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PREMIERS ANCÊTRES EN AMÉRIQUE DU NORD 1

Messagepar Acadienne » 2006-12-30, 17:48

PREMIERS ANCÊTRES EN AMÉRIQUE DU NORD no:1

En 1608, Samuel de Champlain qui avait déjà passé quelques années en Acadie, fonda Québec. Trois-Rivières sera établie par Laviolette en 1634. Montréal sera fondée par Maisonneuve en 1642. À la mort de Champlain en 1635, les Français étaient peu nombreux (environ deux cents) en Nouvelle- France. En 1673, ils sont près de 7 000.

Rappelons que lorsque Verrazano explora les rives du Nouveau-Monde, au nom du roi de France en 1524, il longea les côtes de l'Amérique du Nord, de la Géorgie jusqu'à Terre-Neuve.

Trois tribus amérindiennes, de la famille des Algonquins, se partageaient, depuis des temps immémoriaux, l'Acadie, les îles du golfe Saint-Laurent et les côtes du Maine.

Les Micmacs, qui étaient environ 4,000, occupaient la presqu'île de la Nouvelle-Écosse, les îles du Prince-Édouard et du Cap-Breton.

Les Malécites, au nombre d'environ 5,000 âmes habitaient la vallée de la rivière Saint-Jean au Nouveau-Brunswick. Les Abénaquis, dont la population pouvait atteindre 10,000 âmes, avaient leurs campements sur les côtes du Maine.

Nos premiers ancêtres en s'expatriant volontairement, entrevoyaient de meilleures perspectives d'avenir pour eux-mêmes et pour leurs descendants. De 1610 à 1660, alors que la population française passe de 16 millions à 20 millions, le paysan est de plus en plus écrasé par les impôts royaux: il est à la merci des mauvaises récoltes (famines en 1629-1630 et en 1648-1651).

Dans les villes, le sort des ouvriers et des apprentis n'est pas meilleur. Une période de marasme économique de 1630 à 1650 provoque des conflits entre la noblesse d'épée et la bourgeoisie. La France est aux prises avec des guerres civiles et des guerres territoriales. Un signe certain de la gravité de la situation est que la population passe de 20 millions en 1660 à 18 millions en 1714. Enfin, la publicité faite d'un pays neuf, avec ses richesses et la possibilité de posséder des terres de bonnes étendues, aidèrent considérablement plus d'une personne à prendre la décision de se séparer de sa famille de France et de former une nouvelle famille en terre d'Amérique.

LES PREMIERS ANCÊTRES MENTIONNÉS DANS CETTE PAGE SONT :

BABIN ANTOINE + MARIE MERCIER
BÉLIVEAU ANTOINE + M-ANDRÉE GUYON
BERGERON BARTH.+ GEN. S. DE-ST-AUBIN
BLANCHET (TE) PIERRE + MARIE FOURNIER
BOUDROT MICHEL + MICHELLE AUCOIN
COMEAU PIERRE + ROSE(BAJOLET) BAYOLS
GAUDET JEHAN + MARIE DAUSSY
GIRARD PIERRE GUIBERT + SUZ.DE LAVOIE
GRANGER LAWRENCE + MARIE LANDRY
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BABIN ANTOINE (source Père Adrien Bergeron s.s.s.)
"D'après la Collection documentaire du Révérend A. Brown parmi les redevances payées par les Acadiens des Mines il y avait ``ceux du Village (clan) des Babin``: ce qui est un indice précieux sur leur nombre et sur l'importance de leurs terres.

Néanmoins, plus précieux et plus précis encore est leur inscription familiale faite, dans cette vieille et exquise langue du XVIIe s., dans le Recensement de 1671 où le Père Pain écrit: -Anthoine Babin agé de quarante cinq ans, laboureur, sa femme Marie Mercié agée de 26 ans-.

De l'avis de nos meilleurs généalogistes, Antoine Babin, né en 1626, se serait marié à 35 ans à Marie Mercier -en France? -en Acadie? -juste à l'époque de leur venue au Port-Royal. Cette Marie Mercier était la fille de Françoise Gaudet (f.d.Jehan Gaudet) mariée en 2e noces, à Daniel Le Blanc 1er. Quant à préciser si tout ce beau monde-là provenait de la seigneurie de d'Aulnay, je n'oserais certes point l'affirmer. Toutefois, l'opinion est pour le moins vraisemblable.

À ce propos de l'origine des Babin, on ne lit point sans intérêt la mention que fait Mgr Tanguay (I-p20) de Pierre Babin dit Lacroix se mariant à Montréal, en 1691, à Madeleine Richaume; il était le fils d'André B. et de Geneviève Boudot, de la paroisse St-Didier, dans la Province française du Poitou".

BABIN ANTOINE + MARIE MERCIER
CLÉMENT VINCENT est: le petit-fils, à la 10e génération.
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BÉLIVEAU ANTOINE (source: Père Adrien Bergeron s.s.s.)
"C'est au tout premier Recensement nominal de l'Acadie, en 1671, qu'il faut aller pour lire, sous la charmante plume du père Molin, l'état civil des premiers Béliveau: tout est ici laissé dans sa facture originale: Anthoine Belliveau, laboureur, aagé de 50 ans; sa femme Andrée Guion (pour Marie-Andrée Guyon) aagée de 56 ans. Leurs enfans deux: Jehan aagé de 19 ans, Magdeleine aagée de 17 ans. Leurs bestiaux à cornes onxe, et huict brebis, point de terre".
Leurs voisins immédiats étaient de part et d'autre Clément Bertrant,charpentié... René Landry Lesné, laboureur lui aussi."
Chose certaine, les Béliveau étaient déjà nombreux dans l'Acadie de 1755. Ils le sont restés, relativement parlant, aux Maritimes actuelles où d'après le recensement national de 1938 ils comptaient pour 353 familles. Or c'est au Québec surtout qu'on en compte le plus, notamment dans les régions jumelles de Nicolet-les-Bois-Francs. Ainsi, pour la paroisse-mère de St-Grégoire, sur une échelle de 150 ans, j'ai relevé pour les seuls Béliveau 1,090 actes de mariages, baptêmes et sépultures. Sans être un record acadien absolu, puisque les Hébert en comptaient 1,113 et les Bergeron, 1625, ces chiffres prouvent tout de même que les Béliveau figurent au premier rang d'importance locale.

Comme déjà lu: "pour terminer par le commencement" on peut dire que "Anthoine Belliveau aagé de 50 ans" au "Recensement de 1671", est bien né en France v1621, qu'il est arrivé en Acadie "sur ses 24 ans", que vers 1650, il s'est marié au Port-Royal à Marie-Andrée Guyon âgée de 35 ou 36 ans et veuve d'un certain Bernard, dont le prénom nous est inconnu. Au Recensement sus dit de 1671 on la dit "aagée de 56 ans": donc de six ans plus vieille que son mari. Ce même recensement dit que le ménage Belliveau a "deux enfans, Jehan aagé de 19 ans, Magdeleine aagée de 17 ans", qu'aussi "leurs bestiaux à cornes (sont de) onxe (avec) huict brebis (et) point de terre".

Mais, comment Anthoine peut-il être dit Laboureur, s'il ne possède "point de terre", du moins pas pour le moment? La réponse est qu'en Acadie, plus encore qu'au Canada, ce qualificatif désignait, non seulement un artisan-journalier apte à "bêcher la terre à la pioche ou à la bêche ou à la houe", mais aussi un propriétaire de "boeufs de labour" prêt à louer ses services. Ce fut là du reste un métier indispensable et hautement considéré dans un "pays tout neuf" comme celui de nos ancêtres; il semble même, d'après les divers recensements acadiens, que la valeur économique des habitants se mesurât spontanément d'après le nombre de ces "boeufs de labour" en plus des "terres en culture" et du "roulant" des fermes".

BENJAMIN, petit-fils, à la 8e génération, épouse en troisième noces EXILIA JUTRAS la grand-mère de CLÉMENT VINCENT.
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BERGERON BARTHÉLEMY(source Père Adrien Bergeron s.s.s.)
"Soldat-marin expérimenté, devenu navigateur de mer puis capitaine de vaisseau, sous le corsaire Baptiste, notre Barthélemy allait, à une date impossible à déterminer, devenir propriétaire de goélette avec quoi finalement il "naviguerait pour son compte" dans la grande Baie Française (ou de Fundy) tout en faisant ce que je qualifierais volontiers du cabotage de défense militaire.
C'est au Port Royal même que nous allons retrouver Barthélemy installé à demeure "proche le Fort", comme le précisera le Recensement de 1714, et vraisemblablement, sur la petite rue St-Antoine, comme on peut s'en rendre compte dans un acte d'expropriation....Dans sa généalogie vous allez le voir marié à Geneviève Serreau de St-Aubin, fille du seigneur de Ste-Croix, rivière St-Jean. Homme de mer et aucunement de terre, déjà il était établi là où, pour lui, il le fallait! Puisque le reste de sa vie acadienne, et jusqu'à l'extrême limite de 1763, il ne cessera de naviguer mi-corsaire, mi-commerçant, sur "la grand'route d'eau" de la Baie Française entre le Port Royal (tant que ce fut possible), l'Isthme de Chignitou, les Mines et la Rivière St-Jean où, à Ste-Anne du Pays-Bas (Fredericton) il finira par établir sa famille dans une plus grande sécurité, au reste pressé de le faire par les missionnaires jésuites Daniélou et Germain.

En attendant, au Port Royal la famille Bergeron se trouvait bien chez elle, parmi des voisins qui, soixante ans plus tard, se "retrouveraient mieux encore" à cette Petite-Cadie nicolétaine "Ste-Marguerite - St-Grégoire".
BERGERON BARTH.+ GEN. S. DE-ST-AUBIN
YVETTE THIBODEAU et CLÉMENT VINCENT sont à la 8e et la 9e génération les petits-enfants.
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BLANCHET PIERRE (source: Père Gérard Lebel Rédemptoriste)
"Il est l"ancêtre de tous les Blanchet ou Blanchette d'Amérique. Il est né vers 1644 et venait de la Picardie, plus précisément de Saint- Omer-de-Rosières, évêché d'Amiens. Son père portait le prénom de Noël. Sa mère se nommait Madeleine Valet. Blanchet ou Blanquet veut dire blanc.

Pierre Blanchet, 25 ans, tisserand, apparaît pour la première fois dans un recensement de la Nouvelle-France, en 1667. Il habitait comme domestique salarié chez Simon Lefebvre, à la côte Notre-Dame-des-Anges, près de la rivière Saint-Charles, à l'est de Québec. Le document consulté nous dit ignorer les conditions de son engagement et les raisons qui ont motivé sa venue au Canada vers 1665".

ALBÉRIC, petit-fils à la 7e génération, épouse en première noces, EXILIA JUTRAS, grand-mère de CLÉMENT VINCENT.
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BOUDROT MICHEL (source: Père Léopold Lanctôt o.m.i).
"Michel Boudrot naquit en France en 1600. Il vint en Acadie probablement avec le commandeur Isaac de Razilly, en 1632. Partie d'Auray, en Bretagne, la flotte de trois navires atteint l'embouchure de la rivière La Hève (aujourd'hui La Have) au sud de la presqu'île acadienne, le 8 septembre(voir L'Acadie des origines, p. 37-40). On s'établit à La Hève, plutôt qu'à Port-Royal, qui était occupé par une petite garnison écossaise. En 1636, après la mort du commandeur de Razilly, son successeur, Charles de Menou d'Aulnay, transporte la colonie à Port-Royal, qui a été restituée à la France. Michel Boudrot et Claude Petitpas sont élus -premiers syndics de Port-Royal-, ce qui suppose que tous deux sont déjà en Acadie depuis quelques années (on n'a pas dû élire des nouveaux venus): ils sont ainsi qualifiés le 21 septembre 1639, au baptême de Marie d'Aulnay, fille du gouverneur et de Jeanne Mottin:
-Extrait de baptême du 21 septembre 1639 Pt R1 (Port-Royal),... contenant que Maire fille du sieur Charles de Menou, escuier s. donay lieutenant general pour le Roy en Coste dacadie païs de la Nouvelle france fut baptisee sur les 4 heures du soir ledit jour qu'elle etoit nee par la une après midy mercredy 21 septembre et que fut consacree a la Ste Vierge par Claude Petitpas et M. Boudrot premiers sindics du port Royal, ont esté son parrain Pierre fils de Pierre Cachet, sa marraine Jeanne Traihan fille de Guillaume Traihan mareschal et de Françoise Corbineau.

En 1641, Michel Boudrot épouse, à Port-Royal, Michelle Aucoin, fille de Martin Aucoin et de Marie Sallé. Michelle était née dans les environs de La Rochelle, France, en 1618. Elle venait d'arriver à Port-Royal en compagnie de sa mère, Marie Sallé, de sa soeur Jeanne, de son frère François, du second époux de sa mère, Jean-Claude Landry, de son demi-frère René Landry et de plusieurs membres de la famille Landry (voir les notices sur les familles Aucoin et Landry).

Michel Boudrot semble s'être mêlé à la vie publique, car en 1685, alors qu'il est âgé de 85 ans, il reçoit du roi de France, des lettres patentes le nommant -- (...) Lieutenant-général civil et criminel du Roy au pays et coste de l'Acadie (...) Pour connaistre en première instance de toutes matières tant civiles, criminelles, que de police, commerce et navigation selon les uz et coutumes de Notre Royaume et de ce prévosté et vicomté.

Il remplaçait, dans cette charge, Abraham Dugast, ancêtre d'un grand nombre d'Acadiens. Au recensement de 1686, il est mentionné immédiatement après Alexandre Le Borgne deBellisle, seigneur de Port-Royal: -- Michel Boudrot, lieutenant-général, Michelle Aucoin, sa femme, leurs enfants: Michel 26 ans, François 20 ans. Ils ont 20 arpents de terres cultivées, 16 bestes à cornes, 17 moutons.

Le 15 octobre 1687, Michel Boudreau, avec les autres -anciens habitants--, déclare avoir été témoin des travaux faits par Charles de Menou, sieur d'Aulnay-Charnisay, ancien gouverneur d'une partie de l'Acadie.

Le 20 août 1688, par suite de -son grand âge-- (il a 88 ans), Michel Boudrot est remplacé dans sa charge de -- lieutenant-général du Roy en la coste de l'Acadie--, par Mathieu Des Gouttins, qui prend possession de son poste ce jour-là, en vertu de lettres patentes qui lui ont été accordées le 31 mars 1688".

BOUDROT MICHEL + MICHELLE AUCOIN
CLÉMENT VINCENT est : le petit-fils, à la 10e génération
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COMEAU PIERRE
Sauf peut-être quelques exceptions, il est l'ancêtre de tous les Comeau d'Amérique.
Pouilly en Auxois, près de Dijon en France (sa place natale), fait partie de la Côte d'Or, arrondissement de Beaune, province de Bourgogne.

En 1616, Pierre est garde marine du roi à Larochelle, capitale d'Aunis. On sait qu'il quitte les rangs de la marine royale en 1621 sans avoir été marié.

Il arrive en Acadie dès 1632, avec le commandeur Isaac de Razilly, à qui Louis XIII, roi de France, a confié la mission de reprendre possession de l'Acadie. Au traité de Saint-Germain-en-Laye, l'Angleterre s'était engagée à la rendre à la France. Le commandeur amenait une recrue de -300 hommes d'élite-,comprenant des soldats, des laboureurs, des artisans et une douzaine de familles.

On retrouve, le nom de Pierre Comeau sur le "Rolle du Saint-Jehan", navire parti de la Rochelle, en Aunis. C'est l'un des navires qui jette l'ancre dans la baie de la Hève, en Acadie, le 8 septembre 1632, après un mois et demi de navigation.

Pierre est tonnelier. La tonnellerie était une profession fort respectable et souvent choisie par les fils de famille noble qui ne voulaient pas prendre le métier des armes ou l'état religieux. En Acadie, les tonneliers faisaient métier d'empaqueter le poisson salé pour exportation en France.

En 1636, Charles de Menou d'Aulnay, qui a succédé au commandeur de Razilly, transporte la colonie de la Hève à Port-Royal, à l'emplacement de la ville actuelle d'Annapolis (Nouvelle-Écosse). De grands travaux sont accomplis, grâce aux artisans de différents métiers amenés par d'Aulnay. Pierre Comeau aurait participé à la reconstruction de
Port-Royal.

Vers 1649, il épouse, à Port-Royal, Rose Bayols, âgée de 18 ans; Pierre en avait 53. Était-ce son deuxième mariage? On ne retrouve aucune trace, en Acadie, d'enfants d'un premier mariage.

COMEAU PIERRE + ROSE(BAJOLET) BAYOLS
CLÉMENT VINCENT est : le petit-fils, à la 9e génération et YVETTE THIBODEAU est : la petite-fille, à la 11e génération.
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GAUDET JEHAN (s. Père L. Lanctôt o.m.i.)

"La famille Gaudet est originaire de la " paroisse de Mortaizé " dans le " pays du Loudunois ", dans l'ancienne province du Poitou, France. Jehan Gaudet y naquit en 1575. Il serait venu en Acadie, soit en 1632 avec le commandeur de Razilly, soit beaucoup plus tôt, avec Charles de Biencourt, entre 1610 et 1614. La seconde hypothèse semble plus probable, car en 1632, il avait déjà 57 ans; c'est un peu vieux pour émigrer, avec sa famille, dans un pays où tout est à recommancer après la prise de Port-Royal par les Anglais. Il est bien plus plausible que Jehan Gaudet soit venu en Acadie entre 1610 et 1614, alors qu'il n'est âgé que de 35 à 39 ans. Ce qui est certain, c'est que la famille Gaudet est une des plus anciennes, sinon la plus ancienne, de l'Acadie.

Vers 1610, avant son départ de Mortaizé, Jehan Gaudet avait épousé Françoise-Marie Daussy. De ce mariage nous ne connaissons que trois enfants: Françoise, née en 1623; Denis, né en 1625, et Marie née en 1633. Ils ont dû avoir d'autres enfants, mais comme les registres de cette époque sont perdus et que la principale source de renseignements sur les anciennes familles acadiennes est le recensement de 1671, i! n'est pas possible de retracer les enfants décédés avant ce recensement, et qui n'ont pas laissé de descendants connus.

Les relations cordiales que Jehan Gaudet entretint toute sa vie avec les Indiens, viennent confirmer l'hypothèse de son arrivée en Acadie entre 1610 et 1614. Après la mort du baron de Poutrincourt, fondateur de Port-Royal, son fils Charles de Biencourt avait continué l'œuvre de son père, avec l'aide de son cousin et ami fidèle Charles de Saint-Etienne de La Tour. Le fort de Port-Royal était alors situé sur la rive nord du bassin du Port-Royal (Annapolis Basin), en face de l'Isle-aux-Chèvres (Goat Island), sur le site actuel de Lower-Granville, Nouvelle-Écosse. En 1623, à la mort de Charles de Biencourt, Charles de Saint-Etienne de La Tour lui succède comme gouverneur et seigneur de Port-Royal. Les Anglais ayant détruit, de nouveau, Port-Royal, sur ces entrefaites, La Tour se retire au Cap-de-Sable, où il a construit le fort Lomeron. Cependant, quelques colons demeurent à Port-Royal: ils se retirent dans le haut de la rivière Dauphin (Annapolis River), à la Prée-Ronde, où ils avaient des cultures depuis 1610. De 1623 à 1636, ces familles s'y maintiendront, malgré l'occupation de Port-Royal par les Ecossais. Coupées de toutes relations avec la France, elles cultivent leurs terres, tout en courant les bois avec les Indiens Micmacs, qui leur enseignent leurs méthodes de chasse et de pêche, et leur transmettent leurs connaissances des plantes médicinales (connaissances qui se conserveront chez les Acadiens). Quelques-uns, encore célibataires, épouseront des Micmaques, car les filles françaises à marier y sont excessivement rares. En 1636, lorsque Charles de Menou, sieur d'Aulnay-Charnisay, transportera la colonie de La Hève à Port-Royal, il y trouvera quelques familles qui s'y étaient maintenues depuis la mort de Biencourt. La famille de Jehan Gaudet était fort probablement du nombre.

En 1636, Charles de Menou construit un nouveau fort à Port-Royal, non pas sur l'emplacement de l'ancien, que les Écossais ont quitté, mais sur la rive sud du bassin de Port-Royal, à une dizaine de kilomètres plus à l'est, à l'embouchure de la rivière Dauphin .

Certains documents postérieurs nous apprennent que Jehan Gaudet s'était établi à une trentaine de kilomètres à l'est du fort de Port-Royal: il s'était taillé un vaste domaine sur la rive nord de la rivière Dauphin; I'endroit sera connu plus tard sous le nom de " Village des Gaudet ". Vers 1639, Jehan Gaudet perd sa première épouse, Françoise-Marie Daussy. Vers 1641, il épouse, en secondes noces, Nicole Colleson, âgée de 34 ans, Jehan était âgé de 66 ans; Nicole était née à Paris en 1607. Nous ne connaissons qu'un fils de cette seconde union: Jehan, né en 1643.
Au recensement de 1671, Jehan Gaudet est le doyen de la colonie: il a 13 petits-fils et 10 petites-filles; 11 arrière-petits-fils et 4 arrière-petites-filles".

GAUDET JEHAN + MARIE DAUSSY
CLÉMENT VINCENT est : le petit-fils, à la 12e génération et YVETTE THIBODEAU est : la petite-fille, à la 11e génération.
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GIRARD PIERRE GUIBERT (source: Père Gérard Lebel)
"Le patronyme Girard, très répandu en France et au Canada, signifie une lance bien trempée. Plusieurs colons français portant ce nom de famille vinrent en Nouvelle-France et firent souche. Rappelons quelques prénoms particuliers: Étienne, Jean, Joachim, Léon et Pierre.

Pierre Girard était fils d'Étienne et de Marguerite Gibouleau; il se disait natif de la ville Les Sables-d'Olonne, évêché de Luçon, au Poitou, aujourd'hui département de la Vendée. La chapelle Notre-Dame de Bonne-Espérance, présentement Notre-Dame-du-Bon-Port, est peut-être celle qu'a fréquentée Pierre Girard. En 1647, une autre église fut inaugurée sous le vocable de saint Michel. Selon nos documents canadiens, Pierre Girard aurait été baptisé vers 1645. Depuis belle lurette les Olonnais vivaient de la pêche à la morue et à la baleine. Pierre Girard, fils de laboureur, grandit devant l'Atlantique. Il avait contemplé le puits d'Enfer, ce groupe de rochers où la mer fait rage à marée haute.

René Breton, un habitant de Les Sables-d'Olonne, était à Québec en 1664. Était-il un ami de Pierre Girard? Était-ce lui qui l'attira vers le Nouveau Monde?

Mariage à La Rochelle

À La Rochelle, c'était le va-et-vient continuel d'un grand nombre de navires, petits et grands. Beaucoup de gens quittaient le pays pour toujours par ce port maritime; d'autres y revenaient. Il se peut fort bien que Pierre Girard alla chercher du travail à La Rochelle, durant sa jeunesse.

