Parc régional des Appalaches

Puits artésiens, champs d'épuration.

Parc régional des Appalaches

Messagepar loutre » 2006-06-28, 09:59

Faune

Orignal

L'ORIGNAL
On retrouve l'orignal surtout dans la forêt canadienne qui s'étend des frontières de l'Alaska jusqu'à la pointe Est de Terre-Neuve. L'orignal fréquente les pentes boisées et rocheuses des chaînes de montagnes de l'Ouest, les parages d'un demi-million de lacs, muskegs et cours d'eau de la grande forêt boréale, et même la toundra du nord du pays ainsi que la tremblaie-parc des provinces des Prairies.

Un orignal mâle et adulte, doté de son panache complet, est l'animal le plus imposant de l'Amérique du Nord. Sa taille, mesurée au garrot, dépasse celle des plus grand chevaux de selle. Les gros mâles pèsent autant que le cheval, soit jusqu'à 600 kg dans la majeure partie du Canada et jusqu'à 800 kg pour la sous-espèce géante de l'Alaska et du Yukon.


L'orignal a le dos brun foncé, presque noir, et le ventre brun. La face interne des membres varie de gris à blanc crème. Il est très haut sur pattes. Ses épaules sont surmontées d'une sorte de bosse, et son menton porte une longue barbiche appelée fanon. Seuls les mâles portent des bois, qu'ils perdent chaque année entre décembre et février. La croissance de leur nouveau panache débute au printemps et se poursuit tout l'été.

L'orignal habite les forêts mixtes de conifères et de feuillus, et en particulier les sapinières à bouleau blanc ou à bouleau jaune, où il occupe un domaine de 5 à 10 km ² de superficie. Il fréquente les éclaircies, les brûlis et les zones de coupe intensive de même que les marécages et les étangs. En hiver, les orignaux se rassemblent parfois en petits groupes de 2 à 8 dans les secteurs boisés où la neige est moins épaisse. Dans ces lieux, appelés " ravages ", ils tracent un réseau de sentiers qu'ils quittent rarement quand la neige est abondante. Il se repose dans les broussailles ou à l'abri des conifères et laisse dans la neige ou dans la mousse l'empreinte ovale de son corps.

En hiver, l'orignal broute les branches, les ramilles et l'écorce d'un grand variété d'arbres, dont le sapin baumier, l'érable à épis, le bouleau, le tremble et le saule. On reconnaît les sites d'alimentation aux arbres dont les petites branches semblent avoir été arrachées ou dont l'écorce a été broutée. En été, l'orignal se nourrit du feuillage de ces arbres, de plantes herbacées et de plantes aquatiques comme le nénuphar, la vallisnérie, les prêles et les sagittaires. Il passe plusieurs heures par jour dans l'eau à se nourrir, la tête submergée pour saisir les plantes. L'orignal consomme parfois des petites plantes à plus de 5 mètres de profondeur. Il lui arrive de plonger pour atteindre sa nourriture, restant sous l'eau près d'une minute s'il le faut. Il est particulièrement attiré par les sources naturelles d'eau minérale.

L'orignal est un animal qui est habituellement solitaire, excepté à l'époque du rut et en hiver. La longévité d'un orignal est habituellement de 20 ans lorsqu'il est en milieu naturel et le record pour un orignal en captivité des de 27 ans. Le principal prédateur de l'orignal, après l'homme, est le loup gris. L'ours noir, le carcajou et le couguar réussient également à capturer le petit

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Cerf de Virginie

LE CERF DE VIRGINIE
De tout les gros animaux de l'Amérique du Nord, le cerf de Virginie, communément appelé le chevreuil, est le plus commun et le plus répandu. Son territoire s'étend de la pointe sud du continent vers le nord jusque dans la forêt de résineux de la zone boréale. Quelques individus s'aventurent aussi loin vers le nord que le Grand lac des Esclaves. Dans le sud du Canada, on le retrouve depuis l'île du Cap-Breton jusqu'au centre-sud de la Colombie-Britannique. Il y avait environ 15 000 000 de cerfs de Virginie au Canada et aux Etats-Unis en 1982, et la densité moyenne dans l'aire de répartition de ce cervidé dépassait 3 individus au km².


