendre ses rameaux sur le sol d'Amérique l'arbre de Jean Guay et de Jeanne Mignon, un arbre à quatre branches maîtresse.


ONDOYER;

Ondoyer, c'est baptiser en cas de nécessité en omettant les cérémonies de l'Église. L'ondoyement se fait parfois par précaution. La coutume établie veut que ce baptème soit administré par une personne autre que le père et la mère de l'enfant.

Au bébut de la colonie, nos ancêtres recouraient parfois à l'ondoyement, à cause de la distance qui les séparait du missionnaire. La personne demandé pour rendre ce service éminement charitable était choisie avec soin. Etienne Racine, Martin prévost, Louis gagné, Pierre Simard, Jean Crête, Jean Cauchon, Guillaume Thibault, François Bélanger, la sage-femme Marguerite Langlois, et bien d,autres , sont signalés dans les registres de Notre-Dame de Québec comme ayant ondoyé des bébés.

Si Guillaume Couture ondoya deux enfants Guay, Jean Guay rendit le même honorable service à Couture, deux fois.

PÊCHER;

Le Conseil Souverain était l'autorité judiciaire la plus puissante au pays. En août 1667, François Becquet, Michel Bisson, Louis Bégin, Jean Guay et Cie voient leur appel réduit à néant devant ce Conseil Suprême. Guillaume Couture et François Bissot veulent un chemin de la largeur d'une perche traversant les terres au-dessus des marées; ils y en auraun, clôturé, aux frais des riverins, et au plus tôt!

Samedi , 22 août 1671, les deux amis voisins Couture et Guay voient leur contestation jugée devant le Conseil Souverain. Guay soutient que lui seul possède un droit de pêche sur la grève de sa terre. D'ailleurs, la prévôté de Québec lui avait donné raison, le 23 juillet précédant. Mais, une clause de ce jugement stipulait que l'intendant Talon pouvait modifier. Pour différentes raisons motivées, Talon trancha le litige en disant que les deux contestations pouvaient " tendre ses retz et mettre ses nasses " dans les mêmes eaux, pour un an seulement. Et tout entra dans l'ordre.

NAVIGUER;

D'après Gabriel Drouin , Jean Guay est le précurseur de la traversée organisée entre Lévis et Québec. En effet , il était propriétaire de plusieurs barques et il engageaient chaque année des bateliers pour faire la traversée du fleuve, entre les deux rives.

Ce fleuve, Jean Guay, le connaissait comme le creux de sa main. A l'automne 1690, avec l,aide de 8 hommes et de 2 barques, à ses frais, c'est lui qui eut l'audace et l'honneur de tirer du fleuve l'ancre du vaisseau de l'amiral William Phipps. Ce dernier , après la réponse précipitée du canon de Frontenac, n,avait eu d,autre alternative que celle de couper le câble de son ancre et de filer en vitesse vers l'EST.

Jean Guay, tout content de sa capture, alla prédenter son trophée à l'intendant, le printemps suivant. Jean Guay avait oublié la loi passée le 21 juin précédant; elle attribuait à L'État les objets perdus au fond de l'eau, pour la valeur des deux tiers, après encan. Jean Guay ne reçut donc qu'un tiers des profits , malgré les dépenses que cette opération lui avait occasionnées.

Jean guay, époux de jeanne Mignon , père de onze enfants, paroissien de St-Joseph de Lévis, placé au premier banc à l'église après celui des marguilliers et de Couture, fermier, pêcheur à l,anguille, navigateur, acosta au quai de l'Éternité problablement à la fin de l'hiver 1694. Les registres sont muets au sujet de sa mort. Jean Guay avait 68 ans d'âge et de mérite.


CONTINUER;

Le 5 juillet 1694 , le notaire Metru procéda à l'inventaire des biens de feu Jean Guay. On évalua à 2,000 livres sa maison et ses bâtiments. Jeanne Mignon avait en argent liquide 495 livres provenant de la vente d'une barque. Le fils Jacques héritait du bien paternel. Au cours de l'inventaire, ce Jacques manifesta des sentiments rapaces. Sa mère le traita de chien et de coquin, ajoutant qu'il l'avait battue autrefois. A un moment donné, elle lui sauta à la gorge " preste a le lestranguler "

Jeanne Mignon n'était pas une timide. Au début de 1679, en l'absence de son mari, peut-être parti à la chasse, nous apprenons dans un contrat pas signé de rageot qu'elle retira son fils Jacques, souffreteux, apprenti serrurier, de chez Nicolas Cliche, en cassant le contrat d'engagement passé devant Pierre Duquet.

Le 15 mars 1701, en plein carême, jeanne Mignon. gisant au lit , malade en la sale des femmes de l'hotel Dieu de québec, décide de faire rédiger ses dernières volontés par le notaire François genaple. Le début de ce testament ressemble à une prière; elle recommande son âme à Dieu, Père, fils et St-Esprit, elle supplie par les mérites de la mort et passion de Notre Seigneur Jésus Christ de lui pardonner ses péchés... veut lad. Testataire que sur la moitié qui luy appartient de la barque appelé le St-Joseph... 100 livres soient employées à dire 100 messes basses par le Père Récollet , et que le restant soit distribué à parts égales à ses enfants. Elle donne 50 livres au Curé Philippe Boucher et veut " qu'il soit fait un voyage de voiture de la dite barque pour les pauvres dudit hotel Dieu "

Le 23 du même mois, Jeanne fait ajouter un codicille à son testament dans lequel elle se plaint que le plus jeune de ses fils, Michel, auquel elle s,est donnée le 12 juillet 1694, ne l'a pas bien traitée et qu'elle avait souvent été obligée d,aller demeurer ailleurs. Pour être juste, elle veut que 3000 livres que lui doit son benjamin il en soit déduit 50 pour des messes. 100 pour de l'argent par lui prêté lors de son voyage en france et que les 150 livres retantes soient partagées entre tous ses enfants.


jeanne Mignon décédera à L'Hôtel Dieu de Québec à l'âge de 66 ans , le 24 mars 1701, veille de l'Annonciation de la Sainte Vierge. Elle avait une volonté d'acier, un coeur d'or , une foi plus que profonde.

Le Seigneur l'a reçue comme telle dans son Paradis .

Référence: Nos ancêtres volume 9 Auteur : Gérard Lebel, C. Ss. R.
1984



Dédiée à Sylvie Guay



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Re: Biographie Jean Guay

Messagepar pocahuntas45 » 2006-05-12, 15:12

Merci infiniment Shunan

C'est du très beau travail et surtout long à écrire.Parce que moi je tappe à 2 doigts sur le clavier.Tout comme mon encètre j'ai le pied marin.J'ai demeuré 25 ans à Québec et le fleuve je connait très bien.J'ai us la chance dans ma jeunesse d'aller naviguer sur le fleuve avec une grosse chaloupe à moteur avec ma cousine qui demeurait à Lévis.Et j'ai été aussi la chance d'aller à la pêche à l'anguille quand je passait mes vacances d'été à l'île d'Orléans cher ma tante Marie.Les terres que elle et son frère possèdait allais du bord du fleuve jusqu'a l'autre côté de l'île d'Orléans.Ma tante demeurait à St-Jean.Cette époque me rappelle de très bon souvenir.Merci encore Shunan :D


Bonne journée à tous!


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P.S Il n'a rien de plus beau que de regardé le fleuve endormi et d'assité à son rêveille au matin!!!
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Biographie Jacques Goulet

Messagepar Shushan » 2006-05-12, 18:44

JACQUES GOULET


Les gens de caraquet, au Nouveau-Brunswick, appellent goulet l'entrée étroite d'un petit port ou d'une rade. Les ascendants de l'ancêtre Jacques Goulet avaient vécu loin des horizons maritimes. Ils étaient Percherons.

Ancien pays de France , le Perche comprend une région naturelle, homogène, coincée entre la Normandie, le Maine et la Beauce, Ses villes principales sont Nogent-le-Rotrou avec son château et Mortagne. Plusieurs fois marcelé au cours de son histoire, Le Perche en vint à perdre son titre de province. Réuni au Maine, il formait l'un des trente-trois gouvernements de la france, auquel on donnait parfois le nom de Maine-et-Perche avec Mortagne comme capitale.
Même au point de vue ecclésiastique, il fut démembré au profit des diocèces de Chartres, du Mans et de Seez.

Jacques Goulet reçut le baptême le 17 avril 1615, à Normandel, aujourd'hui dans le département de L'Orne, arrondissement de Mortagne-au-Perche, commune de Tourouvre. Le curé Laurent du fay fut à la fois le ministre de son baptême et son parrain. Tante Marguerite Feillard l'accompagnait comme marraine.


FILS DE MENUISIER;

Thomas , père de l'ancêtre Jacques Goulet, se fiança à Antoinette Feillard le 28 avril 1613, en l'église de Normandel et s'unit à sa bien aimée le 3 août 1613. Antoinette , fille de david Feillard et de Mathurine Navarre, suivit son mari à la Gaufferrerie, autre secteur de Normandel. Thomas exerce le métier de meunier.

Pour fair plaisir à son épouse, bonne couturière, il lui achète pour dix livres dix sold de drap blanc et de drap de bure. Le 6 avril 1615, il obtient un cheval à poil gris pour la somme de 25 livres de Robert Giguère, un parent de l'ancêtre canadien du même nom.

L'aîné jacques goulet connut la joie de recevoir deux petites soeurs; Louise , le 17 janvier 1619, et Yvonne , le 25 mai 1622. Jacques Goulet devint orphelin assez jeune. Antoinette Feillard décéda entre 1622 et 1627, c'est tout ce que nous pouvons affirmer de plus précis. Thomas Goulet se remaria avec Marie Chalumel. A la Ste-Anne 1628, le nouveau couple présentera aux enfants du premier lit une demie-soeur Louise; puis en 1632, Marie; en 1638, Marguerite.

Dix-sept ans après la première mention de Thomas Goulet comme meunier, un acte devant le notaire Lullier dressé à randonnay en 1634 affirme qu'il l'est toujours cette fois à la paroisse de l'Hôme, où Noël Juchereau des Chatelets possède une ferme. Notez bien ce détail. En 1648 , Thomas Goulet pratique toujours le même métier. Lorsque Marie Chalumel fut inhumée le 29 septembre 1652 et, quelques temps après , Thomas Goulet, il y avait plusieurs années que Jacques Goulet était au Canada.