En 1669, il portait le titre de marinier, c'est-à-dire de professionnel chargé de la conduite et de l'entretien des bateaux destinés à la navigation intérieure. Il vivait à La Rochelle.

Suzanne Lavoie, fille de Pierre Lavoie et de Jacquette Grinon, native de Saint-Étienne d'Aytré, non loin de la capitale de l'Aunis, était venue au Canada avec son père, ses frères Pierre-Olive, Jean, et sa soeur Marie, future épouse de Pierre Grenon. Le 13 septembre 1666, elle avait épousé à Québec Jean Tesson, cordonnier, fils de Barthélémi, tailleur d'habits, et de Marie Dusein.

Un acte notarié, daté du 28 février 1665, indique que Jean Tesson possédait une terre dans la seigneurie de Notre-Dame-des-Anges. Au recensement de 1666, il travaillait à l'île d'Orléans; celui de 1667 l'a oublié. Personne n'a pu dire quand et où mourut Jean Tesson. Quoi qu'il en soit, Suzanne Lavoie retourna à La Rochelle, peut-être avec son mari et beau-père. En 1669, elle était veuve et sans enfant.

Le 27 mars 1669, à La Rochelle, Suzanne et Pierre Guibert ou Girard, natifs du bourg d'Olonne, passèrent un contrat de mariage devant le notaire Rabusson. La future épouse était assistée de Philippe Birot, marchand. Le R.P.A. Godbout, qui a lu la convention matrimoniale, ajoute que les contractants étaient sur le point de s'embarquer pour le Canada. En effet, à la même époque, parmi les engagés de Pierre Gaigneur pour la Nouvelle-France, devant le tabellion Teuleron, le nom de Pierre apparaît sur la liste des passagers. Le bateau en question, d'une capacité de 300 tonneaux, se nomme le Saint-Pierre de Hambourg. Le départ pour Québec s'effectua après le 8 mai.

Engagement

En arrivant à Québec, à l'été 1669,, Suzanne Lavoie alla certainement présenter son nouveau mari à son père Pierre Lavoie, qui vivait sur le territoire de Saint-Augustin, près de la capitale.

Qui donc prit en charge Pierre Girard comme son engagé? En Nouvelle-France, l'arrivant devait travailler pendant 3 ans au service d'un employeur responsable avant d'acquérir les droits et privilèges de colon: commercer avec les Amérindiens, posséder des biens meubles et immeubles, etc. Voici les indices ténus nous permettent d'échafauder une certaine hypothèse. Le premier enfant Girard naquit à Beauport. Jean Rasset, menuisier, un employé, semble-t-il, de Simon Denis, à Beauport, fut le parrain de la petite. Jeanne Chalifour , fille du charpentier Paul Chalifour, habitant de la Canardière, seigneurie de Notre-Dame-des-Anges, donna comme marraine son prénom à l'enfant, le 9 août 1671. Le jésuite Guillaume Mathieu, qui exerça son ministère à Sillery et à Charlesbourg, fit inscrire l'acte de baptême à Québec. Peut-on conclure que le couple Girard vivait aux environs de Beauport et que le chef de famille travaillait pour le compte de Paul Chalifour?

Établissement

Je n'ai trouvé aucun acte de concession de terre à Pierre Girard. Nous savons cependant avec certitude que les Girard vivaient à Saint-Augustin, seigneurie de Maur, en 1677.

Jean Juchereau, sieur de Maur, décéda à Beauport le 7 février 1672 "en l'habitation" de Nicolas Juchereau de Saint-Denis, son fils. Avant sa mort, le méritant seigneur légua sa seigneurie à son fils aîné Jean Juchereau de la Ferté, le 4 janvier 1672. Qui concéda une terre à Pierre Girard? Le concessionnaire nous livrera lui-même son secret après 30 ans de vie canadienne.

Les Girard étaient charitables. En voici une preuve. Jacques Arrivé et Renée Laporte, vécurent à Notre-Dame-des-Anges. Jacques, chandelier, mourut après 1671, laissant 4 enfants à sa veuve, dont Marie-Madeleine baptisée à Québec le 3 avril 1667. Renée Laporte se remaria avec Michel Duveau, dit Descormiers, le 29 janvier 1674.

Le 18 octobre suivant, la femme Duveau confia sa petite Madeleine à la garde des Girard en leur promettant une rémunération pour l'entretien et la nourriture de la fillette. Le 19 octobre 1677, Renée Laporte reprend sa fille. Elle promet alors de donner dans six septaines à Pierre Girard, "habitant de la Rivière des Roches", la somme de 120 livres tournois. Au bas de l'entente passée devant le notaire Gilles Rageot, nous découvrons pour la première fois la signature de PIERRE GIRARD en lettres moulées.

Enfants Lavoie-Girard

Suzanne Lavoie connut les joies de huit maternités. Aucun de ses enfants ne reçut le baptême à Saint-Augustin. Les registres de cette paroisse ne furent ouverts qu'en 1693.

Voici les prénoms de cette deuxième génération: Jeanne et François décédés après 1681, M-Madeleine, Jean-Pierre, Jean, Jeanne, Françoise et Pierre-Louis, Jean, Baptisé à Québec le 28 mars 1679, fut inhumé à Neuville le 8 juillet 1691. Il est difficile de voir mourir un garçon de 12 ans.

M-Madeleine unit sa vie, à l'âge de 17 ans, à celle de Daniel DeNevers, dit Brantigny, le 19 novembre 1691, à Neuville. Leur fille unique devint l'épouse de Mathurin Pineau. Après la mort de Daniel, M-Madeleine convola en secondes noces, à Lotbinière, avec Guillaume Rognon, dit Laroche, le 8 janvier 1731. Quant à Jean-Pierre, baptisé à Québec le 13 janvier 1677, il épousa Angélique Huard, le 4 août 1710, à Lauzon et, en second mariage le 24 octobre 1717, M-Angélique Dolbec. Celle-ci ajouta 9 enfants aux 4 Huard-Girard.

Jeanne Girard, la seconde de ce prénom, devint la compagne de vie de Pierre Léveillé, à Saint-Augustin, le 19 avril 1700. Le couple vécut à Neuville avec ses 10 rejetons. Jeanne fut inhumée aux Écureuils le 16 mai 1756. Françoise Girard, présentée sur les fonds baptismaux de Neuville le 4 juillet 1683, devint la femme de Noël Berthiaume, en 1704. C'est à Sainte-Foy qu'ils élevèrent leurs 9 enfants. En 1738, Françoise n'était plus.

Le cadet de la famille Girard, Pierre-Louis, donna son coeur à une fille de Baie Saint-Paul, Rosalie Tremblay. Après à peine 5 mois de mariage, Rosalie mourut le 27 août 1711. Le 11 mars 1713, Pierre-Louis, de Baie Saint-Paul, vendait à son frère Pierre, de la seigneurie de Maur, la douzième partie de 3 arpents sur 60 de profondeur, en la dite seigneurie. C'était la part d'héritage qui lui revenait de feu Suzanne Lavoie, sa mère. Louis aimait vivre à Baie Saint-Paul. Après plus de deux ans de veuvage, il convola à L'Ange-Gardien avec Marguerite Tardif. Les descendants de leurs 10 enfants sont légion en Charlevoix et au Saguenay Lac-Saint-Jean".

GIRARD PIERRE GUIBERT + SUZ.DE LAVOIE
CLÉMENT VINCENT est : le petit-fils, à la 9e génération.
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GRANGER LAWRENCE (source Léopold Lanctôt o.m.i.)
"Lawrence Granger, naquit en 1637, à Plymouth, Angleterre. II vient en Acadie entre 1659 et 1664. Peut-être avait-il d'abord émigré dans les colonies de la Nouvelle-Angleterre? En 1662, Sir Thomas Temple avait été créé baronet de la Nouvelle-Ecosse, nom que les Anglais avait donné à l'Acadie, dont ils s'étaient emparés en 1654, sans y laisser de garnison, toutefois. Temple, qui demeure à Boston, y recrute des colons pour sa nouvelle baronnie. Lawrence Granger, que le recensement de 1671 qualifiera de matelot, vint peut-être sur le navire de Temple, qui mènera des colons anglais, écossais et hollandais à Port-Royal en 1664. Sur ce navire viennent également Geyrets (Michel) de Forest, Jan Pietr (Jehan Pître) et Roger Kessy (Quessy).

En 1666, à Port-Royal, il épouse Marie Landry, fille de René Landry, l'Aisné, et de Perrine Bourg. A cette occasion, Lawrence, qui devait être protestant, comme tous les colons de la Nouvelle-Angleterre, dut se convertir au catholicisme. Son prénom de Lawrence est francisé en Laurent. Marie Landry était âgée de 18 ans: elle était née à Port-Royal en 1648.

De l'union de Laurent GRANGER et Marie LANDRY naquirent 9 enfants: Marie Marguerite, Pierre, Jacques, Joseph, René, Claude, Marie, Anne et Laurent.

L'un des premiers recensements de Port-Royal en 1671 indique que Laurent Granger est matelot et âgé de trente-quatre ans. Marie Landry, son épouse a vingt-quatre ans. Ils ont alors deux enfants: Marguerite, trois ans et Pierre 9 mois. Ils possèdent cinq bêtes à cornes, six brebis et ont quatre arpents labourables. Cette année-là, Colbert envoie en Acadie une cinquantaine de nouveaux colons et on assiste à la fondation de Beaubassin, Grand-pré, la Rivière aux Canards, Pisiguit et Cobéquid qui sont des lieux que l'on retrouve encore actuellement en Nouvelle- Ecosse. En 1693, le recensement de Port-Royal précise que cinq enfants de ce couple GRANGER / LANDRY vivent encore au foyer. Ils possèdent alors 15 bêtes à cornes, 20 brebis, 12 cochons, 12 arpents et 2 fusils.La guerre entre la France et l'Angleterre continue, et l'Acadie est rendue à la France par le traité de Ryswick (1697). C'est durant cette période que décède Laurent GRANGER. Son épouse décède en 1719 à l'âge de 70 ans".

GRANGER LAWRENCE + MARIE LANDRY
CLÉMENT VINCENT est : le petit-fils, à la 10e génération et YVETTE THIBODEAU est : la petite-fille, à la 10e génération.

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PREMIERS ANCÊTRES EN AMÉRIQUE DU NORD no: 2

Messagepar Acadienne » 2006-12-30, 17:57

PREMIERS ANCÊTRES EN AMÉRIQUE DU NORD no: 2

Les premiers ancêtres mentionnés dans cette deuxième page sont:

HÉBERT ESTIENNE + MARIE GAUDET
JUTRAS DOMINIQUE + MARIE NIQUETTE
LASPRON JEAN + MARGUERITE DELABY
LE PRINCE/PRINCE - NIC.+ MARG. HÉBERT
MÉLANÇON PIERRE + MARG.DENTREMONT
ROUSSEAU JACQUES + MARG. GUILLEBOUT
TERRIAULT JEHAN + PERRINE BOURG
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HÉBERT ESTIENNE ( Père Léopold Lanctôt o.m.i.)
"Anthoine et Estienne Hébert seraient fils de Jacques Hébert et de Marie Juneau, demeurant à Balesmes, près de La Haye-Descartes (aujourd'hui, chef-lieu de canton dans l'arrondissement de Loches, au département d'Indre-et-Loire, France), à 50 kilomètres au sud de Tours.

En 1648, ils émigrent en Acadie, qui a pour gouverneur Charles de Menou d'Aulnay, dont la seigneurie de famille est située dans le loudunois, à 30 km seulement à l'ouest de Balesmes. Emmanuel Le Borgne, sieur de Coudray, bailleur de fonds et agent d'affaires de Charles de Menou, recrute des colons pour Port-Royal dans la seigneurerie d'Aulnay et dans les environs. Anthoine et Estienne sont engagés par lui pour aller travailler en Acadie.

Le 1e mai 1648, Le Borgne passe, devant le notaire Touleron de la Rochelle, un contrat par lequel il nolise le vaisseau La Verve, de Middlebourg, pour transporter des colons et des provisions en Acadie. Estienne et Anthoine Hébert durent s'embarquer sur ce navire, en compagnie de Geneviève Lefranc, qu'Anthoine vient d'épouser. Il arrivait fréquemment, à cette époque, que les colons recrutés pour l'Acadie se mariaient avant leur départ, car on les informait que les filles à marier étaient rares en Acadie. Le voilier de 300 tonneaux se mit en route dès le mois de juin et dut arriver à Port-Royal dans le cours du mois d'août.

Un an après son arrivée, en 1649, Estienne épouse Marie Gaudet, fille de Jehan Gaudet, un des plus anciens colons de l'Acadie, et Françoise-Marie Daussy. Marie Gaudet était âgée de 16 ans, lors de son mariage. Elle était née en Acadie, probablement à Port-Royal, en 1633; vers l'âge de 5 ou 6 ans, elle avait perdu sa mère; son père s'était remarié à Nicole Colleson. Au recensement de 1698, Marie Gaudet, agée de 65 ans, demeure avec son petit- neveu, Bernard Gaudet.

HÉBERT ESTIENNE + MARIE GAUDET
CLÉMENT VINCENT est : le petit-fils, à la 9e génération et YVETTE THIBODEAU est : la petite-fille, à la 10e génération.
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JUTRAS DOMINIQUE (source: Robert Prévost< t.4, .
"Les frères Jutras étaient fils de Pierre et de Claude Boucher. Claude aurait été baptisé en 1630 et Dominique, en 1643.
Claude, qui était dit Lavallée, épousa aux Trois-Rivières, le 5 novembre 1657, Élisabeth Radisson, fille de Pierre-Esprit et de Madeleine Hénault. Pierre-Esprit Radisson était nul autre que ce célèbre explorateur et coureur des bois qui formait équipe avec son beau-frère, Médard Chouart Des Groseilliers. Mais Claude ne semble pas avoir, comme son beau-père, répondu par de longues expéditions à l'attrait de la traite des fourrures, mais avoir vécu paisiblement aux Trois-Rivières où naquirent ses neuf enfants entre 1658 et 1678.

Claude Jutras, avons-nous dit, avait un frère, Dominique, qui était dit Desrosiers. On ne sait quand il arriva dans la colonie, mais on le signale aux Trois-Rivières en 1671. C'est à Sorel, en 1684, qu'il prendra épouse, Marie Niquet, fille de Pierre et de Françoise Lemoine, mais c'est aussi aux Trois-Rivières qu'il se fixa. Trois fils et quatre filles naîtront de cette union. Deux des fils se marieront à leur tour. Michel rentre d'une expédition vers l'Ouest en 1713.

L'année suivante, il conquiert la main de Marie-Ursule Pinard, fille de Louis et de Marie-Ursule Pépin. C'est à Nicolet que le couple reçoit la bénédiction nuptiale, et c'est là que naîtront ses dix enfants. Quant à Jean-Baptiste, c'est aussi une Pinard qu'il conduisit à l'autel, Marie-Jeanne, fille de Louis et de Marie-Madeleine Renou. Hélas! Le couple n'eut pas de postérité.
Le couple Michel Jutras/Marie-Ursule Pinard compta quatre fils dans sa progéniture et trois se marièrent. L'aîné, Dominique, joua de malheur. En 1749, il s'unissait à Marguerite Malboeuf, fille de François et de Madeleine Lafrance, mais la jeune femme décéda à la naissance de son premier bébé. En 1750, il contractait une seconde union, avec Marie-Josèphe Trottier, fille de Michel et de Marie-Thérèse Mouet, qui lui donna une dizaine d'enfants"

JUTRAS DOMINIQUE + MARIE NIQUETTE
CLÉMENT VINCENT est : le petit-fils, à la 9e génération.
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JEAN LASPRON (s. Père Gérard Lebel)
"La famille Lampron est l'une des plus anciennes de la région de Nicolet et la premiere établie à la Baie-Saint-Antoine, mieux connue maintenant sous le nom de Baie-du-Febvre ou de Baieville tout court.

Le 19 juin 1665, débarquaient à Québec les quatre premières compagnies du régiment de Carignan. Elles avaient fait la traversée de l'Atlantique à bord d'un vaisseau commandé par le capitaine le Gaigneur et elles étaient commandées respectivement par Jean-Maurice Philippe-de-Vernon de la Fouille, M. de Froment, Jacques de Chambly et Etienne de Rougemont. Les hommes de MM. de la Fouille et de Froment seront distribués dans la région de Trois-Rivières au cours de l'hiver de 1665-1666 et ils auront le temps voulu, en dehors des expéditions militaires, d'y admirer les paysages grandioses et d'y faire la connaissance des colons français.

Certains membres de la compagnie du sieur de la Fouille, entre autres, décideront, dès leur démobilisation, de se faire colons à leur tour. Parmi eux, l'enseigne Charles de Goudon de Jeu, vicomte de Manereuille, chevalier et seigneur en partie du Grand Rosoy, deviendra le premier seigneur de la Rivière-du-Loup (Louiseville). Plusieurs soldats resteront aussi: Christophe Février dit Lacroix, Jean Bérard dit Laverdure, Jean Letellier dit Lafortune, Jean-Jacques de Gerlais dit Saint-Amand, Jacques Têtu dit Larivière, Jean Vintonneau dit Laforêt, François Banliard dit Lamontagne, Noël Laurence dit l'Orange, Guillien Dubord dit Lafontaine, François Nepveu dit Lacroix, Jean Pélandeau dit Saint-Jean, François Le Roux dit le Cardinal, etc.

Premier habitant de la baye Saint-Antoine

Parmi eux aussi un soldat dont la réputation ne fait que grandir avec les siècles; Jean Laspron dit Lacharité, l'ancêtre de toutes les familles Lampron, Lacharité et Desfossés d'Amérique! Jean Laspron dit Lacharité, le chef des deux familles Lampron et Desfossés, note l'abbé Joseph-Elzéar Bellemare, est l'un des plus anciens colons de la mission de Cressé, et le premier qui soit venu s'enfoncer dans les forêts de la baye Saint-Antoine. Les actes de l'état civil y signalent sa présence dès 1673. Il paraît plausible d'admettre qu'il a dû s'y fixer peu de temps après son arrivée dans le pays, à l'époque de son mariage avec Anne-Michelle Reynault, contracté aux Trois-Rivières en 1669. C'était alors un jeune homme de vingt-quatre ans, venu de Saint-Jacques-sur-Loire, diocèse d'Auxerre, où vivaient ses parents, Jean Laspron et Marguerite de Laby. Il possédait une certaine instruction, à en juger par sa signature.
Bref séjour à Champlain

Immédiatement après sa démobilisation, Jean Laspron, décidait donc de se fixer définitivement dans la région trifluvienne, où il avait sans doute apprécié son séjour durant son service militaire. Le 29 août 1669, il achetait de Marin Richard dit Lavallée une concession de deux arpents de front sur le fleuve, sur quarante de profondeur, dans la seigneurie de Champlain. C'est là qu'a dû naître sa fille aînée, Marie-Anne, l'année suivante.

Une fois installé sur son lot, Laspron se met à la recherche d'une épouse. Rien de plus naturel, à cette époque où le roi déléguait ses "filles" par centaines en Nouvelle-France, que le nouveau colon se rende à Québec pour, si possible, arrêter son choix parmi les arrivantes. Il ne serait pas surprenant qu'il s'y soit rendu avec son ami Marin Richard, car tous deux signeront un contrat de mariage chez le notaire Romain Becquet et prendront femme à quelques jours d'intervalle. Pour sa part, Jean se présentera chez le tabellion le 4 octobre et épousera l'élue de son coeur trois jours plus tard.

Les deux actes confirment l'origine de l'ancien soldat: Saint-Jacques-sur-Loire, diocèse d'Auxerre, au Nivernais. Quant à l'épouse, Anne Renault, née en 165l à Saumour, en Anjou, elle est la fille de défunt Jean et de Catherine Saint-Amour. Anne avait passé un premier contrat de mariage, annulé par la suite, avec Jean Mérienne, le 23 septembre 1669. Elle apportait des biens estimés à 400 livres, plus un don de 50 livres du roi.

La traite des fourrures

La famille Laspron n'aurait vécu que peu de temps à Champlain, car au baptême du fils aîné, Jean-Baptiste, le 31 juillet 1673, elle était déjà établie dans la seigneurie de Cressé, dans le futur territoire de la Baie-Saint-Antoine. Le 3 juillet 1675, Jean Laspron et Nicolas Dupuy dit Lapoquette, tous deux habitants de Nicolet, sont à Montréal afin d'y fixer, devant le notaire Bénigne Bassset, les clauses de leur association. Il semble bien qu'à cette époque l'ancêtre se soit adonné à la traite des fourrures, comme beaucoup d'autres colons, histoire d'arrondir quelque peu son revenu et d'apporter plus d'aisance à sa famille. Entre 1677 et 1688, Jean effectue plusieurs transactions et contracte des emprunts, tel qu'il appert aux greffes d'Antoine Adhémar, Claude Maugue et Séverin Ameau. Parfois, il a peine à rembourser ses dettes. Ainsi, le 9 juin 1677, il reconnaît devoir à Pierre Artault de la Tour la somme de 45 livres pour marchandises reçues. Deux ans plus tard, il n'a encore rien versé sur cette obligation et se voit poursuivre par Louis Manitouaki Kouick et Michel Desrosiers, qui lui réclament la dite somme au nom de la veuve d'Artault.

En 168l, il n'y a encore que peu d'habitants à la rivière Nicolet. Le premier recenseur n'y relève que les noms de deux seigneurs, Pierre Mouet de Moras et Michel Cressé, et ceux de sept censitaires (ainsi que leur famille): Jean Joubert, André Martel, Elie Provost, Dominique Joutras, Jacques Pépin, François Huquerre et Jean Laspron dit Lacharité, Celui-ci est alors âgé de 36 ans et sa femme de 30; leurs enfants sont Marie-Anne, Jean, Marguerite et Pierre. Les Laspron possèdent un fusil, une vache et ils exploitent cinq arpents de leur terre. Le 31 mai 1683, Jean Laspron acquiert de Jean-Baptiste Chouart, fils de Médard, une terre de trois arpents sur quarante à la rivière Cressé; le 18 juin suivant, il en vendra les deux tiers à René Sallé, habitant de Trois-Rivières. Celui-ci les revendra moins de trois ans plus tard à Gabriel Benoit, par contrat passé chez le notaire Ameau. Cette terre située à Baie-Saint-Antoine sera reconcédée à Benoit par le seigneur Jacques Lefebvre, il s'agit là de la plus ancienne concession légale connue pour cette localité.Le contrat de mariage de François Vanasse et de Marie-Joseph Lefetty passé en 1708 fait mention d'une vieille maison couverte de paille érigée sur la terre de Benoit.

Un emplacement à Trois-Rivières

A partir de 1693, les Laspron ont eu un pied à terre dans le bourg de Trois-Rivières. Le 27 novembre, René Robineau, seigneur de Bécancour, concédait à l'ancêtre un emplacement sis au bas du Platon. La transaction fut faite par l'intermédiaire de Jacques de Labadie, procureur du cédant.

