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Antoine Routhier et Angélique Belleau ( suite )

Messagepar Acadienne » 2007-01-03, 19:28

Antoine Routhier et Angélique Belleau

CINQUIÈME GÉNÉRATION
(cultivateur et capitaine de milice à Ste-Foy)

Naissances:
Antoine Routhier, fils d'Antoine Routhier et de Charlotte Bonhomme, né et baptisé le 10 avril 1765 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Antoine Marié; marraine, Françoise Routier.
Angélique Belleau dit Larose, fille de Pierre Belleau dit Larose et de Françoise Constantin, le 28 septembre 1774, baptisée Louise-Angélique le 29 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy (baptisée par le curé de l'Ancienne-Lorette desservant Notre-Dame-de-Foy). Parrain, Charles Belleau; marraine, Angélique Moreau. Angélique est la soeur de Marie-Françoise Belleau dit Larose, deuxième épouse d'Antoine Routhier père.

Mariage: le 18 juillet 1796 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy.

Décès:
Antoine Routhier, le 13 juillet 1837, âgé de 72 ans, inhumé le 15 à Ste-Foy (testament, notaire Joseph-Bernard Planté, le 21 mars 1825, donation à son fils Antoine, même notaire, le 9 avril 1824).
Angélique Belleau, le 15 avril 1852, âgée de 77 ans, inhumée le 17 à Ste-Foy.

Enfants:

1- Antoine, né le 26 août 1797, baptisé sous condition le même jour en la paroisse Notre-Dame-de-Foy, ayant été ondoyé à la maison par la sage-femme en raison du danger de mort. Marié le 9 août 1825 (mariage double) en la paroisse Notre-Dame-de-Foy (contrat, notaire Joseph-Bernard Planté, le 5 août 1825), à Marguerite Légaré, née et baptisée le 27 février 1797 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy, fille de Jacques Légaré, cultivateur, et de Marie-Anne Hamel, et soeur de Jacques Légaré marié à Angélique Routhier et d'Antoine Légaré marié à Thérèse Routhier. Décédé le 15 mai 1873, âgé de 76 ans, inhumé le 19 à Ste-Foy.

Recensements de Ste-Foy: en 1851, Antoine, 54 ans, cultivateur, Marguerite, 54 ans, son épouse, leurs enfants, et Angélique Belleau, 77 ans, mère d'Antoine, habite avec eux; en 1861, Antoine, 63 ans, cultivateur, Marguerite, 63 ans, son épouse; en 1871, Antoine, 73 ans, cultivateur, Marguerite, 74 ans, son épouse; en 1881, Marguerite, 84 ans, veuve, habite chez ses enfants.

2- François-Xavier, né et baptisé le 2 août 1799 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Marraine, Marie-Josephte Beleau, tante. Décédé le 14 avril 1818, âgé de 18 ans, 8 mois, et 12 jours, inhumé le 16 à Ste-Foy.

3- Angélique, née le 28 avril 1801, baptisée le 29 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Mariée le 9 août 1825 (mariage double) en la paroisse Notre-Dame-de-Foy (contrat, notaire Joseph-Bernard Planté, le 5 août 1825), à Jacques Légaré, né et baptisé le 9 décembre 1795 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy, fils de Jacques Légaré, cultivateur, et de Marie-Anne Hamel, et frère de Marguerite Légaré mariée à Antoine Routhier et d'Antoine Légaré marié à Thérèse Routhier. Décédée le 25 mars 1883, âgée de 82 ans, inhumée le 27 à Ste-Foy.

Recensement de Ste-Foy: en 1851 - Jacques, 56 ans, cultivateur, Angélique, 51 ans, son épouse, et leurs enfants, Marie-Anne 20 ans, Jacques 18 ans, et Marie-Françoise 13 ans, Jacques Légaré père, 83 ans, veuf, Thérèse Légaré 46 ans et Clothilde Légaré 44 ans, soeurs de Jacques fils, Éléonore Montreuil, 17 ans, servante, Adèle Royer, 23 ans, servante, et Eusèbe Couture, 22 ans, serviteur, ils habitent une maison de bois d'un étage; en 1861 - Jacques, 65 ans, cultivateur, Angélique, 59 ans, son épouse; en 1881 - Angélique Routhier, 80 ans, veuve, habite chez son fils Jacques Légaré, 47 ans, cultivateur, marié à Suzanne Routhier, 44 ans.

4- Édouard, né et baptisé le 12 février 1803 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Serait décédé en 1836.

5- Thérèse, née et baptisée le 22 janvier 1805 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Mariée le 15 novembre 1831 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy (contrat, notaire Charles-Denis Planté, le 8 novembre 1831), à Louis-Antoine Légaré, cultivateur, fils de Jacques Légaré, cultivateur, et de Marie-Anne Hamel, et frère de Marguerite Légaré mariée à Antoine Routhier et de Jacques Légaré marié à Angélique Routhier. Décédée le 25 novembre 1847, dite «âgée de 43 ans», inhumée le 27 dans l'église de Ste-Foy.

6- Rosalie, née le 10 avril 1807, baptisée sous condition le 13 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Décédée le 2 juin 1807, âgée de 2 mois, inhumée le 8 à Ste-Foy (les cérémonies de sépulture ont été suppléées dans le cimetière sur le corps de Rosalie).

7- Félix, né le 27 juillet 1808, baptisé le 28 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Décédé le 15 octobre 1808, âgé de 3 mois, inhumé le 25 à Ste-Foy (les cérémonies de sépulture ont été suppléées dans le cimetière sur le corps de Félix).

8- Bruno, né le 6 octobre 1809 au matin, baptisé le même jour en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Charles Bonhomme; marraine, Thérèse Routier. Marié le 8 avril 1839 en la paroisse St-Édouard-de-Gentilly, à Marie-Léonard Lebel dite Éléonore Abel, fille d'Antoine Lebel et d'Angélique Goudreau. Décédé le 5 décembre 1857, dit «âgé de 50 ans», inhumé le 8 à St-Eusèbe-de-Stanfold, comté d'Arthabaska (inventaire des biens, notaire François-Xavier Pratte, le 9 décembre 1858).

9- François-Xavier, baptisé François le 21 janvier 1811 en la paroisse Notre-Dame de Québec. Premier mariage, le 10 juillet 1838 en la paroisse St-Roch de Québec, à Adélaïde Martin dit Debigaré et Bidégaré, fille de Martin Debigaré et de Josette Chandoné. Deuxième mariage, dit «maître tanneur», le 20 avril 1841 en la paroisse de Saint-Étienne de la Malbaie, à Suzanne Savard, fille majeure d'Étienne Savard et de feue Charlotte Verreault. Décédé le 1 mars 1852, dit «âgé de 40 ans», inhumé le 3 à Saint-Étienne de la Malbaie.

Recensement de 1881 - Ste-Foy: Suzanne (Savard) Routhier, 68 ans, veuve, couturière, et ses filles, Alexandrine 32 ans, Hortense 30 ans, et Elmire 28 ans, toutes trois couturières comme leur mère.

10- François, né et décédé le 2 avril 1812, inhumé le 4 à Ste-Foy.

11- Rosalie, née le 3 mai 1813, baptisée le 4 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Décédée le 8 août 1813, dite «âgée de 4 mois», inhumée le 12 à Ste-Foy.

12- Pierre, né le 19 septembre 1814, baptisé le 20 à l'Hôpital Général de Québec. Parrain, Pierre Gauvreau; marraine, Louise Gauvreau. Décédé accidentellement le 28 décembre 1838, dit «âgé de 23 ans, tanneur de cette paroisse», inhumé le 30 à St-Étienne de la Malbaie.

13- Ferdinand, né le 14 janvier 1817, baptisé Fortunat le 16 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Charles Bonhomme; marraine, Catherine Routhier. Marié le 17 octobre 1842 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy, à Marie-Anne Laberge, fille majeure de feu Joseph Laberge et de Marie Blondeau. Décédé le 15 juin 1882, dit «âgé de 61 ans», inhumé le 17 à Notre-Dame-du-Rosaire-de-St-Hyacinthe. Marie-Anne Laberge est décédée le 22 avril 1882, âgée de 61 ans, inhumée le 25 à Notre-Dame-du-Rosaire-de-St-Hyacinthe. (Famille de Ferdinand)


RECENSEMENTS

1825 - Ste-Foy:

Chez Antoine Routier, famille de 10 personnes dont:

3 enfants entre 6 et 14 ans (Fortunat, Pierre et François)
1 enfant entre 14 et 18 ans (Bruno)
1 homme marié entre 18 et 25 ans (Édouard)
1 homme marié entre 25 et 40 ans (Antoine fils)
1 homme marié entre 40 et 60 ans (Antoine père)
2 femmes célibataires entre 14 et 45 ans (Thérèse et Angélique)
1 femme mariée de plus de 45 ans (Angélique Belleau)

1851 - Ste-Foy:

Angélique Belleau, 77 ans, habite chez son fils Antoine Routhier, 54 ans, cultivateur, marié à Marguerite Légaré, 54 ans.


lina
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Bruno Routhier et Éléonore Abel ( suite )

Messagepar Acadienne » 2007-01-03, 19:33

Bruno Routhier et Éléonore Abel

SIXIÈME GÉNÉRATION
(cultivateur dans le canton de Stanfold, comté d'Arthabaska, aujourd'hui Princeville)

Naissances:
Bruno Routhier, fils d'Antoine Routhier et d'Angélique Belleau, le 6 octobre 1809 au matin, baptisé le même jour en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Charles Bonhomme; marraine, Thérèse Routier.

Marie-Léonard Lebel dite Éléonore Abel, fille d'Antoine Lebel et d'Angélique Goudreau, le 11 juin 1822, baptisée le même jour en la paroisse St-Édouard-de-Gentilly. Parrain, Joseph Baril; marraine, Marie-Anne Goudreau, tante.

Mariage: le 8 avril 1839 en la paroisse St-Édouard-de-Gentilly.

Décès:
Bruno Routhier, le 5 décembre 1857, dit «âgé de 50 ans», inhumé le 8 à St-Eusèbe-de-Stanfold, comté d'Arthabaska (inventaire des biens, notaire François-Xavier Pratte, le 9 décembre 1858).
Éléonore Abel, probablement aux États-Unis avant le 23 novembre 1875 (date du mariage de son fils Joseph à Cap-Rouge).

Enfants:

1- Adélaïde, née le 30 janvier 1840, baptisée le 18 février en la paroisse St-Louis-de-Blandford (baptême aussi inscrit dans le registre de St-Calixte-de-Somerset par le même prêtre-missionnaire, M.D. Marcoux). Parrain, Antoine Abèle; marraine, Angélique Goudreau. Mariée le 19 avril 1858 en la paroisse St-Eusèbe-de-Stanfold, à Louis Brunelle, cultivateur, fils de Joseph Brunelle et de Marie-Anne Laberge.

Recensements: 1861 - Ste-Sophie d'Halifax, Louis, cultivateur, 25 ans, Adélaïde, 22 ans, ils ont 2 enfants; 1871 - Stanfold, Louis, cultivateur, 35 ans, Adélaïde, 31 ans, ils ont 5 enfants; 1881 - Stanfold, Louis, cultivateur, 44 ans, Adélaïde, 40 ans, ils ont 7 enfants.

2- Ferdinand, né le 8 août 1841, baptisé le 10 en la paroisse St-Louis-de-Blandford (baptême aussi inscrit dans le registre de St-Calixte-de-Somerset par le même prêtre-missionnaire, Clovis Gagnon). Parrain, David Houlle dit Lacourse; marraine, Éléocadie Habel. Probablement décédé entre 1845 et 1847 à St-Louis-de-Blanford (les registres manquent pour ces années).

3- Marie-Philomène, née le 11 janvier 1843, baptisée le 24 février en la paroisse St-Louis-de-Blandford (baptême aussi inscrit dans le registre de St-Calixte-de-Somerset par le même prêtre-missionnaire, Clovis Gagnon). Parrain, Joseph Habel; marraine, Rosalie Dubois. Mariée à Louis Désilets. Philomène s'est probablement mariée aux États-Unis, et y serait aussi décédée en 1929; quatre des enfants de ce couple se sont mariés en la paroisse Ste-Anne, Berlin, New-Hampshire, entre 1893 et 1915.

4- Louis, né le 15 mai 1844, baptisé le 11 juin en la paroisse St-Louis-de-Blandford (baptême aussi inscrit dans le registre de St-Calixte-de-Somerset par le même prêtre-missionnaire, Clovis Gagnon). Parrain, Louis Prince; marraine, Adéline Abel. Marié le 25 septembre 1866 en la paroisse St-Colomb de Sillery, à Éléonore Giroux, fille de Pierre Giroux et d'Éléonore Potvin. Décédé le 18 avril 1935, dit «âgé de 89 ans», inhumé le 22 à St-Prime, comté de Roberval.

5- George-Anna, née le 25 février 1846, baptisée le 5 mars en la paroisse St-Norbert d'Arthabaska. Parrain, Moïse Cantin; marraine, Geneviève Goudreault. Décédée, dite «âgée de 6 mois», inhumée le 11 juillet 1846 à St-Norbert (il est mentionné dans l'acte que le prêtre a béni la fosse ce jour-là).

6- Marie-Célina, née le 22 avril 1847, baptisée le 23 en la paroisse St-Norbert d'Arthabaska. Parrain, Émile Chorette; marraine, Desneiges Langevin. Mariée à Pierre Laflamme. Célina s'est probablement mariée aux États-Unis et y serait décédée; quatre des enfants de ce couple se sont mariés en la paroisse Ste-Anne, Berlin, New-Hampshire, entre 1887 et 1895.

7- Ferdinand, né et baptisé Ferdinand-Alphonse le 31 mars 1849 en la paroisse St-Eusèbe-de-Stanfold. Parrain, Ferdinand Routhier; marraine, Mathilde Beaudet. Serait décédé en 1904.

8- Alphonse, né le 26 juillet 1850, baptisé Georges-Alphonse le 27 en la paroisse St-Eusèbe-de-Stanfold. Marié, dit «ingénieur de profession, de Sorel», le 11 mai 1876 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy, à Joséphine Routhier, fille de Télesphore Routhier et de Rose Belleau dit Larose. Serait décédé en 1918. (Famille d'Alphonse)

9- Joseph, né le 7 juillet 1852, baptisé le 8 en la paroisse St-Eusèbe-de-Stanfold. Premier mariage, dit «journalier», le 23 novembre 1875 en la paroisse St-Félix-du-Cap-Rouge, à Adèle Béland, fille de Thomas-Louis Béland, menuisier, et de Marie-Anne Moreau. Deuxième mariage, dit «du Cap-Rouge», le 3 mai 1880 en la paroisse de St-Prime, comté de Roberval, à Malvina Dufresne, fille d'Olivier Dufresne et de Thersèle Belleau. Serait décédé en 1930 en Alberta. En 1881, Joseph est cultivateur à St-Félicien, puis à St-Prime à partir de 1900. Il fut candidat libéral défait de St-Gédéon au début des années 1900. Il s'installa à St-Paul, Alberta, avant 1915. (Famille de Joseph)

10- Édouard, né le 1 juillet 1854, baptisé Bernard le 2 en la paroisse St-Eusèbe-de-Stanfold. Marié le 10 août 1880 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy, à Marie-Alphonsine Routhier, fille de Samuel Routhier et de Rébecca Belleau. Décédé le 27 mars 1918 à Ste-Foy, âgé de 63 ans et 9 mois. Marie-Alphonsine Routhier est décédée le 12 mai 1941 à Ste-Foy, dite «âgée de 88 ans». Édouard et Marie-Alphonsine seraient les derniers de cette lignée à avoir habité la vieille maison des Routhier à Ste-Foy. (Famille d'Édouard)

11- Luc-Amédée, né et baptisé le 30 juin 1856 en la paroisse St-Eusèbe-de-Stanfold. Parrain, Luc Cantin; marraine, Adélaïde Routhier. Serait décédé en 1880.

Devenue veuve, Éléonore Abel se remarie le 23 août 1859 en la paroisse St-Eusèbe-de-Stanfold (contrat, le 22 août 1859, notaire François-Xavier Pratte), à David Marchand, cultivateur, fils de Pierre Marchand et d'Angèle Gauthier.

Enfants de David Marchand et d'Éléonore Abel:

1- Rosa, née le 20 mai 1860, baptisée Rosana le 21 en la paroisse St-Eusèbe-de-Stanfold. Parrain, Joseph Gauvreau; marraine, Philomène Routhier. Mariée le 27 décembre 1880 en la paroisse Holy Family, Gorham, New-Hampshire, à Omer McNeil, fils de Neil McNeil et d'Anzite Danguer.

2- Napoléon, né et baptisé Joseph-Napoléon le 19 août 1861 en la paroisse St-Eusèbe-de-Stanfold. Marié le 4 mai 1884 en la paroisse Holy Family, Gorham, New-Hampshire, à Délia Marquis (nom des parents omis).

3- Lumina, née et baptisée Marie-Alphonsine le 25 octobre 1862 en la paroisse St-Eusèbe-de-Stanfold. Premier mariage, le 29 juin 1885 en la paroisse Holy Family, Gorham, New-Hampshire, à Joseph-Louis Blanchette (nom des parents omis au mariage), né en juin 1860 au Québec; la famille de Joseph-Louis Blanchette aurait émigré aux États-Unis en 1877. Huit enfants seraient issus de ce mariage. Deuxième mariage de Lumina, le 6 juin 1910 en la paroisse Ste-Anne, Berlin, New-Hampshire, à David Gagné, veuf, fils de F. Gagné et de Modise Therrière.

4- Robert, né et baptisé Joseph-Robert le 9 février 1865 en la paroisse St-Eusèbe-de-Stanfold. Marié le 4 août 1890 en la paroisse Ste-Anne, Berlin, New-Hampshire, à Alphonsine Désilets, fille de Napoléon Désilets et de Desanges Fournier.

RECENSEMENT

1861 - Stanfold:

David Marchand, 27 ans, journalier, ne sait ni lire, ni écrire
Éléonore Abel, 38 ans, son épouse, ne sait ni lire, ni écrire
Joseph Routier, 9 ans, va à l'école
Rosana Marchand, 1 an (née en 1860)
Joseph Marchand, 69 ans, marié, ne sait ni lire, ni écrire
Sophie Brousseau, 50 ans, mariée, ne sait ni lire, ni écrire
Octave Marchand, 19 ans
Virginie Marchand, 14 ans, va à l'école

La maison d'un étage est en bois; ils ont 1/4 d'âcre de terre, et 1 vache valant 12$.

On retrouve trois autres enfants Routhier chez la soeur d'Éléonore, Léocadie Abel mariée à Honoré Gauvreau:
Philomène Routier, 19 ans, étrangère à la famille
Célina Routier, 13 ans, étrangère à la famille
Luc Routier, 4 ans, étranger à la famille

Un autre habite chez sa soeur Adélaïde mariée à Louis Brunelle, à Ste-Sophie-d'Halifax:
Alphonse Routier, 10 ans

Un autre encore est, toujours à Ste-Sophie-d'Halifax, chez Augustin L'Allier, cultivateur:
Édouard Routier, 7 ans

Deux autres sont serviteurs à Ste-Foy:
Ferdinand Routier, 12 ans, chez Émilie Routier mariée à Antoine Drolet
Louis Routier, 17 ans, chez sa tante Angélique Routhier, soeur de Bruno, mariée à Jacques Légaré


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Louis Routhier et Éléonore Giroux ( suite )

Messagepar Acadienne » 2007-01-03, 19:38

Louis Routhier et Éléonore Giroux

SEPTIÈME GÉNÉRATION
(journalier à Sillery, cultivateur à Ste-Foy et, à partir de 1871, à St-Prime, comté de Roberval)

Naissances:
Louis Routhier, fils de Bruno Routhier et d'Éléonore Abel, le 15 mai 1844, baptisé le 11 juin en la paroisse St-Louis-de-Blandford (baptême aussi inscrit dans le registre de St-Calixte-de-Somerset par le même prêtre-missionnaire, Clovis Gagnon). Parrain, Louis Prince; marraine, Adéline Abel.

Éléonore Giroux, fille de Pierre Giroux et d'Éléonore Potvin, née et baptisée le 20 janvier 1851 en la paroisse Notre-Dame de Québec. Parrain, Clément Giroux; marraine, Olivette Belleau.

Mariage: le 25 septembre 1866 en la paroisse St-Colomb de Sillery.

Décès:
Louis Routhier, le 18 avril 1935, dit «âgé de 89 ans», inhumé le 22 dans le vieux cimetière de St-Prime.
Éléonore Giroux, à l'âge de 60 ans, inhumée le 1 avril 1911 dans le vieux cimetière de St-Prime.

Enfants: (tous nés et baptisés en la paroisse de St-Prime, sauf les trois premiers)

1- Joseph, né et baptisé Joseph-Louis-Léon le 28 avril 1868 en la paroisse St-Colomb de Sillery. Parrain, Pierre Giroux; marraine, Sara Fournier. Décédé de la gangrène le 22 juin 1884, âgé de 16 ans, inhumé le 24 à St-Prime.

2- Alphonse, né le 28 mars 1870, baptisé Joseph-Antoine-Alphonse le 29 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Alphonse Routhier; marraine, Marie-Philomène Routhier. Marié le 17 juillet 1894 en la paroisse de St-Méthode, à Mélanie Fortin, fille d'Ovide Fortin et d'Octavie Laprise. Décédé le 24 mars 1932 à Roberval. (Famille d'Alphonse)

3- Alma, née et baptisée Marie-Anne-Éléonore le 9 décembre 1871 en la paroisse Notre-Dame du Lac Saint-Jean. Parrain, Joseph Routhier; marraine, Éléonore Bélanger (lors de ce baptême, le père est dit «cultivateur à Saint-Prime et absent»). Décédée le 23 novembre 1878, âgée de 7 ans, inhumée le 25 à St-Prime.