Amateur de chasse ou non, la plupart des Nord-Américains connaissent très bien le cerf de Virginie. Lorsqu'il prend la fuite, ce cervidé élégant a l'habitude de relever la queue, laissant voir son ventre et son postérieur blanc. Cette queue, quelque peu semblable à un drapeau flottant au vent, a une large base et mesure près de 30 centimètres de long. Abaissée, elle est brune ourlée de blanc. En été, le ventre est blanchâtre, le dos et les flancs sont roussâtres, mais l'hiver venu, le pelage prend une teinte grisâtre. La hauteur au garrot des mâles adultes dépasse souvent 1 mètre, et leur poids est généralement de 110 kg. Cependant, dans le nord de l'aire de répartition de l'espèce, certains individus atteignent le poids exceptionnel de 200 kg. Les bois du cerf adulte mâle consistent en une tige centrale, ou merrain, recourbée vers l'avant, et garnie d'andouillers ou cors simples qui pointent vers le haut et s'inclinent souvent légèrement vers l'intérieur. Une femelle sur 1000 peut aussi porter de petits bois simples.

Il existe pas moins de 16 sous-espèces de cerfs de Virginie connues en Amérique du Nord, dont trois seulement vivent au Canada. Le cerf de Virginie du Nord se rencontre dans tout l'est du Canada, de la frontière de l'Ontario et le Manitoba à l'île du Cap-Breton. Le cerf de Virginie des prairies du Nord habite les ravins broussailleux, les tremblaies-parcs et l'orée des forêts des Prairies, jusqu'au piémont des montagnes Rocheuses. Enfin, le cerf de Virginie du Nord-Ouest, au pelage fauve, vit dans le sud-est de la Colombie-Britannique et descend les versants orientaux de la ligne continentale de partage des eaux, jusqu'en Alberta.

Le cerf de Virginie fréquente les champs abandonnés, les vergers, les zones de repousse et les éclaircies de la forêt de feuillus et de la forêt mixte. En hiver, lorsque la neige est épaisse, les cerfs se réunissent dans les peuplements de conifères offrant couvert et nourriture. Ils tracent dans ces "ravages" un réseau de sentiers qui relient les sites de repos et les aires d'alimentation. Son lit est une dépression ovale peu profonde dans les feuilles, l'herbe ou la neige.

En été, les cerfs de Virginie se nourrit de feuilles et des ramilles d'une grand variété de plantes herbacées, d'arbres et d'arbustes, de fruits et de champignons. L'hiver, il broute les ramilles de cèdre, de vinaigrier, d'érable à épis, de noisetier, de saule, de chèvrefeuille ou de sapin, de même que des lichens arboricoles. Lorsqu'il broute, le cerf arrache les ramilles en les pinçant entre son palais et ses incisives inférieures. Si la neige est peu épaisse, il gratte jusqu'au sol pour brouter les plantes.

En été, les cerfs de Virginie vivent seuls ou en petits groupes composés de quelques mâles ou de femelles avec leurs petits. En hiver, ils se rassemblent dans les ravages. Les glandes que possèdent ces animaux sur le front, au coin des yeux, entre les sabots et sur la face interne des pattes postérieures sécrètent des substances odorantes qui jouent un rôle important dans leur vie sociale. Ce marquage olfactif favorise la communication entre les femelles en chaleur et les mâles en rut et informe les femelles et les autres mâles de la condition et du rang social des mâles. On connaît au cerf de Virginie 13 cris et bruits différents émis selon les circonstances.

En milieu naturel, peu de cerf de Virginie dépassent l'âge de 6 ou 8 ans ; le record de longévité est de 16 ans et demi. En captivité, certains individus ont vécu plus de 20 ans.