Après cette date, il semble que l'ancêtre des Lampron se soit évanoui dans la nature vierge de la rivière Nicolet. Tout ce que l'on sait, c'est qu'au contrat de mariage de sa fille Marguerite, passé devant Séverin Ameau le 5 août 1698, il était déjà parti vers un monde meilleur.

Quant à Anne Renault, elle vivra encore une quinzaine d'années. Le 22 juillet 1712, elle délaissera à Jean-Baptiste Poulin de Courval, administrateur de la seigneurie de Nicolet, une terre qu'elle tenait de lui, afin qu'il la réunisse à son domaine. Anne sera elle-même inhumée à Trois- Rivières le jour de Noël, en 1714, à l'âge de 63 ans".

LASPRON JEAN + MARGUERITE DELABY
CLÉMENT VINCENT est : le petit-fils, à la 11e génération
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LE PRINCE/PRINCE NICOLAS (Père Adrien Bergeron, s.s.s.)
"L'ANCÊTRE DE TOUS LES PRINCE D'AMÉRIQUE, Jacques-Nicolas,serait né vers 1646, si l'on se base - mais aucun recensement de cette époque n'est absolument fiable! - sur le relevé nominal d'Acadie, en 1686.

De quelle ancienne province de France était-il? On ne saurait le dire, même avec -un seul semblant de certitude-. Cependant, la Bretagne et sa région de Saint-Malo pourraient bien être le lieu d'origine, malgré que la Beauce, le Maine ou la Normandie ne céderaient pas aussi facilement leur réclame. Au reste, il semble bien, par les deux noms le plus fréquemment cités -- ceux du peintre Jean Le Prince et de sa soeur Marie Le Prince (sic et sic) -- que les titulaires de ce gentil patronyme n'aient jamais juré de -geler sur place-,puisque Jean est dit être né à Metz, en Lorraine, alors que Marie aurait vu le jour à Rouen de Normandie.

À ces deux noms classiques le Dictionnaire des dictionnaires de Paul Guérin ajoute, comme particulièrement notables, ceux de Nicolas-Thomas LePrince, 1750-1818, -littérateur et biographe, né à Paris...,- Donc, en tout cela, se trouve passablement de quoi aiguiser l'appétit des vrais chercheurs!
De toute façon l'ancêtre Jacques-Nicolas s'est marié, vers 1670-71, à Marguerite Hébert, fille de feu Étienne Hébert et de Marie Gaudet.

Et cela se passait à la chapelle-église de Saint-Jean-Baptiste du Port-Royal.Si cette date relative de 1670-71 explique assez clairement que le nom de Le Prince n'apparaisse point sur le premier Recensement nominal d'Acadie, pour la bonne raison que, lors du relevé des familles, ou il n'était pas encore marié ou il n'avait pas encore d'enfant, par contre on reste étonné que des maîtres-généalogistes comme Placide Gaudet, Archange Godbout et d'autres indiquent des années aussi tardives que celles allant de 1677, 1678 et 1685 même, comme date de naissance de son premier enfant, Marguerite.

LES LE PRINCE, TELS QU'ILS FURENT EN ACADIE: La première chose d'importance à souligner est que tout donne à croire que l'ancêtre Jacques-Nicolas est décédé prématurément, soit avant d'avoir atteint sa quarante-septième année, puisqu'au Recensement de 1693 il n'était déjà plus.

D'autre part et par ce même relevé de population, on constate qu'à la suite de tant d'autres jeunes familles du Port-Royal alors surpeuplé les Le Prince étaient venus chercher, dans la Vallée de la Grand'Prée, des terres plus amples et plus faciles à cultiver, au moyen des aboiteaux, que celles de la Rivière Dauphin déjà si plantureuses pourtant.

Cependant, il semble bien que Jacques-Nicolas soit venu en ces lieux prometteurs sur les instances des Hébert, doublement apparentés à lui et déjà établis en ces lieux prospères depuis un bon moment. Au point même que, dès cette époque, on avait coutume de parler couramment de la Rivière-des-Hébert ou, encore, de la Rivière-des-Vieux-Habitants.

C'est donc dans cette prestigieuse Vallée de la Grand'Prée, plus précisément à Pigiguit, que Jacques et Marguerite devaient continuer et finir leurs jours: lui, vers 1693; elle, vers 1730".

LE PRINCE/PRINCE - NIC.+ MARG. HÉBERT
CLÉMENT VINCENT est : le petit-fils, à la 9e génération et YVETTE THIBODEAU est : la petite-fille, à la 9e génération
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MÉLANÇON PIERRE (source Père Adrien Bergeron s.s.s.)
"L'ORIGINE FRANCO-ANGLAISE DES MÉLANÇON ressort déjà clairement et à soi seule d'une déclaration tirée du XVIIIe volume des Archives de la Cour Suprême du Massachusetts, dans le comté de Suffolk, folio 1592. Soit donc d'une "pétition de la mère des Malanson (Pierre et Charles), née Priscilla (Wright), dans laquelle elle dit que son mari s'appelait PIERRE LAVERDURE, qu'il était français d'origine et protestant (de religion), alors qu'elle-même était anglaise.

Tablant là-dessus tout de suite, ''on peut croire, commente d'Entremont, que ce fut à la suite de la chute de La Rochelle (ancien château-fort du protestantisme) en 1628, alors que le parti calviniste en France fut frappé à mort, que Pierre La Verdure se rendit en Angleterre, où il épousa, vers 1630, Priscilla. Ils eurent au moins trois garçons, dont Pierre et Charles reconnus, en histoire, comme Acadiens...''

Quelques années plus tard, -au printemps de 1657, cette famille s'embarquait, en Angleterre, à bord du vaisseau Satisfaction, comme faisant partie de la Compagnie que Thomas Temple conduisait en Acadie dont il venait d'être nommé gouverneur, après sa prise (temporaire) par les Anglais... Il semble que la famille Mellanson se soit alors arrêtée au fort de St-Jean..."

MÉLANÇON PIERRE + MARG.DENTREMONT
YVETTE THIBODEAU est : la petite-fille, à la 10e génération
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ROUSSEAU JACQUES ( Père Gérard Lebel, Rédemptoriste)
"L'ancêtre Jacques Rousseau vit le jour à l'Ile de Ré, dans l'Atlantique, face au Nouveau Monde et à l'aventure. Depuis toujours la population de cette île s'occupe de la cueillette des fruits de mer et du varech. Lors du siège de La Rochelle en 1628, les Anglais en profitèrent pour essayer de conquérir ce bijou sauvage de la mer. Ils y furent repoussés.

Jacques Rousseau naquit vers 1644, à Loix, une presqu'île, canton d'Ars-en-Ré, arrondissement de La Rochelle, Aunis, aujourd'hui Charente-Maritime, France. Vers l'âge de 20 ans, il décida d'aller vivre sur cette terre menacée par les Iroquois, que le régiment de Carignan s'apprêtait à pacifier à tout jamais: le Canada.

Le 31 mars 1665, le fils de Pierre et de Marie Drillard marchait dans les rues de La Rochelle. Ce jour-là, ils étaient une cinquantaine de courageux aventuriers à frapper à la porte du notaire Teuleron pour signer leur engagement, dont plusieurs de l'île de Ré: François-Louis Thibaud, Pierre Nepveu, Guillaume Bertrand, etc. Tous ces engagés pour une durée de 3 ans, à raison de 75 livres par année, reçoivent immédiatement 30 livres d'avance pour compléter leur trousseau et se procurer les choses essentielles à la vie avant le départ. Le Cat de Hollande, affreté par l'armateur P. Gaigneur et piloté par le capitaine Charles Babin, les conduira en Nouvelle-France, aussitôt que possible.

L'histoire n'a laissé aucun indice pour fixer le mois et le jour de l'arrivée de ce bateau ayant à son bord l'ancêtre Jacques Rousseau. Cette année-là, la nouvelle à consigner avec ferveur, était le débarquement du régiment de Carignan, plus de 1000 hommes.

Le 28 juillet 1677, par-devant le -greffier du Roy- Gilles Rageot, le fils de défunt Pierre Rousseau promet prendre pour légitime épouse Marguerite Guillebout, fille de Charles et de Françoise Bigot, mariés à Québec le 19 septembre 1647

Marguerite, 21 ans, baptisée à Sillery le 11 juin 1656, devint orpheline de père dès l'âge de 2 ans. Le 8 mai 1658, sa mère Françoise Bigot se remaria avec Denis Brière, fils de Denis et de Jacquette Frérot, de Sainte-Marguerite, diocèse de Rouen. A l'âge de 14 ans, Marguerite Guillebout épousa Antoine Pouillot, à l'été de 1670. Antoine Pouillot, huguenot, avait abjuré le protestantisme, le premier mai 1664. L'angoumois Pouillot et la canadienne Guillebout eurent 2 filles baptisées à Québec: Jeanne, future épouse de Joseph Audet le 5 novembre 1703, et M.-Françoise qui unira sa vie à celle d'Ignace Boucher en novembre 1699. Antoine Pouillot mourut vers 1676. Les registres civils et religieux sont muets à ce sujet.

Par son mariage avec Marguerite, Jacques Rousseau devenait père adoptif de 2 enfants. Son épouse lui apportait des biens évalués à 600 livres dont 200 serviraient d'héritage aux filles Pouillot.. Les hommes de loi Nicolas Metru, Peuvret et Rageot signèrent ce contrat en présence du huissier Nicolas Maheu. Jacques et Marguerite ne savaient ni écrire ni signer. Le jour et le mois de la bénédiction nuptiale demeurent introuvables.

Au recensement de 1681, le couple Rousseau et leurs enfants vivaient dans la seigneurie de Maure, Saint-Augustin, entre les voisins François Tirant et Pierre Chapeau.

Jacques Rousseau de la paroisse de St-Nicolas décéda à l'Hôtel-Dieu de Québec, le 11 mai 1711. Il était âgé de 64 ans, dit le registre. Quant à Marguerite Guillebout, elle survécut à son mari de nombreuses années. A l'âge de 74 ans, elle fut inhumée à St-Nicolas, le 15 décembre 1729".

ROUSSEAU JACQUES + MARG. GUILLEBOUT
CLÉMENT VINCENT est : le petit-fils, à la 8e génération
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TERRIAULT JEHAN (Père Adrien Bergeron)
"La première fois que l'on ait fait mention des Terriau en Acadie remonte à 1629 et à la Compagnie de la Nouvelle-France, avec le nom de Charles Theuriau figurant parmi les -noms et surnoms et qualité des associez-, soit donc huit ans au moins avant que Jean Terriau (1) ne vînt s'y établir, après s'être marié avec Perrine Bourg.
Quitte à revenir sur nos pas dans un moment, rendons-nous tout de suite consulter le premier Recensement acadien, celui de 1671, pour avoir une bonne idée d'ensemble sur la famille Terriau après 35 ans de vie acadienne.

On nous y fait voir. -JEHAN TERRIAU aagé de soixante et dix ans, laboureur, sa femme PERRINE RUAU aagée de soixante-dix ans. Leurs enfans sept. Ceux qui sont mariez, Claude... aagé de 34 ans, Jehan aagé de 32 ans, Catherine aagée de vingt et un an, Le non marié Pierre aagé de 16 ans,. Leurs bestiaux a cornes six et une brebis; terres labourables cinq arpans.

CLAUDE TERRIAU aagé de 34 ans, sa femme MARIE GAUTROT aagée de 24 ans, leurs enfans 4, Germain aagé de 9 ans, Marie aagée de six ans, Marguerite aagée de 4 ans, Jehan aagé de un an, Leurs bestiaux a Cornes 13 pièces et de brebis trois. Leurs terres en Labour six arpans-.

GERMAIN TERRIAU aagé de 25 ans, sa femme ANDRÉE BRUN aagée de 25 ans. Leurs enfans Germain aagé de deux ans, Leurs bestiaux a Cornes 5 piéces et deux brebis, terres Labourables deux arpans-.

BONAVENTURE TERRIOT aagé de 27 ans, sa femme JEANNE BOUDROT aagée de 26 ans, Leur enfans une fille, Marie quatre ans, Leurs bestes a cornes six piéces et six brebis, Leur terres en Labour deux arpans-.

Si l'on ajoute à cela les familles des filles Terriau mariées, Jeanne en 1660 à Pierre Thibodeau et Catherine, vers 1669, à Pierre Guillebault, on arrive à un bilan d'ensemble fort impressionnant et réalisé en moins de trente-cinq années d'implantation. Les Terriau peuvent donc être particulièrement fiers de leurs premiers ancêtres.

C'est en se basant, au surplus, sur ces données du recensement 1671 comme aussi sur le témoignage du fils-aîné Claude Terriau attestant l'oeuvre réalisée par d'Aulnay en Acadie que l'on a pu situer avec certitude l'arrivée au pays de cette famille dès le temps de cet incomparable gouverneur, donc à la même époque que les Brun et les Brault: soit entre les années 1640 et 1646. Ce qui obligerait, tout de même, à reporter en France la naissance de leurs premiers enfants. D'où l'on voit, une fois de plus, comme il n'est aucunement facile de -fixer avec assez d'assurance- les dates d'arrivée en Acadie de ceux et celles qui en furent les inestimables pionniers.

Par contre et au surplus, ce rapprochement temporel entre les Brun, les Brault et les Terriot autorise à conclure que ces derniers provenaient, eux aussi, de la paroisse La Chaussée, dans l'actuelle Vienne, au Poitou de jadis".

TERRIAULT JEHAN + PERRINE BOURG
YVETTE THIBODEAU est : la petite-fille, à la 11e génération

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PREMIERS ANCÊTRES EN AMÉRIQUE DU NORD no:3

Messagepar Acadienne » 2006-12-30, 18:06

PREMIERS ANCÊTRES EN AMÉRIQUE DU NORD no:3

Les premiers ancêtres mentionnés dans cette page sont:

THIBODEAU PIERRE + JEANNE TERRIAULT
TRAHAN GUILLAUME + MAGDELEINE BRUN
VINCENT PIERRE (I) + ANNE GAUDET
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THIBODEAU PIERRE + JEANNE THÉRIAULT
"Né en France vers 1631. On le dit originaire de Martaizé, paroisse de la seigneurie d'Aulnay, en Loudunais, Haut Poitou, province de Vienne ou de Saint-Étienne de Marans, près de La Rochelle. Il pourrait également provenir de la Vendée, des environs de St-Jacques les Moutiers les Mauxfaits.

Le 25 mars 1654, Emmanuel LE BORGNE DE BELLE-ISLE, affrète un navire, le Châteaufort, navire armé en guerre, avec un autre marchand de La Rochelle, le Sieur GUIBEAU, et commandé par ce dernier. Pierre a été engagé par LE BORGNE à titre de colon stable. Il arrive en Acadie à la fin de mai 1654. LE BORGNE, principal créancier de Charles D'AULNAY, un des principaux colonisateurs de l'Acadie et décédé depuis deux ans, s'empare de plusieurs établissements et prend possession la même année, de Port-Royal. (Pierre Vincent, l'ancêtre de Clément, époux de Yvette Thibodeau, était, d'après le Père Lanctôt o.m.i., sur le même traversier.)

Ici je me dois de citer le père Lanctôt:

Châteaufort, armé en guerre, mis à la disposition de Le Borgne par son associé, le duc de Vendôme, part de La Rochelle le 25 mars 1654. Il porte à son bord quelques nouveaux colons, dont Pierre Vincent et Michel Richard, laboureurs, et Pierre Thibodeau, meunier. Il est en outre chargé de provisions, d'armes et de munitions, dont la valeur s'élève à 75000 livres (15000$). Le voilier de 300 tonneaux arrive à Port-Royal à la mi-mai 1654."

"Deux mois après l'arrivée de Pierre" (Thibodeau) " en Acadie, le 31 juillet 1654, malgré que l'on soit en plein temps de paix, une flotte anglaise , commandée par le major Robert Sedgwick, paraît devant Port-Royal: elle est composée de trois navires de guerre et d'une caiche (voilier à deux mats), portant 500 soldats. Sedgwick arrive du fort de la rivière Saint-Jean, dont il s'est emparé et où il a fait prisonnier Charles de Saint-Étienne de La Tour, gouverneur de l'Acadie, après deux semaines de résistance opiniâtre, malgré sa petite garnison de 120 hommes, Germain Doucet, dit La Verdure, commandant de Port-Royal, doit capituler. La garnison française et son commandant ainsi que Le Borgne, sont renvoyés en France à bord du Châteauford. Après le départ de la garnison française, les Anglais quittent également Port-Royal, n'y laissant aucune garnison: les habitants se gouvernent eux-mêmes au moyen d'un Conseil présidé par un syndic, Guillaume Trahan.

Pierre THIBEAUDEAU acquiert, une large concession de terre "dans-le-haut de la rivière du Dauphin", près de Port-Royal. Le site porte le nom de Prée-Ronde ou "Village des THIBEAUDEAU". Il est situé à dix kilomètres de l'embouchure de la Rivière Port-Royal, au coeur de la vallée du même nom. Le site est connu aujourd'hui comme Round Hill, Nouvelle-Écosse. Il y installe une maison avec des bâtiments de ferme et un moulin à blé et à planches, actionné par un proche cours d'eau dit "Des-Loups-Marins". Le titre de meunier de la Prée-Ronde fait sa renommée.

Vers 1659, Pierre épouse Jehanne TERRIAU, fille de Jean et de Perrine BOURG. Jehanne naît en 1644 à Port-Royal. Son père, né en 1601, est originaire de Martaizé. Il se marie en France vers 1635 et arrive en Acadie vers 1637. Leur fils Pierre, frère de Jehanne, est à l'origine de l'établissement de Grand-Pré (Saint-Charles les Mines et Saint-Joseph de la Rivière aux Canards).
Marchand de fourrures, colonisateur, cultivateur, meunier, scieur et ouvreur d'établissement, Pierre THIBEAUDEAU fonde avec ses fils, le village de Chipoudie (aujourd'hui Riverside-Albert, Nouveau-Brunswick). Ils y érigent une église sur le site connu aujourd'hui sous le nom de Church creek et un moulin à farine à l'endroit où se trouve maintenant Mill creek. Ils participent également au développement des Trois-Rivières, soit la région de Chipoudie, Peticoudiac et de Memramcouche.

Pierre aurait obtenu du Gouverneur de la Nouvelle-France, M. de Frontenac, le 20 juin 1695, une concession de la seigneurie de Kaouaskagouche (Vraskagache), entre Monts-Désirs et Majois en Acadie (aujourd'hui dans l'état du Maine). Ce territoire est situé en bordure de la rivière Kennebec et mesure 2 lieues (8 km) de profondeur et de 1 lieue (2 km) de chaque côté de la rivière, incluant les îles.

En 1699, Pierre achète un moulin à scie qu'il fait venir de Boston. Il l'installe en 1700 à Chipoudie. La concession qu'il revendique à cet endroit mesure 2,5 km de chaque côté de la rivière et 10 km de profondeur. Des difficultés avec le seigneur de Beaubassin, M. de la Vallière fera en sorte qu'il n'obtiendra jamais les titres et privilèges de ce territoire. M. de la Vallière revendique le lieu et possède plus d'influence auprès de l'autorité royale française.
Au recensement de 1671, Pierre est âgé de 40 ans et Jehanne 27. Ils ont 6 enfants: Marie l'aînée, 10 ans, Marie la cadette, 9 ans, Marie la benjamine, 7 ans, Anne-Marie l'aînée, 6 ans, Catherine, 4 ans et Pierre l'aîné, 1 an. Ils ont 12 bêtes à cornes et 11 brebis. Leur terre labourable mesure 7 arpents.

Recensement de 1686, Pierre a 55 ans et Jehanne 43. Leurs 14 enfants demeurent avec eux: Marie l'aînée, 25 ans, Marie la cadette, 23 ans, Marie la benjamine, 21 ans, Anne-Marie l'aînée, 20 ans, Catherine, 19 ans, Pierre l'aîné, 16 ans, Jeanne, 14 ans, Jean-Pierre, 13 ans, Antoine, 12 ans, Pierre le cadet, 10 ans, Michel, 8 ans, Cécile, 6 ans, Anne-Marie Louise, 4 ans, Claude, 2 ans. Ils possèdent 1 fusil, 10 arpents labourables, 14 bêtes à cornes et 5 moutons.

Au recensement de 1693, Pierre a 62 ans et Jehanne 50. Ils ont 7 enfants à la maison: Antoine, Pierre le cadet, 15 ans, Michel, 13 ans, Cécile, 11 ans, Anne-Marie-Louise, 10 ans, Claude, 8 ans, Catherine-Joseph, 7 ans et Charles, 7 ans. Ils ont 20 bêtes à cornes, 30 moutons, 12 cochons, 2 fusils et 30 arpents labourables.

Printemps 1698, accompagné de ses fils Jean-Pierre, Antoine, Pierre le cadet, Michel et de son ami Pierre Gaudet, Pierre Thibeaudeau se rend jusqu'à l'extrémité orientale de la baie de Chignectou à la recherche de nouvelles terres pour créer des établissements acadiens. Ils pénètrent dans le bassin de Chipoudie, puis remontent la rivière Petitcoudiak en explorant les rives. Ils font de même en remontant par la suite la rivière Memramcouk. En revenant dans le bassin de Chipoudie, ils installent un campement sur le site actuel de Shepody, N.B.
En juillet 1698, Pierre laisse deux de ses fils à Chipoudie et se rend à Naxouat dans le haut du fleuve St-Jean, chez le gouverneur d'alors, M. de Villebon. Il souhaite obtenir l'autorisation de fonder de nouveaux établissements dans la région explorée.

De retour à Port-Royal, il organise un groupe de gens prêts à s'établir dans la nouvelle région. Guillaume Blanchard et ses deux fils, François Broussard, André et Jacques Martin, Jehan et Pierre Pître sont du nombre. Pierre emporte de la farine pour 6 mois, des outils, des semences, 2 boeufs et 1 cheval.

Fin juillet 1698, à leur arrivée à Chipoudie, on organise le nouvel établissement en construisant une maison d'habitation, une étable et une grange dans laquelle on entasse du foin.

Les indiens Malécites, depuis longtemps partenaires des Thibeaudeau dans le commerce des fourrures, participent à l'exploration de l'arrière-pays afin d'y trouver un endroit pour y construire un moulin à farine actionné par la rivière. On y travaille jusque tard l'automne. On ferme les bâtiments. Les Malécites s'installent sur place pour l'hiver. Tous les Acadiens retournent à Port-Royal.

Au recensement de 1698, Pierre a 67 ans et Jehanne, 55. Les enfants présents à la Prée-Ronde sont: Jean-Pierre, 24 ans, Antoine, 22 ans, Pierre le cadet, 21 ans, Michel, 19 ans, Claude, 13 ans, Catherine-Joseph, 11 ans et Charles, 7 ans. Ils ont 20 bêtes à cornes, 20 moutons, 8 cochons, 32 arpents labourables, 20 arbres fruitiers et 4 fusils.