4- Délia, née et baptisée Marie-Appoline-Dalila le 11 juillet 1873. Mariée le 8 février 1898 en la paroisse de St-Prime, à Honoré Laroche, cultivateur de St-Prime, fils d'Isaïe Laroche et de Victorine Ferland, né en novembre 1874 selon le recensement de 1911. Décédée le 29 août 1957 à Roberval, veuve.

Recensement de 1911 à St-Prime (les 3 et 5 juin): Honoré Laroche, né en novembre 1874, 37 ans, cultivateur et bûcheron, Délia, née en juillet 1874 (sic), 37 ans; enfants: Yvonne, née en novembre 1899, 12 ans, Adélard, né en novembre 1900, 11 ans, Ernest, né en juillet 1901, 10 ans, Alberta, née en mai 1904, 7 ans, Albini, né en décembre 1907, 4 ans, Germaine, née en janvier 1909, 2 ans.

5- Arthur, né et baptisé Joseph-François-Arthur le 1 janvier 1875. Marié le 5 septembre 1899 en la paroisse de St-Félicien, à Marie Vallée, née le 15 décembre 1876, selon le recensement de 1901, fille de Zéphirin Vallée et de Célina Berthiaume, et soeur de Marie-Louise Vallée mariée à Philias Routhier. Décédé le 27 décembre 1974 à St-Prime, veuf. (Famille d'Arthur)

6- Édouard, né le 30 juin 1876, baptisé Joseph-Édouard le 31 juillet. Marié le 8 juillet 1902 en la paroisse de St-Prime, à Caroline Paquet, fille de Pierre Paquet et de Marcelline Gosselin, née le 2 janvier 1862 selon le registre de la population. Décédé à Roberval le 10 juin 1934, âgé de 57 ans, inhumé dans le vieux cimetière de St-Prime. Caroline Paquet est décédée le 2 février 1934 à St-Félicien.

7- Joséphine, née et baptisée Marie-Joséphine le 19 juillet 1878. Parrain, Alfred Doré, cultivateur; marraine, Anna Dufresne, épouse du parrain. Mariée le 19 juillet 1898 en la paroisse de St-Prime, à Joseph Dussault, fils d'Olivier Toupin dit Dussault et de Philomène Gauvin. Lors de ce mariage, il y eut dispense d'un ban. Décédée le 4 octobre 1950 à l'Hôpital de Chicoutimi, âgée de 72 ans et 2 mois, inhumée le 7 dans le vieux cimetière de St-Prime.

8- Odyle, née le 6 avril 1880, baptisée Marie-Odyle le 7. Parrain, Édouard Routhier; marraine, Odyle Dufresne. Mariée le 12 janvier 1903 en la paroisse de St-Prime, à Hormidas Marcil, fils de Louis Marcil et de Delphine Desmarais. Décédée avant 1958.

9- Marie-Joseph-Eugène-Rosario, né le 25 juin 1881, baptisé le 26. Parrain, François Côté; marraine, Alphonsine Routhier, tante. Décédé le 24 juillet 1881, âgé d'un mois, inhumé le 26 à St-Prime.

10- Anonyme masculin, né, ondoyé et décédé le 10 juillet 1882, inhumé le 12 à St-Prime.

11- Marie-Hélène, née le 28 août 1884, baptisée Marie-Hélène-Léonide le 31. Décédée à l'âge de 2 ans, inhumée le 9 septembre 1886 à St-Prime.

12- Philias, né et baptisé Marie-Joseph-Philéas le 31 janvier 1886. Parrain, Alphonse Routhier; marraine, Délia Routhier, frère et soeur de l'enfant. Marié le 20 juillet 1908 en la paroisse de St-Félicien, à Marie-Louise Vallée, née en 1887, fille de Zéphirin Vallée et de Célina Berthiaume, et soeur de Marie Vallée mariée à Arthur Routhier. Décédé à Roberval le 14 janvier 1980, âgé de 94 ans, inhumé dans le nouveau cimetière du troisième rang, à Saint-Prime. Marie-Louise Vallée est décédée à l'Hôtel-Dieu de Chicoutimi le 19 septembre 1952, âgée de 65 ans, inhumée dans le vieux cimetière de St-Prime. Philias est cultivateur à St-Prime. (Famille de Philias)

13- Alma, née et baptisée Marie-Anne-Alma le 16 décembre 1887. Mariée le 26 avril 1909 en la paroisse de St-Prime, à Adélard Paquet, fils de Pierre Paquet et de Léa Blouin. Décédée à Roberval le 4 juillet 1968, âgée de 80 ans, inhumée à St-Félicien. Adélard Paquet est décédé en 1949, dit «âgé de 62 ans», inhumé à St-Félicien.

14- Pascal, né le 25 avril 1889, selon le registre de la population. Marié le 1 juillet 1912 en la paroisse de St-Prime, à Léa Laroche, fille d'Isaïe Laroche et de Laure Giroux. Décédé subitement en voyage le 31 août 1973 à La Tuque. Léa Laroche est décédée le 11 août 1973 à Roberval. (Famille de Pascal)

15- Bernadette, née le 3 février 1891, baptisée Marie-Bernadette le 4. Parrain, Arthur Routhier; marraine, Joséphine Routhier, frère et soeur de l'enfant. Mariée le 19 juin 1911 en la paroisse de St-Prime, à Jean-Baptiste Laplante, de Roberval, fils de Joseph Laplante et de Louise Simard. Décédée le 29 juin 1975 à Roberval, veuve.

RECENSEMENTS

1871 - Ste-Foy: (recensement tenu en avril)

Louis Routier, 24 ans, journalier
Éléonore Routhier, 21 ans, son épouse, incapable d'écrire
Joseph Routier, 3 ans
Alphonse Routier, 1 an

Louis possède 120 arpents de terre.

1881 - St-Prime: (recensement tenu en avril - il y a 164 familles dans cette paroisse)

Louis Routier, 36 ans, cultivateur
Éléonore Routier, 30 ans, son épouse
Joseph Routier, 13 ans, va à l'école
Alphonse Routier, 11 ans, va à l'école
Délia Routier, 8 ans, va à l'école
Artur Routier, 6 ans
Édouard Routier, 5 ans
Joséphine Routier, 4 ans
Odile Routier, 1 an

1891 - St-Prime: (recensement tenu en avril)

Louis Routhier, 47 ans, patron cultivateur, sait lire
Éléonore Routhier, 40 ans, son épouse, sait lire
Alphonse Routhier, 21 ans, cultivateur, sait lire et écrire
Délia Routhier, 18 ans, sait lire et écrire
Arthur Routhier, 16 ans, cultivateur, sait lire
Édouard Routhier, 14 ans, sait lire
Joséphine Routhier, 13 ans, sait lire et écrire
Odile Routhier, 11 ans, sait lire et écrire
Philias Routhier, 5 ans
Alma Routhier, 3 ans
Pascal Routhier, 2 ans
Bernadette Routhier, 2 mois

Louis a une maison en bois de deux étages, comprenant trois pièces.

1901 - St-Prime: (recensement tenu fin mars et début avril)

Louis Routhier, né le 15 mai 1845 (sic), 56 ans, cultivateur
Léonore Giroux, née le 20 janvier 1841 (sic), 50 ans, son épouse
Édouard Routhier, né le 15 juillet 1878 (sic), 23 ans
Odile Routhier, née le 18 avril 1880 (sic), 21 ans
Philias Routhier, né le 30 janvier 1885 (sic), 15 ans
Alma Routhier, née le 16 décembre 1888 (sic), 13 ans
Pascal Routhier, né le 25 avril 1890 (sic), 11 ans
Bernadette Routhier, née le 3 février 1891, 10 ans

Louis a pour voisin son fils:

Arthur Routhier, né le 1 janvier 1875, 26 ans
Marie Routhier, née le 15 décembre 1876, 25 ans, son épouse
Alfred Routhier, né le 16 juillet 1900, 8 mois

1911 - St-Prime: (recensement tenu les 3 et 5 juin)

Louis Routhier, né en mai 1845 (sic), 66 ans, veuf, cultivateur, sait lire et écrire

Édouard Routhier, né en juillet 1866 (sic), 35 ans, fils, fermier et bûcheron, sait lire et écrire

Caroline Paquet, née en mai 1870 (sic), 41 ans, épouse d'Édouard Routhier, sait lire et écrire

Philias Routhier, né en janvier 1886, 25 ans, fils, cultivateur et employé de manufacture, sait lire et écrire

Marie-Louise Vallée, née en avril 1887, 24 ans, épouse de Philias Routhier, sait lire et écrire

Pascal Routhier, né en avril 1889, 22 ans, fils, cultivateur, sait lire et écrire

Bernadette Routhier, née en février 1891, 20 ans, fille, sait lire et écrire

Adrienne Routhier, née en avril 1909, 2 ans, petite-fille

Cyrille Routhier, née en septembre 1910, 5 mois (sic), petit-fils

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GUILLAUME PEPIN (1607-1697)

Messagepar Acadienne » 2007-01-03, 21:27

GUILLAUME PEPIN (1607-1697)

Guillaume est né en France vers 1607. On ne sait pas encore d'où il est originaire, puisque ce renseignement apparaît habituellement sur le contrat de mariage et que ce dernier n'a pas été retrouvé ici. La première mention le concernant date de 1642 où on le mentionne comme acheteur d'un livre lors de l'encan des biens de Jean Nicolet. Il marie Jeanne Méchin vers 1645, probablement à Trois-Rivières, et s'y installe pour fonder une famille. Il aura 13 enfants dont Pierre Pepin dit Laforce, l'un des découvreurs du Mississippi, qui est à l'origine du patronyme Laforce.

Guillaume Pepin est élu plusieurs fois syndic à Trois-Rivières, c'est-à-dire représentant des habitants de Trois-Rivières au Conseil souverain de la Nouvelle-France. Il est de plus nommé juge à la seigneurie de Champlain durant une courte période de temps. Il s'implique à quelques occasions dans des conflits armés pour défendre Trois-Rivières contre des invasions iroquoises. Grand propriétaire terrien, il reçoit des concessions ou il achète des terres à Nicolet, au Cap-de-la-Madeleine, au Lac St-Pierre, à Champlain et évidemment à Trois-Rivières où il passe la grande partie de sa vie.

Vers le début de 1677, Jeanne Méchin quitte ce monde relativement jeune, âgée approximativement de 47 ans. L'enregistrement de sa sépulture n'a pas été retrouvé. Guillaume décède le 11 août 1697, vers 90 ans, alors qu'il demeure chez son fils Pierre Pepin dit Laforce à l'endroit où est situé actuellement St-Grégoire de Nicolet. Sa dépouille est alors transportée sur le fleuve à Trois-Rivières pour y être inhumée dans le cimetière local.

PIERRE PEPIN DIT LAFORCE (1652 – 1722)

Fils de Guillaume Pepin et Jeanne Meschin, Pierre Pepin dit Laforce est à l’origine du patronyme Laforce, du moins pour une partie des « Laforce » du Québec. En 1678, avec son frère Étienne, il fait partie de l’expédition de Duluth à la découverte du haut Mississippi. Un lac entre le Wisconsin et le Minnesota porte le nom de Pepin en leur honneur. Lorsqu’il revient deux ans plus tard, il épouse Louise Lemire à Québec et vit jusqu’à l’âge de 70 ans sur ses terres situées près de la rivière Nicolet. Son nom est associé aux grands découvreurs du Nouveau Monde aux côtés des Nicolet et Cavelier de LaSalle. Un monument dédié aux grands explorateurs à Trois Rivières y fait référence. Le couple a eu 14 enfants dont plusieurs ont assuré une descendance et la survie du nom « Laforce ».

ANTOINE PEPIN DIT LACHANCE (1636-1703)

Antoine naît à Le Havre en Normandie ( France ), le 10 avril 1636. Il est le fils d'André Pepin et de Jeanne Chevalier. Il arrive à Québec vers 1652 et il se met au service d'un ancien gouverneur de la Nouvelle-France, Louis D'Ailleboust de Coulonge. En 1659, il décide d'acheter avec un associé, Jacque Asseline, une terre appartenant à Denys Guyon à Ste-Famille de l'île d'Orléans, terre qui avait été louée en partie l'année précédente par François Pepin, son frère.

Le 24 novembre 1659,à l'église Notre-Dame de Québec, Antoine prend pour épouse Marie Teste, une jeune fille de vingt ans de La Rochelle. Bien installés sur leur terre à Ste-Famille, ils ont douze enfants, trois filles et neuf garçons, qui assureront une descendance nombreuse portant le nom Pepin dit Lachance et Lachance. On considère à juste titre cette famille comme un famille pionnière de l'Île d'Orléans.

Antoine décède le 23 janvier 1703 à Ste-Famille de l'Île d'Orléans à l'âge de 67 ans, soit deux années après le décès de Marie Teste, celle-ci vers l'âge de 62 ans. Tous les deux reposent dans le cimetière de Ste-Famille .

ROBERT PEPIN (1643-1686)

Robert est originaire de Grisy en Normandie ( France ), vers 1643. On le retrouve à Québec en 1668 où il exerce le métier de maître-couvreur en ardoise. Il acquiert une terre à Beauport le 20 janvier 1669 et épouse Marie Creste à l'église Notre-Dame de Québec le 4 novembre 1670. Le couple s'installe à Beauport et y demeure jusqu'en 1679. Ils acquièrent alors une maison à Québec le 20 mars de la même année et s'y installent près de l'hôpital de Québec.

Robert Pepin est un maître-couvreur recherché et plusieurs institutions requièrent ses services. Ainsi il fera des couvertures pour les Jésuites, les Ursulines, l'Hôtel-Dieu, la Fabrique de la paroisse de La Nativité de Notre-Dame de Beauport et les Récollets. En plus de couvrir en ardoise, il utilise aussi le bardeau de cèdre, comme c'est le cas pour l'église de Beauport.

Marie et Robert ont six enfants dont quatre laissent une descendance nombreuse. Robert quitte ce monde très jeune vers l'âge de 43 ans en 1686. Quant à elle, Marie Creste se remarie deux fois, soit avec Jean Bridault en 1687 et avec Pierre Jourdain en 1705. Marie décède en 1723.

LA FAMILLE PAPIN

Le patronyme Papin a bien ses origines propres en France indépendamment des premiers Pepin arrivés en Nouvelle-France. L'ancêtre Pierre Papin est né à Sablé-sur-Sarthe, département de la Sarthe, le 14 janvier 1629. Il est le fils de François Papin et de Michelle Lagneau. Il arrive en Nouvelle-France vers 16 53 et s'installe à Montréal vers 1656. Il épouse Anne Pelletier dit Passavant, le 14 décembre 1665, à Montréal. Le couple aura huit enfants dont Gilles Papin qui se mariera deux fois à Boucherville. Les deux épouses successives de ce dernier lui donneront respectivement douze et onze enfants ; ce qui assurera une descendance nombreuse à cette famille.


La famille ne veut pas s'approprier un patronyme différent du sien, quoique l'on puisse imaginer qu'il y ait un lien de parenté et une origine commune aux Papin et Pepin. Nous mentionnons le patronyme Papin ici car nos recherches nous ont amené à identifier des familles qui portent aujourd'hui le nom Papin mais qui descendent d'un ancêtre Pepin. Ainsi, si vous ne trouvez pas votre ascendance Papin, il est possible que vous soyez en réalité un Pepin modifié. Il est aussi à remarquer que certains Pepin aujourd'hui sont descendants d'un Papin.

ÉTIENNE "PEPIN" sieur de LAFOND (1615-1665)

Depuis la fondation de notre association, plusieurs chercheurs ont soutenu que Étienne de Lafond avait porté le patronyme Pepin et que ce dernier était le frère de Guillaume Pepin. C'est pourquoi nous avions inclu les Lafond et les Mongrain ,qui descendent de ces Lafond par les deux fils d'Étienne, Jean et Pierre surnommés Lafond dit Mongrain, dans notre grande famille patronymique. Aujourd'hui, il est démontré que Étienne de Lafond n’a jamais porté le nom Pepin. Néanmoins, nous avons des renseignements et une publication qui traite des Lafond et des Mongrain.

Étienne de Lafond est né vers 1615 et il est originaire de Saint-Laurent de la Barrière, petite localité du diocèse de Saintes en Charente-Maritime.On le sait présent en Nouvelle-France en 1642, alors qu'il assiste à l'encan des biens de Jean Nicolet et où il achète un vieil habit de satin rouge. Le 30 janvier 1645, il épouse Marie Boucher à l'église Notre-Dame de Québec.Il s'installe par la suite dans la région de Trois-Rivières où il exerce le métier de charpentier. Il possédera plusieurs propriétés au Cap-de-la-Madeleine, au Lac Saint-Pierre et àux alentours de Trois-Rivières. Le couple Lafond-Boucher aura 8 enfants qui assureront sa descendance.

Étienne meurt en 1665 vers l'âge de 50 ans et sa dépouille est inhumée dans le cimetière de Trois-Rivières le 15 septembre. Marie Boucher va lui survivre jusqu'en 1706. Sa sépulture est enregistrée le 30 novembre à Batiscan.


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Jean Baudet

Messagepar Acadienne » 2007-01-05, 15:11

Jean Baudet

Jean Baudet quitte le Poitou.

Vers le milieu du XVIIè siècle, demeurait dans la commune poitevine Blanzay, une famille Beaudet. Sébastien , tel était le nom du maître de la maison, le nom de sa compagne était Marie Baudonnier. Parmi les enfants de ce couple, l'histoire canadienne nous fait connaître un fils nommé Jean né en 1650.

Jean grandit à Blanzay une petite commune de la Vienne, au sud de Poitiers. Très jeune il entend parler de ce pays lointain appelé la Nouvelle-France, un pays jeune et plein de promesses où la vie, certes, était périlleuse, mais qu'il s'agissait de coloniser peu à peu, et où toute âme apostolique de bonne volonté devait trouver vaste et libre champs à son action. Il en parlait avec ses amis comme d'un lieu fantastique. Puis, des Poitevins connus s'étaient déjà enrôlés pour cette terre d'aventure.

On peut encore se demander pourquoi un jeune homme de 14 ans quitte sa famille, ses amis, son pays pour aller au loin vers un monde inconnu : Goût de l'aventure, pauvreté du pays, désir de retrouver des compagnons déjà partis pour la Nouvelle-France. Peu importe les raisons, on peut dire que notre ancêtre ne manquait ni de courage, ni d'audace.

L'on devine les hésitations et les pincements de coeur quand arriva le jour du départ. Ce sont alors les dernières recommandations de Marie Baudonnier à son fils : la suprême bénédiction du père sur celui qui s'en va au loin perpétuer, avec son nom, la foi catholique; un dernier regard à la petite église paroissiale, et le futur colon fait voile vers l'Amérique, nous sommes en février 1664.

Cette même année trois navires quittent La Rochelle pour le Canada. R. Larin nous donne quelques détails intéressants à ce sujet : " Selon le roi, Il ne fallait comme passagers ni femmes, ni enfants, mais des hommes que le roi proposait de faire lever en Normandie où l'on pourrait embarquer des Normands, Picards, Percherons et des gens de la région de Paris qui sont laborieux et industrieux. Le mémoire insistait pour qu'on ne les recrute pas à La Rochelle où les gens n'ont pas de religion. Le roi financerait l'opération et les marchands qui s'en chargeraient en rendraient compte au gouverneur de la Nouvelle-France . Le départ devrait se faire le 12 avril 1664 afin que les engagés soient à Québec pour les travaux d'été. Le mémoire ajoute cette consigne : l'un des navires transporteurs pourrait partir de Dieppe et l'autre de La Rochelle afin de créer de l'émulation entre les armateurs.

Mais une telle traversée ne se fait pas sans une sérieuse préparation, voici celle qui concerne le Navire Noir d'Amsterdam qui amena notre ancêtre Jean Beaudet au Québec.

À La Rochelle , le 14 février 1664, Gédéon Théroulde, marchand de cette ville ainsi que le capitaine Pierre Filly, de Dieppe, agissant au nom de Jacques Bulteau et compagnie, marchands de Rouen, armèrent le navire  " Noir d'Amsterdam au Noir-de-Hollande " pour le voyage de La Rochelle et Brouage jusqu'à Québec. Ce navire de 100 tonneaux, conduit par Filly, embarqua à La Rochelle 50 hommes et une femme. Il quitte Larochelle et arrive à Québec le 25 mai 1664 Le Capitaine et Charles Aubert de la Chesnaye en était propriétaires. " N.B. Un certain Paul Beaudet s'est rendu aux Archives Départementales de Charente-Maritime en septembre 2001, Dans les minutes, la bibliothécaire a trouvé Jean Baudet dans sa base de données. Il est écrit : "  Jean Baudet a quitté la Rochellle le 18 février 1664 à bord du Navire Noir de Hollande, Pierre Fillye était le capitaine "

Ne l'oublions pas, le Navire " Noir d'Amsterdam "   ou " Noir-de -Hollande " est très important pour nous car c'est le navire sur lequel notre Ancêtre a voyagé.

Une découverte enrichissante pour les familles Beaudet (te) . Nous pouvons suivre encore davantage les traces de l'Ancêtre Jean
Baudet.

Les émigrants de 1664

Voici un article paru dans la revue de la S.G.C.F. il en dit long sur les émigrants de l664.