POUR NOËL JUCHEREAU;

Jacques Goulet épousa une citoyenne de son patelin Margureite Mulier, fille de Jean Mulier et de Catherine Chauvin, le 21 novembre 1645, à St-Pierre de La Poterie. Au printemps suivant, Jacques , 31 ans , et sa jeune épouse laissèrent les amis, la parenté, le pays, pour répondre à l'invitation de Noël Jucherau, promu à cette époque-là " commis général pour tous les achapts" faits par le roi au nom de Noël juchereau comme meunier de sa ferme Les chatelets, à L'Hôme, depuis 1645.

Le 28 octobre 1646, à québec, naissait Geneviève Goulet. Charles Giffard et Geneviève Juchereau de Maure la tinrent sur les fronts baptismaux devant barthélemy Vimont, S.J. Hélas ce premier espoir de vie nouvelle devint un premier inhumée le 14 décembre suivant.

jacques Continua de travailler pour Juchereau. Noël retourne en France pour exposer les problèmes de la colonie. Il décède en 1648. Le 7 octobre 1649 , le notaire Audouart dresse l'inventaire de ses biens laissés à Québec. C'est ici qu'apparait Jacques Goulet; Il est dû six , vingt livres à Jacques Goulet; Son maître étant absent pour toujours. jacques devait trouver son pain ailleurs.


SEIGNEUR SAINT-MICHEL;

surprise ! Le 16 juillet 1649, Mathurin Goyer reconnaît une dette de 52 livres, 10 sols, pour un fusil et un marteau qu'il a reçu de goulet, en présence de Vincent Verreault et de Louis Goulet. Même Marcel Trudel n'a pas pu identifier ces deux personnages. Louis Goulet, un parent de jacques ?

Le 4 décembre 1651, jacques Goulet obtient un emplacement d'un demi-arpent , dans l'anse Saint-Michel, tout près de Sillery, vis-à-vis la terre qu'on lui a concédée sur la falaise. Cet emplacement et la terre Goulet d'un arpent et demi de front avec une profondeur allant jusqu'à la Grande-allée, obtenus de Charles Legardeur de tilly, devinrent la propriété de Simon Legendre, le 26 décembre 1655, pour la somme de deux cents livres.

Où donc les Goulet passeront-ils l'hiver ? Sans doute, près de sillery? Il est difficile de les suivre à la trace.


CHÂTEAU RICHER;

Jacques Goulet possédait une belle terre à château richer, sise entre celles de jean Gagnon et de Robert Drouin. Le 30 novembre 1656, il revend ses six arpents de front aux associés Jacques dodier et pierre Pointel. Dès le 4 mars 1657, Dodier remet le tout à goulet qui le refile à Lauzon de La Citière, moyennant la jolie somme de 850 livres, une fortune à l'époque. de plus , Pointel, l'instable, s'engage à abattre pour le compte de Jacques Goulet et à débiter deux arpents de bois de huit à dix pieds en longueur, sans parler d,un autre mois de travail, soit du 20 avril au 20 mai, en retour d'un salaire de vingt livres.

la famille goulet demeurera peut-être à cet endroit juaqu'au 2 avril 1658, jour où Nicolas Quentin se porta acquéreur de ce domaine.
jacques goulet acquit plus tard une autre terre à Château richer, celle d'aubin Lambert dit Champagne, le premier septembre 1669. C'Était un échange avec la terre qu'il possédait par l'héritage " en coste du cap Rouge " dans la seigneurie de Maure. Ce dernier contrat servait à clarifier une situation de fait, puisque le 29 avril 1668 cette seconde terre de Château richer avait déjà été vendue à Charles Lefrançois pour la somme de 350 livres, devant le témoins François Gariépy.


ANGE -GARDIEN;

Olivier Le Tardif vivait à L'Ange - Gardien comme Seigneur et juge de la Côte de Beaupré. Le 30 mai 1658, il donne aux Goulet la terre de son fils Pierre, décédé prématurément. Cette ferme de sin fils possédait trois arpents de front sur le fleuve St-laurent, proche du ruisseau des Orignaux. Pierre Goulet paiera trois livres annuelles de rentes, trois sols de cens, en plus du beau chapon vivant. Les voisins sont René Maheu dit Point-du-Jour et le seigneur Olivier Le tardif. C'est de cet endroit que désormais toute l'activité de jacques Goulet et de son épouse se déploiera pendant plus d'un quart de siècle.

En 1666, François labattier travaille pour Jacques Goulet comme domestique engagé. Le recensement de 1667 attribue à goulet cinq bêtes à cornes et quinze arpents en culture. ses voisins ce nomment Robert Laberge et Pierre Gendreau dit La poussière.

En 1681 , Jacques Goulet a doublé sa superficie de terre en culture. Ses enfants ont grandi et il a vieilli. Il possède un fusil et un cheval, en plus de ses cinq animaux domestiques. en ce temps - là, il n'y avait que quatre-vingt-seize chevaux dans toute la colonie. rené Letarte, époux de la soeur de Jacques goulet, Louise possédait une jument.

Samedi le 18 octobre 1664, la messe était célébré dans la maison de jean Trudel, à L'Ange-gardien, au caput, suivie de l'élection de trois marguilliers. Jacques Goulet fut élu premier marguillier.

Jacques Goulet, en 1671, devait à bertrand Chesnay la somme de 687 livres environ. Deux vaches de bertrand étaient à loyer chez Jacques. L'année suivante, Chesnay fit effectuer une saisie des biens de jacques Goulet, laissés à la garde de Pierre Gendreau. Le sieur de Lotinville réclamait encore, le 2 mars 1674, le paiement de 687 livres, 18 sols, 1 denier, ou les intérêts. Le 4 avril 1680, Jacques hypoth`que sa ferme et promet de payer une rente annuelle de 30 livres sur une somme encore due de 600 livres. Selon l'historien Raymond Gariépy, Jacques Goulet passait, le 24 mars 1681, une obligation en faveur de Jean Mathieu, pour 559 livres, 16 sols. Et le 11 novembre de la même année, il en passait une autre à Charles de couage, marchand de Montréal, pour 125 livres restant de plus grande somme.

Le livre des comptes du Séminaire de Québec révèle que Jacques Goulet fut meunier des moulins de la Seigneurie de Beaupré, le moulin à vent du village de Château Richer et le moulin à eau du Sault à la Puce, de 1673 à 1676, et pour celui de Petit Pré juaqu'en 1682 , au moins.

Telle est l'image , déluré, honnête, mais qui n'a pas peur du crédit.


DOUZE FRANGINS ET FRANGINES;

La famille Goulet se compose de dix garçons et de deux filles; geneviève, Nicolas, Jacques, René, Louis, Charles, Jacques "2 ", Thomas, François, Antoine, Joseph et marguerite. Hélas Marguerite, la cadette née le 27 juin 1675, suivit l'exemple de l'aînée Geneviève. Elle décéda au berceau, semblet-il. L'espérence de vie des deux Jacques se prolongea pour le premier pendant deux ans; pour le second, une dizaine d,années, peut-être. Les archives sont muettes. Quant à françois, filleul de françois Bélanger le 15 janvier 1664 à Château Richer , nous perdons sa trace après 1719. Il serait resté célibataire.


Le premier enfant de la seconde génération à suivre et à faire souche fut Nicolas Goulet, filleul de Nicolas Juchereau , le 15 décembre 1647 à Québec , l'époux de sainte Cloutier le 24 décembre 1672 à Château richer, le père de sept enfants dont quatre embrasseront l'état du mariage. Nicolas décéda à saint-Pierre , Île D'Orléans, le 24 août 1721. Il posséda la première maison de pierre de lÎLe.

René Goulet , fils, baptisé à Sillery le 27 octobre 1650, deuxième des garçons , fut le premier à se marier en Nouvelle-france. Il prit comme épouse Catherine Leroux, fille de défunt Henri et d'Isabelle Charton, le 29 octobre 1671, à Château Richer. Cette fille du roi avait passée un contrat de mariage avec le frère de son futur, Nicolas Goulet, le 3 septembre 1670. Elle apportait des biens d'une valeur de huit cents livres. Leur union fut récompensé par l'arrivée de cinq petites filles. catherine, après plusieurs bouffées d,ennui, se permit un voyage en France vers 1680. son mari empreuta huit cents livres de rené Mathieu le 15 avril 1681 " avant son départ pour la france " René Goulet réussit à convaincre son épouse de revenir au canada, la même année. Leur premier enfant naquit à Lachenaie, en 1691.


L'ancêtre Louis Houde fut parrain de Louis, le 28 août 1653 à sillery. Louis goulet prit comme compagne Marie Godin, fille de charles et de Marie Boucher. Cet amour fut éphémère. Un enfant posthume, futur époux de Thérèse Rousseau. Louis , naquit le 26 août 1683. La veuve convola avec Pierre Denis dit Lapierre, le 8 octobre 1687, et devint mère de neuf nouveaux rejetons. Thomas, baptisé à Château Richer le 2 avril 1661, porta le prénom de son grand-père paternel. son épouse , 25 octobre 1683, Marie Margurite -Louise Pancatelin, fille de défunt Marcel et de Marie Marcadet, vint au pays comme fille à marier, semble-t-il. Elle donna sept filles et trois garçons à son mari. Le couple quitta la Côte de Beaupré. Leur dernier-né reçut le baptême à lÎLe Jésus.

La famille la plus considérable appartient à charles, compagnon de vie de Marie-Anne Rancin, fille de Charles et de Marie Conflans, le 12 novembre 1686. Elle eut quatorze invités au banquet de la vie. trois de leurs garçons s,engagèrent pour L'Ouest en juin 1728. Charles Goulet fut inhumé à repentigny, le 10 novembre 1717.

Le filleul d'antoine Gaboury , Antoine, le 19 février 1692 l'époux de marie Madeleine Guyon, fille de Joseph et de Geneviève Cloutier. Ils élevèrent leurs onze enfants à L'Ange-gardien. La même année, le 20 juillet 1692, le plus jeune des garçons Joseph obtient la main D'Anne Julien dont les parents étaient Jean Julien et Madeleine Guérin. Leurs neuf rejetons grandirent à L'Ange-Gardien. Durant sa jeunesse, soit le 31 juillet 1688, Joseph s'était engagé comme coureur des bois vers L'Ouest. Tel est en bref le bilan de vie très positif de la seconde génération de Goulet au Canada.


DERNIER INVENTAIRE;

lE 26 NOVEMBRE 1688, L'ANCÊTRE GOULET TOMBA À LA RENVERSE COMME UN CHÊNE BOUSCULÉ PAR LE VENT DE LA VIE. ON LE COUCHA DANS LE CIMETIÈRE DE l'ANGE-GARDIEN.