Au cours de l'hiver 1698-1699, les préparatifs vont bon train pour compléter la fondation de Chipoudie. Printemps suivant, nouveau départ avec ses fils et ses compagnons pour Chipoudie. On amène de nouvelles provisions, 4 boeufs de labour et un troupeau de vaches et de brebis. Les Malécites sont encore sur place. On fait les labours et les semailles. On poursuit le défrichement et la construction de bâtiments, du fossé et de l'aboiteau. À l'automne, on se prépare au départ pour Port-Royal. Trois des fils de Pierre, Antoine, Pierre le cadet et Michel, demeurent à Chipoudie avec les Malécites pour trapper.

À son arrivée à Port-Royal, Pierre apprend que M. de la Vallière, seigneur de Beaubassin, revendique la propriété du territoire nouvellement découvert. Pierre achète du marchand Nelson de Boston, les mécanismes d'un moulin à farine et d'un moulin à scie. Il retourne à Chipoudie, au printemps, avec sa famille. Ses compagnons de la première heure l'accompagnent ainsi que 6 autres jeunes garçons engagés à salaire pour 2 ans. Ses trois fils s'y trouvent toujours en compagnie des Malécites. Ils transportent des munitions et des provisions de toutes sortes, les mécanismes des deux moulins et une basse-cour complète: chevaux, vaches, taureau, porcs, poules, oies, canards, et ? On fait les labours et les semailles et on termine les fossés et les aboiteaux. On entreprend la construction d'une autre digue en haut d'une cascade sur une petite rivière rapide qui se jette dans le bassin de Chipoudie. Cette digue est destinée à retenir les eaux et créer un réservoir pour alimenter les moulins. On édifie également des écluses pour régulariser l'écoulement des eaux vers les moulins. À l'automne 1700, les deux moulins sont en état de fonctionner. Les bâtiments sont terminés. Les prairies sont bordées par 1400 mètres de fossés et d'aboiteaux. Pour maintenir le terrassement, on a planté de jeunes saules. Pierre retourne à Port-Royal avec sa femme et ses plus jeunes enfants. Ses fils Antoine, Pierre le cadet et Michel demeurent sur place ainsi que les frères Pître et les 6 hommes engagés.

Au recensement de 1700, Pierre a 69 ans et Jehanne 57. Ses enfants demeurant avec eux sont: Anne-Marie-Louise, 17 ans, Catherine-Joseph, 14 ans, Claude, 13 ans et Charles, 11 ans. Ils ont 20 bêtes à cornes, 28 moutons, 32 arpents labourables et 3 fusils. Pierre et Jehanne ont 31 petits-fils et 21 petites-filles. En près de 60 ans, le clan Thibeaudeau est composé de 70 personnes.

Pierre passe l'hiver suivant à la Prée-Ronde. Au printemps 1701, il envoie des provisions à Chipoudie par l'intermédiaire des frères André et Jacques Martin et de Jean Pître, venus se marier à Port-Royal et retournant avec leurs épouses pour s'y installer.

Le 28 décembre 1704, décès de Pierre Thibeaudeau à la Prée-Ronde à l'âge de 73 ans. Le 2 juin 1705, le Conseil d'État confirme la propriété par M. de la Vallière des terres en cause et protège tout de même les droits des Acadiens qui s'y sont établis.
Le 12 juillet 1707, Jehanne Terriau fait don de tous ses biens à ses enfants (document aux Archives de la France et de ses colonies).
Au recensement de 1714, Jehanne a 71 ans et demeure à la Prée-Ronde avec son fils Charles, 25 ans. Jehanne a au moins 48 petits-fils, 52 petites-filles, 15 arrière-petits-fils et 10 arrière-petites-filles. Plusieurs de ses enfants sont décédés.

Jehanne Terriau meurt à Port-Royal, le 8 décembre 1726, à l'âge de 83 ans.

Le 1er septembre 1755, les Anglais brûlent Chipoudie. Plus de 80 maisons et 100 autres bâtiments sont incendiés. Des femmes et des enfants (30) sont faits prisonniers.

N.B. Le texte qui précède a été écrit par Maurice Thibodeau auquel j'ai ajouté un extrait de l'oeuvre du Père Lanctôt. Je voulais démontrer que nos deux ancêtres avaient voyagé ensemble en 1654.

Monsieur Thibodeau est l'auteur d'un excellent documentaire sur "internet", concernant la famille de Pierre Thibodeau.
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EN 1992, LORS D'UN VOYAGE EN TERRE D'ACADIE, NOUS VISITONS À ROUND HILL, PRÈS D'UN COURS D'EAU,
LE MONUMENT ÉLEVÉ À LA MÉMOIRE DE NOTRE ANCÊTRE PIERRE THIBODEAU.

ON Y LIT L'INSCRIPTION SUIVANTE (ANGLAIS ET FRANÇAIS) "PROVINCE DE LA NOUVELLE-ÉCOSSE"
SITE HISTORIQUE PIERRE THIBAUDEAU NAQUIT AU POITOU FRANCE, IL VINT AVEC LE BORGNE. IL OBTINT LA -PRÉE-RONDE- OÙ IL S'ÉTABLIT. IL ÉRIGEA UN MOULIN À MOUDRE DU GRAIN SUR CE COURS D'EAU.

THIBODEAU PIERRE + JEANNE TERRIAULT
YVETTE THIBODEAU est : la petite-fille, à la 10e génération.
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TRAHAN GUILLAUME.
Guillaume Trahan, fils de Nicolas Trahan et de Renée Desloges, naquit à Bourgueil vers 1606. Le 17 juillet 1627, dans l'église Saint-Etienne de Chinon, il épouse Françoise Corbineau. Chinon est située à 15 km environ au sud-est de Bourgueil, à 50 km au sud-ouest de Tours.

En 1636, il émigre en Acadie. Sur le rôle d'embarquement du Saint-Jean, parmi les " paysans d'Anjou " qui vont " travailler en la Nouvelle-France ", on lit cette mention: "Guillaume Trahan, mareschal de tranchant, avec sa femme et deux enfants et un valet, aussi de Bourgueil. " Le maréchal de tranchant était un artisan qui fabriquait toutes sortes d'outils tranchants: haches, couteaux, faux, serpettes, faucilles, ciseaux de menuisier, etc., et même des ustensiles de table, comme couteaux, fourchettes, cuillères, etc.

Il fut l'un des citoyens les mieux notés de Port-Royal. En 1640 d'Aulnay le chargeait, conjointement avec Germain Doucet dit La Verdure et Isaac Pessely, d'informer contre Charles de La Tour et, le 16 août 1654, à titre de syndic des habitants, il signait l'acte de capitulation de Port-Royal.

Vers 1665 il épouse Magdeleine Brun, fille de Vincent Brun et de Renée Brault.

TRAHAN GUILLAUME + MAGDELEINE BRUN
CLÉMENT VINCENT est : le petit-fils, à la 10e génération.
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VINCENT PIERRE (I)

Il est notre premier ancêtre Vincent connu en Amérique. Né vers 1631 en France, il est venu s'établir en 1654 à Port-Royal en Acadie. (aujourd'hui Nouvelle-Écosse).

Certains affirment qu'il faisait partie d'un contingent d'immigrants provenant de la seigneurie du sieur d'Aulnay, canton de Vienne en Poitou et, plus particulièrement, de la commune de Martaizé. Il faut noter que Charles d'Aulnay fut le deuxième gouverneur général de l'Acadie de 1635 à 1650. Celui-ci contribuera à intéresser de nombreux engagés de ses terres en France, à venir travailler en Acadie où ils se sont finalement implantés. Une chose est certaine, Pierre Vincent s'associe étroitement avec les familles de cette région de la France.

Toutefois, le Père Léopold Lanctôt o.m.i. nous dit dans un ouvrage dont le titre est: FAMILLES ACADIENNES (tome II), ce qui suit:

Pierre Vincent, naquit en France vers 1631. Il vint en Acadie en 1654, avec Emmanuel Le Borgne, sieur du Coudray, marchand de la Rochelle, qui vient ravitailler la colonie, dans laquelle il a des intérêts commerciaux. Le Châteaufort, armé en guerre, mis à la disposition de Le Borgne par son associé, le duc de Vendôme, part de La Rochelle le 25 mars 1654. Il porte à son bord quelques nouveaux colons, dont Pierre Vincent et Michel Richard, laboureurs, et Pierre Thibodeau, meunier. Il est en outre chargé de provisions, d'armes et de munitions, dont la valeur s'élève à 75000 livres (15000$). Le voilier de 300 tonneaux arrive à Port-Royal à la mi-mai 1654.

Peu de jours après son arrivée, Pierre Vincent assiste à la prise de Port-Royal par Sedgwick..

Quand le Père Lanctôt écrit au sujet de Pierre Thibodeau, il ajoute et je cite:

"......Emmanuel Le Borgne de Bellisle, seigneur de Port-Royal......"
"......le Châteaufort, commandé par le capitaine Guilbeau......."

Deux mois après l'arrivée de Pierre" (Thibodeau) " en Acadie, le 31 juillet 1654, malgré que l'on soit en plein temps de paix, une flotte anglaise , commandée par le major Robert Sedgwick, paraît devant Port-Royal: elle est composée de trois navires de guerre et d'une caiche (voilier à deux mats), portant 500 soldats. Sedgwick arrive du fort de la rivière Saint-Jean, dont il s'est emparé et où il a fait prisonnier Charles de Saint-Étienne de La Tour, gouverneur de l'Acadie. Après deux semaines de résistance opiniâtre, malgré sa petite garnison de 120 hommes, Germain Doucet, dit La Verdure, commandant de Port-Royal, doit capituler. La garnison française et son commandant ainsi que Le Borgne, sont renvoyés en France à bord du Châteauford. Après le départ de la garnison française, les Anglais quittent également Port-Royal, n'y laissant aucune garnison: les habitants se gouvernent eux-mêmes au moyen d'un Conseil présidé par un syndic, Guillaume Trahan. ( Sa fille Jeanne épouse Pierre (II) Vincent).

Lisant des détails aussi précis, j'ai eu, le 13 janvier 1997, une longue conversation avec le Père Lanctôt. Ce qu'il me raconte est tellement intéressant que nous convenons de nous rencontrer en mai ou juin. En résumé il me dit:

Jeune prêtre, j'étudiais le droit canonique à Ottawa, entre les années 1936 et 1940. Avec mon confrère et ami, Désirée Bergeron o.m.i. (décédé à l'âge de 35 ans), nous profitions de nos mercredis après-midi de congé pour faire de la recherche. Mon cousin Gustave Lanctôt travaillait aux Archives. Sous sa direction, nous avions accès aux notes de Placide Gaudet. Nous les avons mises en ordre. Ce travail a servi à plusieurs de mes contemporains, pour raconter l'histoire des familles acadiennes. Mes textes proviennent de ces documents écrits à la main par Placide Gaudet. Il avait pratiquement fait le tour du monde à la recherche des origines des Acadiens.

Est-ce le fait qu'il raconte (avec détails précis ) que mon ancêtre, Pierre (I) Vincent et l'ancêtre d'Yvette, Pierre Thibodeau ont voyagé ensemble vers l'Amérique en 1654 que j'en conclus qu' ils sont arrivés en Acadie en 1654? Est-il possible que ces jeunes français rêvaient depuis quelques années de faire la traversée? Les événements qui se sont produits en ces années troubles, en France, peuvent avoir changé le cours de l'histoire de ces deux familles (voir l'histoire des Acadiens).

En 1662, à Port-Royal, Pierre (I) Vincent, épouse Anne-Marie Gaudet, fille de Denis Gaudet et de Marie Gauthier. Anne-Marie était âgée de 15 ans: elle était née à Port-Royal en 1647. Leur premier enfant, une fille nommée Huguette naîtra en 1664; elle sera suivie de trois fils: Thomas, en 1665; Michel, en 1667; Pierre en 1669.

Recensement de 1671 Laboureur --Pierre Vincent aagé de quarante ans, sa femme Anne Gaudet aagée de 27ans, (ses parents ne lui attribuent que 25ans) leurs enfans quattre, Huguette aagée de 7ans, Thomas, aagé de six ans, Michel aagé de 3 ans, Pierre aagé de deux ans, leurs bestiaux a cornes 18 piéces et neuf brebis, leurs terres en Labour 16 arpans-.

Deux autres enfants naîtront à Pierre Vincent et à Anne Gaudet: Magdelaine, peu après le recensement, et Clément vers 1675.
Au recensement de 1686, Pierre Vincent et Anne-Marie Gaudet sont décédés. Leurs enfants sont dispersés: Huguette est mariée, Thomas et Michel demeurent ensemble, Pierre (II) est mentionné immédiatement après la famille de Jeanne Peltret, veuve de Barnabé Martin; il est peut-être engagé par elle.

VINCENT PIERRE (I) + ANNE GAUDET
CLÉMENT VINCENT est : le petit-fils, à la 10e génération.

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L'Acadie 1603-1755 et la déportation des Acadiens en 1755.

Messagepar Acadienne » 2006-12-30, 18:23

L'Acadie 1603-1755 et la déportation des Acadiens en 1755

À l'époque de l'établissement des premiers Français dans l'est du Canada, l'Acadie comprenait, de façon générale, le territoire représenté de nos jours par la Nouvelle-Ecosse, le Nouveau-Brunswick, les îles du Golfe Saint-Laurent ainsi que la majeure partie de l'état du Maine, aux États-Unis.

Pierre de Gost, sieur De Monts, gentilhomme de la cour de France, originaire de Saintonge et compatriote de Samuel de Champlain avait obtenu en 1603 le titre de "vice-roi et capitaine général du pays de Cadie, du Canada et autres terres de la Nouvelle-France". Celui-ci établit pour la France la colonie de Port-Royal sur une pointe de terre à l'endroit où se trouve de nos jours Lower-Granville.

De 1605 à 1632, les malheurs s'abattent sur la colonie :

En 1606, privé de ses privilèges en Acadie, le sieur De Monts abandonne pour être remplacé par Poutrincourt.

Malgré tous les efforts de Poutrincourt, de nombreux conflits d'autorité et d'intérêts surgissent entre le bailleur de fonds à l'endroit de la nouvelle colonie.

Les premières attaques armées contre l'Acadie viendront, dès 1613, de la Virginie. Les colons anglais et protestants du Nouveau-Monde, surtout ceux du Massachusetts, étaient vivement contrariés d'assister au développement d'une colonie française et catholique en Acadie, non loin de leurs établissements.
Tout conflit armé, déclenché entre la France et l'Angleterre, avait d'inévitables répercussions dans les colonies françaises et anglaises d'Amérique.

La Virginie, fondée par les Anglais en 1607, comptait déjà, six ans plus tard, plusieurs milliers de colons qui estimaient, à tort ou à raison, qu'en vertu des découvertes attribuées à Jean Cabot et à son fils Sébastien sur les côtes de Terre-Neuve en 1497 et 1498, les nouveaux établissements français, dans l'est du pays, empiétaient sur les droits de la couronne d'Angleterre.
Aussi, en 1613, une flotte partie de la Virginie sous le commandement du capitaine gallois, Samuel Argall, tombe à l'improviste sur cette jeune colonie qui est détruite de fond en comble. Argal s'empare du Fleur de May et massacre plusieurs colons qui tentent de lui résister.

Poutrincourt perd la vie en 1614 ainsi que son fils, Jacques de Salazar, dans la guerre civile qui sévissait en France, en luttant contre le prince de Condé.

Louis Hébert, compagnon de Poutrincourt, qui venait de passer quatre années à Port-Royal, décide d'aller s'établir à Québec avec sa famille.

Jacques (I) d'Angleterre, profitant des guerres civiles qui déchiraient la France, agrandit par décret royal du 3 novembre 1620, le territoire de la colonie du Massachusetts, englobant ainsi, non seulement l'Acadie, mais tout le Canada d'alors.

Abandonné par la cour de France, Port-Royal devient un poste de commerce plutôt qu'une colonie agricole. Charles de Biencourt, fils de Poutrincourt, se maintiendra à Port-Royal avec une vingtaine de compagnons d'aventure jusqu'en 1624, alors qu'il mourra à l'âge de trente et un ans.

Son camarade, Charles de Latour, âgé de 27 ans, s'approprie la succession comme seigneur de Port-Royal.

Colonisation et peuplement de l'Acadie 1632-1654 :

Le 29 mars 1632, l'Acadie est formellement rendue à la France par le traité de Saint-Germain-en-Laye. Le Cardinal de Richelieu, alors ministre de Louis XIII, organisera deux compagnies de commerce, l'une pour le Québec et l'autre pour l'Acadie.

Richelieu enverra à Port-Royal son cousin et conseiller, Isaac Razilly, originaire de Touraine. Il arrive à Port-Royal en qualité de "lieutenant-gouverneur en tout le pays de la Nouvelle-France, dit Canada, et gouverneur d'Acadie.

Isaac de Razilly part d'Auray, en Bretagne, au mois de juillet 1632, à la tête d'une flotte composée de deux navires chargés d'hommes et de provisions. L'expédition est bientôt rejointe, dans le golfe de Morbihan, par un troisième vaisseau en provenance de La Rochelle, Le Saint-Jehan, sur le ``Rolle`` duquel se trouve Pierre Comeau. Deux des principaux associés de Razilly dans cette vaste entreprise, Charles de Menou de Charnisay sieur D'Aulnay centre Val-de-Loise et Nicolas Denys, vont jouer en Acadie un rôle de premier plan. D'Aulnay se consacre surtout à l'établissement des colons et à la direction des travaux agricoles. Nicolas Deny, homme d'affaires averti et négociant infatigable, aurait comme principale tâche l'exploitation des pêcheries de l'Acadie. Il s'occupera en outre du commerce des fourrures et du bois qu'il expédiera en France.

D'Aulnay a été avec Razilly le véritable organisateur de la colonie acadienne. De 1632, date de l'arrivée de Razilly et D'Aulnay, jusqu'en 1650, une cinquantaine de familles françaises s'étaient établies en Acadie. Aulnay de Charnisay, successeur de Razilly au gouvernement de l'Acadie, fut surnommé à juste titre, le ``père de l'Acadie agricole``. Charles Latour fit aussi oeuvre de colonisateur sur sa seigneurie du Cap Sable, à la pointe sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. Grâce à ces intrépides colonisateurs, et surtout à D'Aulnay qui a consacré près de vingt ans de sa vie au développement agricole de l'Acadie; les familles acadiennes auront dorénavant de profondes racines dans le sol de leur nouvelle patrie et pourront vivre de leurs durs labeurs.

Hameau de Saint-Père nous parle dans les termes suivants de ces premiers colons amenés en Acadie par Razilly et D'Aulnay: ``Le dimanche, on voyait déboucher de tous les replis de cette charmante vallée les fermiers acadiens, les uns en canot, les autres sur leurs chevaux, amenant en croupe leurs femmes ou leurs filles, tandis que de longues files de Micmacs, couverts d'ornements bizarres et de peintures voyantes, se croisaient avec eux.

Autour du manoir et de l'église, D'Aulnay avait ménagé de grands espaces de terre et de prairie, qu'on appelait les champs communs, où les arrivants attachaient leurs chevaux ou déposaient leurs bagages".

En novembre 1635, Razilly meurt à l'âge de 48 ans et D'Aulnay qui a été son collaborateur immédiat recueille sa succession.

Charles D'Aulnay consacre plus de vingt ans de sa vie au développement agricole de l'Acadie. Il recrute plusieurs familles et engagés divers; originaires surtout de Touraine, du Poitou, de l'Anjou, de la Saintonge et de la Champagne. Par contre, des colons de la première heure étaient retournés en Europe.

De 1635 à 1645, pendant 10 ans, une impitoyable lutte fratricide entre Charles Latour et Charles D'Aulnay s'engage. Les colons et les partisans de chacun d'eux subissent des combats sanglants, des massacres et du pillage lors de ces conflits acharnés entre dirigeants français pour la domination territoriale de leur coin de pays.

La disparition tragique de D'Aulnay, le 24 mai 1650, jette la colonie dans la consternation.

À la mort de son rival, Latour réussit à se faire réhabiliter par la cour de France. Il est nommé, en février 1651, par Louis XIV, gouverneur d'Acadie. Il épouse en troisièmes noces, le 24 février 1653, à l'âge de soixante ans, la veuve D'Aulnay qui lui donnera plusieurs enfants.

En 1654, Emmanuel Le Borgne de La Rochelle, France, débarque à Port-Royal. Il en prend possession en qualité de seigneur.

La même année, d'après le Père Léopold Lanctôt, o.m.i., auteur d'un ouvrage dont le titre est "FAMILLES ACADIENNES", Pierre (1) Vincent (ancêtre de Clément Vincent) et Pierre Thibodeau (ancêtre de Yvette Thibodeau et épouse de Clément) arrivent à Port-Royal.

Pierre Vincent, naquit en France vers 1631. Il vint en Acadie en 1654 avec Emmanuel Le Borgne, sieur du Coudray, marchand de la Rochelle, qui vient ravitailler la colonie, dans laquelle il a des intérêts commerciaux. Le Châteaufort, armé en guerre, mis à la disposition de Le Borgne par son associé, le duc de Vendôme, part de La Rochelle le 25 mars 1654. Il porte à son bord quelques nouveaux colons, dont Pierre Vincent et Michel Richard, laboureurs, et Pierre Thibodeau, meunier. Il est en outre chargé de provisions, d'armes et de munitions, dont la valeur s'élève à 75000 livres (15000$). Le voilier de 300 tonneaux arrive à Port-Royal à la mi-mai 1654.

Dans le même ouvrage, aux pages consacrées à Pierre Thibodeau, le Père Lanctôt ajoute:

Deux mois après l'arrivée de Pierre" (Thibodeau) " en Acadie, le 31 juillet 1654, malgré que l'on soit en plein temps de paix, une flotte anglaise , commandée par le major Robert Sedgwick, paraît devant Port-Royal: elle est composée de trois navires de guerre et d'une caiche (voilier à deux mats), portant 500 soldats. Sedgwick arrive du fort de la rivière Saint-Jean, dont il s'est emparé et où il a fait prisonnier Charles de Saint-Étienne de La Tour, gouverneur de l'Acadie. Après deux semaines de résistance opiniâtre, malgré sa petite garnison de 120 hommes, Germain Doucet, dit La Verdure, commandant de Port-Royal, doit capituler. la garnison française et son commandant ainsi que Le Borgne, sont renvoyés en France à bord du Châteauford. Après le départ de la garnison française, les Anglais quittent également Port-Royal, n'y laissant aucune garnison: les habitants se gouvernent eux-mêmes au moyen d'un Conseil présidé par un syndic,Guillaume Trahan." (Père de Jeanne Trahan épouse de Pierre (II) Vincent)

De 1654 à 1667, c'est l'occupation anglaise de l'Acadie. Cette occupation eut pour effet de priver l'Acadie de toute immigration nouvelle et plusieurs familles retournent en France.