Tout dernièrement, nous trouvions dans un article très fouillé de M Delafosse, archiviste de la Charente-maritime, accolée au nom du navire Le Noir d'Amsterdam, venu de La Rochelle en 1664 : " Liste de passagers " C'est cette liste qui fera le sujet du présent article. Trois-cents colons étaient encore attendus en 1664. Dans l'attente d'un meilleur service le ministre Colbert au lieu de s'adresser à des officiers royaux, confia le recrutement à une société de marchands rouennais comprenant les sieurs Guenet, Duhamel, L Breton, Bulteau et Michel, 45000 livres étaient affectées, tant aux frais des émigrants qu'aux besoins de la Colonie. A chaque homme de travail était alloué 95 livres : 60 livres pour son passage, 30 livres d'avance pour se procurer des hardes et autres nécessités, et 100 sols (5 livres) pour sa nourriture en attendant l'embarquement. Nourriture est une manière de dire , car l'on sait que par certain procès , que les émigrés faisaient ripaille à la " Tête Noire " avant de prendre le large. Le voyage gratuit était un cadeau du roi; quant aux 35 livres d'avance. elles devaient être remboursées aux autorités de la Colonie par les employeurs, qui eux-mêmes, se rattrapaient sur leurs engagés.

Deux navires furent nolisés en Normandie par la compagnie de Rouen pour le transport des trois cents émigrants : le St-Jean-Baptiste et le Noir.

Le Saint-Jean-Baptiste de 300 tonneaux et 24 pièces de canon. Avait pour capitaine Pierre Le Moine. Vu sa capacité, ce navire aurait pu transporter au moins 150 colons. En fait comme nous le verrons plus loin il n'en convoya guère plus d'une centaine. Au reste leur signalement ne nous étant pas connu, nous passons. Le Saint-Jean-Baptiste fut le dernier à atteindre Québec. Le Journal des Jésuites signale ce navire, mais reste tout à fait muet sur sa cargaison; " Le 30 juin 1664 retourna le Père Nouvelle de sa mission et le même jour arriva le dernier vaisseau de Normandie " Même sobriété pour le départ : " Le 23 septembre partit le dernier vaisseau du capitaine Le Moine ou était le sieur Bourdon son fils.

Un autre navire, chargé de colons pour le Canada fut le NOIR d 'Amsterdam en Hollande. Il jaugeait 100 tonneaux et avait pour capitaine Pierre Fillye. Après avoir déposé passagers et cargaison à Québec, le navire devait être utilisé pour la pêche avant de rallier sa base :Dieppe. Le Journal des Jésuites parle encore de ce navire, le premier arrivé, mais uniquement en relation de la Compagnie de jésus… "Le mesme jour(25 may 1664) retourna le P. BabrielDruillettes de son voyage et un vaisseau de Normandie conduit par le sieur Fillye arriva le mesme jour ,ou éstoit le P. Louys Nicolas Madem Manse etc. Le 22juin repartit le premier vaisseau qui emporta nos premières lettres. Le 27 juillet partit le sieur Fillye avec la barque pour aller retrouver son vaisseau parti d'icy le 22 du mois passé.

Heureusement que nous possédons d'autres sources d'information. Le 18 juin 1664, un certificat était demandé au conseil Souverain par le capitaine Pierre Fillye. Celui-ci représentait que les sieurs Duhamel, Guenet et Cie, marchands de Rouen, avaient reçu 45,000 livres du roi pour faire venir 300 hommes de travail au Canada...que, en conséquence, il avait lui-même " apporté dans son navire cinquante hommes et une fille, dix barriques d'eau de vie , quatre cents haches et six brebis, requérant qu'il lui soit délivré certificat de la livraison qu'il en a faite ". Le Conseil obtempéra à cette demande " veu le rôle des dits passagers, la distribution faite d'iceux par ordonnance du dit Conseil du 26 mai dernier et un certificat du Sr de la Ferté portant que le dit sieur Fillye lui a bien délivré l'eau de vie et les haches mentionnées "

Nous ne nous demanderons pas comment les 6 barriques d'eau-de-vie et les 400 haches vont servir les intérêts des habitants, ce qui nous intéresse pour l'instant ce sont ces 50 hommes et une femme , dont les noms figurent sur le rôle des passagers que le capitaine vient de remettre au Conseil pour vérification. Ce rôle a disparu de nos Archives, mais fort heureusement pour nous une copie en existait que le capitaine Fillye avait eu la précaution de déposer à l'Amirauté de La Rochelle. C'est là qu'il se trouve encore, sous la cote B 5665, no 110.

C'est une liste de 51 noms, pas un seul n'y manque. Elle est d'autant plus précieuse que nous en connaissons pas de séries d'engagements pour 1664. Des 51 passagers du Noir 42 ont pu être identifiés et 22 ont laissé descendance parmi nous. La jeune fille, Jeanne Besnard, avait fait la traversée avec Jeanne Mance. Nul doute qu'elle suivit à Montréal cette Demoiselle, car elle y épouse, le 20 avril 1665, le serrurier Pierre Gadois, le malheureux envoûté de 1657.

Liste des passagers du navire Noir de Hollande.

Jean Gris (ou Grier), de Nerpon, pays Nantois. Antoine Pajau, de Rufec en Poittou ---Joachim Brunet, de La Rochelle---Mathelin Cardin, de Ste Soudine en Poittou---Pierre Blet, de Che Boutonne---Jacques Duboys, de Nieul en Poittou---Marc Butain, de Paris---Simon Gilleret, de Bloys.---Mathurin Moreau, de Chandenier en Poittou---Jacques Gerny, de L'Aiguillon---Pierre Audigé---François Marchand---Pierre Houdan dit La Taille, de Lisieux---François Hilleret, de Marans---René Peltier, de Marans---Simon Derne , de La Rochelle---Nicolas Boue, du Poiré de Vélire---Antoine Giloche, du Gué de Vélire---Jean Fretté, du Gué de Vélire-=--Pierre Gailleau, du Gué de Vélire---Pierre Fournier, d'Algre en Poittou---Antoine Tapin, du Poiré en Vélire---André Goutron , de La Rochelle---Matelin Corniveau, de Fontenay---JEAN BAUDET, de Blanzay en Poittou---Jean Bertran, de Aubenas---Jean Plaignol, de Aubenas---François Boa, de Villefaignan---Jean Roy, de Lagny---Jean Robert, de Laguy---Pierre Groulet,---Toussaint Baudry, de Lagny— Jeanne Benon(ou Benart), de Paris---Jean Baillie, de l'Isle de Ré---Jacques Beaudouin,---Nicolas Geoffroy, de L'Isle de Ré---Pierre Parot, de l'Isle de Ré---René Brisson, de La Rochelle---François Bastard, de Jaume en Poittou---Jacques Maignard, de La Rochelle---Jean Bouesmé, de Poittiers---René Jouchon, de Poittiers---Jean Fourment, de Monemdy en Picardie---Louis Delahaye, de Loudun---Antoine Auton, d'Angoumois---Jean Pollicain, de Loumarie en Bretagne---Pierre Riveau, de Ruelle en Augoumois---Nicolas Fournier, de Marans---Mathias Campagnat, de La Rochelle---Pierre Campagnat, de La Rochelle---Charles Combault, de St-Jean-d'Angély.

Autour de cette liste d'émigrants de 1664, on nous permettra quelques considérations. " Avant Talon, de 1659 à 1664, écrit Salone, il n'y a point trace de contrôle à l'arrivée, et, comme conséquence, les informations précises font défaut. Nous avons seulement la preuve que le roi a tenu sa promesse d'envoyer chaque année trois cents personnes et que même il a parfois dépassé de chiffre comme en 1659 ". Pareille assertion peut-elle se soutenir pour 1664, l'année qui nous occupe? Nous sommes sûrs d'avoir reçu 51 colons par le NOIR. 250 étaient encore attendus, Combien de ce nombre débarquèrent en Nouvelle-France? Il est difficile, avec les données que nous possédons, d'arriver à une conclusion ferme. La Compagnie de Rouen avait reçu 45,000 livres pour transporter 300 colons à 95 livres l'unité. La balance devait être employée à acheter de la marchandises et des denrées pour les besoins de la Colonie

Jean Baudet arrive à Québec.


Le 25 mai 1664, les passagers du Noir d'Amsterdam arrivent à Québec .On se partage les nouveaux colons . Parmi les 51 passagers, 42 ont pu être identifiés et 22 ont laissé leur descendance parmi nous. Il est à noter qu'en plus des hommes, une jeune fille Jeanne Besnard avait fait la traversée accompagnée de Jeanne Mance qui habitait le pays depuis 1641. Cette infirmière d'un dévouement sans borne avait, grâce à la générosité de Mme de Buillion, fondé l'Hôtel-Dieu de Montréal.

On se partage les nouveaux colons.

Il a été statué par le Conseil que la distribution des nouveaux venus se ferait de la façon suivante : des cinquante hommes arrivés sur le vaisseau le Noir les deux tiers seront répartis à Québec et aux environs et l'autre tiers aux Trois-Rivières, au Cap-de-la-Madeleine et à Montréal, soit un sixième pour Trois-Rivières et le Cap et l'autre sixième pour Montréal. Concernant les passagers du navire Le Noir, sur les 41 identifiés, 33 se retrouveront dans la région de Québec, 6 dans la région de Montréal et deux seulement dans celle des Trois-Rivières. Ces colons donnèrent une excellente impression.

Les trente-six mois de formation.

Jean Baudet, comme ses compagnons, s'engageait pour trois ans. Après ces années le colon décidait de rester au pays ou de retourner en France, d'où l'appellation : les trente-six mois en parlant de ces Colons. Pendant ces années, ils travaillaient chez un colon déjà établi. Le conseil Souverain écrivant à Colbert expliquait le pourquoi de cette façon d'agir : "Peut-être Monseigneur, que cela vous paraîtra étrange de voir que, aux hommes de travail qui viennent de France, nous faisions comme une manière d'apprentissage, en les distribuant aux habitants pour les servir et leur aider dans leurs travaux, moyennant salaire raisonnable, 20, 25, 30 écus par an et plus. Cependant il n'y a rien qui soit plus nécessaire premièrement : parce que ceux que l'on nous envoie ne sont pas nécessairement enclins au travail de la terre, deuxièmement : les travaux de ce pays sont très différents de ceux de France et l'expérience nous a fait voir qu'un homme, ayant hiverné trois ans dans le pays, se louant pour servir, reçoit le double de gage qu'un nouvel arrivant. " Il faut croire que le procédé avait du bon puisqu'il transforma les artisans et les journaliers arrivés en 1664 en excellents agriculteurs.

Titre de noblesse.

Notre Ancêtre arrive au pays en 1664, c'est-à-dire quelque cinquante ans seulement après la fondation de la colonie par Champlain. Lord Elgin a appliqué à notre histoire qui va de 1608 à 1666 l'expression de temps héroïque du Canada. On peut sûrement dire qu'un canadien-français qui peut faire remonter sa famille à au moins 1666 a le droit de dire : mon Ancêtre fut un fondateur de la Nouvelle-France et c'est le cas pour Jean Baudet. Quelle fierté pour nous tous. Pour un Français, le plus beau titre de noblesse c'est de compter un croisé parmi ses ancêtres…pour nous Canadien, celui qui compte un ancêtre fondateur de la Nouvelle-France a aussi son titre de noblesse, grâce à notre Ancêtre, nos familles peuvent se glorifier de ce titre.

Jean Baudet serait né en 1650.

Au recensement de 1666, Benjamin Sulte, en parlant de la famille de Nicolas Gaudry ou Jean Baudet travaillait, écrit : "Nicolas Gaudry 45 ans, habitant, Agnès Morin 24, sa femme, Hélène 9, Jacques 7, Christine 5, Marie Françoise 3, Nicolas 16 mois Jean Baudet 18 ans, domestique engagé", Il serait né en 1648. Mais ne serait-il pas simplement vieilli de deux ans pour avoir l'âge d'être engagé ? En effet tout nous porte à croire qu'il est né en 1650 et en voici la raison. A son mariage en 1670 il a vingt et au recensement de 1681 on le dit âgé de 31 ans, ce sont, je pense des preuves suffisantes pour croire qu'il est bien né en 1650.

Premières années de notre Ancêtre en Nouvelle-France.

Dans les premiers temps de la colonie, le colon qui arrivait au pays, surtout s'il était célibataire, s'établissait généralement dans une famille déjà installée et en aidant aux travaux de la ferme, gagnait ses dépenses et se familiarisait avec le pays et ses habitudes en attendant qu'il prit une ferme pour lui-même. C'est ainsi que notre Ancêtre s'établit chez Nicolas Gaudry avec un compagnon originaire comme lui du Poitou, Jean Malherbeau. Nicolas habitait la Côte St-Francois et St-Jean, banlieue de Québec. Il possédait une ferme. En 1667, il déclare avoir 4 bêtes à cornes et 8 arpents de terre en culture. Par cet extrait des Mémoires de la Société Généalogique canadienne-francaise, nous verrons où exactement vécut notre ancêtre en arrivant au pays. " À l'automne de 1663 Jean Hamel se mit en quête d'une propriété. Le voici qui chemine sur la route de St-Michel, ces terres en pentes ne l'attirent pas. Il passe devant les habitations de Joachim Girard et de Jacques Gaudry et arrive à l'endroit même où se trouve aujourd'hui l'entrée du cimetière Belmont. Là commençait la terre de Nicolas Gaudry dit Bourbonnière. C'est donc là que notre Ancêtre a travaillé lorsqu'il arriva en Nouvelle-France.

L'abbé H. A. Scott, dans son histoire de Notre-Dame de Sainte-Foy, après avoir nommé plusieurs propriétaires de l'époque de 1668 ajoute : Nous n'avons pas nommé un certain nombre de jeunes gens, engagés chez les habitants, comme Charles Delaunay, Michel Farquet…et Jean Baudet. En nous référant à cette note de l'abbé Scott, nous réalisons que notre Ancêtre demeure encore à Sainte-Foy en 1668,c'est-à-dire quatre ans après son arrivée. Il a fait son stage de trois ans et a décidé de rester au pays. On peut croire qu'il a vécu chez Nicolas Gaudry, peut-être jusqu'à son mariage en 1670.

Notre Aïeule, Marie Grandin, Fille du Roi.

Nous sommes en 1670, il y a six ans que l'Ancêtre Jean Baudet habite la Nouvelle-France. Bien adapté à son nouveau pays, il décide d'y rester et de fonder un foyer. Il est temps de connaître celle qui partagera sa vie et deviendra l'aïeule des familles Beaudet d'Amérique. Elle se nomme Marie Grandin, c'est une jeune Française, orpheline de père, nouvellement arrivée au pays. Marie, fille de Michel Grandin et de Marie Lejeune est née à Saint-Euverte, paroisse de la ville d'Orléans, aujourd'hui chef-lieu du département du Loiret, sur la Loire, à quelque cent-vingt-cinq kilomètres au sud de Paris. Elle fait partie d'un contingent de Filles du Roi, qui arrive à Québec en 1670. N.B. L'église de Saint-Euverte est une ancienne abbaye qui tient son nom de St-Euverte évêque d'Orléans au IV siècle.

Liste des voiliers arrivés en Nouvelle-France en 1670.

Nouvelle France :
départ de La Rochelle, le propriétaire l'envoya à Québec en 1668 et 1670, avec le capitaine Alain.

Espérance :
départ de La Rochelle, on l'envoie à l'Île Percée en l670 et 1671, puis à Québec en 1672 et 1673.

Saint-Pierre :
il quitte La Rochelle le 19 juin 1670et arrive à Québec le 21 septembre 1670.

Marie :
départ de La Rochelle, on l'envoie à Québec en 1670, départ de Québec pour les Antilles le 4 novembre 1670 malheureusement le voilier coula lors d'un orage, les 14 hommes d'équipage atterrirent sur les rives du Saint-Laurent.

Saint-Antoine l'Espagnol :
navire du Roi il partit de France pour Québec et les Antilles en 1669 et en 1670.

Hélène :
de Flessingue, 100 tonneaux, ce navire quitte La Rochelle le 22 mai 1670 et arrive à Québec le 18 août 1670 avec le capitaine André Chaviteau.

Marie Grandin a passé son contrat de mariage le 7 septembre 1670. Comme la plupart des filles du roi se mariaient quelques semaines seulement après leur arrivée au pays, nous pouvons présumer qu'elle fit la traversée sur le voilier Hélène, qui arriva à Québec le 18 août 1670. Nous n'avons cependant aucun document pour confirmer cette présomption.

Qui sont les Filles du Roi ?

On a beaucoup parlé des Filles du Roi, et en bien et en mal.

Comme notre aïeule fait partie de ce groupe, nous sommes sûrement intéressés à mieux connaître cette page de l'histoire de la Nouvelle France. Sylvia Dumas dans son livre intitulé "Les Filles du Roi et la Nouvelle France " a fait pour nous une étude très élaborée à ce sujet, en voici quelques extraits qui nous en apprendront beaucoup sur les Filles du Roi.

Comment attirer des filles à marier ?

Comment attirer au Canada un nombre suffisant de Françaises pour permettre aux célibataires de ce pays neuf d'y fonder un foyer ? Le roi Louis XIV et son ministre Colbert conçurent un plan qui avait les garanties de succès. Ce plan n'était pas compliqué. Le trésor royal s'engageait, pour la première fois, à contribuer aux frais de voyage et à une partie du coût d'établissement en Nouvelle-France d'émigrantes recrutées dans la mère patrie. On confia à des embaucheurs-marchands ou armateurs, la tâche de recruter des filles de France, moyennant une prime de dix livres par recrue, les frais de voyage et de séjour au Canada de ces émigrantes étaient, à la charge du trésor royal. Les filles pauvres, qui ne pouvait se payer le coût d'un modeste trousseau, n'en étaient pas pour autant privées, car le roi y pourvoyait.

Une fois embauchées, les Filles du Roi étaient dirigées vers un port de mer, soit Dieppe, soit La Rochelle, où elles s'embarquaient sur des navires en destination du Canada. On confiait la direction de chaque contingent de ces émigrantes à une femme de France ou de la colonie, bien recommandée et capable de maintenir ses protégées, sous une discipline rigoureuse, pendant une traversée de deux mois, dans des vaisseaux peu confortables où elles étaient en contact avec divers passagers : matelots, engagés, soldats, etc

Enfin Québec!

Dès qu'elles débarquaient au port d'arrivée, les filles du Roi étaient réparties entre les trois bourgs de la colonie : 70% à Québec et les environs, 12% à Trois-Rivières et 18% à Montréal. Elles étaient placées, semble-t-il, chez des familles recommandables aux frais du trésor royal.

Extrait des cahier d'histoire no 24 Les filles du roi en Nouvelle-France de Sylvio Dumas.

En ce qui concerne Marie Grandin, c'est madame Bourdon (Anne Gasnier) qui, en véritable maman, s'occupe d'elle Madame Bourdon, âme dévouée et charitable, a dirigé plusieurs contingents de ces émigrantes et en a hébergé dans sa maison à Québec. On peut supposer que c'est là que l'ancêtre Jean Baudet a courtisé sa future épouse. Il est intéressant de noter que Madame Bourdon a signé, en dix ans, 304 conventions matrimoniales de pupilles du Roi.

Une lettre de l'intendant Talon au ministre Colbert nous donne d'autres détails concernant les lieux de rencontre de ces jeunes filles "Si le Roi continue d'envoyer des filles au Canada, il n'est pas à propos d'achever le bâtiment qu'on a commencé pour les recevoir. Ce bâtiment n'étant probablement pas assez bien aménagé, ni assez grand pour loger convenablement une centaine de personnes, cependant il pourrait fort bien servir de lieu de rencontre des Filles du Roi et des chercheurs d'épouses.

L'aide du roi.

Le roi de France veut bien aider les filles du Roi. Dans son mémoire de 1669 à Colbert, l'intendant Talon donne d'autres détails sur les secours accordés à ces demoiselles. On y voit que le recrutement et les frais de voyage de chacune de ces émigrantes coûtaient cent livres au Roi, dont dix pour la levée, trente pour les hardes et soixante pour la traversée, Les hardes écrit Lanctot, comprenaient outre les habits, les articles suivants : 1 coiffe, 1 mouchoir de taffetas, 1 ruban à souliers, 100 aiguilles, 1 peigne, 1 fil blanc, 1 paire de bas, 1 paire de gants, 1 paire de ciseaux, 2 couteaux, 1 millier d'épingle, 1 bonnet, 4 lacets et 2 livres en argent. En plus le trésor royal déboursa six milles livres pour le mariage de ces pauvres demoiselles. En ce qui concerne Marie Grandin, elle apporta des biens estimés à trois cent livres à son mariage et eut un don de 50 livres du roi.

Qualités requises aux Filles du Roi et aux Engagés.

Dès son arrivée au Canada, l'intendant Talon ne manque pas de faire enquête sur les qualités physique des engagés et des filles à marier. Il fait au ministre Colbert les recommandations suivantes : " Qu'il soit défendu à ceux qui cherchent des engagés de n'envoyer aucun homme qui soit au-dessous de 16 ans (On comprend pourquoi notre ancêtre Jean, âgé de 14 ans, s'est vieilli de deux ans, comme nous l'avons vu dans un précédent chapitre.) Que pareillement, défenses soient faites d'en faire passer aucun fou, estropié, malade ou fils de famille pris par force, parce que ces personnes sont à charge au pays. La même règle pourrait être observée à l'égard des femmes et filles pour les usages convenables à la génération, et surtout choisies bien saines. "
Notre historien bien connu, Jacques Lacoursière dans son Histoire populaire du Québec a consacré plusieurs pages aux Filles du Roi, il serait utile d'en prendre connaissance pour mieux cerner encore l'histoire de Marie Grandin.

Un pays de célibataires.