Deux jours plus tard, devant son beau-frère René Letarte et Mathurin Huot. Marguerite Mulier lui survécut l'espace de quatre ans environ. Elle manifesta encore sa présence aux noces de joseph, le 20 juillet 1692. À la fin de janvier 1694, c,est l'inventaire des biens Goulet évalués pêle-mêle; 1 charrue, plus 700 gerbes de blé, 1 cavale et son poulin, 2 poulets, 3 vaches, 2 taureaux, 3 veaux, 3 porcs, 3 gorets, 9 poulets, 1 cpq, 1 maison de pierre, 1 grange , 1 étable, 33 arpents défrichés, etc. Les biens matériels laissés par les parents aux descendants ne sont rien à côté des principes de vie transmis aux générations montantes. Les Goulet possédaient l'esprit de travail, le goût du risque calculé, le respect de la vérité et de la justice.

Les fils de thomas Goulet furent les premiers à obtenir des concessions sur le territoire de L'Assomption, vers 1718.

Quatre patriotes ont marqué l'histoire de L'Ouest canadienne. L'Honorable Roger Goulet, né en 1834, filleul et protégé de MGR. Provencher, MÉTIS FRANCAIS , fut arpenteur, juge de district et membre du Conseil de L'Assiniboia.

L'Honorable Maxime Goulet, le 18 décembre 1878, devint député de st-Vital à la législature du Manitoba, puis Ministre de l'agriculture. De 1869 à 1870, le Lieutenant Général du gouvernement Provisoire de la rivière-rouge se nommait George Goulet.

Le plus célèbre des Goulet de la Rivière Rouge fut Elzéar Goulet. Il fit partie du Conseil de guerre qui condamna Thomas scott, en 1870. Homme parfaitement honorable. Il fut quand même poursuivi par l'armée d'occupation, " Ayant dû se mettre à l'eau pour sauver sa vie, il fut atteint d'une pierre pendant qu'il se dirigeait à la nage du côté de St-Boniface et, étourdi par le coup, il se noya," le 13 septembre 1870. Elzéar était le frère de L'honorable Roger et fils D'Alexis Goulet et de Joséphte Siverght. Tous ces Goulet descendaient des VOYAGEURS CANADIENS venus dans L'Ouest au temps de la Vérendrye.

En 1646, Jacques Goulet apportait une flûte dans ses bagages. Cet instrument de musique a été conservé pieusement dans la famille, jusqu'a nos jours. Il a appartenu à Alexis Goulet et à Maxime Goulet ci-haut mentionnés. En 1934, M. Robert goulet, de Winnipeg, artiste et compositeur de la Gigue de la Rivière-Rouge
la conservait jalousement. Avant la première guerre mondiale, la flûte devint muette. Quelqu'un pensa de l'hydrater en la passant à la vapeur. Le miracle se produisit; elle résonna de nouveau. Anisi en est-il de notre histoire. Pour en recevoir les leçons , il faut l'étudier avec amour.


Référence ; Nos ancêtres volume 11 de Gérard Lebel , C,Ss. R. 1986


Je dédie cette Biographie à M. Fernand Goulet dit Fern
et à tous les Goulet

PS. Moi aussi j'écrit seulement qu'avec deux doigts.
Donc ,2 ou 3 heures pour écrire les biographies ,c'est ma vitesse de croisière. AH! AH! Merci de prendre le temps de les lirent.


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Re: Monsieur Montour

Messagepar loutre » 2006-05-12, 21:23

Je ne me flatte pas là , ne voyez pas cela , mais je veut simplement souligner que si on se donnait tous la main les uns aux autres , mon Dieu que nous serions fort. si seulement on ne pensait pas seulement qu'à notre petit nombril cela aiderais bien des gens.

J'ai au moins eue cette petite victoire sur le gouvernement et il y a 18 familles qui dorent présentement sur leurs deux oreilles car ila auraient été expulsé de la réserve sans cette généalogie. et je l'ai faite avec mon coeur.


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Tu as parfaitement raison. Si tout le monde se donnait la main, on pourrait avancer un peu plus rapidement. Il ne faut pas compter seulement sur le gouvernement. On peut attendre des siècles. Il faut faire avancer la cause par nous même. J'ai ma fierté d'être autochtone métisse et je ferai tout en mon pouvoir pour avancer. Ce n'est pas avec des disputes et des déformations qu'on va avancer. Il faut le faire avec son coeur si non s'abstenir. Le coeur en dit long et il faut savoir le respecter. Les disputes n'arrange rien et ça crées des guerres. Il ne faut pas penser seulement au signe de $. Avec peu de volonté et du courage on peut faire des merveilles. Ceux qui ne sont pas d'accord. S.V.P. vous abstenir. Merci!

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Pas d'accord s'abstenir.

Messagepar Shushan » 2006-05-13, 11:57

Bonjour Madame Bourgoin.

Je suis parfaitement d'accord que l'argent fait faire beaucoup de folies. Mais tout ne se rapporte pas à l'argent, il reste encore l'estime de soit en ce bas monde.

L'amitié entre individus doit passé en premier . Le respect des autres aussi et surtout l'amour de son prochain, savoir respecter ses frères et soeurs Métis Autochtone et ceux qui nous entourent qui ne le sont pas.

Il n'y a pas que l'argent qui détruit tout , malheureusement il y a aussi l'envie et la jalousie , c'est encore plus malsain que l'argent.

Je prend note de votre message Madame Bourgoin.

Bonne fête des Mères.


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Re: Pas d'accord s'abstenir.

Messagepar marielaptitefrancaise » 2006-05-13, 12:09

Shushan a écrit:(...)
L'amitié entre individus doit passé en premier . Le respect des autres aussi et surtout l'amour de son prochain, savoir respecter ses frères et soeurs Métis Autochtone et ceux qui nous entourent qui ne le sont pas.

Il n'y a pas que l'argent qui détruit tout , malheureusement il y a aussi l'envie et la jalousie , c'est encore plus malsain que l'argent.
(...)


C'est malheureusement partout pareil mais si chacun fait un petit effort...
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Re: Jean Nicolet sieur de Belleborne

Messagepar pocahuntas45 » 2006-05-13, 17:59

Sylvie Guay a écrit:Jean Nicolet sieur de Belleborne (1598-1642)


Fils de Thomas Nicolet,messager ordinaire de Cherbourg à Paris,et de Marguerite de Lamer,et frère de l'abbé Gilles Nicolet,de Cherbourg en Normandie,il épouse à Québec,le mercredi 7 octobre 1637,Marguerite Couillard,batisée à Québec le lundi 10 âout 1626,fille de Guillaume Couillard et de Guillemette Hébert.Il contracte mariage devant le notaire Guitet le jeudi 22 octobre 1637.De leur union naissent deux enfants.

Il arrive à Québec en 1618 comme engagé de la compagnie des marchands de Rouen.Il vient au pays afin d'y apprendre les langues amérindiennes et de servir par la suite d'interprète.Il passe deux années chez les algonquins de l'Ile aux Allumettes oû il apprend les langues huronne et algonquine avant de séjourner neuf ans chez les Népissingues comme commis de traite.Au moment de la prise de Québec par les Kirke en 1629,il va vivre chez les hurons et ne revient à Québec qu'après le retour des Français.En 1634 Champlain l'envoie explorer du côté de l'ouest.Il se rend jusqu'a l'embouchure de la Rivière Verte au Michigan et à la Baie-des-Puants et fume le calumet de paix avec les amérindiens de cette région avant de revenir à Québec rendre compte de son expédition.

Il s'établit ensuite à Trois-Rivière comme commis de la compagnie des Cents Associés.Le 27 décembre 1635 il y agit comme parain pour une jeune amérindienne.Il a lui-même une filles d'une amérindienne,née vers 1628,et prénonmée Madeleine dite Euphrosine.Il va remplacer Olivier Letardif comme commis à Québec le 29 octobre 1642.Au moment oû,à la demande du gouverneur et en raison de ses qualités d'interprète,il part de Québec pour se rendre à Trois-Rivière afin d'y délivrer un Iroquois prisonnier des Hurons,sa chaloupe est renversée par un fort coup de vent et il se noie.Il est inhumé à Québec le 29 octobre 1642.Dans la Relation des Jésuites,on peut lire au sujet de sa mort:

Il s'embarque à Québec sur les sept heures de soir,dans la chaloupe de M de Chavigny,qui tirait vers les Trois-Rivière.Ils ne sont pas encore arrivés à Sillery qu'un coup de vent de nord-est, qui avait exsité une horrible tempête sur la grande rivière,remplit la chaloupe d'eau et la coula à fond,après lui avoir fais deux ou trois tours dans l'eau.Ceux qui sont dedans n'allèrent pas incontinent à fond;ils s'attachèrent quelque temps à la chaloupe.Monsieur Nicolet a loisir de dire à Monsieur de Chavigny-Monsieur sauvez-vous,vous savez nager.Je ne le saispas;pour moi je m'en vais à Dieu.Je vous recommende ma femme et ma fille.Les vagues les arrachèrent tous les uns après les autres...M de Chavigny seul se jetta à l'eau et nagea parmi les flots et les vagues,qui ressemblaient à de petites montagnes...

Sa veuve épouse à Québec Nicolas Macard en deuzièmes noce à Québec le 12 novembre 1646.On dresse l'inventaire de ses biens.Mais ce document est vendu 400 francs à Paris par E.Dufossé.Signature No.901.


Bonne journée à tous!!


Pocahuntas45 :D

Métisse algonquine d'origine Népissingues




Référence:Dictionnaire Biographique Des Ancêtres Québecois(1608-1700)
Tome IV Lettres NàZ
Auteur: Michel Langlois
Les Éditions Du Mitan
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Merci beaucoup Sylvie.

Messagepar Shushan » 2006-05-13, 21:10

Merci beaucoup Sylvie de prendre part à ce volet.

J'apprécie beaucoup.

Si jamais tu trouve d'autre chose sur tes origines et souche des familles , je serais contente que tu les écrivent .

Si tu est une maman , je te souhaite une Bonne Fête des Mères pour demain.


À bientôt.


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PAUL VACHON

Messagepar Shushan » 2006-05-22, 16:32

PAUL VACHON


Paul Vachon, né vers 1630, fils de Vincent Vachon et de Sapience Vateau, était natif de la Copechagnière, Commune du département de la Vandée, arrondissement de La-Roche-sur-Yvon, canton de St-Fulgent, diocèse de Luçon, dans l'ancienne Province Française du Poitou.