En 1667, le 31 juillet, signature du traité de Breda, l'Angleterre remettait l'Acadie à la France. L'année suivante, Marillon du Bourg vint en reprendre possession au nom du roi de France.

Port-Royal, le Cap de Sable et La Hève étaient les seuls endroits habités à l'époque par les familles de colons acadiens. Méramichi, Nipisiguit et Chédabouctou étaient des postes de pêche exploités par les Denys.

En 1668, Alexandre Le Borgne, sieur de Belle-Isle, est nommé gouverneur provisoire et lieutenant-général de l'Acadie. Il épouse Marie Motin-Latour, l'aînée des enfants issus du mariage de Charles de Latour et de la veuve de son grand ennemi D'Aulnay.

Le 20 février 1670, Hubert D'Andigny chevalier de Grandfontaine, résidant au Canada, fut nommé gouverneur d'Acadie.

Le premier recensement de la colonie est en 1671. Il y avait alors à Port-Royal 59 chefs de famille, comprenant 320 personnes.

D'autres recensements seront tenus en Acadie, nous permettant de suivre l'augmentation de la population. Ainsi en 1686 il y avait 885 personnes; en 1693: 1068; en 1707: 1484; en 1714, 2,500 habitants.

En 1688, la guerre éclate à nouveau entre la France et l'Angleterre et le 19 mai 1690, Port-Royal tombe aux mains des anglais.

Le 7 octobre 1690, les autorités anglaises rattachent l'Acadie à la colonie du Massachusetts et le 14 juin 1691, le sieur Robineau de Villebon, sur les ordres de Frontenac, s'empare à son tour de Port-Royal et Villebon est nommé gouverneur français de l'Acadie.

En 1692, toute l'Acadie est reconquise par les Français et le 25 septembre 1697, le traité de Ryswick rend officiellement l'Acadie à la France.

En 1701, nouvelle guerre: la succession d'Espagne. Une fois de plus, la France et l'Angleterre étant en guerre, les colonies d'Amérique en subissent le contrecoup.

Le gouverneur d'Acadie désigné en 1701, M. de Brouillant, décède en France en 1704. Il est remplacé en 1706 par Daniel Auger, sieur de Subercase.

De 1703 à 1710, après plusieurs attaques et des pertes considérables des deux côtés et après la capitulation de Port-Royal signée le 13 octobre 1710, le colonel Vetch devient gouverneur intérimaire.

Régime anglais 1713 à 1763 et dispersion des Acadiens :(extrait d'un document de Parc Canada)

En 1713, le traité d'Utrecht mit fin à la guerre de la Succession d'Espagne. La France, vaincue en Europe, dut céder à l'Angleterre une partie de ses territoires d'Amérique, y compris l'Acadie. L'une des clauses de l'entente stipulait toutefois que la population était libre de partir ou de demeurer dans la région. L'Angleterre accordait à ceux qui désiraient quitter le pays un sursis d'un an pour leur permettre de rassembler leurs biens. Ceux qui préféraient demeurer allaient devoir prêter serment d'allégeance à la Couronne britannique, tout en conservant le droit de pratiquer leur religion. Cependant, cinq ans s'étaient écoulés depuis la conquête sans que la majorité d'entre eux quitte la Nouvelle-Ecosse ou prête serment. Malgré leur désir tout naturel de conserver leurs terres prospères, ils se rendirent compte que prêter serment, non seulement romprait les liens qui les unissaient à la patrie, mais leur attirerait les menaces des Micmacs, alliés des Français.

Mais l'administration britannique faisait face elle aussi à un dilemme. Elle était consciente du problème que le départ des Acadiens pourrait occasionner, puisqu'elle ne disposait pas de colons britanniques pour les remplacer. Cela signifiait en effet que les terres prospères deviendraient stériles. Cette situation incertaine se prolongea pendant plusieurs années.

Au mois d'avril 1730, le gouverneur Philipps parvint à obtenir des habitants des Mines qu'ils signent le serment d'allégeance en leur faisant la promesse, verbale seulement, qu'en cas de guerre, ils ne seraient jamais contraints de prendre les armes. Dès lors, les Acadiens furent désignés sous le nom de "Français neutres".
Prélude à la déportation :

Toutefois, la situation se transforma radicalement au cours des années 1740, puisque la France et l'Angleterre entrèrent de nouveau en guerre. Les relations s'envenimèrent davantage lorsque la population de Grand-Pré accorda ouvertement l'hospitalité aux troupes françaises de Louisbourg à la suite d'une tentative infructueuse pour prendre Annapolis Royal en 1744.

Deux ans après cette incursion, la France tenta de reprendre l'Acadie ainsi que la forteresse de Louisbourg perdue l'année précédente. Les chances de succès de l'expédition reposaient sur une attaque concertée de la flotte du duc d'Anville et des troupes venues de Québec sous les ordres du sieur de Ramezay.

Cependant, faute du mauvais temps, d'Anville manqua au rendez-vous et de Ramezay ne pouvait songer à attaquer seul ni Louisbourg ni même Annapolis Royal. Se retirant à Beaubassin, près d'Amherst, il apprit que les Britanniques venaient d'expédier aux Mines 500 soldats afin de s'assurer la fidélité des Acadiens vis-à-vis la Couronne d'Angleterre. Plutôt que de rentrer bredouille, de Ramesay décida d'attaquer cette troupe.

L'affrontement eut lieu à Grand-Pré dans la nuit du 11 février 1747. A la faveur de la nuit et d'une tempête de neige, les Français encerclèrent et attaquèrent chacune des bâtisses abritant les soldats anglais. Ce fut la surprise la plus complète. La bataille, qui fut finalement remportée par les Français, dura moins de 24 heures mais fit près de cent morts, dont le colonel britannique Arthur Nobel et son frère.

Malgré la fin de la guerre, l'atmosphère qui régnait alors demeurait tendue; les Britanniques considéraient toujours la population acadienne comme une menace constante. L'administration anglaise envisage de nouveau la déportation, une ancienne solution qui avait été discutée à diverses reprises auparavant. De plus, l'établissement de Britanniques à Halifax en 1749 portait maintenant l'administration à croire qu'il serait possible que ses propres colons prennent possession des terres.

La série d'événements qui se déroulèrent au printemps et à l'été de 1755, dont la prise du fort Beauséjour au mois de juin, amena le gouverneur Charles Lawrence et son conseil d'Halifax à prendre la décision d'expulser les Acadiens qui refusaient de prêter le serment d'allégeance sans condition. Les autorités britanniques de la Nouvelle-Écosse voulaient ainsi prévenir toute alliance des Acadiens avec les Français.

Par mesure de précaution avant d'attaquer le fort Beauséjour, on procéda, au printemps de 1755, à la saisie des bateaux et des armes des Acadiens. Privés des armes dont ils se servaient pour chasser et se protéger, les Acadiens des Mines envoyèrent une délégation de 15 hommes à Halifax au mois de juillet pour protester auprès du gouverneur Lawrence. Ce dernier profita de l'occasion pour inciter une fois de plus les Acadiens à prêter serment d'allégeance sans réserve. Les délégués ayant refusé, ils furent jetés en prison. Chacun se durcit sur ses positions et lorsqu'un second groupe de délégués d'Annapolis et des Mines, appelés plus tard au cours du même mois, refusèrent également de prêter serment, ils furent aussi emprisonnés. La déportation devint donc l'objectif à atteindre.

Les ordres de déportation furent donc envoyés par Lawrence aux commandants britanniques des diverses régions, y compris le lieutenant-colonel John Winslow qui était allé occuper Grand-Pré avec ses soldats. Winslow choisit l'église et ses environs pour place d'armes, y fit construire un camp palissadé puis donna l'ordre à tous les hommes et aux adolescents âgés de 10 ans et plus de s'y présenter dans les trois jours. C'est ainsi que le 5 septembre 1755, à trois heures, 418 Acadiens apprirent qu'ils allaient bientôt être déportés du pays qu'ils habitaient depuis un siècle. Et, bien qu'ils furent autorisés à conserver leur argent et leurs objets domestiques, leurs familles furent séparées et dispersées vers des pays peu disposés à les recevoir ou refusant nettement de les accepter.

Toutes vos terres et habitations, bétail de toutes sortes et cheptel de toute nature, sont confisqués par la Couronne, ainsi que tous vos autres biens, sauf votre argent et vos meubles, et vous devez être vous-mêmes enlevés." (extrait de l'ordre de déportation lu par le lieutenant-colonel John Winslow le 5 septembre 1955 en l'église de Grand-Pré.) Les autres commandants militaires font de même au poste respectif qui leur fut assigné.

Environ 2200 Acadiens seront déportés des Mines entre la mi-octobre et la fin de décembre 1755.

Quelques 1000 Acadiens de la région de Pigiquit sont déportés par mer à l'automne 1755.

En décembre 1755, environ 1600 Acadiens sont arrachés pour toujours de l'ancienne région de Port- Royal, mettant fin à 120 ans de présence acadienne. Les troupes de Grand-Pré prêtent main forte à la garnison d'Annapolis Royal, qui est installée au fort depuis 4 ans et dont certains hommes sont étroitement liés à la communauté acadienne. Dans la région d'Annapolis Royal, les habitants désignés pour la déportation sont consignés chez eux jusqu'à l'arrivée des transports.

Les Acadiens de la région de Chignectou sont considérés comme traîtres et sont condamnés à la déportation dans les colonies d'Amérique les plus éloignées de la Nouvelle-Écosse. La déportation est organisée à partir du fort, rebaptisé Fort Cumberland.

Acadiens déportés dans les colonies d'Amérique en 1755 :

Massachusett 900
Connecticut675
New-York 200
Pennsylvanie 700
Maryland 860
Virginie 1150
Caroline du Nord 290
Caroline du Sud 955
Géorgie 320
____
TOTAL 6050

Ces hommes, femmes et enfants (les familles étant souvent désunies) sont transportés par bateaux vers les colonies américaines, le long de la Côte Atlantique.

Ces proscrits n'ont droit qu'aux biens personnels qu'ils peuvent emporter. Tous les autres biens sont confisqués par la Couronne britannique ou incendiés.

Les neuf colonies d'Amérique qui doivent accueillir les Acadiens n'ont rien prévu à leur intention.

la Virginie les refoule;la Géorgie et la Caroline du Nord leur demandent de chercher refuge ailleurs;en Caroline du Sud, ils sont hébergés en général dans des logements de fortune, souvent sordides;dans les autres colonies, ils sont dispersés en petits groupes.

C'est dépouillés de leurs biens et dans des territoires hostiles que les Acadiens commencent leur vie d'exil. Il en fut de même pour tous les autres qui furent déportés tant que l'ordre de déportation demeura en vigueur.

En 1755, un total d'environ 6500 habitants furent expatriés. Certains, pour éviter la déportation, s'enfuient dans des régions éloignées ou en territoire français. D'autres opposent une vive résistance aux forces britanniques.

Après la prise de Louisbourg en 1758, environ 3500 Acadiens de l'Ile Saint-Jean sont déportés en France. Deux des navires coulent avec 700 personnes à bord.

Entre 1758 et 1761, des Acadiens qui vivaient le long des rivières Saint-Jean, Petitcodiac, Memramcook, Restigouche et Miramichi arrivent au Fort Cumberland. Certains d'entre eux sont capturés durant les incursions, tandis que d'autres se rendent. De 1756 à 1763, les Acadiens qui se rendent ou qui sont faits prisonniers, sont détenus aux forts Edward (Pegeguit) et Cumberland ainsi qu'aux forts d'Annapolis Royal et de Halifax. Ils sont déportés par petits groupes. En 1762, une dernière déportation échoue parce que la colonie refuse les exilés et les renvoie en Nouvelle-Écosse.
Le 13 décembre 1758, un vaisseau de transport coule avec 300 Acadiens à bord.

Les quelques 1100 Acadiens, que la Virginie refoule après la déportation de 1755, sont envoyés en Angleterre où ils sont décimés par la maladie. A la fin de la guerre, en 1763, les quelques 750 survivants sont rapatriés en France.

Les Acadiens, qui se sont enfuis au Québec en 1755, seront plus tard rejoints par des réfugiés de la Nouvelle-Écosse, de l'Ile Saint-Jean et des colonies d'Amérique.

En tout, 14 000 Acadiens de Beaubassin, Annapolis Royal, Cobequid et Pigiguit, aussi bien que de Grand-Pré, furent touchés par la déportation qui se prolongea jusqu'en 1763, année de la signature du traité de Paris qui venait mettre fin au conflit de la guerre de sept ans.

Aujourd'hui, les descendants des Acadiens sont concentrés surtout dans les provinces maritimes, au Québec, en Louisiane, en Nouvelle-Angleterre et en France.

LES ACADIENS DANS LE MONDE AUJOURD'HUI

La descendance acadienne :

Vers la fin des années 1980, on pouvait lire dans le Nouvelliste de Trois-Rivières, sous la rubrique "Votre opinion" un article signé par René Blanchard de Drummondville. Il nous signale qu' "Aujourd'hui, on estime à 6,5 millions le nombre de descendants de ces Acadiens déportés. Le plus fort groupe de 1,7 million se retrouve au Québec, mais 250 000 sur une population totale de 700 000, vivent au Nouveau-Brunswick..." Il ajoute plus loin "...on compte 30 000 Acadiens en Nouvelle-Écosse et 15 000 à l'Ile-du-Prince-Édouard." Il est à présumer que les autres sont dispersés un peu partout à travers le monde et plus spécialement en Louisiane.

Dans les mémoires de la Société généalogique Canadienne-Française, sous le titre "Études Généalogiques", il est écrit: "...c'est un fait reconnu de tous les historiens de l'Acadie que les dizaines de mille familles qui composent actuellement la race acadienne ne remontent qu'à quelques centaines d'individus." On ajoute au bas de la page 21 de la première parution de ces mémoires: "un calcul que nous avons tâché de rendre aussi précis que possible nous a donné 46 couples ou familles et 152 hommes célibataires qui auraient fait souche en Acadie de 1632 à 1710 inclusivement.

Origine de ces Français prolifiques :

Quelle était l'origine de ces quelques Français prolifiques?

Touraine, Bretagne, Normandie ou Saintonge nous répond la Société généalogique Canadienne-Française. On ajoute aussi qu'en consultant les registres paroissiaux anciens de Saint-Jean d'Angely, on a retrouvé un nombre respectable de noms Acadiens: Babin, Bernard, Bourgeois, Brun, Daigne, Dousset, Dugas, Duon, Dupuis, Goudin, Godet, Guilbault, Landry, Leblanc, Martin, Morin, Poitevin, Richard, Savoye et Vincent. Puis on ajoute: "Quelle belle occasion pour nous d'étayer la thèse des origines Charentaises du peuple Acadien!"

Sauf de rares exceptions, ils étaient imminents français, tenaces et courageux. La description détaillée des généalogies de nos ancêtres, apporte cette certitude à leur descendance.

En lisant ce résumé et les auteurs sur la vie et l'histoire des Acadiens, chacun pourra tirer ses propres conclusions. Ces personnes voulaient vivre en paix. Elles furent placées involontairement au centre de guerre fratricide et entre l'impérialisme anglais et l'impérialisme français. Elles subirent une déportation indigne et révoltante.

En terminant, ce survol de l'histoire de nos ancêtres venus de France en Acadie pour se retrouver au Québec vers la fin du 18ième siècle avec nos autres ancêtres Girard, Lampron, Jutras, Rousseau.....citons les quatre derniers paragraphes de l'introduction de C. Bruce Fergusson, M.A., D.Phil. (Oxon) au roman "L'Évangeline", un conte d'Acadie par Henry Wadsworth Longfellow :

D'autres allèrent au Québec, à l'Ile-du-Prince-Edouard, au Nouveau-Brunswick, ou d'autres parties du continent. En résumé, il est clair que les Acadiens de la Nouvelle-Écosse conservèrent une neutralité virtuelle en face des politiques anglaises et françaises, car peu joignirent les Français dans leurs desseins agressifs ou les aidèrent dans la défense de Beauséjour en 1755.

De plus, il semble que la déportation n'ait pas été justifiée, car si l'ancienne situation avait persisté cinq ou huit ans de plus, jusqu'à ce que la menace française sur le continent ait été déracinée, le problème aurait cessé d'exister.

S'ils avaient prêté serment avant les événements de 1755, ces pénibles expériences n'auraient pas eu lieu.

De même en rétrospective, on constate que les Acadiens qui restèrent et ceux qui revinrent, prêtèrent le serment absolu, acceptèrent tous les devoirs et reçurent tous les droits dus aux citoyens.

Le destin des Acadiens pivota autour de rivalités internationales; ces derniers n'étaient rien de plus que des pions sur l'échiquier.

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Monsieur Béland

Messagepar Shushan » 2006-12-30, 21:51

Bonjour Monsieur Béland

Je croyais être seule à remercier et encourager Madame Lina Cloutier pour le bon travaille qu'elle fait et ce avec acharnement, elle le fait avec son coeur.

Merci pour cette encouragement , ce volet me tient à coeur et encore plus à Lina .

Encore un gros Merci pour Lina.


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Félicitations, et Bonne Année

Messagepar JONKYARD » 2006-12-31, 11:25

Bonjour petites soeurs!

Même si l'on se croit seul, l'on ne l'est JAMAIS!

ShuShan, et Lina, sont les Maîtresses de ce Magnifique Sujet.

Félicitions à vous Deux, c'est un de nos meilleurs sujets, et je dirais même le MEILLEUR.

Avec toutes les recherches, et travail de réécriture qu'il demande, Bravo! pour ce bon travail Gigantesque.

Bonne Année à vous deux, et Continuez, vous faites partie des Métis de Coeur et de Culture.

Bonne et Heureuse Année à M. Béland.



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Nicolas SYLVESTRE

Messagepar Acadienne » 2007-01-02, 16:09

Nicolas SYLVESTRE
un pionnier venu de la Champagne



Voilà certes un nom de famille qui retient particulièrement l'attention en cette période écologique où le rôle de la forêt est davantage reconnu. Dès le IVe siècle, le 33e pape s'appelait Sylvestris Ier, et c'est parce qu'on l'a canonisé que, le 31 décembre, on marque la Saint-Sylvestre.


Ce nom provient de silva, qui signifie forêt, et il en résulta le prénom Sylvain désignant celui qui y demeure. Silvanus fut d'ailleurs une divinité qui protégeait les bocages. Sylvain et Sylvie en découlèrent, de même que le patronyme Sylvestre.


Deux pionniers de ce nom ont fondé des familles en Nouvelle-France au cours du XVIIe siècle. Le premier fut le plus prolifique: Nicolas Sylvestre dit Champagne, fils de Nicolas et de Tanche Colson, épousa à Québec, le 20 août 1667, Barbe Neveu, fille de Jean et d'Anne Ledet. Le couple devait avoir 16 enfants!


Le fondateur de cette lignée était originaire de Pont-sur-Seine, une charmante commune de l'ancienne province qu'évoque son surnom. L'église où Nicolas à reçu le baptême existe toujours et elle se distingue par une architecture peu conventionnelle. La commune l'a récemment restaurée.


Au départ de Paris, la N 19 passe par Brie-Comte-Robert (27 km) et par Provins (57 km) pour atteindre Nogent-sur-Seine (18 km). Elle contourne cette dernière commune et un peu plus loin (7 km) croise la D 52. Celle-ci, prise sur la gauche, soit en direction nord, franchit aussitôt un canal et pénètre dans la commune.


Ne nous étonnons pas que les Sylvestre soient nombreux en Amérique du Nord: Nicolas et son épouse ont engendré six fils qui se sont mariés à leur tour.

L'aîné, prénommé Nicolas, né en 1669, épousa en 1694 Jeanne Labadie, fille de François et de Jeanne Hébert; cette dernière ne lui donna que deux enfants, car il décéda à l'âge de 30 ans. Louis, né en 1673, fonda un foyer en 1698 avec Elisabeth Labadie, la soeur de Jeanne, mais le deuil allait aussi frapper le couple prématurément: Louis décéda six mois après son frère Nicolas; le seul fils né de cette union n'avait vécu qu'une semaine; on l'avait inhumé la veille du décès de son père.


Jusqu'ici, les circonstances ne semblaient pas devoir favoriser la pérennité du patronyme. C'est le troisième fils qui allait relever le défi. Pierre, né en 1675, jeta son dévolu sur une autre jeune Labadie, Anne, en 1700, la soeur de Jeanne et d'Elisabeth; 14 enfants naquirent de cette union, dont dix fils, mais six d'entre eux décédèrent en bas âge ou avant d'atteindre l'adolescence. Trois des quatre autres, cependant, fondèrent des familles.


François, né en 1684, conduisit à l'autel, en 1717, Marie-Anne Noël, fille de Jean et de Madeleine Danet; cinq enfants naquirent de cette union, dont deux fils qui se marièrent. Jean, né en 1688, unit sa destinée à celle de Marie-Anne Benoît dite Abel, fille de Pierre et de Marie Dionne, en 1715; le couple n'eut qu'une seule fille.


Le benjamin des fils, Nicolas, né en 1699, épousa en 1720 Marie-Elisabeth Laporte, fille de Louis et de Marie-Madeleine Massault, un mariage qui fut particulièrement prolifique: 14 enfants, dont au moins quatre fils devaient être à l'origine de cellules familiales. Mentionnons qu'une fille née de ce couple, Marie-Charlotte, devait, à Lavaltrie, le 27 janvier 1755, épouser Jean-Baptiste Riel et donner naissance à un fils de même prénom qui devait être l'arrière-grand-père du célèbre chef métis dont la mémoire vient enfin d'être réhabilitée et que l'on pourrait éventuellement reconnaître comme l'un des pères de la Confédération.

Le sang du couple Sylvestre/Neveu coule dans les veines de nombreuses familles, car les filles qui en sont issues ont également fondé des foyers: Marie-Barbe avec Jean-Bernardin Lesage en 1686; Anne avec Pierre Piché en 1697; Françoise avec Laurent Matte en 1702; Marie-Jeanne avec Jean de Lafontaine en 1709; Marie-Anne avec André Content en 1712 et Elisabeth avec Pierre Doucet en 1716.


Lors du recensement de 1681, le couple est fixé à Neuville et n'a encore que cinq enfants; il exploite une terre dont 20 arpents sont mis en valeur et possède quatre bêtes à cornes. Le fils Pierre, marié à Anne Labadie, y consolidera l'implantation de la famille: ses 14 enfants devaient y voir le jour.

Nous avons mentionné qu'un deuxième pionnier de même patronyme avait fondé un foyer en Nouvelle-France. Il s'agissait de Pierre Sylvestre, fils de Pierre et de Catherine Guillot, né le 8 février 1661 et baptisé cinq jours plus tard au temple calviniste de La Rochelle. Le 18 octobre 1685, à Sainte-Famille, île d'Orléans, il épousait Marie-Marthe Gendron, fille de Nicolas et de Marie-Marthe Hubert. Qu'advint-il de ce couple? On peut présumer qu'il repassa l'Atlantique. Au moins deux fils naquirent à Sainte-Famille, en 1687 et 1689. Or, les généalogistes en mentionnent un troisième, François, décédé à La Rochelle à l'âge de trois ans.