Les recrues de Montréal de 1653 et de l659 se composent surtout de célibataires. Les soldats du régiment de Carignan-Salières sont eux aussi pour la plupart célibataires et d'âge à se marier. Il ont de 17 à 28 ans, aucun ne dépasse 40 ans . Pour des raisons de stabilité sociale et pour éviter que ces hommes ne se rendent trop souvent dans les bois dans l'espérance d'y rencontrer de jeunes Amérindiennes, les autorités sont amenées à prendre diverses mesures. La situation devient tragique. En 1666, lors du recensement, on dénombre 719 célibataires masculins âgés de 16 à 40 ans et seulement 45 filles du même âge.

On comprend facilement la nécessité d'amener au pays encore plus de filles à marier. Dans les années 1669, 1670 et 1671 près de 400 filles du Roi arrivent au pays. L'on sait que notre Aïeule Marie Grandin est de ce nombre.

En octobre 1669 Marie de L'Incarnation écrit : " C'est une chose prodigieuse de voir l'augmentation des peuplades qui se font en ce pays. Les vaisseaux ne sont pas plus tôt arrivés que les jeunes hommes y vont chercher des femmes et, dans le grand nombre des uns et des autres, on les marie par trentaines. Les plus avisés commencent à faire une habitation un an avant de se marier, car ceux qui ont une habitation trouvent un meilleur parti ; c'est la première chose dont les filles s'informent, et elles font sagement, parce que ceux qui ne sont point établis souffrent beaucoup avant que d'être à leur aise ".

Les premières années en Nouvelle-France sont difficiles.

Même mariées, le sort de ces filles comporte des problèmes. "Quand une famille commence une habitation écrit la supérieure des ursulines, le 29 octobre 1665, il lui faut deux ou trois années avant que d'avoir de quoi se nourrir, sans parler du vêtement, des meubles et d'une infinité de petites choses nécessaires à l'entretien d'une maison ; mais ces premières difficultés passées, ils commencent à être à leur aise, et s'ils ont de la conduite, ils deviennent riches avec le temps autant qu'on le peut être dans un pays, nouveau comme celui-ci.

L'année suivante Talon écrit au ministre Colbert : " Les 84 filles que le roi a fait passer sont toutes mariées à l'exception de six auxquelles je suis obligé de donner quelque secours de temps en temps, de même qu'aux mariées dans le besoin qu'elles souffrent les premières années de leur mariage.

Notre Aïeule comme toutes filles du roi, a passé par toutes ces difficultés. Après une longue et dure traversée, elle se marie quelques semaines seulement après son arrivée au pays. Avec son époux Jean Baudet, elle devra travailler fort pour survivre dans un pays neuf où tout est à bâtir.

Mariage de Jean Baudet et de Marie Grandin

Le contrat de mariage de notre Ancêtre passé devant le notaire Becquet, ainsi que l'Acte de mariage fait à l'église Notre -Dame de Québec nous apportent des détails intéressants sur le couple Baudet-Grandin. Ces deux documents ont pour nous une valeur à la fois historique et sentimentale. Grâce à Michel Langlois, chef de la division des services aux archives nationales et aussi généalogiste de renom, nous pouvons lire en français d'aujourd'hui, le contrat de mariage de notre Ancêtre. Dans l'intérêt de tous leurs descendants, je vous livre au complet ce précieux document.

Contrat de Mariage de Jean Baudet et de Marie Grandin. (Romain Becquet notaire, le 7 septembre l670 )

Devant le notaire Romain Becquet se sont présentés Jean Baudet demeurant à Champigny, fils de Bastien Baudet et de Marie Baudonnier du bourg de Blanzay évêché de Poitiers et Marie Grandin fille de feu Michel Grandin et de Marie Lejeune de la ville et évêché d'Orléans. Sans contraint et avec le consentement de leurs parents et amis rassemblés dans ce but, c'est-à-dire Madame Anne Gasnier veuve de Jean Bourdon Ecuyer, ancien seigneur de Saint Jean et de Saint François et procureur général au Conseil Souverain de ce pays, de Mesdames Elisabeth Etienne, Hélène Desportes, Agnès Morin et Madeleine Normand et de messieurs Jean-Baptiste Poitiers et Du Buisson, ils ont promis de se marier bientôt.

En accord avec leurs parents et amis, s'il n'y a pas d'empêchement, ils se marieront aussitôt que possible à l'église catholique. Suivant la coutume de Paris ils seront mariés en communauté de biens, tout en n'étant pas tenus aux dettes encourues par l'un ou l'autre avant le mariage. Si toutefois ils avaient des dette, elles seront payées par celui des deux qui les aura contractées.

Le futur époux fait don à sa future conjointe de la somme de trois cents livres tournois à prendre en priorité sur leurs biens advenant son décès. Dans ce but il hypothèque ses biens. De plus, il la prend comme épouse avec tous ses droits et tous les biens qu'elle possède présentement et ceux qu'elle pourra obtenir dans l'avenir tant par succession qu'autrement. Il reconnaît également que sa future épouse possédant trois cent livres tournois qu'elle a ajoutées à leurs avoirs. De cette somme, cent-cinquante livres leur resteront en commun et cent cinquante livres seront toujours la propriété de la future épouse et de ses héritiers tout comme les cinquante livres que le Roi lui a données pour l'inciter à se marier.
S'il y avait dissolution du futur mariage sans qu'ils aient eu d'enfants, ils se font don réciproque de tous leurs biens au dernier des deux qui vivra. Afin que personne ne puisse contester ce contrat, ils demandent qu'il soit enrégistré par le notaire d'ici quatre mois et ils lui donnent leur plein accord dans ce but.

Ils se sont entendus ainsi, selon les clauses de ce contrat et promettent de les suivre à la lettre. Le tout a été rédigé à Québec, dans la maison de Madame Bourdon, le 7 septembre l670, en présence de Jean-Baptiste Gosset et Gilles Desportes de Québec, qui agissent comme témoins et ont signé au bas de cet acte avec le notaire et les amis. Les futurs conjoints ont déclaré ne pas savoir écrire ni signer, comme leur enjoint l'ordonnance à cet effet. Témoins :Anne Gasnier, Elisabeth Etienne, Jean-Baptiste Poitiers, Sieur Du Buisson, Jean-Baptiste Gosset, Hélène Desportes, Agès Morin, Madeleine Normand, Gilles Dutarte et Becquet, notaire royal.
Mariage à l'église Notre-Dame de Québec.

Seize jours après leur contrat devant le notaire, notre Ancêtre se marie à l'église Notre-Dame de Québec. Voici un extrait des actes de mariage de cette paroisse. " Le vingt-troisième jour du mois de septembre de l'année mil six cent soixante et dix, après les fiançailles et la publication faite des trois bans de mariage, le huitième, le quatorzième et le vingt et unième jour du mois de septembre, entre Jean Baudet, habitant de Champigny fils de Bastien Baudet de Marie Beaudonnier ses père et mère de la paroisse de Blanzay, Évêché de Poitiers d'une part et, Marie Grandin , fille de défunt Michel Grandin et de Marie Lejeune, ses père et mère de la paroisse de St-Euverte, de la ville et Évêché d'Orléans d'autre part et ne s'étant découvert aucun empêchement, je soussigné, prêtre et curé de l'église paroissiale de Notre-Dame de Québec, les ai, en ladite église, solennellement mariés, et leur ai donné la bénédiction nuptiale, selon la forme prescrite par la Sainte-Eglise en la présence de témoins connus : Jacques Gaudry, Nicolas Valin, Michel Maillou et Jean Bériace. H. De Bernière.

Note :Le témoin Jacques Gaudry sert de père, il est le frère de Nicolas Gaudry, chez qui l'Ancêtre a travaillé en arrivant au pays. Cette présence atteste une fois de plus, la bonne entente qui existe entre la famille Gaudry et Jean Baudet

Les premières années de mariage se passent à Sillery. Le 4 septembre 1672, Jean Baudet loue, pour six ans, de Noël Ringuet une terre avec Maison, grange et étable. L’année suivante il loue de Mathurin Moreau deux bœufs, une charrette et accessoires.
En 1677, la famille de Jean et de Marie quitte Sillery pour Lotbinière. L’Ancêtre loue la terre réservée pour le manoir seigneurial de Lotbinière. En effet le seigneur Louis-Chartier de Lotbinière est retenu à Québec, à cause de son travail, il confie à Jean Baudet le soin du domaine seigneurial. Deux ans plus tard Jean renouvelle ce contrat de location. Entre temps l’Ancêtre a construit le manoir seigneurial et il y habite, le seigneur s’est cependant réservé une chambre, qui lui servira lorsqu’il visitera sa seigneurie.

En 1680, Jean Baudet obtient du seigneur sa première concession au Platon de Lotbinière, il continue cependant de travailler pour le seigneur tout en se préparant un foyer sur sa propre concession. L’année suivante il s’établit sur sa concession avec sa famille.
En plus de défricher, de cultiver la terre et de voir aux bâtiments et aux animaux Jean Baudet fait un important commerce d’anguilles. Pendant une vingtaine d’année il pêchera l’anguille et en livrera jusqu’à Montréal de 20 à 40 barriques par saison . (Voir la rubrique sur l'Anguille)

En 1708 Jean Baudet obtient du seigneur de Lotbinière une deuxième concession qu’il partagera par la suite entre Jean-Baptiste, Michel et Jacques .

L’Ancêtre décéda entre le 25 mars et le 8 juillet 1714. Son épouse céda la concession du Platon à son fils aîné Charles à la condition qu’il prenne soin d’elle jusqu’à sa mort. Marie Grandin quitte ce monde peu de temps après. Elle décéda le 14 juillet 1715 à l’Hôtel-Dieu de Québec.

Leurs enfants :
Enfants de Jean Baudet et de Marie Grandin


Marie (Louise) - baptisée le 14 septembre 1671, à Sillery, le 06 octobre 1686 elle épouse Jacques Houde fils de Louis Houde et de Madeleine Boucher. Le couple a donné naissance à onze enfants, baptisés à Saint-Antoine de Tilly, lieu de leur naissance Marie décéda la 02 juin 1755 et Jacques le 24 mars 1748 à Saint-Antoine-de-Tilly comme son épouse.

Simone (Anne) - baptisée le 27 décembre 1673 à Sillery. Elle épouse en première noce le 04 juillet 1689 à Cap Santé, Michel Pineau fils de Pierre Pineau et d’Anne Boyer, et en seconde noce François Le Roy, cordonnier de Verchères. Simone eut neuf enfants de son premier mariage et un seul enfant de son deuxième mariage
Jean-Charles / Du Cap - baptisé le 14 août 1676 à Lorette. Il épouse de 26 novembre 1726 à Lotbinière, Madeleine Lemay fille d’Ignace et Anne Girard .Le couple eut cinq enfants. Jean-Charles hérita de la 1ère concession de son père, il fut inhumé à Lotbinière le 23 juillet l749, son épouse décéda plusieurs années plus tard, sa sépulture eut lieu le 14 mars l767 à Lotbinière.

Louise - baptisée le 21 avril 1679 à Neuville. Elle épousa à Lotbinière en 1697 Jacques Marcotte fils de Jacques et d’Élisabeth Salé. Ils eurent onze enfants et vécurent à Cap Santé. Louise décéda le 07 février l760 à la paroisse Sainte Famille de Cap Santé. Jacques était décédé plusieurs années auparavant, au mois de mars 1737 à Cap Santé également.

Jeanne-Françoise - née le 01 octobre 1681 à Lotbinière. Elle épousa vers 1699 Jean-Baptiste Bisson (Buisson) fils de Antoine Bisson et de Ursule Tru. Le couple donna naissance à six enfants. La famille vécut à Saint-Nicolas, Jeanne-Françoise et son époux furent sans doute emportés par la terrible épidémie de fièvre pourprée (scarlatine ) qui dévasta le pays en 1711 et 1712. Jeanne-Françoise décéda en janvier 1712 et son mari quelques mois plus tard à l’Hôtel-Dieu de Québec.

Jean-Baptiste - né le 02 septembre 1683, il épousa vers 1717 à Lotbinière, Françoise Chatel fille de Michel et de Marguerite Lambert. Le couple eut neuf enfants. Jean-Baptiste s’établit sur la deuxième concession de l’Ancêtre. Jean-Baptiste décéda en 1764, sépulture le 24 novembre à Lotbinière. Françoise Chatel fut inhumée à Lotbinière le 09 décembre 1731.

Michel - né en 1686 à Lotbinière , il épouse Thérèse Pérusse fille de Jean, et de Jeanne Barabé, le 17 juin l719 à Sainte-Croix de Lotbinière. Le couple eut dix enfants . Michel vécut à Lotbinière sur la deuxième concession de l’Ancêtre, il décéda en 1764 à Lotbinière, le 27 mai. Son épouse Thérèse Pérusse fut inhumée à Lotbinière le 03 janvier 1755.

Marie-Josèphe- baptisée le 24 avril 1687 à Sillery. Elle épouse Jacques Denevers fils de Guillaume et de Louise Vitard, à Lotbinière le 18 octobre 1704. Le couple eut trois enfants, dont deux d’entre décédèrent dans la vingtaine. Ils vécurent à Sainte-Croix de Lotbinière. Marie-Josèphe décéda le 28 mai 1748 à Sainte-Croix de Lotbinière, son époux Jacques Denevers fut inhumé dans la même paroisse le 27 février 1741.

Jacques -baptisé le 20 novembre 1690 à Lotbinière. Il épouse à Sainte-Croix de Lotbinière le 26 novembre 1720 Angélique Lemay fille de Pierre et de Anne Germain. Le couple eut sept enfants. Comme ses frères Jean-Baptiste et Michel, Jacques s’établit sur la deuxième concession de l’Ancêtre. Jacques fut inhumé à Lotbinière 04 janvier 1750 et son épouse Angélique Lemay le 13 mai 1742 également à Lotbinière.

Marie-Madeleine - née en 1692. Parce que nous n’avons ni la date de son baptême, ni celle de son mariage ou de son décès, plusieurs généalogistes ont oublié Marie-Madeleine. Ils n’attribuent que neuf enfants au couple Beaudet-Grandin. Au moins quatre contrats de l’ancêtre nomment expressément Marie-Madeleine comme la fille de Jean Baudet et de Marie Grandin.


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Etienne De Nevers sieur de Brantigny

Messagepar Acadienne » 2007-01-06, 20:13

Etienne De Nevers sieur de Brantigny

Etienne De Nevers sieur de Brantigny est originaire de la Champagne et plus particulièrement d'Espinay. C'est ce que nous révèle son acte de mariage passé le 28 octobre 1652 devant le père Jésuite Pierre Bailloquet, en l'église de Sillery. Étienne aurait quitté son pays pour venir s'établir en Nouvelle-France vers 1649.

Les climats politique, économique et social qui règnent à cette époque en France sont probablement tributaires de son départ pour la Nouvelle-France. Mais situons-nous un peu et examinons les principaux événements qui marquèrent l'histoire de la Champagne avant son départ pour le nouveau monde.

La Champagne fut à l'origine une ancienne cité gauloise, la région la plus étendue de la France avec d'immenses et longues clairières, un paysage ouvert, dénudé et strié par les cultures en bandes régulières et minces. Cependant ce pays nous fait découvrir de plus une Champagne crayeuse, au superbe relief de "Côte" s'étendant de Reims à Montereau en passant par Epernay et Sezanne et auquel il ne manque rien, pas même les vallées.

On a souvent parlé de la Champagne pouilleuse en exagérant sur la platitude, la nudité et la monotonie de cette région. Ce terme "pouilleux" s'associait probablement au fait que l'on y retrouvait une terre de craie, inculte et quasi inhabitée.

En réalité la craie n'est jamais plate, les routes qui la sillonnent, montent et descendent sans arret... les ondulations sont larges et les grands horizons sont larges et les grands horizons sont la règle (ref: Maurice Catel, et Al. Visages de la Champagne, Paris, Ed. Horizons de France, 1946, p. 18)

La ville la plus caractéristique est EPERNAY, située au pied du mont Bernon , coiffée d'un bouquet de pins au bord de la Marne. C'est le vin qui lui donne son unité avec son avenue de Champagne. Les villes de la craie sont originales, bâties de bois, de torchis et de craie tendre. Cependant, avec tout ce qu'elles ont connu jusqu'au XVIIe siècle et depuis la révolution (les invasions, les incendies, etc.) elles souffrent encore de ces destructions par de terribles déracinements moraux et matériels.

Au milieu du XIIe siècle les Comtes sont suzerains de 2030 fiefs. On voit le morcellement et l'abondance de la petite féodalité. L'administration du comté est assez analogue à celle du domaine royale. Les hauts officiers y sont également sénéchaux, connetables, bouteilliers, chambriers, chambellans. On y retrouve des viscomtes, des prévots et des baillis dans différentes circonscriptions. De plus la Champagne est caractérisée par ses Foires qui au Moyen-Âge en ont fait sa richesse. Les Foires contribuèrent au développement des villes et de la classe bourgeoise. Cependant elles entravèrent les libertés urbaines parce que les bourgeois devinrent officiers des comtes et remplirent notamment les fonctions de gardes de Foires.

Au début du XIVe siècle, on assiste à une guerre entre les grands du pays, une querelle dynastique qui apporte les misères de la guerre de cent ans au cours de laquelle la Champagne sera durement éprouvée. Cependant, avant même que cette guerre fasse ses effets sur les pays champenois, l'Europe entière fut frappée par un terrible fléau: "La peste Noire". On la nomma ainsi à cause des bubons charbonneux par lesquels elle se manifestait.

En 1317, l'épidémie touche Marseille, la Champagne est frappée l'année suivante, principalement à Provins et à Troyes tandis que Châlons et Reims sont touchées en 1349. Ce mal dure pendant deux années pour ensuite s'atténuer mais sans jamais disparaître complètement. La peste réapparait à Bar en Aube en 1360, à Provins en 1391 et 1400, à Troyes en 1404 et 1420 etc. Si certaines provinces voient disparaître la moitié de leurs habitants, il n'est pas possible pour les contrées champenoises de dresser un bilan de la mortalité. Certains expliquent la venue de cette misère par l'influence d'une comète apparue à la fin 1347 et d'autres y voient un chatiment divin. De là, on multiplie les offrandes et les processions, on récite des prières pour écarter le mal, on fait défiler des reliques, bref on essaie de trouver la solution par ses propres moyens, car même la médecine est impuissante face à ce mal.

Au XVIe siècle, c'est la lutte contre la maison d'Autriche qui commence et la Champagne est encore foulée par les bandes de guerre: Siège de Mezieres en 1521, de St-Menehould en 1543, de St-Dizier 1544, l'incendie d'Epernay et de Vitry en 1544. La vallée de la Marne est ravagée et la peste suit toujours cette invasion. Elle sévit jusqu'au milieu du XVIe siècle. On la voit apparaître en 1533 à Epernay.

On assiste donc à des épidémies cycliques sur un fond de nudité endémique qui, néammoins sont épongées par une prodigieuse croissance démographique.( Ibid.)

C'est de plus à cette même époque, la période des guerres religieuses. Le protestantisme s'insinue en ce pays puisqu'il est largement ouvert aux influences du dehors. Il pénètre dans tous les milieux mais plus particulièrement il atteint les ouvriers des villes. Une guerre des religions, guerre inévitable qui débute le premier mars 1652 avec le massacre de Wassy, où huguenots et soldats de Guise, de passage en ce lieu échangent des injures et des coups. Une pierre atteint le duc à la joue et la bagarre commence. Ce fut alors le signal des guerres qui durèrent plus de trente ans.

Au XVIIe siècle, les champenois sont de plus très éprouvés car après la peste c'est la famine. Un facteur climatique survient vers 1580 et on voit apparaître ce que l'on appele " le petit âge glaciaire" qui durera jusqu'au XIXe siècle. On parle d'un refroidissement général qui ne se manifeste pas seulement par des hivers rigoureux mais aussi par une baisse des températures entrainant des printemps écourtés, tardifs et défavorables aux récoltes. Puis c'est l'apparition des étés pluvieux comme cela se produisit de 1648 à 1651. Cette peste ayant sévit pendant plusieurs années a entrainé une diminution de la main-d'oeuvre, désorganisant les relations commerciales par une baisse de production et des denrées agricoles. Mêlés à cela, des contre-temps climatiques et météréologiques accentuent la disette car la famine est au nombre des malheurs de l'époque. Toutefois, les champenois luttent pour la réédification de leur pays et c'est sous Henri IV qu'elle se redresse. L'industrie métallurgique s'étend, l'industrie de la soie se crée à Troyes et à Reims et les verreries de l'Argonne sont actives.

Les Jésuites s'installent à Reims, à Châlons, à Chaumont et à Langres. Il est à remarquer que ce sont des champenoises comme Jeanne Mance et Marguerite Bourgeois qui sont les premières missionnaires du Canada.

En 1650, de nouvelles bandes de mercenaires reviennent. En 1651 c'est l'année des mauvaises récoltes, la misère est tellement grande que les paysans se font brigands afin de survivre et d'autres meurent de la dysenterie.

Le désastre des guerres fut si graves et cela surtout dans la Champagne du Nord que "... des villages sont vides et qu'on a pu signaler des cas de cannibalisme. Certains mangent de la paille et des cadavres de chevaux."

Ce climat de pauvreté, de misère et de guerre qui règne en Champagne a sans doute décidé Étienne à prendre la mer et à espérer un avenir plus prommetteur. Une porte s'ouvre devant lui. Il est jeune (environ 22 ans) alors il s'embarque pour l'aventure et arrive possiblement à l'été 1649 à Québec.

Des recherches effectuées en France part des québécois, tel que le père Archange Godbout n'ont pas permis de mettre à jour le contrat d'engagement de notre ancêtre Étienne. Mais prenons pour hypothèse qu'il soit débarqué en 1649 et regardons ce que Marcel Trudel nous dit au sujet des navires qui arrivent cette année là.