Mis à part l'homme, le cerf de Virginie est la proie du loup gris, du coyote, couguar et des chiens errants. Le lynx roux, le lynx du Canada et l'ours noir s'attaquent parfois au faon.

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Coyote

LE COYOTE
Le coyote est l'un des animaux qui soulève le plus de contreverses en Amérique du Nord. Comme de nombreux chiens domestiques, il est intelligent et enjoué, mais c'est aussi un prédateur reconnu pour tuer de petits animaux de ferme. De plus petite taille que le loup et d'une plus grande adaptabilité aussi, il est l'un des rares mammifères dont l'aire de répartition s'accroît, même s'il a longtemps été persécuté par les hommes.

Le coyote se rencontre presque partout dans l'ouest et le centre des Etats-Unis, ainsi que dans l'ouest et le sud-est du Canada. Au Québec, on le trouve pratiquement partout au sud du Saint-Laurent jusqu'à Sept-Îles. Dans l'est, sa présence a été notée au Tennessee, en Louisiane, en Ohio, au New Jersey, ainsi que dans les États de New York et de la Nouvelle-Angleterre. L'espèce est également présente au Mexique et en Amérique centrale.


Le coyote mesure généralement 114 à 141 cm, sa queue de 27,5 à 39,5 cm, ses pieds de 17 à 22 cm, ses oreilles de 9,5 à 12,5 cm, la hauteur à l'épaule de 58 à 66 cm. Les adultes pèsent entre 9 et 23 kg. Les mâles sont légèrement plus gros que les femelles. Les nouveau-nés pèsent de 283 à 453 g.

Le pelage du coyote est en général gris jaunâtre. Ses pattes antérieures, son museau et le revers de ses oreilles sont de couleur fauve. Il a souvent le bout de la queue noir, le ventre et la gorge blancs. Le coyote est plus petit que le loup gris et a les oreilles plus pointues. Le bout de son museau à moins de 2,5 cm de largeur et les coussinets plantaires de ses pattes postérieures ont un diamètre généralement inférieur à 3,2 cm. Lorsqu'il court, il porte sa queue plutôt basse. Les chiens et les hybrides chien-coyote ont le museau relativement plus court et plus large, et le devant de leurs pattes antérieures n'est pas marqué d'une ligne verticale foncée.

On trouve le coyote dans les régions rurales et à proximité des villes. Il fréquente les champs, les buissons, les marais et les zones de broussailles à proximité des jeunes peuplements de feuillus et de conifères. L'étendue de son domaine, de 7 à 80 km² de superficie, varie selon l'abondance de la nourriture, l'époque de l'année et le statue social de l'animal. il se déplace parfois sur de très longues distances.

Les petits viennent au monde dans un terrier constitué d'un tunnel de 30 cm de diamètre et de 1,5 à 7,5 m de long menant à une chambre de 1 m de diamètre. Le terrier est creusé dans une petite pente broussailleuse ou dans un fourré. Parfois, il est aménagé à même le terrier abandonné d'un autre mammifère. Le même gîte est utilisé d'année en année et parfois deux femelles élèvent ensemble leur progéniture. Le terrier n'est utilisé que pendant l'élevage des petits. En hiver, le coyote se couche directement sur le sol ou dans la neige, à l'abri d'une souche, d'un arbre ou d'une grosse pierre.

Le coyote se nourrit surtout de mammifères : campagnols, souris, marmotte commune, porc-épic d'Amérique, lièvres, lapins, raton laveur et cerf de Virginie. Il s'en prend aux oiseaux qui nichent sur le sol et consomme parfois du poisson, des amphibiens, des crustacés, des insectes, des fruits, des glands et de la charogne. Le coyote attaque rarement des proies plus grosses que lui s'il est seul. Il lui arrive d'enterrer pour plus tard des carcasses à peine entamées, mais il mange habituellement en entier les animaux qu'il tue. Il s'attaque aux élevage de bovins, de moutons et de volailles.