Paul Vachon fit la traversée au Canada vers 1650, à l'âge de 20 ans, Il épousa à québec, le 22 octobre 1653 , Marguerite Langlois. cette jeune fille du pays, native de Beauport, fut baptisée à la chapelle de Québec, la seule de la région en ce temps-là, par R.P. Nicolas Adam, S.J... le 3 septembre 1639. Marguerite Aubert , femme de Martin Gravel, avait été sa marraine.

La fiancée de 14 ans appartenait à une digne famille de la Nouvelle-france, celle de Noël Langlois et de Grançoise garnier , habitant la région de Québec depuis le printemps 1634.

Paul Vachon possédait certainement une instruction plus qu'ordinaire, comme nous le verrons plus bas. Cependant , sa calligraphie, après plus de trois siècles, fait toujours quelque peu souffrir ses lecteurs.!

L'HOMME AUX TALENTS MULTIPLES;

Paul Vachon avait différents métiers dont celui de maçon , semble-t-il. En 1654, en compagnie de Mathurin Roy, il construisit la chapelle et la salle des malades de L'HÔTEL-DIEU de Québec, dont la première pierre fut posée par le Gouverneur Général, Jean de Lauzon ( BDC, 11, 667 )

Le 14 juin 1655 ( Conseil souverin , 1, 564) le Seigneur Giffard lui faisait , au bourg du Fargy, Seigneurie de Beauport, une concession de terre. La superficie de cette première concession fut doublée 9 ans plus tard, le 29 décembre 1664. Paul Vachon porta toujours une attention spéciale à sa ferme. en 1666, Michel Aubin , 22 ans , était son domestique engagé. Au recensement de l'année suivante, Paul Vachon possédait 7 bêtes à cornes et 20 arpents défrichés. Et , 14 ans plus tard, les recenseurs inscrivaient 35 arpents en valeur, 13 bêtes à cornes, 1 pistolet et 2 fusils.

Un domestique âgé de 61 ans, du nom de Pierre, était à son service. De plus , Vachon avait obtenu de charles de Lauzon-Charny, le 12 août 1660, une terre de 4 arpents de front, paroisse St-Pierre, I.O. Thomas Le sueur était à cet endroit son fermier de confiance: Maurice Crépeau et Charles Courtois, ses bons voisins. Paul Vachon , revendit cette terre, le 14 septembre 1678, à denis Roberge qui reçut quittance le 21 novembre 1679.

Si Paul Vachon recourait à l'aide de domestique pour exploiter ses fermes, c,est que d,autres occupations l'accaparaient. La profession principale de Vachon fut celle de notaire seigneurial. Un de ses descendants, André Vachon, historien, a trouvé dans les archives du conseil Souverain un acte du 23 octobre 1655, signé de son ancêtre, faisant référence au titre de notaire de Notre-Dame des-Anges. La seconde pièce connue et reçue par Vachon porte la date du 24 mars 1658, qui titre comme suit: Concession des Jésuites à François Truffé dit Rotot. Vers ce temps là, Paul Vachon était procureur fiscal des Seigneuries de Lirec et de LÎle D'Orléans, secrétaire de Charles de lauzon, greffier des seigneuries de Beauport et de Notre-dame-des-Anges, près de Québec. Le 10 novembre 1667, Mgr. de Laval le nommait procureur fiscal et notaire dans ses seigneuries de Beaupré et de L'Île D'Orléans, fonctions qu'il a remplies consciencieusement jusqu'à sa retraite en 1693. Son dernier contrat signé le 2 novembre peut se résumer ainsi: Transaction de Michel Giroux et de Jean-Paschal Prévost.


UNE BELLE FAMILLE;

Paul vachon et Marguerite Langlois eurent 12 enfants; 5 garçons et 7 filles. Les 8 premiers ont leur acte de baptème inscrit dans les registres de Notre-Dame de Québec, parmi lesquels 3 avaient été baptisés à la petite chapelle de Beauport;
Louise née le 25 mai 1662 et baptisée le 28 du même mois par M. Charles de Lauzon, Sieur de Charny:
Charlotte , née le 12 septembre 1666 et baptisée le 18 par l'abbé Louis Ango;
Pierre, batisé en la chapelle de Beauport par Guillaume Mathieu, S.J.... le 31 mai 1671. Les actes de baptèmes des 4 derniers enfants sont à Beauport.

Marguerite, Louise, Madeleine, Anne-Thérèse , Marie-Madeleine et Françoise s'unirent respectivement à J.R. Duprac, Léonard Paillard. Raphaël Giroux, Jean Turgeon, Pierre Vallée, François Binet et Jean de L'Espinay. quant à Charlotte, nous savons qu'elle vivait encore en 1681.
Vincent, Noël et Pierre s,unirent aux familles Cadieux, Giroux et Soulard. Tous ces mariages furent célébrés à Beauport.

L'aîné de la famille, Paul, fut l'un des premiers prêtres nés en sol Canadien. Natif de beauport et ondoyé à la maison par Jean Creste, baptisé à Québe le 9 novembre 1656 par Joseph Poncet, S,J.... Paul poursuivit ses études au Séminaire de Québec. Il fut élevé à la dignité du sacerdoce par Mgr. de Laval, le 21 décembre 1680. L'Abbé Vachon desservit la Côte du Sud jusqu'au Cap Saint- Ignace en 1683, et la Côte du Nord des Grondines à Batiscan. Il fut nommé Chanoine du Chapitre de Québec en 1684. En 1692, il desservait la cure du Cap-de-la-Madeleine. L'Église de cette paroisse trifluvienne , aujourd'hui centre de pélerinage marial, fut construite sous sa direction en 1717. Le Chanoine Vachon mourut le 7 mars 1729 et fut inhumé dans le sanctuaire de l'église du Cap. On exhuma ses ossements en 1895; ils étaient parfaitement conservés.

La plupart des descendants de l'ancêtre Paul vachon sont connus évidemment sous le nom de Vachon. Nous le retrouvons aujourd'hui nombreux dans la Beauce. Plusieurs familles branchées sur le fils Noël adoptèrent le surnom de pomerleau; ceux de la lignée de Vincent signaient dit Laminée.

Parmi les descendants éminents, qu'ils nous suffise de rappeler le non prestigieux d'Alexandre Vachon, né à St-Raymond de Portneuf le 16 août 1886 du mariage de J. Alexandre Vachon et de Marie Davidson, diplômé de L'Université Havard, chimiste renommé, recteur de l'université Laval, Archevêque d'ottawa, organisateur du fameux congrès marial de 1948.


LES ÉPIDÉMIES;

Si la grippe espagnoleà laissé un triste souvenir parmi nos aînés, l'on peut dire que la médecine de 1700 était encore plus démunie devant les épidémies, les maux de toutes sortes.

Entre 1699 et 1703 , la famille Vachon fut frappée de plein fouet par la mortalité. noël Vachon , l'époux de Monique Giroux, père d'un fils qui fit souche, décède à l'Hôtel dieu de Québec au beau milieu de l'été 1699. Le 28 février 1702, à Beauport est inhumé Guillaume Vachon, célibataire, qui n,avait pas encore 20 ans. Puis en 1703, 4 sépultures; Pierre, le 17 janvier; Marie Madeleine, le 18 février, Marguerite, l'aînée des filles, le 24 juin. Il nous faut ajouter avec tristesse que, le lendemain 25 juin, l'ancêtre Paul Vachon, veuf de Marguerite Langlois depuis le 25 septembre 1697, mourait à son tour après avoir vu descendre dans la fosse 3 de ses enfants. L'ont peut se demander quel était ce mal terrible qui dans la seule année 1703, en l'espace de 6 mois, emporta le tiers de cette famille. ?

Les chroniques des Ursulines nous fournissent des renseignements très précis et précieux pour comprendre l'histoire de ces malheurs. Dans l'hiver de 1700-1701, il y avait eut à québec des maladies populaires qui firent d'étranges ravages. Le mal s'annonçait par un amuvais rhume, auquel se joignait une fièvre ardente accompagnée de fortes douleurs de côté, et il emportait les personnes en peu de jours.... M. de bernières, doyen des Chanoines de la Cathédrale, décéda le 4 décembre 1700, sur la fin de novembre ( 1702-1703) , la maladie commença dans la ville. elle avait été apportée ici par un sauvage de frontière. C'était une espèce de petit-vérole accompagnée de plusieurs accidents fâcheux, et en moins de deux mois, l'on a compté plus de quinze cents malades, et entre trois à quatre cents morts. Il parait que cette épidémie enleva le quart de la population de québec.

Il n'y a pas de doute, les 4 dernières victimes de la famille Vachon, dont l'ancêtre lui-même, le furent de cette espèce de petite-vérole. L'on sait qu,en Louisiane, l'année suivante , il y eut aussi une affreuse peste.


Telle est en bref la belle histoire de l'ancêtre Paul Vachon et de son épouse Marguerite Langlois qui méritaient bien un petit monument, au moins une plaque commérative, quelque part à Beauport.





Référence : nos ancêtres de Gérard Lebel C,Ss. R.
1980
Ste-Anne de Beaupré.



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DAMIEN BÉRUBÉ

Messagepar Shushan » 2006-05-23, 15:33

DAMIEN BÉRUBÉ


Qui ne connait pas les mots de la chanson; J'irai revoir ma Normandie ? C'est que nous avons tous du sang noemand dans les veines. Plus de 1,300 Normands et Normandes ont traversés l'Atlantique pour conquérir le Canada, sans parler des 43 Jésuites dont 4 jouissent de l'auréole de la Sainteté et du Martyre.

Damien Bérubé venait de Normandie. Ses ancêtres, parait-il, avaient leur souche parmi les aventuriers scandinaves du conquérant Rollon qui, en 9911, soumit une partie de la Normandie: Talou, les régions de Caux et du Roumois.

Baptisé à la vieille église de Roquefort le 2 février 1647, fils de Robert Bérubé et de Catherine Ferrecoq, Damien avait eu comme parrain Jean-Baptiste Deschamps de Boishébert, père du futur Seigneur de la Rivière-Ouelle. Sa marraine se nommait Isabeau de Bin.

En France, une douzaine de villes et villages portent le nom de Rochefort. Celui de notre ancêtre est situé sur la Seine-Inférieur, arrondissement d'Yvetot, pas tellement loin de Rouen, là la route transfrançaise des petites diligences, là où Jeanne D'Arc fut brûlée vive en 1431.