Voilà pour le XVIIe siècle. Longtemps après, on trouve un certain Simon Sylvestre, originaire du Languedoc, qui, à Sorel, le 29 août 1763, donc après la reddition de la Nouvelle-France, épouse Marguerite Baillargeon, mais aucun dictionnaire généalogique ne nous renseigne à son sujet.


Il convient de mentionner qu'il existe une autre variante du patronyme Sylvestre: Sevestre. Charles Sevestre, imprimeur-libraire à Paris, épousa Marie Pichon, en 1627, en l'église de la paroisse Saint-Etienne-du-Mont. Son père, également prénommé Charles, qui exerçait la même profession, mais à un niveau supérieur, ne traversa jamais l'océan; cependant, sa mère, née Petitpas (Marguerite), peut-être parce que devenue veuve, suivit son fils en Nouvelle-France. On devait hélas la trouver morte en 1640 «en sa cabane au Cap Diamant». Le couple Sevestre/Pichon eut sept enfants.


Charles Sevestre fut tout d'abord commis au magasin de la Compagnie des Habitants, à Québec, devint juge-prévôt de la seigneurie de Lauzon, puis fut le premier à occuper l'important poste de lieutenant civil et criminel de la Sénéchaussée de Québec.


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Chez les PARADIS

Messagepar Acadienne » 2007-01-02, 16:28

Chez les PARADIS:
Les trois frères mariés
aux trois soeurs.


Le métier de coutelier était jadis fort respecté. Dès le XIIe siècle, ce terme regroupait des spécialités. Il y avait par exemple des fèvres-couteliers, le premier de ces deux mots signifiant «artisan», des couteliers faiseurs de manches, car l'on attachait beaucoup d'importance à l'élégance de l'instrument, et des taillandiers-émouleurs, chargés d'assurer le fil tranchant des lames. A la fin du XVe siècle, chaque maître coutelier devait posséder son poinçon déposé en lieu sûr pour éviter tout contrefaçon.


Au XVIIe siècle, Mortagne-au-Perche compte au moins deux couteliers: Jacques et Pierre Paradis. Peut-être étaient-ils apparentés ou associés, car on les retrouve ensuite à Loisé, une petite commune située juste au-dessous de Mortagne. En tout cas, c'est le second qui devait donner à l'Amérique des dizaines de milliers de Paradis, car lui et ses fils firent preuve d'une remarquable prolificité.


Jacques Paradis vit le jour à Mortagne-au-Perche et y fut baptisé le 20 juillet 1604. Il était le fils de Jacques et de Michelle Pelle. Or, le père était coutelier; comme il portait le même prénom que le premier nommé, peut-être était-ce le même artisan?


Le 11 février 1632, à Mortagne, par-devant le notaire Mathurin Roussel, il signait son contrat de mariage avec Barbe Guyon, fille de Jean et de Mathurine Robin. Nous avons déjà évoqué la mémoire de Jean Guyon, qui fut arpenteur royal en Nouvelle-France.


Au moment d'arriver en Nouvelle-France, le couple Paradis-Guyon avait déjà eu sept enfants, et c'est avec cinq d'entre eux qu'il franchit l'Atlantique. Il fallait avoir une bonne dose de courage pour affronter une existence nouvelle en une aussi lointaine colonie. Il faut dire cependant que Jean Guyon y faisait déjà carrière depuis près de deux décennies: il était en mesure de tendre une main secourable à sa fille et à son gendre, si la nécessité s'en présentait.


En mars 1651, par-devant notaire, Pierre Paradis cède une chambre basse et un petit caveau à un concitoyen, Pierre Richard. C'est que la décision du couple est prise. D'Ailleurs, le 3 août 1658, il est à Québec puisqu'il y présente une fille au baptême. Trois autres enfants naîtront.


Les cinq enfants qui ont franchi l'Atlantique fonderont des foyers: une fille et quatre fils. En 1656, Marie épouse Guillaume Baucher dit Morency, à qui elle donnera 13 enfants. Jacques fonde un foyer (1656) avec Jeanne-Françoise Milloir, fille de Jean et de Jeanne LeRoy et veuve de Mathurin LePrestre: cinq enfants dont trois fils; il décède vers la fin de 1678 ou au début de l'année suivant. Guillaume épouse Geneviève Milloir, la soeur de Jeanne-Françoise (1670): 12 enfants dont huit fils. Pierre suit fidèlement l'exemple des précédents et choisit pour compagne de vie (1674) Jeanne Milloir, la soeur des deux autres: 15 enfants dont quatre fils. Les trois frères mariés aux trois soeurs.


Comme il n'y a plus de demoiselle Milloir à marier, Jean se tourne vers la famille Paquet et épouse Jeanne Paquet (1679), fille de Maurice et de Françoise Forget: 11 enfants dont quatre fils.


Les quatre enfants baptisés à Québec fondèrent aussi des foyers. Madeleine épousa Nicolas Roussin (1667), mais ne lui donna qu'une enfant et décéda peu après cette naissance. Marie-Madeleine fut plus heureuse: devenue l'épouse de Robert Choret (1674), elle lui donna six enfants dont quatre fils. Jean (2e de même prénom), capitaine de navire marchand, choisit pour compagne (1693) Catherine Batailler, fille de Pierre et d'Angélique Roy; le mariage eut lieu à La Rochelle: sept enfants, tous nés dans cette dernière ville. Enfin, la benjamine de la famille, Louise, épousa Thomas Mezeray (1678), puis Hilaire Sureau dit Blondin (1691); elle fut mère de quatre et huit enfants respectivement.


Nous avons vu que l'un des fils de l'ancêtre, Jean, était capitaine de vaisseau. Or son nom devait être associé au désastre de l'île aux Oeufs. Au mois d'août 1711, l'orgueilleux amiral Hovenden Walker remontait le Saint-Laurent à la tête d'une flotte de 15 navires de guerre et de 69 transports pour assiéger Québec. A la hauteur des récifs de l'île, Jean Paradis était à bord de l'Edgar, qui arborait le pavillon amiral. Selon mère Juchereau de Saint-Ignace, l'annaliste de l'Hôtel-Dieu de Québec, le Neptune, en provenance de La Rochelle et commandé par Paradis, avait été capturé par les Anglais au moment d'entrer dans le Saint-Laurent.


Walker aurait contraint Paradis à servir de pilote à la flotte et, selon l'annaliste, celui-ci aurait volontairement retardé la progression de l'escadre pour donner au gouverneur de la colonie le temps de préparer Québec à subir un siège. Connaissant bien le fleuve, fut-ce pour conduire les vaisseaux à la catastrophe qu'il les dirigea vers l'île aux Oeufs? L'Edgar, piloté d'une main ferme et experte, sauta avec succès la barre de récifs qui se présenta, mais huit gros transports qui le suivaient s'y éventrèrent. Quelques semaines plus tard, le sieur Margane de Lavaltrie en apercevait les débris et comptait plus de 1,500 cadavres qui jonchaient la grève. On croit généralement que Québec n'aurait pas été en état de résister à un tel siège, l'amiral Walker disposant de 12,000 hommes. Celui-ci, devant un tel désastre, résolut de rebrousser chemin.


Mère Juchereau de Saint-Ignace donne le bénéfice du doute au capitaine Paradis. S'il a délibérément piloté Walker dans les parages de l'île aux Oeufs, risquant sa propre vie, il s'est acquis la taille d'un héros. Mais tous ne partagent pas cet avis. L'historien Ernest Myrand, pour sa part, écrit que le capitaine était lié par contrat, que l'amiral avait promis de lui remettre son Neptune et de l'indemniser fort généreusement s'il s'acquittait bien de sa tâche de transfuge. Avait-il signé une telle entente sous la menace? Y voyait-il une occasion de servir son roi? Quoi qu'il en soit, les autorités ne l'on jamais inquiété par la suite, assure un autre historien, dom Albert Jamet.


Nous avons vu à quel point l'ancêtre Pierre Paradis et ses fils ont généreusement contribué à la pérennité de leur patronyme. Un relevé établi par le Département de démographie de l'Université de Montréal démontre qu'au 31 décembre 1729, le prolifique Pierre comptait déjà 588 descendants et se situait ainsi au 25e rang des 1,955 pionniers qui avaient fait l'objet de cette recherche.


Pierre Paradis a lui aussi son inscription à Mortagne-au-Perche.

Pierre PARADIS
COUTELIER
NE EN 1604
PARTI POUR
LE CANADA

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Les CROTEAU

Messagepar Acadienne » 2007-01-02, 17:05

Les CROTEAU
trois siècles sur la terre ancestrale



Il semble bien que les Croteau de l'Amérique du Nord aient un ancêtre commun prénommé Vincent. En fait, la Nouvelle-France a accueilli deux immigrants de ce nom, mais l'autre n'a pas contribué à la pérennité du patronyme.

Le généalogiste Tanguay mentionne bien un certain Jacques «Croteau», né en 1663, fils de Louis et de René Velleto, originaire de Touraine, qui épousa Marie Martin à la Pointe-aux-Trembles (celle de Neuville) en 1687, mais, de toute évidence, il a mal déchiffré le texte de l'acte, car le répertoire des actes de l'état civil du Québec ancien épelle ce nom «Custo». C'est l'ancêtre des Custeau.

Par ailleurs, il en cite un autre arrivé beaucoup plus tard, Jean Croteau, de la paroisse Saint-Rémi de Dieppe. Né en 1732, il était fils de Michel et de Marie Blondel. Le 4 juillet 1757, il épousait à Québec Marie-Françoise Hotte, fille de René et de Marie Duquet. C'est le chanoine honoraire Jean-Félix Récher, curé de la cathédrale, qui bénit l'union. Notons que le mariage fut célébré trois ans avant la capitulation de la Nouvelle-France. Ce Jean Croteau figure donc au nombre des derniers immigrants venus du vieux pays avant la fin du régime français. Il a sûrement des descendants, mais aucun ne porte son nom, car son épouse ne lui présenta que des filles. Tanguay lui en donne trois, mais M. Sylvain Croteau, qui a effectué de minutieuses recherches sur sa famille, lui en a trouvé deux autres. Au moins trois ont fondé des foyers: Marie-Françoise avec Jean-Baptiste Guillot (1778), Marie-Charlotte avec Louis Derome (1782) et Marguerite avec Julien Landry (1784).

Quant à celui des pionniers qui est l'ancêtre commun des Croteau, il se prénommait Vincent et avait vu le jour au petit bourg de Veules, non loin de Saint-Valéry-en-Caux. Il était le fils d'André et de Marguerite Métayer. En 1897, par décret, cette localité prit le nom de Veules-les-Roses et elle compte de nos jours un peu moins d'un millier d'habitants.

Le touriste qui parcourt la Normandie la trouve facilement, car elle est située dans l'arrondissement de Dieppe. Depuis Dieppe, la D 925 y conduit en 24 km, en passant par...Longueil, petite patrie de notre célèbre famille Le Moyne, et qui, en cueillant au passage un «u» additionnel, a donné son nom à notre grande ville de Longueuil. Mais on peut choisir un itinéraire parallèle à la mer et qui n'ajoute que 2 km à la randonnée: la D 75 qui, à Saint-Aubin, devient la D 68. Il donne l'occasion de passer, à seulement 8 km de Dieppe, par Varengeville-sur-Mer, où l'on peut visiter le beau manoir Ango, un palais d'allure florentine que fit construire l'armateur Jehan Ango, surnommé par les historiens le Médicis dieppois, sur un domaine qu'il avait d'ailleurs acheté de la famille de Longueil.

Mais revenons à Vincent Croteau. Il était né vers 1647, si l'on se base sur le recensement de 1681, qui lui donne 34 ans et le désigne comme cordonnier. Ce dernier détail vaut d'être retenu, car peut-être nous permet-il de savoir quand le pionnier est arrivé en Nouvelle-France. Lors du recensement de 1666, on trouve un certain Vincent Croustier à l'emploi des Jésuites dans leur seigneurie Notre-Dame-des-Anges. Quand ce relevé est mis à jour, l'année suivante, il est toujours au service des mêmes religieux, mais à Québec. C'est un cordonnier, mais l'âge qu'il déclare dans les deux cas le ferait naître en 1641. De «Croustier» à «Crosteau» (épellation figurant au recensement de 1681) il n'y a, euphoniquement, que peu de différence.

Vincent Croteau fut-il donc à l'emploi des Jésuites? C'est ce que croit M. Sylvain Croteau dans le livre abondamment documenté, Histoire et généalogie de la famille Croteau et de ses descendants, qu'il a publié à Arthabaska en 1991.

Quoi qu'il en soit, c'est en 1669 qu'il fonda un foyer, avec Jeanne Godequin, fille de Jacques et de Jeanne Dupuis, originaire d'Amiens, en Picardie. C'est «en la maison de la dame Bourdon» que fut passé le contrat, par-devant le notaire Romain Becquet. Pourquoi dans cette demeure? Parce que la jeune épousée était une fille du roi. On sait que, pour peupler la colonie, on y envoyait des orphelines triées sur le volet dans les couvents de France, et Sa Majesté assumait leur pension. Or, la veuve de Jean Bourdon, procureur général au Conseil souverain, née Gasnier (Anne), franchissait l'Atlantique pour recruter des candidates, et Jeanne Godequin était sans doute l'une de ses jeunes protégées. Non seulement Mme Bourdon signa le contrat en qualité de témoin, mais aussi Marie-Barbe de Boulogne, veuve du gouverneur d'Ailleboust, Denis-Joseph de Ruette d'Autheuil, seigneur de Sillery, qui avait succédé à Jean Bourdon en qualité de procureur général, et l'explorateur Daumont de Saint-Lusson qui, deux ans plus tard, prendra officiellement possession des pays de l'ouest.


Après avoir passé quelques années en amont de Québec où naissent leurs premiers enfants, baptisés à Sillery, à Saint-Augustin ou au Cap-Rouge, les Croteau se fixent définitivement à Saint-Antoine-de-Tilly en 1684, en s'y portant acquéreurs d'une terre de six arpents de front et s'étendant sur 40 de profondeur depuis le St-Laurent, «à commencer à haute marée», vers l'intérieur. Leur seigneur était Pierre Duquet de la Chesnaye, procureur du roi.

Le couple eut dix enfants, dont sept fils et cinq de ceux-ci se marièrent: Louis avec Marie-Louise Bordeleau (1695) puis avec Angélique Godin (1721), et cinq des fils issus de ces unions fondèrent à leur tour un foyer; Nicolas avec Catherine Mesny (1709): six enfants dont quatre fils, qui se marièrent à leur tour; Charles avec, tout d'abord, Suzanne Mesny (1709), soeur de la précédente, qui se noya 17 jours plus tard en se rendant à la messe en canot, puis avec Marie-Suzanne Dion (1710): trois enfants dont un fils qui contracta deux unions; Jacques avec Marie-Charlotte Dupont (1728): 16 enfants dont 12 décédés en bas âge, les autres, dont trois fils, devant fonder des familles; et Pierre avec Marie Chartré (1715): six enfants dont cinq fils tous mariés.

En 1908, à l'occasion du 3e centenaire de la fondation de Québec, des médailles furent remises aux familles qui occupaient encore le lot ancestral depuis au moins deux siècles. Les Croteau de Saint-Antoine-de-Tilly furent du nombre. Et ce sont toujours des Croteau qui le mettent en valeur!


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Messagepar Acadienne » 2007-01-02, 18:13

LA PRESTIGIEUSE FAMILLE
DES SEIGNEURS FLEURY D'ESCHAMBAULT


Le 4 décembre 1640, la Compagnie de la Nouvelle-France concédait à François de Chavigny de Berchereau une seigneurie située sur la rive gauche du Saint-Laurent, en amont de Québec. Ce personnage bénéficiait de la confiance du gouverneur de la colonie, car il lui confiait le soin de le remplacer quand il s'absentait. En 1651, le sieur de Chavigny décéda en mer, alors qu'il se rendait en France pour s'y faire soigner.

Le 1er mars 1652, le gouverneur de Lauzon transférait la propriété de la seigneurie à sa veuve, Éléonore de Grandmaison, qui, en 1683, la céda contre une terre de l'île d'Orléans au gendre du sieur de Chavigny, Jacques-Alexis Fleury, sieur d'Eschambault, qui donna son nom au vaste domaine. D'où l'origine du toponyme Deschambault que porte maintenant la localité issue de l'ancienne seigneurie.

Fils de Jacques Fleury et de Perrine Gabar, de Montaigu, le nouveau seigneur appartenait à une famille noble. Cette commune de Montaigu, qui compte de nos jours plus de 4 000 habitants, est située dans le département de Vendée, à 34 km au sud-est de Nantes, au point de rencontre de la N 137 et de la D 753.

Le sieur d'Eschambault était avocat au parlement de Paris lorsqu'il se fixa en Nouvelle-France, en 1671. La même année, il épousait Marguerite de Chavigny, fille de François de Chavigny et d'Éléonore de Grandmaison, mentionnés plus haut. Elle était veuve de Thomas Douaire, sieur de Bondy, à qui elle avait donné six enfants dont quatre survivaient. Dès 1674, la belle-mère de Jacques-Alexis lui concédait une terre de dix arpents de front dans sa seigneurie de Chavigny, et il s'y fixa aussitôt. Dès 1681, il y mettait vingt arpents en valeur, possédant seize têtes de bétail. C'est deux ans plus tard qu'il devint propriétaire de la seigneurie à laquelle il donna son nom.

La mise en valeur de son domaine ne l'empêcha pas de participer, en 1684, à l'expédition que le gouverneur Le Febvre de La Barre dirigea contre les Tsonnontouans.

Le couple eut sept enfants. Jacques, l'aîné, se fit prêtre et devint missionnaire chez les Abénaquis en Acadie. Charles épousa à Québec, en 1702, Marie-Anne Grignon, fille de Jean et de Louise Côté, et devint armateur à La Rochelle où il contrôla une partie du commerce des peaux de castor de la Nouvelle-France. Joseph, qui devint sieur de La Gorgendière, épousa une fille de Louis Jolliet et assura la descendance canadienne de la famille; nous y reviendrons. On ne sait ce qu'il advint de Louis. Pierre décéda à Québec à l'âge de 21 ans. Jeanne-Charlotte unit sa destinée à celle de François Le Verrier de Rousson, futur chevalier de Saint-Louis, qui allait être lieutenant du roi à Québec; en secondes noces, elle épousa, en France, nul autre que Pierre de Cavagnal, marquis de Vaudreuil, alors gouverneur général de la Nouvelle-France. Enfin, Simon-Thomas, sieur de La Jannière, connut une carrière militaire à la Martinique, où il se fixa.

En 1693, Jacques-Alexis Fleury d'Eschambault revenait à la pratique du droit, avec sa nomination au poste de bailli de la seigneurie de Montréal. En 1706, il devenait lieutenant général civil et criminel. Il décéda en 1715 après avoir contribué à l'administration de la justice pendant un quart de siècle à divers titres.

Son fils, Joseph, sieur de la Gorgendière, avons-nous dit, devait assurer la descendance canadienne de la famille. Il allait devenir le seigneur unique de Deschambault après avoir acquis les droits de ses cohéritiers. En 1702, il épousa Claire Jolliet, la fille du célèbre explorateur qui avait descendu le Mississippi et s'était ainsi acquis le mérite de la découverte du grand fleuve. Le couple eut 17 enfants dont huit fils. Seulement sept des enfants atteignirent l'âge adulte.

Au moins deux des fils fondèrent des foyers. L'aîné, Louis, conduisit à l'autel, en 1735, Marie-Anne Langlois, fille de Jacques et de Marie-Thérèse Lessard, veuve de Philippe Peiré, puis, en 1764, Athalie Boudreau, fille de Charles et de Josette Sainsennes.

Le deuxième des fils, Joseph, épousa en 1738 Catherine Veron de Grandmesnil, dont le père, Étienne, était marchand et receveur de l'amiral de France. Le couple eut neuf enfants dont six parvinrent à l'âge adulte. Vers 1743, le soeur de Joseph, Charlotte, unissait sa destinée à celle de Pierre de Cavagnal, marquis de Vaudreuil, gouverneur de la Louisiane et futur gouverneur général de la Nouvelle-France. En 1754, Joseph donnait la main de sa fille, Marie-Catherine, âgée de 13 ans, à Charles-Jacques Le Moyne, troisième baron de Longueuil. En 1733, une autre de ses filles avait épousé Pierre-François de Rigaud de Vaudreuil, frère du futur gouverneur.

Joseph Fleury de la Gorgendière fut un actif brasseur d'affaires, notamment dans le domaine des fourrures, et lorsqu'il décéda, en 1784, il fut enseveli dans l'église Notre-Dame de Montréal, laissant une importante succession. Selon l'archiviste É.-Z. Massicotte, il fut probablement le plus important financier de son époque.

Évoquons pour terminer la mémoire d'un autre ancêtre Fleury. François Fleury dit Mitron, fils de Simon et de Marie Moutton, était originaire de la banlieue parisienne plus exactement de Rueil-Malmaison, arrondissement de Nanterre. Il était boulanger et on ne sait quand exactement il arriva dans la colonie, mais il était au Château-Richer en 1666. Trois ans plus tard, il signait un contrat de mariage avec une fille du roi, Aimée Roux, de Montargis, mais le document fut annulé; elle avait fait vivre semblable expérience à un autre colon, Vincent Verdon.

François jeta alors son dévolu sur une autre fille du roi, Jeanne Gilles, fille de Pierre et d'Anne Nicola, une Parisienne qui possédait des biens évalués à 300 livres, de même qu'une dot du roi. L'union fut bénie le 24 août 1670. Le couple vécut à Québec et à Sillery, puis on le retrouve sur la côte Saint-Ange dans la seigneurie de Maure. Le recensement de 1681 signale qu'il met dix arpents en valeur et possède deux vaches. Le principal bourg de cette seigneurie est devenu l'actuelle municipalité de Saint-Augustin-de-Desmaures (Portneuf).

François et Jeanne eurent dix enfants dont quatre fils. Deux de ceux-ci fondèrent des foyers: Denis-Joseph, en 1704, avec Catherine Cureau, fille d'Étienne et de Françoise Goyer, puis en 1706 avec Marie Longtin, fille de Jérôme et de Marie-Catherine Marie; et Jean, en 1706, avec Marie Chauvin, fille de Pierre et de Marie-Marthe Hautreux et veuve de Nicolas Baron dit Lupien, puis en 1728 avec Marie-Françoise Dulignon de Lamirande, fille de Pierre et de Marguerite de Gerlaise.