Le coyote vit seul, en paire ou en petits groupes familiaux de 3 ou 4 individus ou plus. Il possède un répertoire vocal élaboré. Son cri le plus connu est un hurlement accompagné d'une série de jappements qu'il semble émettre pour appeler ou avertir ses congénères. Il communique également par voie olfactive, signalant sa présence lors de ses déplacements en grattant le sol et en déposant de l'urine, des excréments et des sécrétions anales en des endroits bien visibles.

Le coyote est souvent victime d'un chasseur ou d'un trappeur. Il est à l'occasion la prie du chien, du loup gris, du couguar, de l'ours noir, du lynx du Canada et du lynx roux.

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Renard

LE RENARD
Le renard roux est l'un des mammifères les plus répandus au Canada. On le trouve dans toutes les provinces et dans les territoires. Il est aujourd'hui probablement plus abondant en Amérique du Nord qu'au moment où les Européens commencèrent à coloniser le continent au 16e siècle. Les scientifiques croient que son aire de répartition et ses effectifs se sont accrus à partir de cette époque parce que les pionniers agrandirent son domaine vital en éclaircissant les forêts denses et en réduisant largement les populations de loups qui limitaient son expansion.

Ce petit mammifère appartient à la famille des Canidés, comme le chien domestique, le coyote et le loup. Il fut un temps où les taxinomistes pensaient que le renard roux d'Amérique du Nord et celui d'Europe, plus petit, étaient deux espèces différentes. On sait aujourd'hui qu'il s'agit de la même espèce, Vulpes vulpes. Son aire de répartition couvre de façon continue l'Europe, l'Asie et l'Amérique du Nord et prend de l'expansion en Afrique du Nord et en Australie, où elle a té introduite il y a un siècle par les chasseurs de renards britanniques.


Le renard a une longueur totale de 94,5 à 117 cm, sa queue de 33 à 45 cm, ses pieds de 15,5 à 18,5 cm, ses oreilles de 7,5 à 9,5 cm et sa hauteur à l'épaule de 39 à 41 cm. Les adultes pèsent entre 2,7 à 7,2 kg ; les mâles sont légèrement plus gros que les femelles. Les nouveau-nés pèsent de 71 à 120 g.

On note plusieurs variétés de coloration chez le renard roux, mais dans tous les cas le bout de la queue est blanc, alors que chez le renard gris, le dessus et l'extrémité de la queue sont noirs. La variété rouge jaunâtre ou rouge foncé est la plus commune. Chez la variété argentée, la base des poils est noire et leur extrémité est blanche. La variété noire est presque entièrement noire et la variété croisée a le pelage brun rougeâtre mêlé de noir ou de blanc et les épaules foncées.

Le renard roux fréquente toutes sortes d'habitats et s'approche volontiers des habitations. Il vit dans les champs bordés de haies arbustives, les buissons, les taillis, les îlots boisés et les lisières des grandes forêts. Il occupe habituellement un domaine de moins de 9 km de diamètre et couvre en moyenne 12 ou 13 km dans ses chasses quotidiennes.

Le renard roux s'abrite et élève ses petits dans un arbre creux, sous un tas de pierres, dans un terrier de marmotte abandonné ou dans une tanière qu'il creuse lui-même. L'entrée, de 30 cm de diamètre environ, s'ouvre sur un tunnel de 3 à 9 m de long qui s'enfonce jusqu'à 3 m sous la surface. La tanière comporte habituellement plusieurs issues. Elle est aménagée à proximité d'un champ ou d'un cours d'eau, parfois même dans une clairière ou un pré. En hiver, le renard roux ne fait pas de nid, mais se couche dans la neige, le dos en rond, le nez et les pattes cachés sous sa queue.