MAÇON DE MÉTIER;

Jean-baptiste -François Deschamps, Sieur de la Boutellerie, avait obtenu du Roi-Soleil la permission d'aller défricher des terres situées entre Trois-Rivières et Montréal jusqu'à concurence de mille arpents. Le St-Jean-Baptiste , vaisseau de 300 tonneaux, partit de Dieppe en fin de juin 1671. Il portait à son bord environ cent hommes dont deux maçons; Damien Bérubé, Jacques Miville- dit Deschênes, et deux charpentiers; Robert Lévêque et J. Thomas Thiboutot, vingt-six filles de Paris, dix ânes, cinquante moutons et beaucoup de choses commodes pour la traite.

Le Seigneur Deschamps, à cause de la menace Iroquoise, se dirigea plutôt vers Rivière-Ouelle pour se consacrer uniquement à la mise en valeur de sa seigneurie obtenue de l'intendant Jean Talon, le 29 octobre 1672.

Damien Bérubé aida d'abord son Seigneur à la construction du Manoir édifié sur le terrain qu'occupent aujourd'hui l'église paroissiale et ses dépendances. Il construisit aussi près du ruisseau du petit moulin, en 1679, le premier moulin à vent, l'Evantail. Le Seigneur en fera ériger 5 autres en différents endroits de son fief.

Le 27 septembre 1676. Damien Bérubé reçut une concession considérable de " 12 arpents de front sur 40 de profondeur sur la rivière Houelle, bornés d'un côté le remplacement de Thiboutot, parmis les terres non concédées en 1692" Malgré ces travaux à l'extérieur où il excella, Damien Bérubé , au recensement de 1681 , avait 10 arpents de terre en culture, 6 bêtes à cornes et le bon fusil si utile à la défense et surtout à la chasse du merveilleux gibier à plume et à poil abondant dans ces parages.

En 1684, de La Bouteillerie donna un terrain pour la construction d'une humble chapelle. Damien Bérubé et Jacques Miville dit Deschênes travaillèrent, dit-on, à la maçonnerie des fondations. L'Abbé Thomas Morel bénit le modeste temple dédié à Notre-Dame-de-Liesse, le jour de l'an 1685.


PÈRE DE FAMILLE;

Damien Bérubé fréquentait le pays depuis 8 ans lorsqu'il trouva une compagne selon sa trempe. Elle se nommait Jeanne Sauvenier ( Souvenir ou Savonnet ) . Cette orpheline née à paris en 1646 était fille de Jacques et D'Antoinette Babillote, veuve de Jean Soucy-dit Lavigne, habitant de L'île-aux-Grues, mère de quatre enfants Soucy;
Anne, Pierre, Marie-Anne et Guillaume. Quand on aime vraiment le courage ne manque pas, même à un amant de 32 ans. Le mariage fut béni à Islet, le 22 août 1679, par L'Abbé Morel. Assistaient à la cérémonie religieuse Paul Dupuy, écuyer, Seigneur de L'Île-aux-Oies, Noël Langlois, Guillaume Lemieux et Jean peltier.

Le couple Bérubé engendra 7 enfants dont 3 décédés en bas âge. Pierre, Ignace et Mathurin s'allièrent aux familles Dancausse, Ouellet et Miville. Jeanne-Marguerite épousa l'ancêtre René Plourde, le 26 août 1697.

DÉPART PRÉMATURÉ;

L'ancêtre Bérubé fut terrassé par la maladie dans la force de l'âge. La tête pleine de grands rêves, la maison remplie de beaux enfants, il fit ses adieux et partit pour le ciel. Il avait 41 ans. Inhumation à la rivière-Ouelle, le 7 mars 1688. en l'espace de quelques années, il avait défriché une fraction de son vaste domaine; 20 arpents et rendu heureux 4 orphelins, et avait vu naître 6 rejetons. mathurin est un fils posthume, il avait aussi ouvert la route à une descendance aujourd'hui nombreuse et respectable.

Il est le père de tous les Bérubé du Canada et des États-Unis.

La cause de la mort de l'ancêtre demeure un point d'interrogation. Paul-Henri Hudon, auteur d'une monographie paroissiale de Rivière-Ouelle, précise; Il y eut cette année (1688) en Nouvelle-France des épidémies d'influenza, de rougeole et des fièvres de toutes sortes." Le lendemain , 8 mars, deux petites filles Bérubé, Thérèse, 2 ans et Marie 5 ans, étaient inhumées au même endroit.


LA PRÉFÉRÉE DU ROI;

La maison hospitallière de la Misérécorde, fondée à Paris en 1624, par le président Séguier, était destinée à recevoir cent orphelines , pauvres de père et de mère. Ces orphelines éduquées selon les principes de la religion catholique que connaissaient aussi les arts et les lettres. Elles jouaient parfois la comédie à la cour du Roi. Jeanne Sauvenier était-elle l'une de ces orphelines protégées par sa Majesté ? Nul doute qu'elle savait lire et écrire bien qu'elle le nia toujours devant notaire.....


MAMAN DÉPARAILLÉE....


Il fallait du doigté pour garder dans la concorde les 4 enfants de son premier mari et ceux de son second. En 1689, Anne Soucy épousa Jean Lebel. Courageuse, Jeanne convola une troisième fois, le 17 novembre 1692, à Rivière-Ouelle, avec François Miville, veuf de Marie Langlois, père de 5 enfants dont Joseph, Jacques et Charles encore sous la tutelle paternelle. Pour mêler l'écheveau, ajoutons que Jeanne donna une dernière fille à son dernier époux; Marie-Françoise , baptisée en 1694, épouse de Prisque Boucher, mère de 14 enfants. Jeanne Sauvenier eut donc 4 enfants Soucy, 7 Bérubé, et 1 Miville.

Son contrat de mariage avec François Miville stipulait " Y avoir aucune communauté de biens entre eux nonobstant la coutume et usage ....." Jeanne s'engageait à faire l'inventaire de ses biens par Guillaume Lizotte et René Ouellet en présence de Robert Levêque.

Un jour, il fallut mettre de lOrdre et de la justice au sujet des héritiers. L'occasion était belle pour une chicane d'importance. IL n'en fut rien. Jeanne passa un contrat de donation devant le curé Bernard de Roqueleyne mandaté par l'intendant à cet effet. La terre de Damien Bérubé revenait aux enfants Bérubé en 4 parties égales. Quant aux animaux, il en sera fait deux lots; l'un pour les enfants Soucy, l'autre pour les enfants Bérubé. Plus tard, Françoise Miville renoncera à sa part d'héritage en faveur de ses demi-frères et demi-soeurs. Des conditions de réserve étaient imposées pour Jeanne et son époux. Pierre Bérubé, héritier de la partie logée, accepte de garder sa mère et François Miville. L'acte fut versé au greffe du notaire Janneau , le 15 novembre 1708.

LES BIENS MEUBLES ET IMMEUBLES;

La terre de 12x40 arpents possédait une vieille maison, un hangar, une vieille étable et une écurie, 5 bêtes à cornes, 3 chevaux , 7 cochons, autant de moutons, 12 poules et un coq, 2 dindes. L'inventaire signale plus de 5 douzainnes d'articles dont quelques-uns avait appartenu à Jean Soucy. Les dettes à solder se chiffraient à plus de 437 livres.


RENTE VIAGÈRE;

En retour, les enfants devront fournir chaque année 2 minots de 2bled " , 10 livres de lard, loyal et marchand, etc.... Elle et son mari pourront même faire du sucre d'érable " dans la saison du printemps " pour leur usage personnel. Cette rente viagère se poursuivra un an après le décès de jeanne afin de payer ses funérailles et de faire célébrer 25 messes pour le repos de son âme.


DANS LA GLOIRE;

Jeanne sauvenier quitta les siens en 1721, âgée d,environ 74 ans. Ses funérailles eurent lieu à la Rivière-Ouelle le 21 mars , 10 ans après celle de François Miville.

Parmi sa descendance, Octave Soucy, né à St-André de Kamouraska le 13 mars 1841, fils de Benjamin et de Marie-geneviève Paradis, 6é générations, fut le premier prêtre à porter le nom de Soucy au Canada. Jean-françois, né aux Trois-Pistoles le 27 juillet 1827, 6é générations, fils de Félix et de Thècle Côté , devint le premier prêtre Bérubé en 1885.

Il convient d'insister sur la vie de cette aïeule peu ordinaire. L'occasion était belle de mettre en valeur l'action irremplaçable de ces femmes fortes qui ont fait leur large part dans la fondation de notre patrie.

Honneur à nos ancêtre! Honneur à nos Aïeules !



référence;
Biographie Nos ancêtres

Gérard Lebel , C,Ss . R.
Sainte-anne de beaupré 1980.


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Biographie Léonard Pilote

Messagepar Shushan » 2006-05-23, 20:03

LÉONARD PILOTE


Grâce à des recherches effectués dans les Archives de La Rochelle par une religieuse américaine, Soeur Gérardine-I. Pilote, auteur d'un ouvrage intitulé; A Pilotte family History ( 1644-1900) , nous pouvons maintenant apporter quelques précisions au sujet de la vie de l'ancêtre Pilote avant son départ pour la Nouvelle-france.

Léonard Pilot épousa denise gaultier à l'église Ste-Marguerite de la rochelle, le 26 mai 1644. Un prêtre Oratorien, Preussion ( ? ) bénit leur union. Témoins; Nicollas Mabillon, René Roy, François Bazouin et louys Foucquerai. Le couple Pilote eut deux enfants connus et qui vinrent au Canada . Marguerite Pillot, futur épouse de Jean Drouart, née le 4 , fut baptisée le 6 juin 1653 par l'Abbé Fesquet. Ses parents sont dits de la paroisse de St-Nicolas de La Rochelle. Le 16 septembre 1657, à été baptisé Jean pilote dans l'église St-Sauveur de La rochelle, par l'abbé Fourré, prêtre missionnaire. Parrain et marraine; jean Barraguay, marchand; Magdeleine Petit.

Plusieurs vaiseaux quittaient chaque année le port de La Rochelle pour le Canada. Quelques-uns ne revenaient jamais.... Au retour, les membres des équipages racontaienet des histoires merveilleuses de Terre Promise. Un certain courrier faisait aussi la navette entre La Rochelle et les habitants de ce nouveau monde magique. des émigrants de plusieurs provinces de France circulaient dans les rues de la ville portuaire, dans l'attente d,un départ vers l'inconnu.

Léonard Pilote, comme bien d'autres , rêva de cette France nouvelle. Il en discuta avec son épouse enceinte et une décision fut prise au printemps 1657. Léonard Pilote , les larmes aux yeux mais l'espoir au coeur, quitta sa famille, sa ville, le port, pour toujours.