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Jean Routhier et Catherine Méliot

Messagepar Acadienne » 2007-01-03, 18:57

Jean Routhier et Catherine Méliot

(Cultivateur et pêcheur d'anguilles)

Naissances:

Jean Routhier, fils de Jean Routhier et de Rogère Houssaye, baptisé le 21 janvier 1639 à St-Rémy, ville et arrondissement de Dieppe, archevêché de Rouen, Normandie (Seine-Maritime). Jean fut confirmé à Québec le 1 mai 1662.

Catherine Méliot, fille de François Meillault et de Marie Chanson, née à Ars, baptisée le lundi 24 octobre 1639 en l'église St-Étienne, Île de Ré, arrondissement et évêché de La Rochelle, Aunis (Charente-Maritime). Parrain, Daniel Menuteau, qui signe; marraine, Marie Caillaud. Ses parents, François Meillault et Marie Chanson, se sont mariés en la même église St-Étienne le 21 avril 1636. Catherine avait au moins deux soeurs dont les baptêmes ont été trouvés au même endroit: Marie, baptisée le 7 juillet 1638, dont le parrain fut Pierre Jeanbeuf et la marraine Marie Chanson, et Marguerite, baptisée le 1 décembre 1640, dont le parrain fut Mathieu Galleau et la marraine Marguerite Cabot.

Les détails de ces baptêmes m'ont été très généreusement communiqués par monsieur Jean-François Paboul, dont le site sur les pionniers rochelais est digne d'un détour.

Mariage: célébré le 20 novembre 1662 dans l'église de Sillery, inscription au registre de la paroisse Notre-Dame de Québec (contrat, notaire Guillaume Audouart, le 18 novembre 1662).

Décès:

Jean Routhier, dans sa maison de la Côte St-Michel, entre le 6 août 1677 (date où il passe un acte devant le notaire Gilles Rageot) et le 26 septembre 1677 (inventaire de ses biens, notaire Pierre Duquet).

Catherine Méliot, le 23 septembre 1699, inhumée le même jour à Ste-Foy. Catherine séjourna à l'Hôtel-Dieu de Québec à trois reprises: le 19 mars 1698, 33 jours, le 3 août 1698, 15 jours, et le 15 juin 1699, 1 jour.

Enfants:

Jeanne, baptisée le 15 février 1666 à la Mission de St-Joseph-de-Sillery. Parrain, Mathurin Trut; marraine, Jeanne Yvone. Confirmée le 19 mai 1682 en la paroisse Notre-Dame de Québec. Premier mariage, le 12 janvier 1683 en la paroisse Notre-Dame de Québec (contrat, notaire Gilles Rageot, le 21 décembre 1682) à Jacques Voyer dit Le Jardinier, fils de feu François Voyer et de feue Mathurine Chauvet. Jacques Voyer est décédé le 26 avril 1711 à l'Hôtel-Dieu de Québec. Deuxième mariage, le 12 février 1713 en la paroisse Notre-Dame-de-l'Annonciation-de-l'Ancienne-Lorette (contrat, notaire François Rageot, le 9 février 1713), à Jean-Étienne Dubreuil, fils de feu Jean Dubreuil et de feue Catherine Le Marinier, et veuf, en premières noces de Marguerite Legardeur, et en deuxièmes noces de Marie-Anne Chevalier, notaire royal et huissier au Conseil Souverain. Jeanne est décédée le 13 mai 1737, dite «âgée de 73 ans», inhumée le 14 à Notre-Dame de Québec (testament, notaire Jacques Pinguet, avril 1737). Jean-Étienne Dubreuil est décédé le 4 juin 1734, dit «âgé de 70 ans», inhumé le 5 à Notre-Dame de Québec. Jean-Étienne Dubreuil habitait la haute-ville de Québec, rue Ste-Famille, près de la boulangerie du Séminaire. L'intendant Raudot écrit qu'«en 1708, il ne possède rien».

Recensement de 1716 - ville de Québec: Étienne, notaire, 50 ans, Jeanne, son épouse, 46 ans; ils ont avec eux 10 enfants: Gabrielle, 20 ans, Marie-Anne, 18 ans, Jean-Baptiste, 15 ans, Catherine, 13 ans, Noël, 12 ans, Françoise, 10 ans, Marie, 11 ans, François, 9 ans, Angélique, 8 ans, et Étienne, 5 ans.

Marie-Geneviève, née et baptisée le 16 octobre 1667 à la Mission de St-Joseph-de-Sillery. Parrain, Étienne Denevers; marraine, Marie-Geneviève Demononvilly. Décédée avant le recensement de 1681.

Jean-Baptiste, baptisé le 24 janvier 1670 à la Mission de St-Joseph-de-Sillery. Parrain, Jean Migneron; marraine, Françoise Pelletier. Premier mariage, vers le début de janvier 1698 (contrat, notaire Louis Chambalon, le 1 janvier 1698), à Marie-Magdelaine dite Marguerite Trud, fille de Mathurin Trud et de Marguerite Gareman. Marguerite Trud est décédée le 16 décembre 1708, inhumée le 17 à Ste-Foy. Deuxième mariage, le 29 avril 1709 en la paroisse Notre-Dame de Québec (contrat, notaire Florent de LaCetière, le 18 avril 1709), à Louise-Barbe Moisan, fille de feu Pierre Moisan et de Barbe Roteau. Décédé, dit «âgé de 80 ans», inhumé le 12 mars 1747 à Ste-Foy.

Catherine, née le 12 février 1673 à Cap-Rouge, baptisée le 15 en la paroisse Notre-Dame de Québec. Parrain, Jean Dubuc; marraine, Ursule Trud, épouse d'Antoine Buisson. Mariée vers la fin de septembre 1688 (contrat, notaire Gilles Rageot, le 21 septembre 1688 à Ste-Foy), à Pierre Drolet, né le 11 août 1654, baptisé le 13 en la paroisse Notre-Dame de Québec, fils de Christophe Drolet et de Jeanne Levasseur. Pierre Drolet a été inhumé le 29 juillet 1726 à l'Ancienne-Lorette. Catherine fit un séjour de 3 jours à l'Hôtel-Dieu de Québec, le 1 septembre 1691.

Faisant suite aux fusions municipales, et s'inspirant d'une nouvelle thématique sur les pionniers et pionnières de St-Augustin où son fils Pierre s'établit en 1716, le nom de Catherine-Routhier est donné en remplacement de l'ancien nom 3e avenue (côté nord) de l'ancienne ville de Ste-Foy.

Marie-Charlotte, née vers 1675. Mariée vers la fin de septembre 1693 (contrat de mariage portant donation mutuelle, notaire Louis Chambalon, le 21 septembre 1693 à l'Ancienne-Lorette) à Pierre Bezeau, né vers 1667, fils de Pierre Bezeau et de feue Renée Millet. Décédée le 19 novembre 1730, dite «âgée de 58 ans», inhumée le 20 à l'Ancienne-Lorette (tutelle aux enfants mineurs, le 3 janvier 1731, inventaire des biens, notaire Jean-Claude Louet, le 7 janvier 1731). Pierre Bezeau est décédé le 2 mai 1731, dit «âgé de 60 ans», inhumé le 3 à l'Ancienne-Lorette.

Charles-Marie, né le 20 août 1677 à la Côte St-François-Xavier de Sillery, baptisé le 22 en la paroisse Notre-Dame de Québec. Parrain, Charles Macart; marraine, Marie Nolan, fille de Pierre Nolan. Marié vers le début de novembre 1697 (contrat, notaire Guillaume Roger, le 3 novembre 1697 à l'Ancienne-Lorette), à Brigitte De Lavoye, née le 24 mars 1675, baptisée le 31 en la paroisse Ste-Anne de Beaupré, fille de feu René de Lavoye et d'Anne Godin. Décédé le 26 mars 1747, âgé de 70 ans, inhumé le 27 dans le cimetière de l'Hôtel-Dieu de Québec. Charles était voiturier à Québec.

Recensement de 1744 - ville de Québec: Charles, charretier, 68 ans, Brigitte, son épouse, 65 ans, Thérèse Poreau, domestique, 10 ans.

Après le décès de Jean Routhier, Catherine Méliot signe d'abord un contrat de mariage, le 2 décembre 1677, par devant le notaire Gilles Rageot, avec François Fréchet. Ce mariage n'eut pas lieu. En 1680, François Fréchet épousait Anne Lereau. Pour sa part, Catherine préféra se remarier le 4 janvier 1678 en la paroisse Notre-Dame de Québec (contrat, notaire Pierre Duquet, le 3 janvier 1678) à Pierre Bouvier, fils de Sébastien Bouvier et de Jeanne Leconflette, de St-André-de-Hieville, ville, arrondissement et archevêché de Rouen, Normandie (Seine-Maritime), veuf de Catherine Ballié, taillandier et maréchal. Pierre Bouvier est né vers 1631 et est décédé, dit «âgé de 63 ans», le 3 décembre 1690 à l'Hôtel-Dieu de Québec. En août 1678, il engagea comme apprenti François Toupin, fils de Toussaint Toupin dit Dussault.


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Enfants de Pierre Bouvier et de Catherine Méliot (suite)

Messagepar Acadienne » 2007-01-03, 19:03

Enfants de Pierre Bouvier et de Catherine Méliot

Enfants:
1- Antoine, né le 12 avril 1681, baptisé le 13 en la paroisse St-François-de-Sales de Neuville. Parrain, Antoine De Serre; marraine, Marie-Charlotte Poithier, épouse de Simon Lefebvre. Décédé après le 14 novembre 1704 (date où il passe un contrat devant le notaire Chambalon).

2- Charles, né et baptisé le 21 avril 1683 en la paroisse Notre-Dame de Québec. Parrain, Charles Catignon, garde-magasin du Roi; marraine, Marie-Anne Pinguet, épouse d'Isaac Hervieu. Décédé le 11 mai 1683, inhumé le 12 à Notre-Dame de Québec.

3- Jacques, né et baptisé le 2 décembre 1684 en la paroisse Notre-Dame de Québec. Parrain, Jacques Grouard; marraine, Anne-Charlotte Lepetit, épouse de Joachim Martin. Décédé à un jour et inhumé le 3 décembre 1684 à Notre-Dame de Québec.

Pierre Bouvier s'était marié, une première fois, le 24 novembre 1667 en la paroisse Notre-Dame de Québec, à Catherine Ballié, fille de Guillaume Ballié et d'Adrienne Tané ou Tassé, de Normandie. Au recensement de 1666, il avait 26 ans et était domestique de Denis Derome à Québec. Catherine Ballié est née vers 1642, décédée le 31 octobre 1677, âgée de 35 ans, inhumée le 1er novembre à Neuville (inscription au registre de Notre-Dame de Québec).

Enfants de Pierre Bouvier et de Catherine Ballié:

1- Marie, née le 20 septembre 1668, baptisée le 21 en la paroisse Notre-Dame de Québec. Parrain, François Laroue; marraine, Marie Soumande, fille de Pierre Soumande. Mariée le 3 octobre 1689 en la paroisse Notre-Dame de Québec, à Jacques Custeau, fils de Louis Custeau et de Renée Villeret, et veuf de Marie Martin. Décédée le 28 avril 1711, inhumée le 29 à Ste-Foy. Jacques Custeau est décédé le 13 mai 1711, âgé de 48 ans, inhumé le même jour dans le cimetière de l'Hôtel-Dieu de Québec.

2- Charles, né le 8 février 1671, baptisé le 9 en la paroisse Notre-Dame de Québec. Parrain, Jean-François Bourdon Dombourg; marraine, Charlotte Juchereau, fille de Jean Juchereau Laferté. Marié le 27 février 1696 en la paroisse Notre-Dame de Québec, à Marie-Catherine Renaud, fille de Jacques Renaud et de feue Marie Charrier. Décédé entre le 16 avril 1711 et le 23 juin 1712 (remariage de Marie-Catherine), probablement à Québec. Charles était taillandier.

3- Jeanne-Thérèse, née le 29 juillet 1673, baptisée le 30 en la paroisse Notre-Dame de Québec. Parrain, Jean Maheu; marraine, Michelle-Thérèse Nau, épouse du sieur De Beauport. Mariée vers 1692 probablement à Lotbinière, à Jean Barabé, fils de Nicolas Barabé et de Michèle Ouinville. Décédée, dite «âgée de 60 ans», inhumée le 28 novembre 1729 à Lotbinière.

4- Pierre, né le 12 octobre 1675, baptisé le 14 en la paroisse Notre-Dame de Québec. Parrain, Jean Demosny; marraine, Françoise L'Archevesque, épouse de Jean Dubuc. Marié le 30 janvier 1702 en la paroisse de Ste-Anne-de-Beaupré, à Marie Meunier, fille de Mathurin Meunier et de Marie-Magdelaine Meneu. Décédé le 16 mars 1715, âgé de 40 ans, inhumé le 17 à Notre-Dame de Québec. Il habitait l'Ancienne-Lorette.

RECENSEMENTS

1667 - Cap-Rouge et Côte St-Ignace (Côte St-Michel à Sillery):
Jean Routhier, 25 ans
Catherine Méliot, 22 ans, sa femme
Jeanne Routhier, 19 mois
François Hubert, 24 ans, domestique
Jean Routhier possède 2 bestiaux; il a 10 arpents de terre en valeur.

1678 - Censitaires de la Seigneurie de Sillery:

La veuve Jean Routier: possède 6 arpents de front sur le fleuve sur 20 arpents de profondeur, entre Mathurin Trud et Jean Noël.

1681 - Seigneurie de Dombourg (Neuville):

Pierre Bouvier, 50 ans, taillandier
Catherine Méliot, 36 ans, sa femme
Jean Routier, 12 ans
Charles Bouvier, 10 ans (1er mariage Bouvier)
Jeanne Bouvier, 9 ans (1er mariage Bouvier)
Catherine Routier, 8 ans
Marie Routier, 6 ans
Pierre Bouvier, 5 ans (1er mariage Bouvier)
Charles Routier, 4 ans
Antoine Bouvier, 1 an (mariage Catherine et Pierre)
Pierre Bouvier possède 1 fusil et 4 bêtes à cornes; il a 20 arpents de terre en valeur.

lina
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Messagepar Acadienne » 2007-01-03, 19:12

Jean-Baptiste Routhier et 1o Marguerite Trud, et 2o Louise Moisan

DEUXIÈME GÉNÉRATION

(cultivateur à la Côte St-François-Xavier)

Naissances:

Jean-Baptiste Routhier, fils de Jean Routhier et de Catherine Méliot, baptisé le 24 janvier 1670 à la Mission de St-Joseph-de-Sillery. Parrain, Jean Migneron; marraine, Françoise Pelletier.
Marguerite Trud, fille de Mathurin Trud et de Marguerite Gareman, le 8 décembre 1677, baptisée Marie-Magdelaine le 9 à la Mission de St-Joseph-de-Sillery. Parrain, Jacques Liénard; marraine, Marie-Magdelaine Désorcis.

Louise Moisan, fille Pierre Moisan et de Barbe Roteau, née et baptisée Louise-Barbe le 18 octobre 1689 en la paroisse Notre-Dame de Québec. Parrain, Charles Machar, bourgeois de Québec; marraine, Louise Douaire, épouse de Pierre Alman, bourgeois de Québec.

Premier mariage: vers le début de janvier 1698 (contrat, notaire Louis Chambalon, le 1 janvier 1698), à Marguerite Trud.

Deuxième mariage: le 29 avril 1709 en la paroisse Notre-Dame de Québec (contrat, notaire Florent de LaCetière, le 18 avril 1709 - introuvable), à Louise Moisan

Décès:
Jean Routhier, dit «âgé de 80 ans», inhumé le 12 mars 1747 à Ste-Foy (tutelle aux enfants mineurs, le 21 avril 1747, inventaire des biens, notaire Charles-Hilarion Dulaurent, le 24 avril 1747).
Marguerite Trud, le 16 décembre 1708, inhumée le 17 à Ste-Foy (inventaire des biens, notaire Charles-Hilarion Dulaurent, le 20 mars 1736).

Louise Moisan, le 6 avril 1767, dite «âgée de 79 ans», inhumée le 7 à Ste-Foy.

Enfants issus du premier mariage:

1- Jean, né le 23 juillet 1700, baptisé Noël le 24 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Noël Gérémie, fils de Noël Gérémie; marraine, Geneviève Gingreau, fille de Sébastien Gingreau. Marié le 17 janvier 1724 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy (contrat, notaire Jean-Étienne Dubreuil, le 3 janvier 1724), à Marie-Magdelaine Samson, née et baptisée le 10 juin 1701 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy, fille de Louis Samson et de Marie-Geneviève L'Archevêque. Inhumé le 19 janvier 1764 à Ste-Foy. Magdelaine Samson est décédée le 26 mai 1780, âgée de 80 ans, inhumée le 27 à Ste-Foy.

2- Antoine, né le 25 juin 1702, baptisé le 26 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Antoine Bouvier; marraine, Françoise Gingreau. Marié le 29 octobre 1730 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy (contrat, notaire Jacques Pinguet, le 22 octobre 1730), à Marie-Françoise Moreau, fille de Michel Moreau et de Marie-Magdelaine Larue. Décédé le 11 mars 1766, âgé de 63 ans, inhumé le 12 à Ste-Foy.

3- Marie-Magdelaine, née le 6 février 1704, baptisée le 7 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Joseph Masse, fils de Pierre Masse; marraine, Marie-Magdelaine Bonhomme, fille d'Ignace Bonhomme-Beaupré. Décédée à l'âge de 22 ans, probablement d'une maladie contagieuse, inhumée le 2 octobre 1725 à Ste-Foy, 8 jours après son demi-frère Pierre-Jacques.

4- Charlotte, née le 30 avril 1706, baptisée Catherine-Charlotte le 1 mai en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Antoine Masse, fils de Pierre Masse; marraine, Françoise-Catherine Chevalier, fille d'Étienne Chevalier. Mariée le 30 janvier 1729 en la paroisse Notre-Dame-de-l'Annonciation-de-l'Ancienne-Lorette, à Jacques Vézina, né le 22 juillet 1702, baptisé le 23 en la paroisse de L'Ange-Gardien, fils de François Vézina et de Marie Clément, menuisier de Québec. Décédée le 9 octobre 1773, dite «âgée de 64 ans», inhumée le 10 à Québec. Jacques Vézina est décédé le 29 août 1761, âgé de 60 ans, inhumé le 30 à l'Ancienne-Lorette.

Recensement de 1744 à Québec: Jacques Vésina, menuisier, 43 ans, Charlotte Routhier, 33 ans, et leurs enfants: Charlotte 13 ans, Jacques 9 ans, Ursule 4 ans, Louise 2 ans, et Marguerite 6 mois.

5- Louis-Joseph, né le 7 janvier 1708, baptisé le 8 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Joseph Genguereau; marraine, Louise Masse, fille de Pierre Masse. Marié le 23 avril 1742 en la paroisse Notre-Dame de Québec, à Marie-Claire-Françoise Villiars, née le 3 avril 1723, baptisée le 4 en la paroisse Notre-Dame de Québec, fille de Germain Villiars et de Françoise Guillot. Décédé le 19 mai 1759, âgé de 50 ans, inhumé le 20 dans l'église de Notre-Dame de Québec. Après le décès de Louis-Joseph, Claire-Françoise se remarie le 6 juillet 1761 en la paroisse Notre-Dame de Québec, à Joseph Voyer, fils de Pierre Voyer et de Félicité Samson. Claire-Françoise est décédée le 31 mars 1764, âgée de 42 ans, inhumée le 1 avril à Québec. Maître-maçon, Louis-Joseph participe aux travaux de maçonnerie, lors de la reconstruction de la Cathédrale de Québec en 1745; en 1756 et 1757, il est entrepreneur d'ouvrage de maçonnerie et il habite la rue des Remparts à Québec.

Recensement de 1744 à Québec: Joseph Routhier, maçon, 38 ans, Françoise Villiars, 20 ans, Joseph Routhier, leur fils, 2 ans.

Enfants issus du deuxième mariage:

1- Charles-Amador, né le 21 janvier 1710, baptisé le 22 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Pierre Drolet, fils de Pierre Drolet; marraine, Marie-Angélique Renaud, fille de Jacques Renaud. Marié le 7 janvier 1747 à Cahokia (fort près du Mississipi, pays des Illinois), à Jeanne Marcheteau dit Desnoyers, née et baptisée le 30 mars 1730 à Détroit, fille de Joseph Marcheteau dit Desnoyers, menuisier, et de Magdelaine Robert. Le 4 mai 1735, devant le notaire François Lepailleur, Charles-Amador s'engage comme voyageur au poste des Illinois, pour les fourrures; en 1747, il est maçon; le couple habite Cahokia au recensement de 1752, mais n'est plus là en août 1787; en 1759, Charles est témoin à un mariage à Fort de Chartres (dit aussi Ste-Anne), près du Mississipi.

2- Angélique, née le 20 septembre 1711, baptisée le 24 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Étienne Moisan; marraine, Angélique Pin. Décédée le 23 novembre 1756, dite «la Routier en démence depuis longtemps», inhumée le 24 dans le cimetière de l'Hôpital général de Québec.

3- Louise, née et baptisée le 15 avril 1713 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Antoine Samson; marraine, Geneviève Moisan, tante de l'enfant. Premier mariage, le 11 août 1737 en la paroisse St-Augustin-de-Desmaures, à François-Augustin Grégoire, né le 27 juillet 1711, baptisé le 28 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy, fils de François Grégoire et de Geneviève Dubois dit Liénard, de Ste-Foy. François Grégoire est décédé le 17 août 1766, dit «âgé de 52 ans», inhumé le même jour à Berthier-en-Haut (Ste-Geneviève de Berthier). Deuxième mariage, le 27 septembre 1773 en la paroisse Notre-Dame de Montréal, à Jean-Baptiste Lépine, baptisé Antoine-François le 25 avril 1723 en la paroisse St-Joachim-de-la-Pointe-Claire, fils de Jean-Baptiste Scofen dit Lépine et de Marie Couillaud dit Larocque, et veuf de Marie-Josephte André dit Lafontaine. Décédée le 19 mars 1781, dite «âgée de 63 ans, épouse Lépine», inhumée le 20 à Notre-Dame de Montréal (cimetière proche l'église).

4- Anonyme de sexe masculin, né avant terme, ondoyé par la sage-femme et inhumé le 21 septembre 1714 à Ste-Foy.

5- Marie-Thérèse, baptisée le 8 mars 1716 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Charles Métot; marraine, Marie Gingras. Décédée à l'âge de 9 ans, probablement d'une maladie contagieuse, inhumée le 20 septembre 1725 à Ste-Foy.

6- Pierre-Jacques, baptisé le 1 mai 1718 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Jean Lanoeux; marraine, Louise Pépin. Décédé à l'âge de 8 ans, probablement d'une maladie contagieuse, inhumé le 24 septembre 1725 à Ste-Foy, 4 jours après sa soeur Marie-Thérèse.