Le renard roux se nourrit d'à peu près tout ce qu'il trouve. Son régime se compose surtout de petits mammifères : lièvres, lapins, taupes, musaraignes, écureuils, souris et campagnols. Il mange aussi des insectes, des oiseaux, des fruits, des noix, des graines et de la charogne. En hiver, il creuse des trous dans la neige pour capturer des campagnols ou se nourrir de petits fruits tombés des arbres. Comme les autres canidés, il cache souvent de la nourriture sous la neige ou dans l'humus. creusant un trou peu profond avec ses pattes, il y dépose une ou plusieurs proies et les recouvrent de terre, de feuilles ou de neige avec son museau. Lorsque la cache est vide, il la marque en urinant dessus. Le renard, qui chasse un peu à la manière du chat, cause parfois des dégâts dans les poulaillers. On peut prévenir ces dommages en obstruant toutes les ouvertures possibles avec un bon grillage. Il se rend cependant très utile en détruisant quantité de souris et de campagnols.

Le renard roux vit seul en automne et en hiver, mais dès janvier les adultes forment des couples qui resteront liés durant l'élevage des petits. Il signale sa présence sur un territoire en urinant et déféquant ça et là. Ses doigts sont munis de glandes qui imprègnent le sol d'une odeur forte. Le renard roux peut vivre 10 ans à l'état sauvage et 12 ans en captivité.

L'homme lui fait la chasse pour sa fourrure de grande valeur. Il est parfois victime du chien, du lynx roux, du coyote, du loup gris, du lynx du Canada, de l'ours noir et du carcajou.

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Lièvre

LE LIÈVRE
On trouve cette espèce partout au Canada, sauf dans la toundra. Il a été introduit à Terre-Neuve vers 1870. Aux Etats-Unis, on note sa présence dans l'est jusqu'au nord du New Jersey et dans les Alleghenies ; dans le centre, au nord du Michigan et du Minnesota ; et dans l'ouest, jusqu'au nord de la Californie et du Neauveau-Mexique.

Le lièvre à une longueur de 38 à 50,6 cm, sa queue de 2,5 à 4,5 cm, ses pieds de 12,1 à 15 cm, ses oreilles de 6,2 à 6,8 cm et la hauteur à l'épaule de 20 à 22 cm. Mâles et femelles adultes pèsent de 1,3 à 2,3 kg. Les femelles, appelées hases, sont légèrement plus grosses que les mâles. Le poids des nouveau-nés est de 50 à 96 g.


Le pelage du lièvre d'Amérique est blanc en hiver et brun grisâtre en été. Il est plus petit que le lièvre arctique et la base de ses poils restent foncée en hiver. Il a les pieds plus grands que le lapin à queue blanche. Il se distingue du lièvre arctique par sa taille plus petite et par la couleur brune de sa queue en été (le lièvre d'Europe a la queue noire, et le lièvre arctique, la queue blanche).

Le lièvre d'Amérique s'observe partout où poussent de jeunes conifères : dans les zones de repousse, les taillis, les broussailles, les clairières, dans les marécages et sur le bord des cours d'eau. Cette espèce est sédentaire et occupe un domaine de 2 à 16 hectares sillonnés par un réseau de sentiers bien marqués qui relient les aires de repos et les zones d'alimentation.

Le lièvre d'Amérique ne creuse pas de terrier. Il passe la journée caché sous des branches basses, des arbres tombés, des souches ou des débris de coupe. Tout au plus les femelles aménagent-elles, pour leurs petits, un nid d'herbes dans un endroit abrité.

En été, le lièvre d'Amérique se nourrit d'herbes et de plantes vertes. Il affectionne aussi les jeunes tiges d'arbustes fruitiers et certains champignons. L'hiver, il broute les bourgeons et les ramilles et ronge l'écorce d'une grande variété d'arbres et d'arbustes, dont le cèdre, le saule, le tremble, l'érable, le bouleau, l'épinette, le sapin et le framboisier.

Solitaire, le lièvre d'Amérique tolère la présence de ses congénères ; certains affrontement ont cependant lieu pendant le rut, notamment entre les mâles.

Le lièvre d'Amérique vit rarement plus de 5 ans en milieu naturel, bien que certains vivent plus de 8 ans.