La flotte de six navires, commandées par Jean-Paul Godefroy, à titre d'amiral commence à paraître à Québec le 23 août: elle comprend le Cardinal, 300 tonneaux, le Bon-François, 90 tonneaux, le St-Sauveur ou Neuf, 150 tonneaux (Capitaine: Jammes: maître: J.Descombes), le Notre-Dame, 250 tonneaux et deux autres navires: l'Anglois et un navire non identifié commandé par le capitaine Jean Poulet; il y a aussi à bord de la flotte un capitaine Faloup. Dans cet arrivage de peut-être 200 personnes, nous identifions 100 nouveaux immigrants dont cinq pour Montréal. (Réf: Marcel Trudel, Catalogue des immigrants 1632-1662, Montréal, 1983, Cahiers du Québec, Coll. Histoire, Hurtubise HMH, p. 207)


C'est le 15 janvier 1650 aux Trois-Rivières, que l'on retrouve pour la premier fois Étienne De Nevers. Il agit à cette occasion comme parrain pour un Amérindien nommé: Étienne fils de Kaouboukouchich (le père) et Kouekassouekoue (la mère). C'est le père Jésuite Pierre Bailloquet qui célèbre le baptême. Que fait Étienne à cet endroit? Est-il au service des Jésuites? Fait-il partie de l'équipe du Sieur Le Neuf du Hérisson qui avait un grand besoin de main-d'oeuvre pour exploiter ses terres de la banlieue des Trois-Rivières? Ces deux hypothèses sont plausibles mais les documents manquent pour affirmer avec certitude l'une d'entre elles.

Il séjourne alors à Trois-Rivières avant d'aller s'établir à demeure dans la région de Québec, plus précisément à Sillery où vivent dejà des gens comme Nicolas Pinel, Nicolas Goupil, Thomas Hayot, Jean Jobain, Gilles Esnard, Jean Routhier, Mathurin Trut etc.


C'est à Sillery qu'Étienne fera la rencontre d'Anne Hayot , fille de Thomas Hayot et Jeanne Boucher. Thomas était l'un des premiers colons de la Nouvelle-France. Les registres mentionnent son nom pour la première fois en date du 30 octobre 1638. Sa fille Anne est née le 26 juillet 1640 et voici ce que nous dévoile le registre de la paroisse de Notre-Dame de Québec:

Le 26 juillet 1640 fut baptisée en la chapelle de Kebec par Ambroise..... jésuite, Anne fille de Thomas hayot et de Jeanne Boucher...

En 1646, la famille Hayot reçoit une terre à Sillery du gouverneur Huault de Montmagny. Le premier octobre 1652, Étienne de Nevers et Anne Hayot prennent rendez-vous avec le notaire Rolland Godet pour établir leur convention de mariage. Malheureusement ce document demeure introuvable mais nous apprenons son existence dans la liste des papiers et titres faisant partie de l'inventaire après décès des biens d'Étienne Denevers rédigé par le notaire Duquet le 12 avril 1679.

Bien que ce document soit introuvable nous possédons l'acte de mariage passé à l'église de Sillery le 25 du même mois, rédigé par le père Pierre Bailloquet.


ACTE DE MARIAGE DE ETIENNE TENEVERS ET DE ANNE HAYAUT

Le 28 oct 1652. après publication de deux bancs de mariage le 29 de Sept et le 6 d'oct et dispense obtenu pour le troisième, ne s'étant trouvé aucun empêchement, le Père le R.P.Pierre Bailloguet à ce député, a interrogé Estienne Tenevers fils d'Estienne Tennevere et d'Agnès Luosbisec ses père et mère de la paroisse d'Espinay en Champagne; Et Anne Hayaut fille de Thomas Hayot et de Janne Boucher ses père et mère habitant de ce pays, lesquels ayant donn‚ leur mutuel consentement par parole de présent, il a sollennellement mariés dans l'Eglise de Sillery en présence de témoins connus. René Méseré dit Nopce, Jacques Archambault, Charles Gandier.


En 1653, les Jésuites, voulant permettre aux habitants de la Côte Saint-François-Xavier de se réunir en bourgade afin de mieux résister aux incursions des iroquois, avaient détaché de cinq terres déjà concédées ou promises, une superficie de cinquante arpents dont quarante-cinq seront partagés en 18 portions de deux arpents et demi chacune. Sur leurs portions de terrains, ils pourront se faire un jardin et y construire granges et étables. C'est donc sur ces terres qu'Étienne De Nevers et Thomas Hayot pourront y faire une culture vivrière tout en étant protégés des attaques iroquoises.

Afin de mieux nous situer, voici comment se présentait la seigneurie de Sillery au début de la colonie. Les terres sont réparties en deux concessions. Une première qui est octroyée à François Derré de Gand le 3 juin 1637. De Gand céda officiellement cette superficie aux Jésuites par des actes du 5 avril 1639 et du 9 février 1640. Dans l'aveu de 1678, la terre des Jésuites est appelée le Pied de Sillery bien qu'il s'agisse seulement d'une terre en roture. C'est donc sur cette concession dans l'Anse Saint-Joseph que les Jésuites ont établi leur mission dès 1637.

La deuxième concession est celle accordée aux Amérindiens par Montmagny le 2 août 1646. Il s'agissait des terres comprises entre la route des Puisseaux et la terre des Jésuites, d'une part et entre le fleuve et la route Saint-Ignace d'autre part. En 1651, les terres de Sillery sont érigées en fief et Seigneurie. Cette concession désigne les "Sauvages chrétiens" comme titulaires du fief mais sous le regard et la direction des Jésuites. Le territoire s'étend alors à une profondeur d'une lieue et demi vers l'ouest jusqu'à la seigneurie de Gaudarville, à une lieue en amont sur le fleuve.

C'est sur cet emplacement que les Jésuites ont érigé en 1637 leur mission qui a malheureusement été détruit par le feu en 1657. Le malheur apparut donc sur la bourgade.

Le 13 juin vers deux heures de l'après-midi, le feu prend à la résidence des Pères par la cheminée de la cuisine. En peu de temps, la maison des missionnaires et celle d'un bon Sauvage chrétien sont en flammes. Pour comble de malheur le feu se propage à l'église qui est bientôt réduite en cendre." Les Jésuites mettront trois ans à rebatir la mission. (réf: Histoire de Sillery, p. 17-18)


En 1654, un acte rédigé par le notaire Guillaume Audouart nous renseigne sur les activités de notre ancêtre. Le 14 mai 1654, il passe un contrat de société avec Thomas Hayot et Jacques Leber dit Larose. Il s'associe à Jacques Leber pour faire le voyage que Thomas et lui prétendent organiser en l'Acadie et autres lieux en cette présente année. Le contrat stipule entre autre que le dit Leber participera aux profits et émoluments qui surviendront suivant l'état des marchandises qu'ils livreront. Il est bien spécifié de plus que s'il y a des pertes, elles seront partagées au prorata des marchandises et je cite: Le voiage étant fait de souffrir les pertes au prorata de la dite marchandise.

C'est dans la maison de Thomas Hayot que seront réunis Étienne, Jacques, ainsi que Claude Bouchard dit Dorval, chirurgien, Julien Quentin et le notaire Guillaume Audouart pour la rédaction de cet acte.

Ce voyage dont il est question est probablement un voyage de chasse ou de pêche puisque le castor est un commerce prospère à l'époque tout comme la pêche à l'anguille, aux marsouins et à la morue. Cependant, nous ne savons pas si le voyage a bel et bien eu lieu.

La naissance du premier enfant du couple De Nevers suivient le 25 août 1654 et c'est un garçon qu'ils prénomment Guillaume. Le 20 septembre suivant Étienne fait l'achat d'une terre appartenant à Julien Quentin, de deux arpents de front sur le fleuve Saint-Laurent par vingt arpents de profondeur. Cette terre avait à l'origine été acquise en concession par Jean Lemire qui la vendit le 22 mars 1652 au dénommé Quentin. Il laissa en plus de sa terre tous les grains sur pied de quelque nature que ce soit sans exception, choux, navets et tous les autres légumes ensemensés. Il lui laissa aussi le bois fendu, coupé, planches et nasses. Étienne acquiert par le fait même, le droit de logement qu'il a dans le fort construit entre le Cap-Rouge et Sillery. Le prix de la vente s'élève à 250 livres tournois et Etienne paie la somme avec des castors pour la valeur de 150 livres tournois et avec les 100 livres que lui doit Mathieu Hubert dit Des Longchamps. Nous ne pouvons l'affirmer avec certitude, mais il est agréable de penser qu'Etienne a sans doute fait ce voyage puisqu'il a en sa possession une quantité appréciable de castors qui lui servent à monayer la terre.

Le 17 décembre 1656, un deuxième enfant voit le jour. Il s'agit de Daniel Jean. Deux ans plus tard c'est la naissance de la première fille, Élisabeth-Ursule et vers 1660, un autre garçon, Étienne. Le 10 octobre de la même année, les Révérends Pères Jésuites avantagent Etienne et Anne d'une concession de trois arpents de front avec la profondeur qui se trouve jusqu'à la grande route qui va de Kébec (sic) à Cap-Rouge, bornée par le bout d'un bas du coteau qui regarde le fleuve Saint-Laurent. On leur accorde le droit de pêche et de chasse au devant de la concession et chaque année, ils doivent payer une rente foncière de 20 sols pour chaque arpent de front et deux deniers de cens. Ce paiement s'effectue le 27 décembre de chaque année. Par la suite, ils doivent se bâtir une maison, l'habiter dans l'année, y tenir feu et lieu, y travailler et cultiver la terre. Ils doivent aussi permettre aux Sauvages de Sillery de couper et de prendre du bois de chauffage tout en se gardant bien de les molester. Ils ont l'obligation de faire moudre leur grain au moulin bâtit sur les terres seigneuriales des Sauvages de Sillery. Le 15 novembre 1662, l'arpenteur Jean Guyon rédige le procès-verbal d'arpentage de cette terre. En 1667, Étienne revend une terre qu'il avait acquise de Julien Quentin à Jean Routhier. On mentionne que la terre est: en nature de labeur à charrue, à la pioche et prayris y comprises les Sapinières et le reste en haut bois.

On fait aussi mention qu'il y a une petite maison et une petite grange. En plus des cens et rentes qu'Etienne est tenu de payer à la Censive des Sauvages de Sillery, Jean Routhier doit leur remettre deux chapons vifs ou deux poules.

Mais pourquoi Etienne vend-t-il cette terre? A-t-il trop à faire avec sa concession obtenue en 1656 des Jésuites, ou peut-être en bon homme d'affaires voit-il l'avantage de faire quelques profits puisqu'il demande pour cette concession, 700 livres tournois. Jean Routhier s'engage alors à lui payer cette somme par 150 livres à la Toussaint prochaine, 150 livres à la Toussaint premier en un an, 200 livres au premier jour de l'année 1669 et 200 au jour de la Toussaint de 1670. Le 26 décembre 1667 toujours à Sillery, naît le petit dernier de la famille, Simon-Jean.

Deux ans plus tard, le 29 janvier 1669 on retrouve un acte d'obligation d'Etienne De Nevers envers Charles Aubert de la Chenaye, marchand bourgeois de Québec. Une somme de 116 livres un sol est due pour " reste de vente et livraison de marchandise". Afin de payer le Sieur De La Chenaye, il l'autorise à prendre la somme sur les 200 livres que lui doit encore Jean Routhier. En contre-partie Etienne lui demande de bien vouloir lui rembourser la somme de 45 livres pour les 15 cordes de bois qu'il a fournies et livrées au Sieur Toupin à son ordre.

L'année suivante, le premier juin, Jean Grignon marchand bourgeois réclame à Étienne, 80 livres pour de la marchandise fournie. Il le renvoie en l'autorisant à prendre cette somme sur la balance que lui doit Routhier. Le 8 octobre 1671, Etienne obtient de monsieur De La Martinière une terre sur le territoire de Saint-Nicolas, près d'une Anse, "ou il avait fauché cette année là". D'une superficie de quatre arpents de front dans l'Anse du vieux moulin où devait être érigée la première église. En plus, il concède à Guillaume et Daniel De Nevers, une terre de quatre arpents de front par 40 de profondeur. La condition comme toutes les concessions accordées est qu'ils doivent cultiver la terre, la défricher et l'entretenir ainsi que de faire moudre leurs grains au moulin à vent ou à eau qui seront construits.

Le 4 juin 1674 Etienne et Daniel De Nevers liquident leurs comptes avec le Seigneur de Lauzon au sujet de la concession obtenue le 8 octobre 1671. C'est le 8 octobre 1675 que notre ancêtre passe avec Denys Jean un bail à ferme pour une terre située en la côte Saint-François-Xavier, de 3 arpents par 40, avec une maison dessus construite. La terre se divise en deux parties, la première est labourable et l'autre en haut bois. Ses voisins sont Denys Joseph Ruette escuyer, Sieur d'Auteuil et Mousseau procureur général pour le Roi au Conseil Souverain. Dans un bout de la terre c'est le fleuve Saint-Laurent et à l'autre bout la route Saint-Ignace. Denys Jean doit fournir par ce bail, 30 minots de blé froment à Etienne De Nevers et un millier d'anguilles fraîches et saumurées pendant une période de six ans. Afin de protéger et de mettre en suret‚ le grain et le foin, Etienne s'engage à faire construire une grange et se réserve le droit de se faire bâtir une petite cabane sur le bord du fleuve pour ses activités personnelles (probablement la pêche).

Le 21 octobre 1674 Adrien Hayot vend à son beau-frère d'Etienne De Nevers un demi arpent de terre de front sur le fleuve Saint-Laurent. Cette portion de terrain est vendue pour la somme de 80 livres tournois. Ne dérogeant pas beaucoup à ses habitudes, Etienne paiera cette somme avec une vache estimée à 45 livres qu'Adrien Hayot doit aller chercher chez lui à Cap-Rouge. Pour la balance qui est de 35 livres, il lui donne deux barriques d'anguilles salées. Une fois de plus cela confirme que notre ancêtre vit des profits de sa terre et de ceux de la pêche qu'il pratique quotidiennement. La pêche à l'anguille est alors très répandue dans le fleuve et s'exerce comme un commerce florissant.

De beaucoup meilleur au goût que celle qui se voit en France" et elle " se garde fort bien salée". " C'est une excellente provision, en ce qu'elle porte son assaisonnement avec soy, se mangeant rostie sur le feu, sans qu'il soit besoin ny de beurre, ny d'aucune autre saulce; & mesme estant bouillie, elle sert & de beurre & de graisse pour faire les potages.

L'anguille était alors un mets apprécié et son commerce rapportait beaucoup. La relation des Jésuites mentionnent d'ailleurs que l'anguille est la manne du peuple:

En une seule nuit, un ou deux hommes en prendront des cinq & six milliers: & cette pesche dure deux mois entiers

On mentionne de plus que cinq milliers d'anguilles donnent dix barriques à 25 livres la barrique pour un revenu de 250 livres et celà en une seule nuit! Comme le note Marcel Trudel " les quantités d'anguilles qui sont réclamées dans certaines transactions attestent de son abondance.

Notre ancêtre Etienne reçoit en 1676, un bail sous seing privé fait par les Révérendes Mères Ursulines, stipulant qu'il peut faire la pêche et utiliser la terre du Platon de Sainte-Croix moyennant une somme de 60 livres de rentes et cela pour cinq années consécutives commençant le 16 juillet 1676. Le 6 août de la même année, Etienne vend une autre portion de terrain équivalent à trois quarts d'arpents, partant du fleuve jusqu'au chemin appelé la " Grande Allée ". Sur cette terre on y retrouve aucun bâtiment. On voit donc Etienne se départir d'une partie de son bien pour la somme de 200 livres.


L'année suivante il se signale dans un acte de transaction comme subrogé tuteur des enfants mineurs de Marin Pain et Olive Morin habitants de leur vivant en la seigneurie de Gaudarville. Il s'agit de Jean-Baptiste Pain 16 ans et de François Pain 14 ans. Pour une meilleure compréhension examinons la composition de la famille Pain. Marin Pain est originaire de Thury-Harcourt, arrondissement Caen, évêché de Bayeux en Normandie. Il pratique le métier d'habitant et de boucher. Le 2 août 1643 il épouse Olive Morin à Berthault (Thury-Harcourt) en France. A leur arrivée en Nouvelle-France, la famille se compose de deux enfants: Jean Pain né en 1645 en France et marié le 29 décembre 1670 à Sillery à Anne Masse fille de Pierre Masse et Marie Pinet; Jacqueline Pain, deuxième enfant est née en 1648 aussi en France et mariée à Jean Larue en 1663. Par la suite naissent deux autres enfants, des garçons: Jean-Baptiste (1662) et François Pain (1663). Marin Pain décède avant le 16 décembre 1671 et Olive entre le 4 février et le 6 décembre 1677. Donc Jean-Baptiste et François se retrouvent sans parents et leurs affaires sont confiées à Etienne De Nevers qui est nommé tuteur et responsable de la succession.

Voilà qu'entre le 20 juillet 1673 et le 13 mars 1674, Jean Pain l'aîné de la famille décède. Pierre Masse le beau-père du défunt réclame la somme de l'héritage pour sa fille Anne Masse. Pour le parfait paiement de 300 livres auquel elle a droit, Etienne s'engage au nom des enfants mineurs de lui livrer en paiements égaux, 100 livres dans la fête de Noel prochain, 100 livres dans l'année prochaine et 100 livres dans l'année 1679.

Comment se fait-il que notre ancêtre se retrouve dans une telle situation? Nous pourrions imaginer sa grande générosité mais il ne faut pas oublier son niveau d'instruction qui semble être un point important. Etienne sait écrire, il signe très bien et avec la "paraphe" des notables de l'époque, il est donc instruit. De plus, sa qualité d'homme d'affaires s'ajoute à sa personnalité et il semble probable qu'un lien d'amitié avec Marin Pain soit à l'origine de cette situation.

Le 27 juin 1678, Etienne demeure et habite en la Côte et Seigneurie de Lauzon. Toujours comme tuteur des enfants Pain, il passe un accord avec Michel Desorcis qui veut acheter une terre de deux arpents appartenant à Jean-Baptiste Pain. Étienne effectue la transaction au nom de l'enfant mineur. Ce contrat sera le dernier signé par Étienne. Nous ne connaissons pas la date exacte de son décès, mais nous savons qu'elle se situe entre le 27 juin 1678 et le 7 décembre, puisque à cette date Anne Hayot dite "veuve" passe chez le notaire Gilles Rageot pour convenir à une convention de mariage avec Léonard Debord Sieur De La Jeunesse. À la signature de l'acte des gens illustres sont présents. Il s'agit de:

Monsieur Me Louis Theande Chartier escuyer Sieur de Lotbinière, Conseiller du Roy en ses Conseils cy devant Lieutenant général en la dite prévosté, Dame Elisabeth Damours son épouse, de monsieur Me René Louis Chartier escuyer Sieur de Lotbinière conseiller du Roy, Lieutenant général et Criminel en la Prévosté leur fils et dame Marie-Madeleine Lambert son épouse, Dame Marie Françoise Chartier veuve de Pierre De Joubert escuyer Seigneur de Marçon et de Soulange, vivant Lieutenant et Major de Lacadie et le Sieur Guillaume Dennever fils de la veuve, des Sieurs Denis Guion Thomas Lefebvre Lucien Boutteville Sieur des Rivières et Maximilien de Chefdeville bourgeois de cette ville et Florance Gareman veuve de François Boucher.

C'est donc devant la bourgeoisie de l'époque que Anne Hayot et Leonard De Bord Sieur de La Jeunesse se promettent en mariage. Léonard est le fils d'Antoine Debord et de Catherine Nicar de Saint-Jean d'Argenson-sur-Creuse, arrondissement Châteauroux, archevêché de Bourges, Berry. Il est arrivé le 30 juin 1665 en Nouvelle-France comme soldat de la compagnie de Monteil du Régiment de Carignan. Pour les habitants de la Nouvelle-France, la première conséquence importante de l'instauration du gouvernement royal sera de mettre fin aux guerres iroquoises. Louis XIV est disposé à défendre sa colonie. C'est ainsi que la milice du pays qui avait tenu le coup contre les Iroquois reçoit un renfort: le régiment de Carignan-Salière. Plus de mille hommes, arrive à Québec en 1665 avec mission d'envahir l'Iroquoisie.

Léonard Debord devient ainsi membre de la famille De Nevers. Guillaume, l'aîné, n'est plus dans la demeure puisqu'il a épousé en 1671, Louise Vitard, de même pour Elisabeth-Ursule qui a épousé Jacques Gauthier. C'est pour Anne Hayot une nouvelle vie qui s'annonce.

Le 12 avril 1679 à la demande de Léonard De Bord on assiste à l'inventaire après décès des biens d'Etienne De Nevers. Léonard est alors mentionné comme habitant de la Seigneurie de Lauzon. Ce contrat est très intéressant car il nous renseigne sur le niveau de vie de notre ancêtre, que ce soit par l'examen des biens meubles et immeubles que des dettes actives et passives. C'est donc suite à cet inventaire que se termine la vie assez mouvementée de notre ancêtre Etienne De Nevers Sieur de Brantigny.

Le second mariage d'Anne Hayot est assez nébuleux et nous en savons très peu de chose. Après le décès d'Anne survenue le 27 novembre 1694 à l'Hotel-Dieu de Québec, les enfants ne s'entendront pas très bien avec leur beau-père. Léonard semble vouloir profiter des biens laissés par la veuve au détriment des héritiers. Un procès est alors intenté entre lui et les enfants. Le Conseil souverain de la Nouvelle-France doit trancher le litige et il ordonne que l'inventaire des biens soit fait et il prévilégie un partage équitable entre les héritiers et Léonard DeBord en tenant compte des dettes passives et actives de la communauté.