Le 19 septembre 1657, nous le retrouvons devant le notaire Auber, à la Côte de Beaupré, pour signer comme témoin au contrat de mariage de l'ancêtre Pierre Tremblay et Ozanne Achon. Évidemment, Léonard ne savait pas qu'un dernier enfant lui était né, Jean, et qu'il avait été baptisé depuis deux jours à La Rochelle.


PROCUREUR;

C'était l'automne 1658, un 7 octobre, à Québec Michel Désorcy, flanqué de deux témoins; Julien Martin et Benjamin Auzeau, entre chez le notaire Guillaume Audouart. Ce marchand tout pimpant, petit bourgeois, portait un surnom. " Sieur de Boutantrain " . Il voulait un procureur, un vrai. Le notaire Royal prit sa belle plume d'oie et rédigea un texte très solennel qui constituait Léonard Pilote, procureur de Michel. Du moins sur papier, Léonard pouvait se prendre pour l'intendant d'un Roi. Quel pouvoir ! " condempnez bailler main levee de touttes saisie et arrests consentir tous eslargissements de prisonniers, plaider, appeler " ect.....

Le procureur élu remplit problablement ses fonctions le temps d'un voyage de son maître en France, l'espace d'une saison. Léonard Pilote fit promettre à Désorcy de rendre visite à sa femme Denise demeurée seule à La rochelle et de lui rapporter mille bonnes nouvelles. Nous pensons même que Léonard transmis à Michel une lettre très longue à remettre à son épouse.


LE CENSITAIRE;

Durant l'hiver , Léonard Pilote voulut obtenir un lot bien à lui. Simon Denys , écuyer, Sieur de la Trinité, époux de Françoise du Terte, lui céda " deux arpents de terre ou environ sur trente arpents de profondeur suivant les lignes.... de la seigneurie de Notre-Dame des Anges.... la prendre depuis le commencement des aulnes sur la prairie... le tout a prendre sur le grand fleuve St-Laurent.... Cet acte signé par le notaire Peuvret, mercredi après-midi, le 26 mars 1659, sptipulait également; le bailleur avait acheté cette terre de 7 arpents de front des pères Jésuites; il en concédait 2 arpents.

L'acquéreur Pilote devait payer aux Pères jésuites la somme de 8 livres 15 sols et 2 chapons de cens et droits Seigneuriaux à la St-Etienne, chaque année.

de plus, Léonard Pilote a la charge de " faire les clostures necessaires et y voir feu et lieu " René Maheu et Claude Charron apposèrent leur signature comme témoins. Léonard signe Pilot, nom qui veut dire , petit pilier.

À la fin du contrat, une précision est ajoutée et signée par Pilote, à savoir " de laisser prendre du bois de corde a son fermier ( celui de M. Denys ) durant le temps de leur bail sur ma d. concession et d,auder de mon travail ce printemps au d. fermier à refaire la closture de la terre du d. sieur Denys"

L'ancêtre des Pilote d'Amérique était devenu propriétaire. Sa terre ne se trouvait pas tellement loin de la basse-ville de Québec et tout près de la seigneurie bien organisée de Beauport. Quand quelqu'un possède le sol, il possède le pays.


PLACE-ROYAL;

Léonard Pilote travaille en Nouvelle-france depuis deux ans. Au printemps de 1659, croyons -nous, il écrit à sa femme demeurée à St-Nicolas, Évêché de La rochelle; " Denise , il y a ici de l'avenir. J'ai obtenu une belle concession tout près de Québec. Rejoins-moi dès que tu le pourras. Amitiéa à Marguerite! Est-ce que Jean a grandi ? Comment va le petit nouveau ? "

À l'été 1660, le 13 août , Léonard signe un bail de 2 ans avec Denys de la ronde pour occuper un logis de long de la rue Sous-le-fort, non loin de la falaise du Cap-diamant, presque en face de l'escalier Champlain, qui permet encore l'accès rapide à la Côte-de-la- Montagne. Prix du loyer; 25 livres par an. ( Notaire Audouart ).

À la Place-royale, Léonard, Denise, Marguerite et Jean eurent feu et lieu. À Notre-Dame-des-anges, la cabane n'était pas construite.


L'ENGAGÉ;

En 1662, le logis devait-être prêt à la seigneurie de Notre-Dame-des-Anges. La famille Pilote y déménagea ses pénates.

cette année là , un emploi rénumérateur s'offrait également à Léonard. etiennette Després exploitait une propriété de 60 arpents avec grange et étable non loin de la rivière Beauport. La riche dame possédait aussi une maison à la Place-Royale. Elle était veuve de Duplessis Kerbodot, Gouverneur des Trois-rivières, tué par les Iroquois le 19 août 1652. Léonard Pilote devint son fermier officiel.


UN REJETON CANADIEN;

En ce jour du 8 mars 1663, grande joie chez les Pilote / Un fils venait de naître. Il fut baptisé le lendemain par L'Abbé Charles de lauzon - Charny, à Beauport. M. Pierre Denys , parrain, lui donna son prénom, Marie-anne Duplessis était sa marraine.

DERNIÈRE CONCESSION ;

Le 22 décembre 1664, Léonard Pilote signe comme témoin au contrat de mariage de Charles Garnier ( Grenier ) et louise Vézina.

L'année suivante, nouvelle concession obtenue dans la même Seigneurie. ce 15 octobre 1665, Jean Madry concède 4 terres contiguës à André Coudret, David Courbin, Léonard Pilote et André Coudret.

les descendants pilote apprendront avec joie et surprise que, durant la même époque active, Léonard et sa fille ont été les privilégiés de Ste-Anne. Le premier prêtre Canadien, l'Abbé Germain Morin, transcrivit en 1667 les miracles arrivés en l'église de Ste-Anne relatés par l'abbé Thomas Morel.

" Marguerite Pillehotte, incommodée de tout le corps l'espace de deux mois, s'estant pareillement recommandée à ste-Anne a reçue guérison" ( ASAB, p. 14, b1, 410)

Tout semblait aller comme dans le meilleur des mondes. Que se passa-t-il ? Nul ne le sait. Le deuil vint prématurément frapper ce chef de famille. L'acte de décès de Léonard a été perdu. il fut inhumé le 3 décembre 1665, à Québec, au cimetière de la Montagne. D'après la date de son mariage, Léonard était âgé de plus de 40 ans. En peu d'années , il avait beaucoup fait. Il pouvait maintenant devenir concessionnaire de l'Au-Delà.


ALLIANCE NOUVELLE;

Denise Gautier, après un veuvage de 14 mois, épouse à Québec le 7 février 1667, le normand Robert Lefebvre, fils de D'Olivier et de Michelle renoust de Saint-Nicolas de Caën.


Denise fit les choses selon la loi et les coutumes. Le 27 décembre 166, l'inventaire des biens de défunt Léonard Pilote fut rédigé par le notaire Paul Vachon, dans " la maison et demeure de la dite Gautier" Denise devenait tutrice de ses enfants; Jean, 10 ans, Pierre 5 ans , Marguerite 13 ans,. Les témoins ; David courbin et Pierre Parent. Le subrogé tuteur furent choisi: Jean Drouart. Les biens ayant appartenu furent estimés à 825 livres. Le tout revenait aux enfants. Mais le 24 décembre 1667, cadeau de Noël, par un acte notarié Denise concède à son second mari la somme de 400 livres tournois qu'il pourra prendre sur ses biens si elle décède la première. Si c'est Robert qui meurt le premier, cette somme sera remise aux enfants et héritiers de la veuve Pilote ( Notaire Vachon )

Ce second mariage fut sans enfant. La famille n'eut pas de problème avec le nouveau chef installé à Beauport. Robert Lefebvre possédait, en 1667, 5 bestiaux, 20 arpents en valeur et un domestique, Thomas Girard. La maisonnée était voisine, semble-t-il de la grande ferme des Pères Jésuites.

Après presque 30 ans de bonheur, denise fut inhumée à québec le 7 février 1695. Robert Lefebvre lui survécut 8 ans, jusqu'en février 1703.


DE GÉNÉRATION EN GÉNÉRATION;


Les trois enfants Pilote se marièrent à Québec.
Pierre, le cadet,épousa marie-Jeanne Brassard le 11 janvier 1694 ( Notaire chambalon 26 décembre 1693 ). Le couple n'eut qu'une fille, qui devint l'épouse de Joseph Racine.

Marguerite à 17 ans , unit sa vie à celle de Jean Drouarr le 20 janvier 1671 ( notaire duquet 20 juillet 1670 ) Ils n'eurent que deux enfants. robert épousa le 9 mai 1707 Madeleine Pagé; Marie Madeleine née à la Canardière, Limoulou, faubourg de Québec, entre chez les Ursulines.

À la demande de Mgr. de Saint-Vallier et de sa supérieure, celle-ci alla enseigner aux Trois-rivières en 1697. après 67 ans en religion, Mère Saint-Michel décéda à l'âge de 82 ans.

C'est Jean , né en France , fermier à la Côte de lauzon, qui propagera le nom PILOTE en Amérique. Au recensement de 1681, il avait un fusil, une vache et 8 arpents de terre en valeur. Marié à Marie françoise Gaudry le 27 juin 1678 ( notaire rageot 31 mai 1678 ( il éleva une famille de 13 enfants; 6 filles et 7 garçons. Jean , Pierre, Joseph et Charles firent souche.

en ce temps là, le missionnaire ambulant inscrivait les actes officiels là où il le pouvait. Anisi l'acte de baptême de Jean se trouve dans les registres de L'Islet; celui de Marie-françoise, dans ceux de Neuville. pour cette dernière J. Ed. Roy écrit qu,elle fut baptisée par le missionnaire Jean Baset dans la maison de Jean Demers ( Dumais ) , à la Côte de Lauzon, plus précisément à st-Nicolas, le 9 juillet 1688 .

L'une des belles figures de la descendance de Jean Pilote fut Mgr. François Pilote, fondateur de l'école d'agriculture de Ste-Anne -de-la- Pocatière en 1859. Il était né le 4 octobre 1811 à St-Antoine-de-Tilly, du mariage de Ambroise Pilote et de marguerite Coulombe
.


Référence; Gérard Lebel C, Ss. R.

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Biographie Nicolas Audet-Lapointe

Messagepar Shushan » 2006-05-25, 11:55

Biographie Ancêtre

Nicolas Audet Lapointe



NICOLAS AUDET DIT LAPOINTE;

Nicolas Audet, né vers 1641, fils D'Innocent Audet et de Vincente Reine, de Saint-Pierre-Maillé, évêché de Poitiers, vint au Canada avant 1664 puisque nous trouvons son nom dans les registres des confirmés, le 3 mars de cette année -là.