Son principal prédateur est le lynx du Canada. Il est aussi la proie du renard roux, du coyote, des belettes, du vison d'Amérique, de la loutre de rivière, du lynx roux, du grand duc, du harfang des neiges, du gerfaut, du vautour, de la buse pattue, de la buse à queue rousse et parfois même du chat domestique. On le chasse pour sa chair et pour sa fourrure.

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Castor

LE CASTOR
On le trouve presque partout au Canada et aux Etats-Unis. Il a été introduit en Finlande en 1937, en Union soviétique avant 1950, en Terre de Feu en 1948 et en France au cous des années 1970.

Le castor a une longueur de 87,5 à 125 cm, sa queue de 23 à 53 cm, ses pieds de 15 à 19 cm et ses oreilles de 2,3 à 2,9 cm. Mâles et femelles adultes sont à peu près de même taille et pèsent de 11 à 35 kg ; certains individus pourraient atteindre 45 kg. Le poids des nouveau-nés est de 227 à 630 g.

Le castor du Canada a le pelage brun foncé. Il porte une queue écailleuse, large et aplatie en forme d'aviron.


Il fréquente les cours d'eau, les étangs, les marais et les lacs des régions boisées. Dans un habitat propice, une famille de castors peut occuper un territoire de 2,6 à 5,2 km² de superficie. Le long d'un cours d'eau bien défini, on trouve en général une ou deux familles par km.

Le castor du Canada contrôle le niveau des cours d'eau qu'il fréquente en construisant des barrages de troncs, de branches, de boue et parfois de pierres. Dans les cour d'eau à fort débit, quelques barrages secondaires situés en amont protègent le barrage principal. Le nappe d'eau ainsi formée lui permet d'accéder plus facilement aux arbres environnants tout en gardant submergées les entrées de son abri. Il loge dans une hutte conique, construite non loin de la berge. Cette hutte est constituée d'un amoncellement de branches et de boue au centre duquel il creuse avec ses dents une chambre d'environ 1 m de diamètre sur 0,5 m de hauteur, à laquelle il accède par une ou deux entrées situées sous l'eau. il peut aussi se creuser un terrier dans la rive d'un cours d'eau. le castor abat les arbres qu'il utilise pour ses constructions et pour nourrir en rongeant le tronc avec ses incisives. Il préfère les petits arbres, mais certains n'ont pas moins de 38 cm de diamètre. En général, le diamètre et la hauteur moyenne des arbres abattus diminuent en relation inverse de la distance qui les sépare du cours d'eau le plus proche. Il est faux de croire que le castor puisse prévoir l'angle de chute de l'arbre qu'il veut abattre. En fait, le rongeur a tendance à s'éloigner ou à se jeter à l'eau dès que l'arbre se met à tomber, ce qui ne l'empêche pas d'être parfois tué. Le castor creuse parfois des canaux entre l'étang et les sites d'alimentation. Ces canaux, mesurant souvent 1 m de largeur sur 60 cm de profondeur, peuvent avoir plusieurs dizaines de mètre de longueur et s'étendre au pied d'une colline boisée. Le castor les creusent et les entretient en grattant le sol avec les pattes antérieures. Ces canaux facilitent le transport des vivres. Le castor doit parfois endiguer un cours d'eau avoisinant pour en maintenir le juste niveau. Il entretient aussi les sentiers qui conduisent de la berge aux sites d'abattage. il coupe et enlève la végétation qui pourrait lui nuire lorsqu'il transporte les troncs et les branches d'arbres vers le cours d'eau. dans certaines régions, le castor relie les sites d'alimentation à l'étang par de longs tunnels qu'il creuse dans la berge sur une distance pouvant atteindre 10 m. ces tunnels partiellement remplis d'eau permettent au castor de regagner l'élément aquatique au moindre danger.