Le 19 septembre 1697, Léonard De Bord se remarie à Françoise Millot veuve de René Mezeray. Encore là toutes les personnalités de Lotbinière sont présentes chez le notaire Guillaume Roger. Ce contrat de mariage est assez particulier puisque Françoise Millot déclare qu'elle laissera à l'heure de son décès tous ses biens aux Révérendes Mère Ursulines de Québec pour payer les dettes de l'Hotel Dieu. Le 30 septembre suivant, le mariage est célébré en l'église Notre-Dame de Québec.


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a vous tous

Messagepar Acadienne » 2007-01-13, 15:46

lina doné beaucoup temp ici aussi , lina vouloir doné a ceu qui on bocoup misere trouver ancetre , lina ne placera plus ancetre , lina etre désolé pour ceu pas bocoup de sou pour cherché ou pour payé faire génélogie.
vie si belle, pas détruire pour sou , la santé sa etre riche
lina aimais faire recherche

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Messagepar Margot » 2007-01-13, 20:58

lina doné beaucoup temp ici aussi , lina vouloir doné a ceu qui on bocoup misere trouver ancetre , lina ne placera plus ancetre , lina etre désolé pour ceu pas bocoup de sou pour cherché ou pour payé faire génélogie.
vie si belle, pas détruire pour sou , la santé sa etre riche
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Bonsoir Madame Lina,

Je ne comprends pas votre idée de quitter le site ainsi toutes vos recherches que vous avez partagés avec tous les membres qui ont eu un grand plaisir a lire tous ces documents qui son d'une grande richesse.

Les problèmes que certaines personnes ont entre eux ne regarde qu'eux et durant toutes ces chicanes vous n'avez jamais eu de mots pour ou contre ses personnes.

Je crois que vous vous punissez par vous même de se que aimez soit la recherche.

Désoler pour vous mais dans la vie nous n'avons pas a être dirigé par n'importe qui nous devons tenir a nos idées et continuer contre vent et marée quand nous sommes convaincu d'être assez fort.
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Ancetres

Messagepar Perdrix-Blanche » 2007-03-29, 16:43

Bonjour Mme Shushan

J'ai de nouveau un ordinateur , placez-vous encore des ancetres ?
J'ai vue qu,il y avais une nouvelle dame qui en placais avec vous ,cé plaisant ,j'ai tout lue ce qui avais ,beaucoup d'ouvrage , merci beaucoup a vous et a Mme Cloutier .

En espérant vous lire a nouveau .

Bye Carole Dion
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Re: Pierre et Jean Grondin

Messagepar Dominique_Ritchot » 2007-04-25, 09:58

Lina Cloutier a écrit:Pierre et Jean Grondin]

Pierre Grondin
Nous pouvons théoriquement déduire que notre ancêtre Pierre est arrivé après le recensement de 1681 (il n’y est pas mentionné, pas plus que dans ceux de 1666-67) et avant 1696, date où les archives notariales nous dévoilent l‘existence d’un certain Pierre Grondin.

La filiation comme le lieu d’origine de l’ancêtre Pierre Grondin nous sont encore inconnus. Une première hypothèse semble s’avérer très plausible, soit celle où il serait le frère de Jean Grondin (fils de Pierre Grondin et Marie Rigoulet de Brouage, en Charente), un autre ancêtre Grondin venu en Nouvelle-France vers 1666-67.
Nous nous appuyons ici sur les extraits de baptême des onze enfants du couple Grondin-Rigoulet relevés aux archives paroissiales de Brouage, France. Nous leur avons trouvé deux enfants baptisés sous le prénom de Pierre: le premier en 1634 et le deuxième, le 28 août 1650. Ce dernier correspondrait, selon son âge, à notre ancêtre Pierre Grondin, si nous tenons compte qu’il est décédé à Saint-Joseph de Lévis le 28 août 1729, à 80 ans environ.

Jusqu’à preuve du contraire, nous devons considérer deux autres possibilités. La première est que Pierre puisse être originaire de la Vendée qui nous semble être le berceau des Grondin de France. En second lieu, nous devons tenir compte qu’il existe aussi d’autres familles Grondin ayant vécu au début des années 1600 près d’Angoulême ainsi que sur l’île de Ré, près de la Rochelle


Son épouse Marie Fournier

Nicolas Fournier, le père de Marie Fournier est arrivé à Québec en 1664 sur le bateau « Le Noir de Hollande ». Il prend pour épouse Marie Hubert, le 30 septembre 1670, dans la première chapelle de Beauport. Notre ancêtre, Marie Fournier, fut leur premier enfant. Sa date de naissance demeure inconnue mais on peut avancer sans se tromper qu’elle est née à Charlesbourg vers 1672 ou 1673.
On sait que nos ancêtres Pierre Grondin et Marie Fournier ont vécu une quinzaine d’années à Grondines, paroisse située sur la rive nord du Saint-Laurent, dans le comté de Portneuf et qui n’a rien à voir avec le patronyme des Grondin.

On les retrouve en 1696 déjà mariés. À cette époque, Pierre a plus ou moins 46 ans et son épouse Marie, à peu près 23 ou 24. Cela suppose aussi que Pierre a fait ses trente-six mois de service obligatoire requis pour s’établir en terre canadienne. Il serait donc arrivé vers 1693 ou un peu avant....



lina cloutier


Jean et Pierre Grondin étaient deux frères :

source : fichier origine :
http://www.fichierorigine.com/detail.php?id=2144

GRONDIN, Pierre
Statut : Marié
Date de baptême : 28-08-1650
Lieu d'origine : Brouage (Notre-Dame), auj. Hiers-Brouage (Charente-Maritime)
Parents : Pierre et Catherine Rigoliet
Date de mariage des parents : 25-09-1631
Lieu de mariage des parents : Brouage (Notre-Dame)
Date du contrat de mariage : 31-08-1631
Notaire : Me Gouyn
Première mention au pays : 1695
Occupation à l'arrivée : Migrant
Date de mariage : Avant 1696
Lieu du mariage : Grondines
Conjoint(e) : Marie Fournier
Remarques : Acte non filiatif en raison de l'absence de l'acte de mariage en Nouvelle-France. Huit frères et soeurs sont baptisés à Brouage (Notre-Dame) : Marie le 27-06-1632, Pierre le 15-01-1634, Anne le 22-11-1635, Antoine le 25-05-1637, Jeanne le 30-08-1638, Jean le 18-03-1640, Marguerite le 18-07-1644 et Madeleine le 14-04-1646. Ses grands-parents paternels sont Antoine et Marguerite Nouveau, de Limeuil. Sa mère est veuve de Louis Chaumier. Une plaque commémorative a été apposée dans l'église de Hiers-Brouage le 14-09-1997.
Identification : DGFQ, p. 531
Chercheur(s) : Jeannine Grondin
Référence : DBAQ, tome 2, p. 400

http://www.fichierorigine.com/detail.php?id=2143
[b]GRONDIN, Jean

Statut : Marié
Date de baptême : 18-03-1640
Lieu d'origine : Brouage (Notre-Dame), auj. Hiers-Brouage (Charente-Maritime)
Parents : Pierre et Catherine Rigoliet
Métier du père : Charon
Date de mariage des parents : 25-09-1631
Lieu de mariage des parents : Brouage (Notre-Dame)
Date du contrat de mariage : 31-08-1631
Notaire : Me Gouyn
Première mention au pays : 1666
Occupation à l'arrivée : Domestique
Date de mariage : 04-08-1669
Lieu du mariage : Québec (Notre-Dame)
Conjoint(e) : Sainte Migneault
Remarques : Huit frères et soeurs sont baptisés à Brouage (Notre-Dame) : Marie le 27-06-1632 ; Pierre le 15-01-1634 ; Anne le 22-11-1635 ; Antoine le 25-05-1637 ; Jeanne le 30-08-1638 ; Marguerite le 18-07-1644 ; Madeleine le 14-04-1646 et Pierre le 28-08-1650. Ses grands-parents paternels sont Antoine Grondin et Marguerite Nouveau, de Limeuil. Sa mère est veuve de Louis Chaumier. Une plaque commémorative a été apposée dans l'église de Hiers-Brouage le 14-09-1997.
Identification : DGFQ, p. 531
Chercheur(s) : Benoit Poupart
Dominique Ritchot
descendante de Marie Mité8ameg8K8é
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En ethnohistoire, la critique de source vise principalement à établir la crédibilité d'un document et conséquemment à valider les faits rapportés.
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Dominique_Ritchot
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Re: Félicité FOREST

Messagepar Dominique_Ritchot » 2007-04-25, 11:00

Lina Cloutier a écrit:Félicité FOREST


3. Anne-Hélène HÉBERT, née à Port-Royal vers 1749, se marie avec Jean-Baptiste RITCHOT à L’Assomption le 13 août 1770. Selon Stephen A. White, ses parents, Alexandre HÉBERT et Marie-Josèphe AMIREAULT, se sont mariés à Port-Royal le 11 janvier 1740. Ceux-ci sont arrivés à L’Assomption vers 1767.

Ces ancêtres constituent les points de départ de souches acadiennes. Le tableau qui suit présente l’ensemble des ancêtres acadiens. Plusieurs ont suivi le long parcours de l’Acadie vers L’Assomption, après un dur séjour sur la côte américaine. On retrouve aussi le nom de quelques immigrants français en terre acadienne.


NOTES :
• Les époux suivants ne sont pas d’origine acadienne : Joachim CHAPUT, Joseph PICHET, Louis-Salomon PERRAULT et Jean-Baptiste RITCHOT. Il faut aussi souligner deux mariages avec des amérindiennes.
• Les informations proviennent du Dictionnaire général des familles acadiennes, Stephen A. White, Université de Moncton.

Lina


Anne-Hélène HÉBERT est mon ancêtre en ligne directe :

* Jacques NASON dit RITCHOT m. Elisabeth BRISEBOIS
** Pierre-Louis RITCHOT m. Marie-Claire LEFEBVRE
*** Jean-Baptiste RITCHOT m. Anne-Hélène HÉBERT
**** Jean-Baptiste RITCHOT m. Marguerite DESROCHES
***** Nazaire RITCHOT m. Émilie LEDUC
****** Napoléon-Georges RITCHOT m. Mathilde-Rose-de-Lima FRÉCHETTE
******** Octave RITCHOT m. Médora GILBERT
********* Louis-Philippe RITCHOT m. Béatrice RONDEAU
********** Jean RITCHOT m. Cécile CARBONNEAU
************ Dominique RITCHOT

------------------------
Un peu d'histoire : Les origines de la famille RITCHOT

(Paru dans les Mémoires de la Société généalogique canadienne-française, Vol. 52, no. 1, cahier 227, printemps 2001, pp 61 - 66).

Les origines obscures de notre famille m'ont toujours intriguée. La consonance vaguement germanique du nom Ritchot et le fait qu'il était peu commun a fait que nous avons toujours porté notre nom avec une nuance de fierté, du moins dans notre famille. La tradition orale voulait que notre ancêtre fut : soit un survivant d'une quelconque bataille, soit un migrant alsacien. Cette dernière légende trouverait sa source dans l'ouvrage : Origine des familles (N.E. Dionne, Les Canadiens-français : Origine des familles immigrés de France..., Québec : Laflamme & Proulx, 1914, p. 522) où l'on lit que le nom Ritchot vient de la commune de Rechotte (Territoire de Belfort). Quelqu’un aura tiré ses propres conclusions... Une autre légende voulait qu'il soit passé par la colonie pénitentiaire de Guyane, comme forçat, avant de s'établir en Nouvelle-France. Ceci trouve peut-être sa source dans un passage de l'Histoire de Saint-François-du-Lac (Thomas M. Charland, O.P., Ottawa : Collège dominicain, 1942, p. 99.). Relevant l'acte de baptême de Jacques Ritchot, l'auteur interprète un mot rajouté au dessus du nom du père comme étant : de gyane. Pourtant, une simple lecture des actes de baptême et de mariage de l'ancêtre aurait pu nous mettre la puce à l'oreille.

registre des B.M.S. de St-François-du-Lac (comté de Yamaska)

Bapteme de
ritchot
9 ans

Lan 1691, le 6 de janvier, je soussigné louis andré, de la
compagnie de Jésus faisant les fonctions curiales pour les francs
et les sauvages ay baptisé avec les ceremonies de leglise dans la
chapelle du sieur Crevier seigneur du lieu Jacques ritchot fils de ritchot [naxonx- mot rajouté entre les lignes de l’acte] et de Suzanne calquet. Le parrain a esté Jean-Baptiste
René Crevier dit Menoche et la marraine a esté
Marguerite Crevier qui ne savent pas signer
Louis André dela compagnie de Jesus



Le 23 septembre 1703 toujours à St-François-du-Lac, on célèbre son mariage :

Je Jacques Rigot dela Compagnie de Jesus faisant les fonctions de cure en la paroisse
après la publication des trois bans sans empeschements ai marié
Richot, anglais, baptisé dès son enfance parmi les français avec Isabelle Dubois fille de
défunct René Dubois et Anne Dumont. Les temoins ont esté Mr. Crevier
charle dubois et plusieurs autres.


Comme on le voit, le prénom du père de Jacques est devenu son nom de famille.

La lecture d’un article de la revue The Genealogist (Manchester NH : American French Canadian Genealogical Society, Vol. 17, no. 2, # 48, Spring 1991, pp : 87-89) intitulé Nason dit Ritchot, écrit par le Dr. Roger W. Lawrence, m'éclairait enfin sur toute la tradition orale familiale. L’article du Dr. Lawrence lève le voile sur l’origine de Jacques Ritchot, fils de Richard Nason et de Shuah Colcord, enlevé lors d'une attaque menée par des Français et des Abénakis sur Sturgeon Creek (Maine), fut amené avec 53 autres captifs vers la Nouvelle-France.

Les Nason de Nouvelle-Angleterre

La présence de la famille Nason en Nouvelle-Angleterre remonte au début de la colonisation du Maine. L'ancêtre : Richard I, petit-fils d'Ananias et Ursula Nason, et fils de John et Elisabeth Rodgers, fut baptisé le 5 septembre 1606 à Stratford-Upon-Avon (Warwickshire), Angleterre. Il immigra vers le nouveau monde vers 1627 et fut un des fondateurs de South Berwick. D'après des recherches faites par M. Johh F. Ritchotte, de Washington D.C., Richard Nason serait un Quaker qui aurait gagné la Nouvelle-Angleterre afin d'y profiter de la relative liberté religieuse dont jouissait sa communauté. Bien que les Quakers prônaient la non-violence et refusaient de porter les armes, ils pouvaient déroger à cette pratique en Amérique du Nord compte tenu des conditions de vie très précaires et des attaques dont leurs établissements faisaient l'objet par les Amérindiens et de la colonie de la Nouvelle-France toute proche. Les Nason étaient donc des Militant Quakers selon l'appellation de l'époque.

Richard Nason I s'installe d'abord à Dover (New Hampshire), avant de se voir concéder 200 acres de terre à Pipe Stave Landing, près de Kittery. Il épouse Sarah Baker en 1640 à Kittery. De cette union naîtront sept garçons et une fille, s'assurant ainsi une descendance qui est toujours présente dans cet état. Devenu veuf, il épouse vers 1663 Abigail Follet, veuve de Nicholas Follet. Ce seconde union demeurera sans postérité. Richard Nason I occupa plusieurs fonctions dans sa communauté : arpenteur, juré et délégué à la General Court. On ne connait pas la date exacte de son décès, mais son testament, rédigé le 14 juillet 1695, est insinué le 22 décembre 1696.

Richard Nason II, né vers 1649, épouse vers 1680/82 à Hampton (New Hampshire) Shuah Colcord, née le 12 juin 1662, fille d'Edward et d'Anne Warde. Les Coldord figurent parmi les fondateurs de Hampton, communauté située sur la rive gauche de la rivière Salmon Falls, en face de Kittery. Edward Colcord, originaire du comté de Hampshire (Angleterre), arrive à Portsmouth à bord du Mary & John en 1630. Les Ritchot peuvent donc s'enorgueillir d'un profond enracinement en Amérique du Nord.

Richard Nason II et Shuah Colcord étaient établis à Sturgeon Creek (aujourd'hui Eliot, comté York, Maine), un village situé sur la route 236, au nord de Kittery. Il auraient eut une fille (nom inconnu) et un fils : Richard alias Jacques, né vers 1682, ancêtre commun de tous les Ritchot.

Voici comment Emma Lewis Coleman décrit le périple de notre ancêtre dans son ouvrage New England Captives Carried to Canada (Portland ME : Southworth Press, 1925, p. 182-184.) :

En octobre 1675, après la seconde attaque sur la maison de [Richard] Tozier, les indiens prennent la direction au sud de Sturgeon Creek où la tradition veut que Richard Nason Jr. ait été tué sur le pas de sa porte et son fils Richard, troisième du nom, ammené au Canada. Cela représente une date très ancienne pour un captif. Le garçon, âgé de seulement sept ans, fut gardé quelques temps dans les forêts du Maine puis amené ultérieurement au Canada, à moins que la date de la capture soit erronée. Son nom figure parmi les non rapatriés en 1695, suggérant ainsi une capture plus récente. En 1710, Richard Naasson de Nouvelle-Angleterre vivant à sainct françois Marié à une femme française et ayant des enfants est naturalisé. La généalogie Nason raconte qu'il vécu jusqu'à un âge avancé et que ses qualités furent très estimées ; qu'il fut vendu par les Indiens à un Français vivant près de Montréal, dont il aurait marié la fille.

[traduction par l'auteure de l'article]

Les anachronismes dans le récit de Mme Coleman sont dûs en grande partie au fait qu’elle ait peut-être consulté des ouvrages historiques sur Kittery, dont plusieurs contiennent des erreurs quant à la chronologie des évènements. Richard Nason II aurait été tué lors d’une attaque antérieure à celle de Salmon Falls. Après la mort de son mari Shuah Cordord épousa John Douglas, le 16 septembre 1687 à Kittery. L’attaque de la maison Tozier a eu lieu le 18 mars 1690. Le 27 mars 1690, un groupe de 60 personnes, français et indiens, fondent sur Salmon Falls et amènent avec eux une vingtaine de captifs. Il a du passé quelques temps avec les Abénakis avant d'être racheté par des Français et pris en charge par la famille Crevier de St-François-du-Lac. Bien que des protocoles de retour de captifs aient été mis en place, certains restèrent en Nouvelle-France. Ce fut le cas de beaucoup d'enfants qui, ayant grandi dans des familles françaises et s'étant de fait acclimatés n'auraient pu subir un second déracinement sans traumatisme. Dans un article du New England Historical & Genealogical Register (Volume 24 (1878), p. 290) intitulé Instruction to Matthew Cary About Bringing Prisoners From Canada, qui liste des captifs encore aux mains des Français en 1695, le nom de Richard Nason apparaît en 41ème place.

Richard Nason III ne fut pas le seul membre de sa famille à être enlevé. Une cousine, Sarah, fille de ses oncle et tante Benjamin Nason et Martha Kenney, fut prise en 1694, à l'âge de six ans. Détenue par des Indiens ennemis, elle fut rendue à ses parents vers 1699, moyennant le paiement d'une rançon de 5 livres, 6 shillings et six pences et une compensation financière pour une blessure à la main. Elle a épousé William Divers à Portsmouth en 1725.

Descendance de Jacques NASON dit RITCHOT en Nouvelle-France

Contrairement à ce que suggère Marcel Fournier dans son ouvrage De la Nouvelle-Angleterre à la Nouvelle-France Richard Nason (Neilson) ne s'est donc pas assimilé aux amérindiens. Il s'agit bien du même captif qui, devenu Jacques Ritchot épouse Elisabeth Dubois dit Brisebois en 1703 à St-François-du-Lac. Il obtient sa lettre de naturalisation française en mai 1710 à l'instar de plusieurs autres captifs qui se sont bien intégrés à leur société d'adoption. Il est parmi les fondateurs de la paroisse de Saint-Michel d'Yamaska, où il est inhumé le 8 avril 1729.

Par sa mère, Elisabeth Dubois descend d'Anne-Julienne Dumont, originaire de Notre-Dame du Maixe (ar. Lunéville, Meurthe-et-Moselle), et est donc d'ascendance lorraine. Ce qui rejoint en partie la tradition orale qui voulait que les Ritchot aient des racines dans les provinces de l'Est de la France. Elisabeth survivra 14 ans à son mari. Elle meurt le 17 janvier 1742.