Nicolas Audet lapointe quittait une belle province de France où on récolte le blé, la vigne et beaucoup de fruits. Le Poitou est boisé et contient d'excellents pâturages. C'est dans cette province que Charles Martel repoussa les sarrasins, que Clovis battit les Goths.

Presque tous les colons venus de France au dix- septième siècle s'acclimatèrent au pays en s'engageant au service du gouvernement, d'une institution religieuse ou d'un colon prospère.

Nicolas audet Lapointe semble avoir été pris en charge par Mgr. Laval. Au recensement de 1666, nous le trouvons travaillant dans la ferme de l'évêque, à St-Joachim près du Cap Tourmente. Deux ans plus tard, en 1668, nous en fournit la preuve. " Aujourd'hui....., et la principale porte et entrée du d. lieu ou estant, le d. sieur Madry aurait sonné une petiite clochette où serait survenu Nicolas Audet, portier au d. chasteau auquel le d. sieur Madry aurait demandé.... Nicolas Audet aurait dit qu'il allait présentement advertir le d. seigneur son maistre..... "

Pendant plus de 4 ans, Nicolas Audet a travaillé au service des autres et gagné ses épaulettes. Il comptait plus sur l'épargne que sur le crédit pour préparer son avenir.

LE COLON;

Le portier Audet décida de devenir colon à L'Île D'Orléans. Il obtient de son maître et seigneur, le 22 juin 1667, une concession " de trois arpents de terre de front sur le fleuve St-Laurent aus passages du sud..." Son lot se trouva d'abord dans la grande paroisse de Ste-Famille et plus tard celle de St-Jean. Ses voisins étaient Guy Boivin et Robert Boulay. Il s'engageait à " sy avoir feu et lieu ou autre pour luy dans un an de ce jour ...." Tous les ans, à la St-Martin, le 11 novembre, il devait donner 20 sols tournois de rente foncière pour chaque arpent de front, 12 deniers de cens et 3 chapons " aux chois des dis seigneurs....."

Aussitôt qu'il le put, Nicolas se rendit à son lot pour y faire une trouée dans la forêt et commencer à bâtir sa maison. Nous savons par le recensement de 1681 qu'il avait 15 arpents de défrichés et 6 bêtes.


ROI DU FOYER;

Nicolas Audet, " habitant demeurant en L'Isle d'Orléans, " fréquenta Magdeleine Desprès. La jeune fille avait 14 ans. Une entente fut conclue à Québec devant le notaire Becquet, le 30 août 1670. " Dame Anne Gagnier, veuve de feu Maître Jean Bourdon, et Mademoiselle Elizabeth Etienne" témoignaient en faveur de la future épouse. Le prétendant l'avantageait de 200 livres de douaire selon la coutume. De plus, l'on constate que la futur reçoit " la somme de cinquante livres, que sa Majesté lui a donné, en considération de son mariage.... " Bref, les deux fiancés étaient plutôt pauvres en biens matériels. Et l'aide du Roi à Magdeleine signifie qu'elle était seule au Canada et peut-être orpheline. Elle savait signer et se disait fille de François Desprès et de Magdeleine Le Grand, de la paroisse de St-Sauveur, en la ville de Paris.

Le 15 septembre suivant, à Ste-famille Île D'Orléans l'abbé Thomas Morel, missionnaire, bénit le mariage en présence de Pierre Rondeau et de Mathurin Dubé.

De son mariage avec Magdeleine Desprès, Nicolas eut 12 enfants: 9 garçons et 3 filles. Les deux aînés moururent jeunes. Les trois derniers: François, Marguerite et Innocent naquirent à St-Jean, à cause de la division de la paroisse de Ste-Famille. Les dix enfants firent souche. Tous se sont mariés à L'île D'Orléans à l'eception de Marguerite qui épousa le 26 août 1722, à Boucherville, Louis-Émery Codèrre. Marguerite avait problablement suivi son frère Joachim, époux de Louise Roberge, émigré à Boucherville quelques années auparavant.

Nicolas Audet avait environ 59 ans lorsque la fin de sa vie sonna. Il avait beaucoup travaillé et toujours au même endroit comme un tenace. Il avait marié Nicolas, Pierre et Madeleine, mais il en laissait 7 autres sur les bras de sa chère épouse.

Le 9 juillet 1696, il avait acquis une autre concession de 3 arpents de front à quelque distance à l'ouest de la sienne et, le 2 août 1698, l'avait donnée à son fils Jean-baptiste ( notaire Genaple ). Mais que de chose encore il aurait aimé voir réalisées.... On l'inhuma le 10 décembre 1700, au cimetière de St-jean. Il portait le surnom de Lapointe.

Magdeleine desprès, le premier octobre 1703, passait son bien à son fils Joseph en vertu d'une donnation et d'une cession des héritiers. Elle survécut 12 ans à son mari. À sa mort survenue en 1712, Joachim et Marguerite étaient encore célibataires. Magdeleine fut inhumée le 19 décembre, à l'âge de 56 ans, au même cimetière que son époux.

GLOIRES POSTHUMES ;

La famille audet dit lapointe depuis 150 ans nous apparait comme une famille sacerdotale. Elle a donné à L'Église canadienne des centaines de prêtres en plus d'un grand nombre de religieux et de religieuses. Son Excellence Mgr. Turcotte, né à Ste-Marie de Beauce, docteur en théologie, fut sacré évêque, le premier mai 1952. Depuis un quart de siècles, il est auxillière de Québec.

Le premier Canadien Français à faire partie de la Cour de L'Échiquier a été l'honorable juge Arthur Audette. Le 4 avril 1972, il en était le juge puîné.

Le légendaire Alexis " Le Trotteur" né le 4 juin 1860, à la Malbaie, de François ( Audet dit ) Lapointe et de de Delphine Tremblay, descendant de Nicolas Audet.
Référence Nos Ancêtres par Gérard Lebel C.Ss.R
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DE NOS JOURS NOUS RETROUVONS UN AUTRE DESCENDANT MGR. DONALD LAPOINTE À ST-JÉRÔME;

En l'année 2001 , Donald Lapointe ( dit Audet ) fut ordonné Évêque à St-Jérôme, il était le fis de Donat lapointe et de Lucienne Boulianne marié à Disraëli en Beauce le 15 octobre 1924.

Il est le cousin de Denis Bouliane de Sherbrooke marié à Suzanne Moisan. Mgr. Donald Lapointe fait un merveilleux travaille à St-Jérôme.
Source de:
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Messagepar FERN » 2006-05-26, 01:04

merci shushan pour la généalogie de jacque goulel bientot je lespère je plaserai la généalogie complète de la famille goulet je ne me souvien plus ou je lai plaser, mon frère de québec va mettre sa sur disquette il me dit que ses pour bientot

fern
ps je trouve se volel tres tres intéressant ne lachez pas
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Merci Fern

Messagepar Shushan » 2006-05-26, 10:12

Merci beaucoup Fern, c'est très gentil .


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BIOGRAPHIE CLAUDE BOUCHARD

Messagepar Shushan » 2006-05-27, 18:37

BIOGRAHIE

CLAUDE BOUCHARD



Au temps de Clovis, Roi des Francs, un des premiers Barons à recevoir le baptême fut, dit-on, un Bouchard ou " Belle -Bouche ". Ce prénom de devint avec les siècles un nom de famille très répandu en France. Plusieurs Bouchard vinrent au Canada et firent souche. Retient présentement notre attention Claude Bouchard, surnommé le " Petit Claude ".

Ce Claude Bouchard venait de la commune du département de la Sarthe, Saint-Côme-de-Vair, au Perche, comté administré alors par le Maine. Le Verrais comprenait 7 paroisses dont Complaissant. où demeureaient Jacques Bouchard et Noëlle Touschard, père et mère de Claude. Quant à Claude, il se disait de la paroisse Notre-Dame.

Dans ce coin du pays, il y avait des cultivateurs, des peigneurs de chanvre, des tisseramds et des commerçants. Claude, né problablement vers 1626, selon les recensements canadiens, vivait de son métier, celui des gens délicats et artistes; tailleur d'habits.

Em mars 1650, à l'hôtel du Cheval-Blanc situé près du chef-lieu St-Côme, route conduisant à Rouperoux, le premier Seigneur colonisateur Canadien Robert Giffard, chirurgien, donnait des conférences pour attirer des volontaires vers l'Amérique. Claude Bouchard et Julien Fortin, son ami, répondirent à l'invitation. Ils mirent ordre à leurs affaires et s'embarquèrent pour la Nouvelle-France. Leur bateau accosta-t-il à Québec le 14 juillet 1650? " Le 14, arriva le petit vaisseau de M. Giffar " ( Journal des Jésuites, édition 1892, 142 ). Aucune preuves irréfutable n'a encore été faite au sujet de l'année de traversée des deux copains et du nom de leur bateau.

SAINTE-ANNE-DE-BEAUPRÉ;

En mettant le pied sur le sol Canadien, Claude Bouchard et Julien Fortin se rendirent-ils à la Seigneurie de Beauport où ils trouvèrent le couvert et le gîte ? Les deux compatriotes avaient des sous dans leur gousset. Claude Bouchard " héritier" de Jacques son père et tailleur d'habits, ne semble pas être venu au Canada comme engagé mais à ses frais, sous la protection de giffard. Il avait la liberté d'aller voir ailleurs qu'à Beauport, ce qu'il fit.

Le 26 octobre 1650, Claude Bouchard était chez Olivier Letardif. agent des terres de la Côte de Beaupré, pour obtenir 5 arpents et demi de terre de front avec une profondeur de 1 - 1/2 lieue, à une trentaine d,arpents au nord-est de l'église actuelle de Ste-Anne de Beaupré. Le 1é octobre 1653, Claude Bouchard voulut vendre ce bien à Louis Guimond. La compagnie des Cent-Associés ne sanctionna pas cette vente avant le 1é octobre 1657, jour où Claude Bouchard obtient 600 livres de Louis Guimond et de Jean Crevel.

Il est difficile de suivre Claude Bouchard à la trace. Peut-être travaille-t-il au Cap Tourmente où vivait Louis Gagné, fermier du domaine St-Charles de 1647 à 1653, mais qui possédait lui aussi une terre à Ste-Anne depuis le 20 octobre 1650.