Le castor du Canada se nourrit des feuilles, de l'écorce et des ramilles de la plupart des espèces ligneuses qui poussent près de l'eau, ainsi que la tige et des racines de diverses plantes aquatiques. Ses espèces préférées sont le peuplier faux-trembles, le bouleau blanc, les aulnes, la vallisnérie, les nénuphars. À l'instar des lagomorphes et de plusieurs autres rongeurs, le castor pratique la caecotrophie, mécanisme par lequel les produits d'une première digestion, plus verts et humides que les excréments véritables, sont saisis à la sortie de l'anus et ingérés de nouveau pour être digérés une seconde fois. Cette activité a généralement lieu le jour à l'intérieur de la hutte ou du terrier. Vers la fin de l'été, le castor se constitue une réserve de nourriture en prévision pour l'hiver. pour ce faire, il fabrique d'abord un radeau en entremêlant plusieurs grosses branches à la surface de l'eau. ce radeau comporte souvent des branches déjà écorcées ou des tiges d'espèces ligneuses moins appréciées. L'animal saisit ensuite des plantes aquatiques, des ramilles bien feuillus et des branches qu'il ancre par la tige au fond de l'étang, sous le radeau, jusqu'à ce qu'un amas inextricable se soit formé. Parfois, il ajoute des branches écorcées ou de la boue sur le radeau pour le faire couler. De cette manière, le radeau non comestible se retrouvera éventuellement pris dans la glace de l'étang, la nourriture restant disponible sous l'eau tout l'hiver.

Il vit en famille de 2 à 14 individus comprenant un couple d'adultes, qui restent ensemble toute leur vie, les jeunes d'un an et les petits de l'année (parfois appelés castoreaux). Les membres d'une famille signalent aux étrangers leur présence sur un territoire en construisant le long des canaux et des sentiers qu'ils fréquentent des monticules de boue et de débris végétaux qu'ils imprègnent de castoreum, sécrétion odorante provenant de glandes situées près de l'anus. ces monticules ont jusqu'à 60 cm de hauteur.

Dans son milieu naturel, le castor du Canada dépasse rarement l'âge de 10 ans, mais certains individus ont pu atteindre les 24 ans. En captivité, il peut vivre plus de 20 ans.

Recherché par l'homme, qui le trappe pour sa fourrure, le castor du Canada est aussi victime de la loutre de rivière, du loup gris, du coyote, du carcajou, de l'ours noir, du pékan, du vison d'Amérique, du lynx du Canada, du lynx roux et du cougar.

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Ours

L'OURS NOIR
L'ours noir, désigné aussi sous le nom de baribal en France, est, de nos jours, l'un des animaux sauvages les plus connus en Amérique du Nord. Pour le campeur, il est à la fois une source d'ennuis et un élément fascinant de la vie en plein air. La plupart des touristes sont fort déçus s'ils n'ont pas la chance d'entrevoir un ours pendant leur séjour dans les parcs provinciaux ou nationaux au Canada.

L'ours noir appartient à la famille des ursidés, dont on trouve des représentants dans presque tout l'hémisphère boréal et dans le nord de l'Amérique du Sud. En Amérique du Nord, les autres membres de cette famille sont l'ours brun (grizzli) et l'ours blanc (polaire), qui sont tous deux beaucoup plus gros que l'ours noir.


Sur le continent nord-américain, l'ours noir occupe un vaste territoire allant d'est en ouest, jusqu'en Alaska au nord, et jusqu'au Mexique au sud. Il est absent de l'Île-du-Prince-Édouard, du nord de l'Alberta et de la Saskatchewan ainsi que de l'extrême nord de l'Ontario.

Bien qu'il fréquente divers habitats, l'ours noir préfère les forêts denses et les broussailles touffues. Mais c'est probablement dans les forêts mixtes de conifères et de feuillus qu'il vit en plus grand nombre. Dans les habitats qui lui sont favorables, on dénombre un ours par 3 ou 4 km². Il est difficile d'évaluer la population, car l'ours noir est un animal timide et discret. Selon les estimations récentes, la population continentale compterait 500 000 bêtes, à quelque 200 000 individus près.