De l'union de Jacques Ritchot et Elisabeth Dubois sont issus 12 enfants :

1. Jacques né vers 1704 St-François-du-Lac (son acte de baptême est disparu avec la destruction d'une partie des registres dans l'attaque des Rogers' Rangers en 1759), s 11-07-1780 St-Michel d'Yamaska, célibataire
2. Angélique dite Madeleine née vers 1705 St-François-du-Lac, m 1723 : Michel Pinard
3. Jean-Baptiste b 30-09-1708 St-François-du-Lac, s 14-08-1710 id
4. Marie-Claude b 18-03-1711 St-François-du-Lac, s entre le 17-07 et le 18-09-1712 id
5. Joseph-François b 05-06-1713 St-François-du-Lac, m 1737 : Marie-Anne Giroux
6. Pierre-Louis b 15-03-1715 St-François-du-Lac, m 1742 : Marie-Claire Lefebvre
7. Michel-Jean-Baptiste b10-01-1717 St-François-du-Lac, m 1750 : Marie-Anne Brouillard
8. Dorothée b 05-07-1719 St-François-du-Lac, s 13-07-1770 St-Michel d'Yamaska, célibataire
9. Marie-Joachim b 26-12-1721 St-François-du-Lac, s 18-03-1730 St-Michel d'Yamaska
10. Marguerite b 24-06-1723 St-François-du-Lac, m 1749 : Antoine Bibeau
11. Charlotte-Josèphe b 10-08-1724 St-François-du-Lac, s 17-02-1781 St-Michel d'Yamaska célibataire
12. Geneviève b 16-08-1727 St-Michel d'Yamaska, m 1758 : Joseph Carry

La pérénité du nom de Jacques Ritchot fut assurée par deux de ses cinq fils : Joseph-François et Pierre-Louis (Jean-Baptiste-Michel décède en 1750, laissant un fils posthume qui ne vivra pas). Les descendants de Joseph-François essaimeront le comté d'Yamaska. On retrouve des branches de cette famille surtout en Nouvelle-Angleterre et dans les villes industrielles comme Sorel, Drummondville, Sherbrooke et St-Jean-sur-Richelieu. Une autre branche est installée dans l'Outaouais. Un arrière-petit-fils : Joseph-Michel, engagé comme voyageur en 1799 a pris goût à la vie dans l'Ouest canadien. Il épouse Josèphe Mailloux ou Mailhot, fille d'Antoine et d'une indienne Sarcie vers 1812 à Fort-des-Prairies (aujourd'hui Edmonton), puis s'installe à St-Vital (aujourd'hui un quartier de Winnipeg) et y a laissé une lignée dont les ramifications sont encore bien vivantes au Manitoba, ainsi que dans le Midwest américain. Son fils Jean-Baptiste (dit Janvier), marié à Marie-Anne Chatelain, fit partie du conseil de guerre de Louis Riel. C'est apparamment lui qui posa le pied sur la première borne des arpenteurs ontariens, ce qui déclencha la rébellion métisse de 1870.

Pierre-Louis, mon ancêtre en ligne directe, tout en poursuivant une carrière de voyageur, fonda sa lignée d'abord à Montréal, puis à L'Assomption où il s'installa en 1752. Ses descendants se retrouvent dans les région de Montréal et Québec ainsi qu'en Abitibi, et aussi au Manitoba où deux frères et un cousin se sont établis entre 1880 et 1915. Les descendants de Pierre-Louis sont surtout de petits commerçants et artisans. On compte aussi quelques professionnels et un notaire : Pierre Ritchot, ami de Chevalier de Lorimier. Le chanoine Joseph-Noël Ritchot, figure historique bien connue du Manitoba (à qui la province doit son nom), qui fut un des négociateurs du gouvernement provisoire métis de Louis Riel, agent des terres et nonce apostolique est aussi un arrière-petit-fils de Pierre-Louis.
Dominique Ritchot
descendante de Marie Mité8ameg8K8é
------
En ethnohistoire, la critique de source vise principalement à établir la crédibilité d'un document et conséquemment à valider les faits rapportés.
Jean-René Proulx, RAQ 1987
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Dominique_Ritchot
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NICOLAS QUENTIN dit LAFONTAINE

Messagepar Perdrix-Blanche » 2007-06-04, 13:29

NICOLAS QUENTIN dit LAFONTAINE

L'ancêtre Canadien de notre famille se nomme Nicolas Quentin dit Lafontaine. Fils de Louis et de Marie des Mousseaux, il se dit de la paroisse de Genneville, près de Honfleur, dans l'évêché de Lisieux, en Normandie, France. Les trois recensements de 1666, 1667 et 1681 font varier l'année de sa naissance entre 1627 et 1639. Nous pouvons opter pour l'année 1633, l'année de son baptême. L'acte de son décès remonte au 27 mai 1683, on le dit âgé d'environ 50 ans. Il est décédé à L'Ange-Gardien. Le premier signe de son existence dans le nouveau-monde remonte au 18 octobre 1655. Lorsqu'il passe un bail à terme avec le sieur Martin Grouvel. C'était pour une terre de quatre arpents de front par quarante arpents de profondeur. Cet endroit se nommait St-Martin-les-Maretz.

Ce contrat d'une durée de quatre années mentionne des bâtiments (maison, grange et étable). Le colon qui signait un tel contrat avait terminé habituellement ses 36 mois d'engagement avec un seigneur. Ne pouvant retrouver ce contrat, s'il existe, nous fixons son arrivée au pays entre 1652 et 1655. Comme nous le disions, à trois reprises lors de la signature de contrats notariés, l'ancêtre mentionne Genneville-sur-Honfleur comme lieu d'appartenance. Or, il n'existe aucune trace de lui ni d'un quelconque parent de la région de Honfleur. Qu'était pour lui cette ville, son pays natal? Son pays d'adoption? Ou uniquement son port d'embarquement?

Le 2 avril 1658, Nicolas achète du sieur Louis de Lauson de la Citière une terre de 756 arpents située au Château - Richer, pour la somme de 400 livres tournois. Les voisins de Nicolas sont à ce moment, à l'ouest, Jean Gagnon, père, et à l'est, Robert Drouin. Cette terre se situe à environ dix-huit arpents (en ancienne mesure française) à l'ouest de la Rivière-aux-Chiens. Cette rivière sépare les municipalités de Château-Richer et de Ste-Anne de Beaupré. Par cet achat, Nicolas devient le sixième voisin vers l'est de son futur beau-père Michel Roulois.

Huit mois plus tard, le 13 décembre 1658, il échange cette terre avec Martin Guérard pour des biens situés en Normandie. Cet échange n'aura pas de suite. Le 20 décembre 1659, il cède le tiers de cette même terre à François Lefranc, un autre Normand, qui l'abandonna en 1660.

Le 28 novembre de cette année-là, Martin Guérard reviendra à la charge en achetant ces deux arpents de terre qu'il dit situés au nord-est. Voilà que cinq ans ont passé et que Nicolas se retrouve avec la totalité des six arpents, le 1er décembre 1665.

En 1658, une jeune et petite voisine, aura attiré l'attention de Nicolas. Magdeleine Roulois née en 1646, maintenant âgée de 12 ans se méritera le coeur de notre "vieux garçon" de 25 ans.

Le 30 mai 1660, Magdeleine et Nicolas se présentent à Québec chez le notaire Claude Auber et passent leur contrat de mariage. Magdeleine est accompagnée de son père Michel et de sa mère Jeanne Maslin née en 1614 à St-Cosme- de-Vair, au Perche. Comme témoins étaient présents: Massé Gravel, un voisin, Denis Derome Descarreaux, son beau-frère et de Pierre Maufay, un ami habitant Québec. Nicolas bénéficie de la présence d'amis comme Jacques Le Sot, Pierre Mercereault et Martin Prévost.

Ces fiancés s'uniront devant Dieu le 3 août 1660 à Notre-Dame de Québec. Le père Jésuite François-Joseph Lemercier, au pays depuis 1635, ainsi que Michel Roulois, Claude Auber et Martin Prévost sont témoins de leur mutuel consentement.

Dès ce moment, l'engagé Marin Lamy, 20 ans, travaille pour les Quentin à titre de charpentier puis de domestique. Le couple Quentin-Roulois vivra sept années au Château-Richer.

Le 21 février 1667, les frères Jean et Pierre Gagnon acquirent les arpents de terre de Nicolas. Le notaire Claude Auber officialise la transaction. D'ailleurs, aujourd'hui, on retrouve fièrement des descendants de Cloutier qui ont acquis cette terre ancestrale en 1676. Aujourd'hui, la famille Rousseau demeure à cet endroit.

Jugeant insuffisant le produit de leur récolte, les frères Gagnon décident Martin Guérard de leur vendre ses deux arpents. Le 25 janvier 1676, le titre de propriété change de mains. Ces nouveaux propriétaires se transmettront ces biens de père en fils.

Le 30 mars 1667, Louis Couillart de l'Espinay vend à Nicolas une concession de quatre arpents de front sur une lieue et demie de profondeur, sise à L'Ange-Gardien en un endroit nommé vulgairement "Caput".

Le montant de la vente s'élève à 700 livres tournois. Cette terre était bornée par celle de Jean Guyon du Buisson et par celle des héritiers de feu Louis Macquart. Le fleuve, au sud, et les terres non concédées, au nord, délimitaient cette concession.

Louis Couillart accorde huit jours à l'acheteur pour régler sa dette. Ce dernier s'acquitte de ce règlement en six jours seulement après l'accord de l'achat. Cette quittance du 5 avril 1667 est paraphée par le notaire Pierre Duquet en présence de Jean Baylacq, garde de Monsieur de Tracy, Étienne Landeron, tous des témoins impartiaux.

Magdeleine Roulois et Nicolas auront six enfants:

ANNE: née le 22 octobre 1665, au Château-Richer. Anne se mariera trois fois. 1) Louys de Lamarre, le 14 janvier 1686, à L'Ange-Gardien et elle lui donna 1 enfant, 2) Louys Ouvrard dit Laperrière, le 1er mars 1688, au Château-Richer et elle lui donna 2 enfants, 3) Nicolas Boscher, le 11 février 1697, à L'Ange-Gardien, et lui donna 4 enfants. La mort la rappellera devant Dieu en l711, à Pointe-aux-Trembles, dans le comté de Portneuf. Elle était âgée de 46 ans.

DENYS: né le 16 juillet 1668, baptisé au Château-Richer. Il se mariera à Ursule Godin, le 24 janvier 1689, à L'Ange-Gardien. Six enfants naîtront avant que la mort les sépare à une date encore inconnue.

MAGDELEINE: née le 29 juillet 1673, à L'Ange-Gardien, elle épousera Nicolas Laberge le 29 janvier 1692, dans sa paroisse natale. Ils auront 4 enfants.

LOUYS: baptisé le 1er janvier 1676, à L'Ange-Gardien: il épouse Marie Mathieu, le 17 janvier 1701, dans cette même paroisse. Le couple aura 18 enfants.

MARIE-JEANNE: née le 5 août 1678, elle prendra comme époux Guillaume Laberge le 14 février 1695, à L'Ange-Gardien. Ils auront 13 enfants.

CHARLES: né le 26 mars 1681 à L'Ange-Gardien, choisira comme conjointe Marie-Madeleine Vézina le 25 juin l703. Il sera le seul à n'avoir pas eu de descendant. Il décéda le 12 août 1716 à Québec.

Au cours de sa courte existence, notre ancêtre semble avoir goûté à deux reprises au système judiciaire de son temps. En effet, le 22 avril 1662, Nicolas a été condamné à payer à Marie Pichon, veuve de Charles Sévestre, la somme de 143 livres tournois. Le jugement avait été rendu par le lieutenant-général civil de Québec. L'action reprochée demeure introuvable. Par contre, la quittance de l'amende eut lieu le 20 mars 1670 et c'est Étienne Lessard qui représentait la veuve et ses héritiers.

Puis, le 7 juillet 1671, une querelle éclate au sujet d'une bâtisse incendiée, propriété de Nicolas. Selon ce dernier, Jean Julien, son voisin, en serait responsable. Le litige est porté devant le Conseil souverain en anticipation d'appel. Au cours de la journée d'audience, l'affaire fut rejetée sans qu'il y ait amende de verser. Le 21 octobre 1671, Nicolas remet la cause devant le tribunal, car il y avait toujours ce différend entre lui et son voisin. Cette fois, les deux parties en viennent à une entente: Jean Julien s'engage à payer la somme de 30 livres, sous forme de billets, à prendre au magasin du roi. Nicolas se dit satisfait de cette décision et les désaccords sont oubliés.

Le temps sait panser les blessures et ramener la joie. Nicolas voit grandir ses enfants et garde confiance en l'avenir. Le destin en a décidé autrement en ce qui le concerne. Le 27 mai 1683, la mort le frappe. C'est dans son lit qu'il s'éteint, après avoir reçu les derniers sacrements. Magdeleine Roulois le déclare être âgé d'environ 50 ans. Le jour même du décès, ses voisins et amis Joseph Guyon, René Letartre et Mathurin Huot le portent en terre dans le cimetière de L'Ange-Gardien. L'abbé G. Gauthier, curé, les suit en priant pour le repos de l'âme du premier Canadien de la famille Quentin.

Sa veuve, Magdeleine Roulois, fera dresser l'inventaire des biens de son défunt mari avant d'épouser Louis Boucher, veuf de Marie Meslie, le 11 août 1684 à L'Ange-Gardien. Quinze ans plus tard, soit le 29 mai 1699, ce couple se séparera volontairement et Magdeleine se verra dans l'obligation de faire donation de ses biens à son fils Louis Cantin. Ce dernier prendra en main la destinée de la famille et du bien paternel.

Carole
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Pierre Blanchet

Messagepar Perdrix-Blanche » 2007-06-06, 15:02

PIERRE BLANCHET

Pierre Blanchet, l'ancêtre de tous les Blanchet et Blanchette d'Amérique, est né vers 1646, originaire de St-Omer-de-Rosières en Picardie, fils de Noël Blanchet et Madeleine Valet.

À son arrivée en Nouvelle-France, âgé de 25 ans, il est tisserand de métier et habite, comme engagé, chez Simon Lefebvre, à la côte de Notre-Dame-des-Anges, près de la rivière St-Charles, à l'est de Québec. Nous ignorons les conditions de son engagement et les raisons qui ont motivé sa venue arrivée en Nouvelle-France, vers 1667.

Pierre Blanchet est présenté à la famille Fournier, possiblement par Simon Lefebvre, son troisième voisin. Guillaume Fournier découvre les qualités de Pierre Blanchet. Ce dernier s'éprend de l'aînée de ses filles, Marie Blanchet. Guillaume Fournier met à l'épreuve le prétendant en lui confiant l'exploitation d'une terre de son domaine, non loin de Charlesbourg. L'expérience est concluante et le seigneur de St-Joseph donne sa fille de 14 ans en mariage. Marie Fournier est par sa mère, Françoise Hébert, l'arrière-petite-fille de Louis Hébert, le premier colon canadien. Le contrat de mariage est signé le 3 octobre 1669. Le père donne à sa fille une vache à lait et à son futur gendre " l'habitation qui tient lieu de St-Joseph ". Pierre, de son côté, avantage sa future de 400 livres en cas de décès et de 200 livres à prélever avant tout autre partage.

Le futur mari travaille à l'embellissement de la cabane qui lui sert de demeure près de la St-Charles. Et c'est là que, le 17 février 1670, Marie et Pierre, après la bénédiction nuptiale reçu à Québec de l'abbé Henri de Bernières, allument leur feu joyeux.

Marie Fournier et Pierre Blanchet fondent une belle famille de 16 enfants, mais, décimée par la mortalité infantile, car seulement sept enfants atteignent l'âge adulte : deux filles, Marie-Madeleine et Françoise, et cinq garçons, Pierre, Guillaume, Jean et Louis qui laissent des descendants et, finalement Simon, qu'on dit déficient. Durant une même année, soit en 1681, 3 enfants sont conduits au cimetière du Cap-St-Ignace.

La terre donnée par le beau-père Fournier est trop petite, Pierre Blanchet reçoit, le 13 octobre 1671, de Louis Couillard de Lespinay " six vingt arpents de terre en haut bois, de trois arpents de front sur le fleuve St-Laurent sur quarante de profondeur " dans la seigneurie de la Rivière-du-Sud, à la Pointe-à-la-Caille, aujourd'hui St-Thomas de Montmagny. Pierre trime dur sur sa ferme de Pointe-à-la-Caille. Il élargit même ce domaine de 4 autres arpents de front. À la fin de l'été 1681, Pierre, sa femme et 5 enfants sont recensés. Le chef de famille Blanchet déclare posséder un fusil, 7 bêtes à cornes et 8 arpents de terre en culture. Il vit dans une maison de colombages. Plus tard, il obtient un lot de 5 arpents de largeur par 40 de profondeur à St-Pierre de Montmagny, près de la rivière.

À sa mort, en avril 1709, Pierre Blanchet laisse 64 arpents de " terre faite " dont 9 arpents à St-Thomas et 55 à St-Pierre, des biens immeubles pour 810 livres, 10 sols et 6 deniers. Il y a deux grands bœufs à l'étable, l'un noir et l'autre rouge, 7 vaches, 5 cochons, 4 oies, 7 poules et un coq. Il faut ajouter en plus de sa vieille maison de colombages de St-Thomas, une " mayson de quarante pied de lont de piesse sur piesse " à St-Pierre.

Quelques jours avant sa mort, il offre à la paroisse six arpents de son bien pour la construction de l'église de St-Pierre. Il donne également un arpent de front pour l'instruction de son benjamin, Louis Blanchet âgé de 8 ans à l'époque, dans l'espoir peut-être qu'il devienne homme d'église. Ses dernières volontés ne sont par réalisées selon ses prévisions. L'église de Saint-Pierre déserte en 1785 la terre des Blanchet pour passer sur l'autre rive de la Rivière-du-Sud. C'est en l'honneur de Pierre Blanchet d'ailleurs que la paroisse fut mise sous le patronage de saint Pierre le 14 janvier 1713.

À sa mort, Pierre Blanchet laisse un riche héritage à ses descendants : une terre et des biens qu'il a fait fructifier par son dur labeur et des valeurs humaines à perpétuer.

Carole
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Les Gosselin

Messagepar Perdrix-Blanche » 2007-07-01, 09:29

Les Gosselin

Gabriel Gosselin. C’est lui le grand ancêtre des Gosselin d’Amérique. Selon le Dictionnaire généalogique des familles du Québec, du généalogiste René Jetté, cinq autres Gosselin sont venus en Nouvelle-France. Sur les cinq, un seul, Jacques, un soldat originaire de Paris, laissera une descendance discrète.

Gabriel, lui, c’est du solide. Il est venu en Nouvelle-France pour y rester. Il représente, à lui seul, l’une des plus belles réussites parmi les colons enracinés dès la première génération. Une des plus belles réussites financières en outre. Il est arrivé ici comme domestique et il finira bourgeois, selon l’expression de son biographe, Jean-François Gosselin.

Dans son Dictionnaire biographique des ancêtres québécois, Michel Langlois renchérit : « Il devient un des principaux bourgeois de Québec et le plus riche propriétaire terrien de l’île d’Orléans à cette époque. »

Gabriel Gosselin est le fils de Nicolas Gosselin et de Marguerite Dubréal. Il a vu le jour à Combray, un petit hameau du Calvados, en Normandie. Il a deux frères aînés, ce qui explique peut-être le fait qu’il ait choisi, à plus de 30 ans, de tenter sa chance dans l’aventure du Nouveau Monde.

À cette époque, en France, les aînés étaient privilégiés et les plus jeunes devaient se débrouiller. D’autant plus qu’il se trouve dans une France troublée par le soulèvement contre Mazarin, le premier ministre de Louis XIV, ce qu’on a appelé « la Fronde », une véritable guerre civile. On lui avait probablement lu les Relations du père Le Jeune, qui vantait la qualité de la vie en Nouvelle-France et qui soulignait les avantages de posséder sa propre terre.

Éléonore de Grandmaison

L’historien Marcel Trudel nous apprend que le nom de Gabriel Gosselin apparaît pour la première fois dans un acte notarié local, le 13 février 1651. Compte tenu que le fleuve ferme l’hiver et que l’ancêtre était probablement un « 36 mois », la durée de son contrat, comme la plupart des premiers colons, Jean-François Gosselin présume qu’il serait arrivé au pays en 1649.

En effet, il est le serviteur d’Éléonore de Grandmaison et c’est elle, et son mari, Jacques Gourdeau de Beaulieu, qui, en 1652, lui accordent une concession de quatre arpents de front sur le fleuve, au bout de l’île d’Orléans, aujourd’hui, Sainte-Pétronille. C’est une des belles terres de l’Île.

Cette Éléonore de Grandmaison est un personnage. Lorsqu’elle était épouse de François de Chavigny, elle avait obtenu d’Olivier Le Tardif, en mai 1649, un grand fief sur l’Île. Après la mort en mer de son second mari, Éléonore, première femme blanche à vivre sur l’Île, épouse Jacques Gourdeau de Beaulieu. Selon le généalogiste Gérard Lebel, ce Gourdeau était un homme qui « portait beau »,
instruit et très à l’aise financièrement. La belle Éléonore les aimait exactement comme ça. Cette « maîtresse femme » avait vu tout de suite les capacités de Gabriel Gosselin, son domestique, malgré le fait qu’il soit analphabète. Elle l’aidera à s’établir solidement.

C’est sur cette terre de la partie ouest de l’Île que l’ancêtre élèvera ses 12 enfants, dont 10 garçons, issus de ses deux mariages : avec Françoise Lelièvre, en 1653, puis avec Louise Guillot, demi-sœur du grand Louis Jolliet, en 1677.

Vaillant comme dix

Homme d’affaires comme pas un et vaillant comme dix, il deviendra en un quart de siècle, à partir de 1652, le propriétaire foncier le plus considérable de l’Île. Sur le site de l’Association des Gosselin, Jean-François Gosselin nous donne le détail de toutes les acquisitions que Gabriel fait pour agrandir son patrimoine. Gérard Lebel et Jacques Saintonge font de même dans Nos ancêtres. Suivez le guide, c’est étourdissant.

À la terre acquise en 1652, Jacques Gourdeau et Éléonore de Grandmaison en ajoutent une seconde en 1658. Pierre Gilbert vend à Gosselin, en 1664, 38 arpents de terre dans le territoire de Saint-Pierre. Le seigneur Gourdeau mort, son successeur Jacques Cailhaut lui cède deux arpents, en 1667. Il ne cessera jamais d’ajouter de nouvelles concessions : 207 arpents carrés de Vincent Poirier, en 1666 ; 100 arpents de J.B. Peuvret de Mesnu, 1667 ; la terre de Jacques Bernier, en 1674 ; deux arpents et demi des Ursulines, en 1675 ; deux autres des Hospitalières, en 1676.