Le 30 octobre 1653, à la maison de Louis Gagné, où demeurent Jean Crevel et Julien Le Noble, le notaire Auber fit la lecture du contrat de mariage de Claude Bouchard et de Louise Gagné, mineure. Claude Bouchard signa en présence des amis Letardif, Toupin et lessard; Louise fit sa marque.

L'acte de baptême de Louise n'est pas dans le registre de Québec. Née vers 1642, année de la fondation de Ville-Marie, elle était fille aînée de Louis Gagné et de Marie Michel marié vers 1638 en France. Louis gagné, baptisé, le 13 septembre 1612 , était le fils de Louis et de Marie Launay. La bénédiction nuptiale de Claude Bouchard et de Louise ne fut donnée que, le 25 mai 1654, à la maison du beau-père Gagné, par le R.P. Paul Ragueneau, S.J. Le couple s'établit à Ste-Anne pour quelque temps, près des ou chez les Gagné.

CAP TOURMENTE;

Le 30 juillet 1657, Claude Bouchard prend à bail pour 6 ans la ferme St-Charles au Cap Tourmente, où il déménage. Claude se sent démuni s'il n'est pas propriétaire. C'est alors qu'il se fait concéder par Letardif 4 arpents de front de terre près de la Friponne au Cap Tourmente, le 4 décembre de la même année ( M. Trudel, Le Terrier du St-Laurent, 20 ) Et Letardif lui donna une première quittance pour ses redevances 1658, 1659, et celles de 1660 réduites. ( J.-Henri Fortin, Descendances de "petit Claude " Bouchard, 13, manuscrit )

Claude Bouchard aime les affaires et le changement, mais craint la bataille comme la peste. Le 18 juin 1661, les Iroquois Agniers sèment la terreur dans la région. Ils font même une descente à la ferme St-Charles, À la même époque, le beau-père Louis Gagné disparait mystérieusement du monde des vivants, Claude et sa famille, épouvantés, quittent les lieux en vitesse. Le 6 octobre 1661, Letardif reconnait que "ledict Bouchard a este contrainct de quitter et abandonner la ferme St-Charles.... et ce ranger au Chasteau Richer, laquelle chose il a faict suivant les ordres de Monsieur d'Agenson cy devant Gouverneur....." ( R. Gariépy, Les Seigneuries de Beaupré, 51, -52 )


Le texte ajoute que Claude Bouchard avait donné 150 livres pour "faire faire ladicte récolte " de 1661. Pour ramener l'impulsif Claude Bouchard et sa famille au Cap Tourmente, Charles Aubert de la chenaye lui concéda, le 11 avril 1662, 3 beaux arpents de front de terre "sur le versnt nord-est de l'actuel Petit Cap St-Joachim " . De plus, Nicolas Manière, un voisin de l'endroit voulant retourner en France, vendit sa ferme à Claude Boucher, le 23 septembre 1663, pour la somme énorme de 225 livres ( Notaire Audouart ). Évidemment , Bouchard n'eut ni le fric pour payer, ni le beau morceau de prairie pour domaine.

Au recensement de 1666, la famille Bouchard composée de 4 enfants en plus du père de la mère demeure au Cap tourmente avec comme voisine la veuve de Louis gagné et sa famille. L'année suivante, les censeurs précisent en ajoutant que Claude Bouchard possède 7 bêtes à cornes et 8 arpents en culture.

Que faut-il encore pour compléter le bonheur de Claude Bouchard? De la TERRE ! , Mgr. de Laval, toujours secourable, afferma à Bouchard pour 7 ans la ferme du milieu, voisine de celle de julien Fortin, le 7 novembre 1668 ( notaire rageot ).

Quelques années de silence, puis nous surprenons Claude Bouchard en train de donner à Mgr. de Laval sa terre inculte acheté en 1657, pour la bagatelle de 60 livres, le 16 février 1672 , mais....

EN CHARLEVOIX;

Le 28 mai 1675, Claude Bouchard en avait assez des mêmes horizons et des mêmes dettes contractées comme fermier du Seigneur Évêque; il vendit donc sa ferme acheté en 1662 pour la jolie somme de 1,500 livres; de plus l'évêque, son ami, lui laissait son mobilier, ses animaux et instruments ainsi que la récolte à venir. Du même souffle, le jour même, Mgr. de laval concéda à Claude Bouchard 12 arpents de front à la Petite Rivière St-François, à prendre au premier ruisseau qui est proche de la rivière du Sot.

Une pareille concession, un duché ! n'était pas encore assez pour les appétits terriens de Claude. Le 20 octobre 1676, Mgr. de Laval ajouta 12 autres arpents de front près du ruisseau de la Nasse "iceluy Ruisseau compris " ( notaire becquet ) . Claude Bouchard accepta aussi pour le compte de l'évêque l'exploitation du domaine de la Baie St-Paul, nommé Saint Aubin " Mais il n'y passa pas l'hiver; il s'en retourna avec son troupeau d,animaux ( sept vaches ) et il alla se fixer à la Petite-Rivière " où , pensons nous , il avait déjà eu le temps de se construire une certaine habitation depuis mai 1675.

Claude Bouchard revint travailler pour le compte du Séminaire à la Baie St-Paul. En 1677, il "a été convenu que Claude Bouchard fournira soixante minots de bled pour la terre de St-Aubin que nous luy avons cédés ", C,est à dire affermée. À l'hiver 1678 également, Claude Bouchard dirige pendant 21 jours les travaux des charpentiers et vend 35 livres de beurre aux ouvriers et à ceux qui faisaient du goudron.

Puis, Claude bouchard semble s'être définitivement fixé au cap à Maillard. En 1681 , le recensement nous le présente âgé de 55 ans, avec louise Gagné, sa femme de 40 ans, ses enfants . Possésseur de 2 fusils, de 10 bêtes à cornes et de 6 arpents en valeur.

Les années s'écouleront et le Petit Claude, s'enlisera encore dans les rentes à payer. En 1694, le 26 juillet, Claude remet pour arriérage 6 des 12 arpents obtenus de Mgr. de Laval en 1675. L'Évêque, toujours bon prince lorsqu'il s,agit de claude Bouchard, s'empresse dès le 2 août suivant de céder 6 arpents de front au fils, françois Bouchard.

A GRAND COEUR, FAMILLE NOMBREUSE;

Claude Bouchard et louise gagné reçurent de la Providence une douzaine d'enfants; 6 filles et 6 garçons. Jacques 18 ans se noya à Château-Richer en 1690. Louise décéda subitement à l'âge de 28 ans. Gilles et Claude moururent au berceau.

Anne, baptisé à la chapelle du Cap Tourmente en 1670, devint l'épouse de Louis Jobidon. Les baptèmes de Rosalie le 7 avril 1676; de Claude, le 14 octobre 1678; de Louis , le 20 avril 1680, à Ste-Anne de beaupré, laissent croire que la famille Bouchard vivait à cette époque quelque part sur la Côte de Beaupré.... Chose certaine, Antoine, le cadet, fut baptisé à Baie St-Paul par L'Abbé Louis Soumande, le 25 octobre 1682.

Marguerite épousa René Lavoie, fils à Ste-Anne; Rosalie fut la première Bouchard à fonder foyer avec un Simard; Geneviève entra dans la grande famille Tremblay. François, Louis et antoine multiplièrent le nom Bouchard, si répandu de nos jours. Un seul garçon quitta la région de Charlevoix, Louis , qui vécut à Laprairie. Le benjamin Antoine morut dans les bois de la Baie St-Paul où les habitants s'étaient réfugiers, à cause du passage des troupes de Wolfe en juin 1759.

Marie, l'aînée, naquit le 11 octobre 1659, alors que sa mère avait 17 ans révolus. Marie fut ondoyée à la maison par guillaume Couture. À son baptême par le R.P François Le Mercier , le 27 du même mois, Julien Fortin fut son heureux parrain. Cette fille aînée de la famille Bouchard dut mourir après 1680. Son acte de sépulture a été perdu.

C'est cette même Marie qui , à l'âge de 20 ans , du 14 juin 1679 au 13 juillet , garda le corps de L'Abbé François Fillion, curé de Sainte-Anne-de-Beaupré, " noyé dans les caps en revenant de la Baie St-Paul" Une fille de ces endroits du nom de Bouchard garda son corps enseveli dans un cerceuil de bouleau, planta une croix auprès et enfin le transporta dès Caps à ste-Anne en le laissant flotter à la suite de son canot.

A GRAND COEUR, BELLE RÉCOMPENSE;

Les ans s'accumulant, Claude Bouchard et louise gagné décidèrent d'établire le bilan de leurs biens pour en faire une distribution, après avoir "pris l,avis de Monseigneur Lancien Evesque de Québec " Le 19 octobre 1698, devant le notaire Chambalon qui s'était rendu à la Petite-Rivière pour la circonstance, ils léguèrent ;a François, Louis et antoine , 9 à 10 arpents de front de terre. Le Petit claude, qui mériterait le surnom de Grand, décéda l'année suivante à l'âge de 73 ans " dans la communion de Nostre Mère la sainte église " Son inhumation dans la terre bénite, le 26 novembre 1699.

Louise , en mars 1700, donne à ses gendres René lavoie, Michel Tremblay et Etienne Simard un arpent de prairie chacun. Mme Bouchard survécut plus de 22 ans à son défunt mari. Elle avait 79 ans lorsqu'elle décéda en avril 1721; elle avait passé la moitié de sa vie à Petite-Rivière. À son sujet retenons un fait assez particulier. Le 2 février 1660, dans la liste des 173 confirmés par Mgr. de Laval à Château-Richer, nous reconnaissons Louise gagné , 18 ans , en compagnie de son père, de sa mère, de ses 3 frères, de sa soeur et de son époux, Claude bouchard.

Claude Bouchard semble avoir été un homme sympathique et aimé de tous. Avec son épouse, il eut ses joies et ses peines, sa fierté et ses déboires, ses épreuves et ses succès. A Saint-Côme de Vair en 1952, l'hôtel du Cheval-Blanc, les Bouchard D'Amérique dévoilèrent une plaque commérant le 300é anniversaire du départ de l'ancêtre Claude Bouchard pour la Nouvelle-France. Reste maintenant à graver dans la pierre du Québec le séjour de l'ancêtre Bouchard, spécialement au Cap Tourmente et à la Petite-Rivière en Charlevoix.




Je le dédie à M. Russel Bouchard;


Référence; Gérard Lebel C.Ss.R
Nos ancêtres volumes 3

Sainte-Anne de Beaupré 1982


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Suzanne Moisan
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