L'ours noir est un mammifère trapu et massif. À l'âge adulte, il mesure quelque 150 cm de longueur et de 100 à 120 cm de hauteur au garrot. Il possède une tête de grosseur moyenne, un profil facial presque droit, un museau pointu, des naseaux allongés et une langue d'une grand agilité. Ses lèvres, contrairement à celles des autres bêtes sauvages, comme le loup ou le lynx roux, se retroussent sur les gencives et sont très mobiles, ce qui lui permet de happer de minuscules baies ou même des fourmis. Ses yeux sont petits et ses oreilles arrondies. Sa queue est très courte et à peine visible, et ses pieds sont couverts d'une épaisse fourrure. À l'instar de l'être humain, l'ours est plantigrade, c'est-à-dire qu'il marche sur la plante des pieds. Les pattes sont garnies de cinq doigts armés de griffes puissantes, recourbées et non rétractiles, dont il se sert pour creuser et arracher les racines, les souches et les troncs d'arbres lorsqu'il est en quête de nourriture.

En raison de sa silhouette trapue, l'ours noir paraît beaucoup plus lourd qu'il ne l'est en réalité. Les mâles adultes pèsent généralement 135 kg, mais des spécimens de plus de 290 kg ont été signalés. La femelle est beaucoup plus petite que le mâle et pèse en moyenne 70 kg.

En règle générale, l'ours noir a un pelage noir et un museau brunâtre ; une tâche blanche orne souvent sa poitrine ou la partie inférieure de sa gorge. Même si la couleur noire est la plus répandue, certains ont le pelage brun, brun foncé, cannelle, bleu-noir ou même blanc. Les albinos sont rares. Les ours au pelage clair sont plus nombreux dans l'Ouest et dans les montagnes que dans l'Est. Ces différentes teintes peuvent se rencontrer chez les oursons d'une même portée mais, habituellement, les petits sont tous de la même couleur que leur mère.

L'ours noir fréquente les forêts denses de feuillus et de conifères, les brûlis, les broussailles et parfois même la toundra. On le rencontre à proximité des ruisseaux, des rivières ou des lacs, ou en bordure des marécages. Les mâles occupe un domaine vital d'environ 60 à 173 km². Celui de la femelle varie de 5 à 50 km². Il fait son nid dans une crevasse ou sous un arbre renversé. Il lui arrive aussi d'élargir un trou et de le tapisser de feuilles, de mousse et de brindilles. Entre le début d'octobre et la fin novembre, l'ours noir mange de moins en moins et se cherche une tanière où passer l'hiver. Durant l'hiver, lorsqu'il dort, la température de son corps et son rythme cardiaque s'abaissent légèrement. Son sommeil est léger et un bruit fort réussit parfois à le réveiller. Subsistant à même ses propres réserves de graisse, il sort de sa léthargie à la fonte des neiges, en mars ou avril.

Au printemps, l'ours noir se nourrit de la tige, des bourgeons et des racines de diverses plantes herbacées, de petits mammifères et de charogne. Il s'attaque également aux jeunes cervidés. Durant l'été, il retourne les pierres et les troncs d'arbre tombés ou éventre les souches pourries à la recherche d'abeilles, de guêpes, de fourmis et de termites. Il mange aussi des poissons, des baies et des fruits sauvages. À l'automne, il ajoute à son menu les noisettes, les glands et les faînes. Il raffole du miel et cause souvent des dégâts aux ruches.

L'ours noir est solitaire sauf pendant le rut, l'élevage des petits ou lorsque la nourriture abonde à un endroit précis. En milieu naturel, la longévité de l'ours noir dépasse rarement 10 à 15 ans. Certains peuvent vivre 25 ans.

Outre l'homme, il a peu de prédateurs, sauf le loup gris, le coyote, le couguar et possiblement l'ours blanc.
Source :
Les mammifères du Québec et de l’est du Canada, Jacques Prescott et Pierre Richard, 1996, Édition Michel Quintin.


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Gisèle Bourgoin
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