Les paroisses de Saint-Pierre et de Saint-Laurent accueillent un paroissien qui n’a pas peur d’investir dans la terre et de la travailler. Il sait s’organiser. En 1667, quatre hommes engagés l’aident à mettre ses terres en valeur. Ils s’appellent François Noël, Jean Pacault, Louis Sinadier et Toussait Gerdeau. À cette époque, Gabriel a 55 arpents en culture, seulement sur sa ferme de 1652, et 20 bêtes (45 en 1681), en plus d’une ânesse et de 80 brebis, sans compter les volailles et les cochons. Pour mettre au sec ses cultures et ses nombreux animaux, il se construit, en plus de sa maison, une grange de 80 x 21 pieds, deux hangars, une bergerie de 30 x 20 pieds, et des hangars sur les autres fermes.

L’ancêtre est très pieux. Les registres de Château-Richer de 1664 parlent de l’existence d’une petite chapelle qu’il a fait construire sur sa terre et qui sert de lieu de culte au missionnaire ambulant.

Les maisons de Québec

L’île d’Orléans ne suffit pas à ce diable d’homme. Les ouvrages Nos Ancêtres nous apprennent que, dès 1657, il achète de Nicolas Chesneau un terrain de 40 x 20 pieds sur le quai du cul-de-sac, à la basse ville de Québec. Il y bâtira une maison qu’il loue à Gabriel Lemieux. Il se réserve une chambre, même s’il habite toujours à l’Île.

En 1675, il vend cette maison à Pierre Duquet pour 1500 livres.

Gabriel voit plus grand. Il en construit une autre plus spacieuse et plus luxueuse, de quatre étages, rue Sous-le-Fort, à la place Royale, juste à côté de la batterie royale. Ses dimensions : 37 x 26 x 28, en maçonnerie, avec cheminée au milieu. Le coût : 3500 livres. Malheureusement le feu la détruira en 1682.

Gabriel ne se laisse pas décourager pour autant. En 1683, il fait appel à Claude Baillif, le plus grand architecte de Québec à l’époque. Ce Baillif a travaillé à la chapelle Notre-Dame-des-Victoires, à la basilique de Québec et il a dessiné les plans de l’église de Sainte-Anne-de-Beaupré. Il lui demande de lui établir les devis d’une maison de quatre étages. Détruite en 1759 par les boulets anglais, lors de la Conquête, elle sera reconstruite. On peut aujourd’hui retrouver l’emplacement de la maison de Gabriel Gosselin au 21, rue Sous-le-Fort, dans le Vieux-Québec, en basse ville.

La mort et le remariage

En 1676, Françoise Lelièvre, la mère des neuf premiers enfants de Gabriel Gosselin, décède de cause inconnue. Son acte de sépulture est disparu avec les 10 000 autres qui manquent dans les registres, réduits en cendres.

Gabriel Gosselin avait 56 ans, encore vert et plein de sève. En 1677, il se remarie, un an plus tard, avec Louise Guillot, fille de Mathurin et de Marie d’Abancour. Ils se marient à Sainte-Famille. La jeune épouse a 18 ans. Elle donnera deux fils à son mari : Pierre et Louis.

Le miracle de Sainte-Anne

De 1684 à 1689, Gabriel Gosselin met de l’ordre dans ses affaires. Il vend, achète, loue et même partage avec ses enfants. Il fait son testament et se montre particulièrement généreux envers l’Église : 1500 livres pour des messes ; 400 livres au Séminaire ; 200 livres aux Récollets, etc.

Selon son biographe et ses généalogistes, Gabriel Gosselin aurait été miraculé à Sainte-Anne-de-Beaupré. Gérard Lebel écrit dans Nos Ancêtres : « Devenu comme paralytique du col et du bras, ne pouvant qu’avec peine lever la tête et se tourner. Ayant fait vœu à Sainte-Anne, il a reçu guérison et continue, tous les ans, d’aller dans son église du Petit-Cap. »

Les dernières années

Les dernières années de l’ancêtre, jusqu’en 1697, sont celles d’un vieillard que menace encore la paralysie. Pour être plus près de l’Hôtel-Dieu, il déménage ses pénates à la basse ville, rue Sous-le- Fort.

Il fait faire l’inventaire de ses terres à l’Île. On apprend qu’il en a possédées et exploitées une bonne dizaine. Il sera aussi généreux avec ses enfants qu’avec l’Église. Il meurt, à Québec, le 6 juillet 1697, à l’âge de 76 ans. Dans Nos Ancêtres, Gérard Lebel le qualifie de « géant », tant sa réussite est exceptionnelle.

Jean-François Gosselin signale que ses 12 enfants lui donneront 70 petits-enfants. Le patronyme Gosselin n’allait pas s’éteindre de sitôt. Il couvre aujourd’hui toute l’Amérique du Nord.

Louise Guillot, 38 ans, veuve pour la seconde fois, a besoin d’aide. Le grand explorateur Louis-Jolliet, son demi-frère, est nommé tuteur des enfants. Louise n’est pas dans le besoin. Elle hérite de 4500 livres, une fortune à l’époque. La maison de la rue Sous-le-Fort valait à elle seule
10 500 livres.

La vie et l’amour sont plus forts que tout. Le 1er septembre suivant, Louise épouse en troisièmes noces, Pierre Haimard, un marchand influent de Québec. Il adopte les deux enfants de Louise. Six des garçons de Gabriel s’installeront solidement dans des fermes à l’île d’Orléans.

Carole
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Notre ancêtre Jean Laspron-Desfossés-Lacharité

Messagepar Perdrix-Blanche » 2007-07-02, 10:55

Notre ancêtre Jean Laspron-Desfossés-Lacharité

Il est natif de La Charité sur Loire du département de la Nièvre, de la paroisse de St Jacques. Il avait un frère jumeau, Estienne né en mai 1611.

Son père était praticien à la Charité sur Loire. Il avait 9 frères et sœurs.

Le12 septembre 1665, débarquaient à Québec le Régiment de Carignan, soit quatre de ses compagnies : La Fouille, St Ours, De Laubia et Dugué.

Ils étaient à bord du navire « LE Saint-Sébastien » de tonnage de 250 tonneaux, 26 à 28 canons. Le capitaine était Le Sieur Du Pas de Jeu.

Ils partirent le 25 mai 1665 de La Rochelle et arrivèrent à Québec le 12 septembre 1665 après 117 jours de traversée.(DBC, 1 : 630)Le navire avait fait relâche à Gaspé où Jean Talon et Rémy de Courcelles avaient fait prendre du minerai de plomb. La mine de plomb de Gaspé n’a donné que quatre ou cinq tonnes de minerai de plomb. (DBC, 1 : 285, 583, 630, 640 ; journal des Jésuites) ( voir rolles des navires).

Notre ancêtre faisait parti de la Compagnie de la Fouille commandée par Jean Maurice Philippe Vernon de la Fouille. Certains membres de la Compagnie de la Fouille après leur démobilisation décident de se faire colon. Parmi eux notre ancêtre Jean Laspron-Lacharité ainsi que l’enseigne Charles de Goudon de Jeu, vicomte de Manereuille deviendra le premier seigneur de la Rivière-du-Loup, Louiseville.

En 1669, le 28 août il achète de Marin Richard une concession de deux arpents de front du fleuve sur 40 de profondeur dans la seigneurie de Champlain.

Peu de temps après, il épouse une Fille du Roi, Anne-Michelle Renault à Québec le 16 octobre 1669. Elle est la fille de Jean Renault et de Jeanne de St Amour de Saumur 49, Maine et Loire France. Elle apportait des biens estimés à 400 livres plus un don de 50 livres du Roi Il avait reçu de l’instruction car son écriture était claire et nette. En 168l, il n'y a encore que peu d'habitants à la rivière Nicolet. Le premier recenseur n'y relève que les noms de deux seigneurs, Pierre Mouet de Moras et Michel Cressé, et ceux de sept censitaires (ainsi que leur famille): Jean Joubert, André Martel, Elie Provost, Dominique Joutras, Jacques Pépin, François Huquerre et Jean Laspron dit Lacharité.

Celui-ci est alors âgé de 36 ans et sa femme de 30; leurs enfants sont Marie-Anne, Jean, Marguerite et Pierre. Les Laspron possèdent un fusil, une vache et ils exploitent cinq arpents de leur terre. Le 31 mai 1683, Jean Laspron acquiert de Jean-Baptiste Chouart, fils de Médard, une terre de trois arpents sur quarante à la rivière Cressé; le 18 juin suivant, il en vendra les deux tiers à René Sallé, habitant de Trois-Rivières. Celui-ci les revendra moins de trois ans plus tard à Gabriel Benoit, par contrat passé chez le notaire Ameau. Cette terre située à Baie-Saint-Antoine sera reconcédée à Benoit par le seigneur Jacques Lefebvre, il s'agit là de la plus ancienne concession légale connue pour cette localité. Le contrat de mariage de François Vanasse et de Marie-Joseph Lefetty passé en 1708 fait mention d'une vieille maison couverte de paille érigée sur la terre de Benoit.

A partir de 1693, les Laspron ont eu un pied à terre dans le bourg de Trois-Rivières. Le 27 novembre, René Robineau, seigneur de Bécancour, concédait à l'ancêtre un emplacement sis au bas du Platon. La transaction fut faite par l'intermédiaire de Jacques de Labadie, procureur du cédant.. Il décèdera sous le nom de Lacharité à l’Hôtel-Dieu de Québec le 15 juillet 1692 après une quinzaine de jours d’hospitalisation, suite à des blessures pendant des escarmouches avec les Iroquois comme en attestent les registres de l’Hôtel-Dieu.

Il est l’ancêtre de tous les LAMPRON, les Lacharité, les Desfossés et Geoffroy d’Amérique du Nord.
Sources Benjamin Sulte Histoire des Canadien Français vol 5 p89 voir biographie de notre ancêtre

Première Génération

LASPRON Jehan
Mariage à La Charité-sur-Loire Nièvre 58 France FITEAU Marguerite

Enfants de ce couple :
LASPRON Jacquette ° 11.1590 La Charité-sur-Loire 58
LASPRON Françoise ° 09.1592 La Charité-sur-Loire 58
LASPRON Jehanne ° 10.1594 La Charité-sur-Loire 58
LASPRON Anne ° 01.1599 La Charité-sur-Loire 58
LASPRON Pierre ° 01.1605 La Charité-sur-Loire 58
LASPRON François ° 04.1607 La Charité-sur-Loire 58
LASPRON Marie ° 02.1610 La Charité-sur-Loire 58
LESPERON Jean ° 05.1611 La Charité-sur-Loire 58
LASPRON Estienne ° 05.1611 La Charité-sur-Loire 58
LASPRON Jacques ° 08.1612 La Charité-sur-Loire 58
LASPRON Louis ° 11.1614 La Charité-sur-Loire 58

Deuxième Génération

LESPERON Jean né 11.1611 La Charité-sur-Loire 58 jumeau d’Estienne
Praticien : boulanger
Mariage à La Charité-sur-Loire 58 LABI Marguerite

Enfants de ce couple :
LASPRON Anthoine ° 03.1631 La Charité-sur-Loire 58
LASPRON Jehanne ° 01.1633 La Charité-sur-Loire 58
LASPRON Jacquette ° 07.1634 La Charité-sur-Loire 58
LESPERON Marie ° 02.12.1635 La Charité-sur-Loire 58
LASPRON Jean ° 19.01.1637 La Charité-sur-Loire 58 + 15.07.1692 Québec Canada
LASPERON Charlotte ° 12.02.1640 La Charité-sur-Loire 58
LASPRON Marguerite ° 11.10.1643 La Charité-sur-Loire 58
LASPRON Nicolas ° 09.1645 La Charité-sur-Loire 58
LASPRON Claude ° 02.1647 La Charité-sur-Loire 58
LASPERON Jehan ° 21.05.1648 La Charité-sur-Loire 58

Troisième Génération

LASPRON-DESFOSSES-LACHARITE Jean né 19.01.1637 La Charité-sur-Loire 58 + 15.07.1692 Québec Hôtel-Dieu
Mariage 07.10.1669 à Québec avec
RENAULT Anne-Michelle née ca 1651 Saumur 49 France + 25.12.1714 Trois-Rivières Qc
Fille de Renault Jean et St Amour Catherine

Enfants de ce couple :

DESFOSSES-LASPRON Marie-Anne ° 1670 + 31.05.1684 Trois-Rivières Qc Canada

LASPRON-DESFOSSES-LACHARITE Jean-Baptiste ° 31.07.1673 Nicolet Qc + 01.01.1749 Nicolet Qc

LASPRON-LAMPRON Marguerite ° 30.05.1676 Trois-Rivières Qc + 26.05.1753 Nicolet Qc
M1.annulé avec Pierre Boileau Mariage 2. 09.11.1700 Trois-Rivières Jean Therrien-Duhaime

LASPRON-LACHARITE Claude ° 21.06.1679 Trois-Rivières Qc + 14.03.1739 Trois-Rivières Qc
M: 07.01.1712 Trois-Rivières Marie-Charlotte Bruneau ou Brunel-Jolicoeur

DESFOSSES-LASPRON Marie-Madeleine ° 25.07.1683 Nicolet Qc + 04.08.1683 Nicolet Qc

LASPRON-LACHARITE Marie ° 25.07.1683 Nicolet Qc

LASPRON-LACHARITE Maurice ° 26.08.1685 Nicolet Qc + 19.12.1749 Pointe-aux-Trembles Qc
M 1. 13.04.1711 Pte-aux-Trembles, Marie Aubuchon l’Espérance
M 2. 07.01.1749 Pte-aux-Trembles ,Marie-Jeanne Archambault

Quatrième Génération

LASPRON-DESFOSSES-LACHARITE Jean-Baptiste ° 31.07.1673 Nicolet Qc + 01.01.1749 Nicolet Qc
Mariage le 04.11.1700 Trois-Rivières Qc Canada

GEOFFROY Madeleine ° 22.08.1679 Trois-Rivières Qc + 30.03.1753 Nicolet Qc
Fille de Geoffroy Nicolas et Marie-Ursule Pépin

Enfants de ce couple :

LASPRON-DESFOSSES Anonyme ° 10.09.1701 Trois-Rivières Qc + 10.09.1701 Trois-Rivières Qc

LAMPRON-LACHARITE-DESFOSSES Claude ° 28.08.1702 Trois-Rivières Qc + 10.10.1769 Nicolet Qc

LAMPRON-LACHARITE Marie Madeleine ° ca 1704 + 27.01.1743 la Baie du Febvre Qc
Mariage le 11.09.1741 Nicolet Qc ,François Benoit-Laforest

LASPRON-DESFOSSES-LACHARITE Louis ° 08.01.1705 Trois-Rivières Qc + 30.08.1765 Nicolet Qc
LASPRON-DESFOSSES Marguerite ° 15.09.1709 Trois-Rivières Qc
LASPRON-DESFOSSES Marguerite ° 29.12.1711 Trois-Rivières Qc + 02.1762 La Visitation L’Ile du Pas Berthier Qc
Mariage le 27.05.1749 Nicolet Qc ,Antoine Lemay

DESFOSSES-LACHARITE Marie-Jeanne ° 23.02.1714 Trois-Rivières Qc + 25.09.1794 Nicolet Qc
Mariage le 02.02.1750 ,Jean-Baptiste Désilets-Desrosiers

LASPRON-DESFOSSES Marie-Anne ° 10.03.1717 Nicolet Qc + 21.11.1780 Nicolet Qc
Mariage le 07.01.1765 Nicolet Qc ,Joseph Vanasse-Précourt

LASPRON-DESFOSSES Jean-Baptiste ° 20.02.1719 Nicolet Qc + 11.03.1796 Nicolet Qc
Mariage 1. 23.06.1749 Boucherville ,Madeleine Gauthier-St-Germain Mariage 2. 25.09.1760 Nicolet Qc ,Marie-Agathe Pitre

GEOFFROY-DESFOSSES Joseph Mariage 10.02.1772 Nicolet Raiche-Beauchemin Agathe

LAMPRON-DESFOSSES Claude 2 Mariage le 07.05.1731 Verchères Qc Françoise Guertin

Cinquième Génération

LAMPRON-LACHARITE-DESFOSSES Claude ° 28.08.1702 Trois-Rivières Qc + 10.10.1769 Nicolet Qc
baptisé Desfossés (PRDH)
Mariage le 24.09.1720 Nicolet Qc Canada
FOUCAULT Marguerite ° 08.11.1698 Trois-Rivières Qc
Fille de Denis Foucault et Pelletier Catherine

Enfants de ce couple :

LAMPRON-LACHARITE Pierre + avant 1794

LASPRON-DESFOSSES Marie-Catherine ° 1723
Mariage le 09.10.1747 Maskinongé ,Joseph Lebeau-Lalouette

LAMPRON-LACHARITE Basile-Prisque dit Louis ° 16.09.1729
Maskinongé + 17.02.1792 Nicolet Qc
Mariage le 06.04..1750 Baie-du-Febvre Qc Madeleine Lemire

LAMPRON-LACHARITE Augustin Mariage le 04.05.1761 Longue-Pointe Qc Marie-Geneviève Denis

LAMPRON-LACHARITE François Mariage le 07.11.1763 Longue-Pointe Qc Marie-Louise Barbe-Abel

LAMPRON Geneviève ° 08.03.1731 Maskinongé Qc
Mariage le 11.01.1751 Maskinongé Qc François Sicard de la Votte

LAMPRON-LACHARITE Marie-Anne ° 07.04.1733 Maskinongé Qc Mariage le 04.02.1754 Maskinongé Qc Delguel-Labrèche Jean-Baptiste

Sixième Génération

LAMPRON-LACHARITE Pierre ,Recensement 1760 il a une femme et un enfant + avant septembre 1794
Mariage le 21.02.1757 Maskinongé Qc
SICARD-CARUFEL Agathe ° 1734 + 23.08.1802 Maskinongé Qc
Fille de Jean Sicard-Carufel / Lupien-Baron Angélique

Enfants de ce couple :

LACHARITE Suzanne ° 10.10.1757 Maskinongé Qc

LAMPRON-LACHARITE Antoine ° 04.12.1760 Maskinongé + 02.02.1850 Yamachiche Qc

LAMPRON-LACHARITE Agathe Mariage le 26.09.1791 Maskinongé Qc Fleury Antoine

LACHARITE Pierre-Jean ° 28.06.1763 Maskinongé

LACHARITE ° 16.11.1766 rivière-du-Loup Qc + 16.11.1766 Rivière-du-Loup Louiseville Qc

LACHARITE Modeste Amable ° 05.01.1770 Rivière-du-Loup Louiseville Qc

LACHARITE Marie ° 05.09.1771 Rivière-du-Loup Louiseville Qc
LACHARITE Jean-Baptiste ° 16.01.1775 Rivière-du-Loup Louiseville Qc

LACHARITE Angélique-Pierre Mariage le 12.01.1782 Rivière-du-Loup Jean Labrèche

LAMPRON-LACHARITE Marie-Josephe ° 17.01.1778 Rivière-du-Loup Louiseville Qc
Mariage 19.01.1801 Maskinongé ,Jean-Baptiste Brousseau
LACHARITE Madeleine Mariage 01.09.1794 Maskinongé Joseph Vache

Septième Génération


LAMPRON-LACHARITE Antoine Agriculteur ° et baptisé 04.12.1760 Maskinongé + 02.02.1850 Yamachiche Qc
Mariage le 21.08.1786 Louiseville cté de Maskinongé
DESERRES Magdeleine ° 12.03.1771 Louiseville cté de Maskinongé Fille de Amable Modeste Deserres et de Geneviève Lemire-Gaucher
Enfants de ce couple :

LACHARITE Antoine ° 12.07.1787 Maskinongé Qc

LAMPRON-LACHARITE Olivier Mariage le 05.02.1839 Shawinigan Anastasie Gélinas

LACHARITE Pierre ° 23.06.1789 Maskinongé Qc

LAMPRON-LACHARITE Jean-Baptiste ° 24.06.1791 Maskinongé Qc
LAMPRON Louis ° 21.01.1793 Maskinongé Qc
1. Mariage le 22.11.1819 Yamachiche Qc Hangard-Lapolice Marguerite

2. Mariage le 13.01.1829 Yamachiche Qc Adélaïde Girardin
LACHARITE Joseph ° 08.09.1794 Maskinongé Qc

LACHARITE Amable ° 08.10.1796 Maskinongé + 03.04.1797 Maskinongé Qc

LACHARITE Amable ° 02.02.1798 Maskinongé Qc
LAMPRON Alexis ° 24.12.1799 Maskinongé Qc

Huitième Génération

LAMPRON-LACHARITE Jean-Baptiste ° 24.06.1791 Maskinongé Qc Mariage le 16.01.1821 Yamachiche Qc
HANGARD-LAPOLICE Louise dite Lisette ° 17.02.1798 Yamachiche Qc Fille de Jean-Baptiste Hangard-Goujat et Gélinas-Bellemare Marie-Josephte

Enfant de ce couple :
LAMPRON Joseph ° ca 1830 à Yamachiche Qc

Neuvième Génération

LAMPRON Joseph ° ca 1830 à Yamachiche Qc Journalier et fabricant de chaussures
Mariage le 25.02.1851 à Yamachiche Qc
GELINAS Domithilde-Mathilde
Fille de Louis Gélinas et Sophie Bellemare

Enfants de ce couple :

LAMPRON Adèle ° ca 1853
Mariage 12.04.1875 St Pie de Guire Qc Gauthier Hubert

LAMPRON (Lamprohon) Angélique Mariage 19.02.1884 Upton cté de Yamaska Qc Henri Champagne

LAMPRON (Lamprohon) Célina Mariage 06.11.1883 Upton cté de Yamaska Qc Onésime Neveu

LAMPRON Victoria Mariage 11.01.1886 Upton cté de Yamaska Qc Viens André
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