7- Michel, né le 26 avril 1720, baptisé le 27 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, François Routhier; marraine, Marie-Magdelaine Samson. Marié le 9 octobre 1747 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy (contrat, notaire Charles-Hilarion Dulaurent, le 8 octobre 1747), à Angélique Maufet, née vers 1725, fille de Charles Maufet, capitaine de milice, et de Marie-Thérèse Grégoire, de Sillery. Décédé le 1 avril 1797, âgé de 78 ans, inhumé le 3 à Ste-Foy. Michel est agriculteur.

8- Joseph, né et baptisé le 14 juin 1722 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Joseph Samson; marraine, Marie-Magdelaine Routhier. Décédé et inhumé le 24 juin 1722 à Ste-Foy, âgé de 10 jours.

9- François, baptisé le 21 juillet 1723 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Jean Routhier; marraine, Marie-Magdelaine Samson. Inhumé le 30 juin 1747 à Ste-Foy, dit «âgé de 28 ans», sous le prénom de Jean-Marie.

10- Marie-Charlotte, baptisée le 11 juillet 1725 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Michel Hamel; marraine, Marie-Charles Gingras. Décédée à l'âge de 2 mois, probablement d'une maladie contagieuse, inhumée le 4 octobre 1725 à Ste-Foy, 2 jours après sa demi-soeur Marie-Magdelaine.

11- Louis-Gabriel, baptisé le 11 septembre 1726 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Abraham Métot; marraine, Thérèse Hamel, épouse de Joseph Massi. Premier mariage, le 6 février 1758 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy (contrat, notaire Charles-Hilarion Dulaurent, le 2 février 1758), à Marie-Angélique Hamel, baptisée le 12 juillet 1736 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy, fille d'André Hamel et de Félicité Moreau. Marie-Angélique Hamel est décédée entre 1766 et le remariage de Louis-Gabriel (inventaire des biens, notaire Jean-Antoine Panet, le 1 février 1780). Deuxième mariage, le 9 février 1779 à Ste-Foy, à Marie-Geneviève Guérard, baptisée le 2 mars 1748 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy, fille de Joseph Guérard et de Geneviève Langlois. Décédé le 13 février 1809 au matin, dit «âgé de 94 ans», inhumé le 15 à Ste-Foy. Geneviève Guérard est décédée le 13 juin 1811, dite «âgée de 65 ans», inhumée le 14 à Ste-Foy. Louis-Gabriel est cultivateur.

12- Marie-Catherine, baptisée le 30 avril 1729 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Antoine Routhier; marraine, Marie-Angélique Buisson, épouse d'Augustin Migneron. Inhumée le 11 mai 1731 à Ste-Foy.

13- Jean-Baptiste, né le 8 octobre 1732, baptisé le 9 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Jean Harnois; marraine, Magdelaine Moreau.

14- Marguerite, baptisée Marie-Charlotte le 15 août 1735 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Jean Poitras; marraine, Charlotte Harnois. Décédée à l'âge de 52 ans, inhumée le 24 janvier 1776 à Ste-Foy (inventaire des biens, notaire Jean-Antoine Panet, le 17 février 1780). Marguerite est présente au mariage de son frère Louis-Gabriel en 1758

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Antoine Routhier et Marie-Françoise Moreau ( suite )

Messagepar Acadienne » 2007-01-03, 19:18

Antoine Routhier et Marie-Françoise Moreau

TROISIÈME GÉNÉRATION
(cultivateur)

Naissances:
Antoine Routhier, fils de Jean-Baptiste Routhier et de Marguerite Trud, le 25 juin 1702, baptisé le 26 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Antoine Bouvier; marraine, Françoise Gingreau.
Marie-Françoise Moreau, fille de Michel Moreau et de Marie-Magdelaine Larue, baptisée le 16 octobre 1713 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Pierre Levasseur; marraine, Félicité Levasseur, veuve de Pierre Hamel.

Mariage: le 29 octobre 1730 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy (contrat, notaire Jacques Pinguet, le 22 octobre 1730).

Décès:
Antoine Routhier, le 11 mars 1766, âgé de 63 ans, inhumé le 12 à Ste-Foy.

Marie-Françoise Moreau, le 27 février 1760, âgée de 48 ans, inhumée le 28 à Ste-Foy (tutelle aux enfants mineurs, le 29 janvier 1763, inventaire des biens, notaire André Genest, le 2 février 1763, et partage devant le même notaire, le 24 mars 1763).

Enfants:

1- Antoine, baptisé le 14 novembre 1731 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Amador Routier; marraine, Félicité Moreau. Inhumé le 13 mai 1733 à Ste-Foy.

2- Anonyme de sexe indéterminé, inhumé le 3 juin 1733 à Ste-Foy.

3- Marie-Anne, baptisée Marie-Françoise le 29 août 1734 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Joseph Routier; marraine, Marie-Anne Constantin, épouse de Pierre Hamel. Mariée le 12 novembre 1753 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy (contrat, notaire André Genest, le 30 octobre 1753), à Jean-Baptiste Bonhomme, agriculteur de Ste-Foy, baptisé le 20 mai 1726 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy, fils de François Bonhomme et de Marie-Françoise De Larue, et frère de Marie-Charlotte Bonhomme mariée à Antoine Routhier. Décédée le 1 juin 1800, âgée de 65 ans, inhumée le 2 à Ste-Foy. Jean-Baptiste Bonhomme est décédé, dit «âgé de 50 ans», inhumé le 19 décembre 1775 à Ste-Foy. Un acte commun fut rédigé pour les mariages de Marie-Anne Routhier à Jean-Baptiste Bonhomme et de sa cousine germaine Marie-Louise Routhier, fille de Jean Routhier et de Magdelaine Samson, à Pierre Hamel; les trois bans furent publiés et il y eut dispense de consanguinité; ces deux mariages furent célébrés par le curé de l'Ancienne-Lorette, en présence du curé de Ste-Foy.

4- Marie-Félicité, baptisée le 4 février 1737 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Jean Routier; marraine, Magdelaine Moreau, épouse du sieur Côté. Mariée le 18 septembre 1758 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy (contrat, notaire André Genest, le 10 septembre 1758), à Noël Belleau dit Larose, cultivateur, baptisé le 19 janvier 1728 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy, fils de Pierre Belleau et d'Anne Bonami. Décédée le soir du 17 septembre 1806 à Québec, dite «âgée de 67 ans, veuve», inhumée le 19 dans l'église de Ste-Foy.

5- Antoine, né le 7 février 1740, baptisé Pierre-Antoine le 8 en la paroisse Notre-Dame-de-l'Annonciation-de-l'Ancienne-Lorette (les parents sont de Ste-Foy). Parrain, Pierre Hamel; marraine, Geneviève Pruno, épouse d'Olivier Sentier, bourgeois de Québec. Premier mariage, le 7 février 1763 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy (contrat, notaire André Genest, le 30 janvier 1763), à Charlotte Bonhomme, fille de François Bonhomme et de Marie-Françoise De Larue, et soeur de Jean-Baptiste Bonhomme marié à Marie-Anne Routhier. Pour ce mariage, il y eut dispense de parenté au troisième degré. Charlotte Bonhomme est décédée le 10 mai 1770, dite «âgée de 39 ans», inhumée le 12 à Ste-Foy. Deuxième mariage, le 14 octobre 1771 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy (contrat, notaire Antoine-J. Saillant, le 28 septembre 1771), à Marie-Françoise Belleau dit Larose, fille de Pierre Belleau dit Larose et de Marie-Françoise Constantin. Décédé le 5 décembre 1804 au soir, dit «âgé de 62 ans», inhumé le 7 à Ste-Foy.

6- Marie-Françoise, baptisée le 15 juillet 1742 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Philippe Hamel; marraine, ..... Routier (le prénom a été omis). Mariée le 17 juin 1767 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy (contrat, notaire Antoine-J. Saillant, le 8 juin 1767), à Antoine Lemarié, cultivateur, baptisé le 25 octobre 1739 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy, fils de Charles Lemarié et de Marie-Magdelaine Belleau dit Larose. Décédée subitement le 23 mai 1807 au matin, dite «âgée de 69 ans», inhumée le 25 à Ste-Foy. Antoine Lemarié est décédé le 29 décembre 1813, dit «âgé de 70 ans», inhumé le 30 à Ste-Foy.

7- Michel, baptisé le 3 octobre 1745 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Michel Routier; marraine, Félicité Hamel.

Antoine Routhier et Marie-Françoise Moreau gardaient des nourrissons:

sépulture le 31 août 1746 à Ste-Foy: «un nourrisson de la ville qui était chez Antoine Routier, de sexe indéterminé.

sépulture le 12 décembre 1748 à Ste-Foy: «une petite fille en nourrice chez Antoine Routier, à 2 ans.


RECENSEMENTS

1762 - Ste-Foy:

chez Antoine Routhier, il y a:
2 hommes
1 femme
1 enfant masculin de plus de 15 ans
1 enfant féminin
1 domestique masculin de moins de 15 ans

Antoine Routhier possède 3 arpents de terre, 4 boeufs, 2 vaches, 2 taurailles, 1 cheval et 3 cochons.

Aveux et dénombrements 1777-1782 - Sillery:

Les représentants d'Antoine Routier déclarent 3 arpents de front sur 25 de profondeur, superficie de 75 arpents, dont 22 en culture, 4 en prairies et 49 en bois debout, 1 maison et 1 grange. Les cens sont de 3 livres et 3 sols, plus 3 chapons

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Antoine Routhier ( suite )

Messagepar Acadienne » 2007-01-03, 19:24

Antoine Routhier et 1" Charlotte Bonhomme, et 2" Marie-Françoise Belleau

QUATRIÈME GÉNÉRATION
(cultivateur et capitaine de milice à Ste-Foy)

Naissances:

Antoine Routhier, fils d'Antoine Routhier et de Marie-Françoise Moreau, le 7 février 1740, baptisé Pierre-Antoine le 8 en la paroisse Notre-Dame-de-l'Annonciation-de-l'Ancienne-Lorette (les parents sont de Ste-Foy). Parrain, Pierre Hamel; marraine, Geneviève Pruno, épouse d'Olivier Sentier, bourgeois de Québec.
Charlotte Bonhomme, fille de François Bonhomme et de Marie-Françoise De Larue, baptisée Marguerite-Charlotte le 9 février 1735 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Charles Sonet, écrivain au bureau de l'intendance; marraine, Marguerite Samson.

Marie-Françoise Belleau dit Larose, fille de Pierre Belleau dit Larose et de Marie-Françoise Constantin, baptisée le 3 mars 1753 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Pierre Bellot; marraine, Marie-Anne Constantin. Marie-Françoise est la soeur de Louise-Angélique Belleau dit Larose mariée à Antoine Routhier fils.

Premier mariage: le 7 février 1763 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy (contrat, notaire André Genest, le 30 janvier 1763), à Charlotte Bonhomme. Lors de ce mariage, il y eut dispense de parenté au troisième degré.

Deuxième mariage: le 14 octobre 1771 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy (contrat, notaire Antoine-J. Saillant, le 28 septembre 1771), à Marie-Françoise Belleau dit Larose.

Décès:
Antoine Routhier, le 5 décembre 1804 au soir, dit «âgé de 62 ans», inhumé le 7 à Ste-Foy (tutelle aux enfants mineurs, le 4 avril 1805).
Charlotte Bonhomme, le 10 mai 1770, dite «âgée de 39 ans», inhumée le 12 à Ste-Foy (inventaire des biens, notaire André Genest, le 15 juillet 1772).

Marie-Françoise Belleau, le 4 mai 1832, dite «âgée de 82 ans», inhumée le 6 à Ste-Foy.

Enfants issus du premier mariage:

1- Marie-Charlotte (dite aussi Geneviève), née le 3 février 1764, baptisée le 4 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Antoine Routier, grand-père; marraine, Geneviève Bruno, épouse du sieur Olivier. Mariée le 15 juillet 1783 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy (contrat, notaire Jean-Antoine Panet, le 13 juillet 1783), à François Gauvreau, né le 14 septembre 1757, baptisé le 15 en la paroisse Notre-Dame de Québec, fils de Claude Gauvreau et de Marie-Madeleine Fluet, maître tanneur demeurant en la paroisse St-Roch de Québec. Décédée le 25 septembre 1838, dite «âgée de 75 ans, veuve», inhumée le 27 à St-Roch de Québec.

2- Antoine, né et baptisé le 10 avril 1765 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Antoine Marié; marraine, Françoise Routier. Marié le 18 juillet 1796 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy, à Angélique Belleau dit Larose, fille de Pierre Belleau dit Larose et de Françoise Constantin, et soeur de Marie-Françoise Belleau dit Larose, deuxième épouse d'Antoine Routhier père. Décédé le 13 juillet 1837, âgé de 72 ans, inhumé le 15 à Ste-Foy.

3- Marie, née le 18 janvier 1767, baptisée le 19 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Michel Routhier, oncle. Mariée le 22 janvier 1793 en la paroisse Notre-Dame de Québec, à Jean-Baptiste Légaré, né le 30 octobre 1764, baptisé le 1 novembre en la paroisse Notre-Dame-de-l'Annonciation-de-l'Ancienne-Lorette, fils de Jean-Baptiste Légaré et de Marguerite Plamondon, et frère de Joseph Légaré marié à Louise Routhier. Décédée le 14 novembre 1793, dite «âgée de 27 ans, d'une mauvaise couche, n'ayant pu recevoir que le sacrement de Pénitence et l'Extrême-Onction», inhumée le 16 à l'Ancienne-Lorette. Veuf, Jean-Baptiste Légaré se remarie le 1 février 1796 en la paroisse Notre-Dame-de-l'Annonciation-de-l'Ancienne-Lorette, à Marie-Geneviève Paquet, fille de Louis Paquet et de Marie-Geneviève Lemarier.

4- Joseph, né et baptisé le 21 avril 1770 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Joseph Routier, cousin. Inhumé le 22 avril 1770 à Ste-Foy.

Enfants issus du deuxième mariage:

1- Marie-Françoise, née le 5 octobre 1772, baptisée le 6 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Inhumée le 1 décembre 1772 à Ste-Foy.

2- Marie-Anne, née et baptisée le 22 janvier 1774 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Michel Routier, oncle; marraine, Marie-Françoise Constantin, épouse de Pierre Belo, grand-mère. Mariée le 10 février 1794 en la paroisse Notre-Dame-de-l'Annonciation-de-l'Ancienne-Lorette, à Pierre Alain, né le 22 juin 1762, baptisé le 23 en la paroisse Notre-Dame-de-l'Annonciation-de-l'Ancienne-Lorette, fils de François Alain et de Marie-Josephte Drolet. Décédée du choléra et inhumée le 15 juillet 1832 à l'Ancienne-Lorette, dite «âgée de 60 ans».

3- Louise, née le 8 mai 1775, baptisée le 9 en la paroisse Notre-Dame-de-l'Annonciation-de-l'Ancienne-Lorette (en l'absence du curé de Ste-Foy). Mariée le 15 janvier 1793 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy, à Joseph Légaré, né le 7 septembre 1766, baptisé Marie-Ignace le 8 en la paroisse Notre-Dame-de-l'Annonciation-de-l'Ancienne-Lorette, fils de Jean-Baptiste Légaré et de Marguerite Plamondon, et frère de Jean-Baptiste Légaré marié à Marie Routhier. Lors de son baptême, Joseph Légaré avait comme parrain son grand-père, Joseph Légaré. Décédée, dite «âgée de 89 ans», inhumée le 1 mai 1860 dans l'église de St-Édouard-de-Gentilly. Joseph Légaré est décédé le 7 septembre 1855, dit «âgé de 90 ans, bourgeois», inhumé le 11 dans l'église de St-Édouard-de-Gentilly. Ils sont les parents du peintre Joseph Légaré. Famille de Louise

4- Reine, née le 14 novembre 1777, baptisée Marie-Françoise le 15 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Mariée le 16 février 1801 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy, à Joseph Gouin, né et baptisé Louis-Joseph le 7 mars 1778 en la paroisse Ste-Anne-de-la-Pérade, fils de Joseph Gouin et de Marie-Louise Mercure, agriculteur puis boulanger à Ste-Anne-de-la-Pérade. Décédée le 8 septembre 1849, dite «âgée d'environ 70 ans», inhumée le 11 à Ste-Anne- de-la-Pérade. Joseph Gouin est décédé le 10 novembre 1844, dit «âgé de 68 ans», inhumé le 12 à Ste-Anne-de-la-Pérade.

5- Michel, né le 29 septembre 1780, baptisé le 30 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Premier mariage, le 16 juin 1807 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy, à Thérèse Denys dit Moisan, née et baptisée le 15 septembre 1787 en la paroisse Notre-Dame-de-l'Annonciation-de-l'Ancienne-Lorette, fille de Pierre Moisan et de Thérèse Nicolas dit Bonhomme, de Québec. Deuxième mariage, le 2 juin 1820 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy (contrat, notaire Roger Lelièvre, le 14 avril 1820), à Julie Gauvreau, fille de Joseph Gauvreau, couvreur, et de Josephte Élot dit Julien, de Québec. Décédé le 15 juin 1853, dit «âgé de 76 ans, veuf», inhumé le 17 à Ste-Foy. Michel est cultivateur.

6- Marie-Félicité, née le 1 février 1782, baptisée le 2 en la paroisse Notre-Dame-de-l'Annonciation-de-l'Ancienne-Lorette. Décédée le 13 avril 1800, âgée de 18 ans, inhumée le 14 à Ste-Foy.

7- Joseph, né le 4 mai 1783, baptisé le 5 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Marraine, Marie-Charlotte Routhier, soeur. Marié le 28 juillet 1801 en la paroisse Notre-Dame de Québec, à Marie-Anne Hamel. fille mineure de Michel Hamel et d'Angélique Cailla dit Babutie. Lors de ce mariage, il y eut dispense du 4e degré de consanguinité. Décédé le 16 août 1834, dit «âgé de 52 ans, cultivateur de cette paroisse», inhumé le 18 à Notre-Dame de Montréal. Marie-Anne Hamel est décédée le 9 octobre 1826, âgée de 40 ans, inhumée le 11 à Ste-Foy. Joseph est cultivateur. En 1811, il sert de père à son frère François qui se marie à Ste-Anne-de- la-Pérade. Famille de Joseph

8- Louis, né le 19 juillet 1784, baptisé le 20 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Inhumé le 27 juillet 1784 à Ste-Foy.

9- Pierre, né et baptisé le 18 avril 1786 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Décédé le 10 octobre 1786, âgé de 6 mois, inhumé le 11 à Ste-Foy.

10- Marie-Françoise, née et baptisée le 29 juin 1787 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Charles Bonhomme, cousin; marraine, Louise Belo, tante. Mariée le 28 janvier 1812 à l'Hôpital Général de Québec (paroisse Notre-Dame-des-Anges), à François-Xavier Hamel, agriculteur, né et baptisé le 10 mars 1786 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy, fils de René Hamel et de Louise Sédillot dit Montreuil. Décédée le 2 novembre 1854, dite «âgée de 68 ans», inhumée le 6 dans l'église de Ste-Foy. François-Xavier Hamel est décédé le 3 mai 1859, dit «âgé de 74 ans», inhumé le 5 dans l'église de Ste-Foy.

Ils sont les parents du peintre Théophile Hamel, né François-Xavier le 8 novembre 1817 à Ste-Foy, marié le 9 septembre 1857 à Georgina-Mathilde Faribault; Théophile étudia en Italie de 1843 à 1845; en 1845, il a son atelier à Québec, au 13 de la rue St-Louis; en 1847, il part pour Montréal où il passe deux ans et demi; en juin 1853, il est nommé portraitiste officiel du gouvernement pour les présidents de la Chambre d'Assemblée et du Conseil Législatif; il est décédé à Québec le 23 décembre 1870.

Ils sont aussi les grands-parents du peintre Eugène Hamel, fils de Michel-Abraham et de Marie-Cécile Roy, né Joseph-Eugène-Arthur le 10 octobre 1845 à Québec, marié le 4 juin 1872 en la paroisse Notre-Dame de Québec, à Marie-Octavie Côté, fille d'Augustin Côté, propriétaire du Journal de Québec de l'époque, et de Marie-Caroline Lemieux. Eugène travailla à l'atelier de son oncle Théophile; il s'éteignit à Québec en 1932.

11- François, né le 30 janvier 1789, baptisé le 31 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy (baptême tiré des archives civiles). Parrain, Antoine Belo, oncle; marraine, Élisabeth Duval. Marié le 2 juillet 1811 en la paroisse Ste-Anne-de- la-Pérade, à Angèle Richer dit Laflèche, née et baptisée Louise-Angèle le 13 décembre 1788 en la paroisse Ste-Anne-de-la-Pérade, fille de Modeste Richer et de Scolastique Gouin. Décédé le 20 avril 1881, âgé de 92 ans et 3 mois, bourgeois-rentier, inhumé le 25 dans le cimetière Belmont (registre de Notre-Dame de Québec). François est maître menuisier, puis marchand. En 1818, il obtint un contrat du gouvernement du Bas-Canada pour les travaux de menuiserie de la salle d'audience du Palais de Justice de Trois-Rivières, avec François Normand et François Lafontaine.

Ils sont les parents de Joseph-Honoré Routhier, curé de St-Joseph de Lévis. Joseph-Honoré fut baptisé le 25 janvier 1816 en la paroisse de l'Immaculée-Conception-des-Trois-Rivières; il fit ses études à Nicolet où il fut ordonné prêtre le 3 septembre 1839; il est décédé à Québec le 11 février 1878, inhumé à St-Joseph de Lévis.

Ils sont aussi les grand-parents de Clorinde Mondelet, fille de Jean Mondelet, avocat, et de Mathilde-Élisabeth Routhier, qui épousa le 12 novembre 1862 à Québec, le juge Adolphe-Basile Routhier, auteur des paroles de l'hymne «Ô Canada»; le juge Routhier descend de l'ancêtre Jean Roudier dit Saintonge.

12- Madeleine, née le 19 juin 1791, baptisée Marie-Magdelenne le 20 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Joseph Routier, cousin. Mariée le 8 mai 1821 en la paroisse Ste-Anne-de-la-Pérade, à Édouard-Gédéon Dugré, né vers 1795, fils d'Hubert Dugré et de Marguerite Letarte. Décédée le 11 septembre 1865, dite «âgée de 76 ans», inhumée le 14 à St-Michel d'Yamaska. Famille de Madeleine

13- Catherine, née le 25 novembre 1794, baptisée le 26 en la paroisse Notre-Dame de Québec. Parrain, Antoine Marié; marraine, Louise Routier. Décédée le 22 juillet 1873, âgée de 78 ans, inhumée le 25 à Ste-Foy.

Recensement de 1851 à Ste-Foy: Catherine Routhier, 56 ans, ménagère chez la veuve Marie Hubert.


RECENSEMENT

Aveux et dénombrements 1777-1782 - Sillery:

Antoine Routhier déclare 2 arpents de front sur 30 de profondeur, superficie de 60 arpents, dont 30 en culture, 6 en prairies et 24 en bois debout, 1 maison et 1 grange. Les cens sont de 3 livres, 0 sols, et 2 deniers, plus 2 chapons.


lina
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