Une délégation mixte des Premières Nations et de l'Eglise

Programmes pour handicapés, adaptation des logements.

Une délégation mixte des Premières Nations et de l'Eglise

Messagepar Saguingoira » 2009-04-14, 19:36

Conférence de presse demain le mercredi 15 avril pour annoncer l'envoi d'une délégation mixte des Premières Nations et de l'Eglise catholique au Vatican

OTTAWA, le 14 avr. /CNW Telbec/ - Le Chef national de l'Assemblée des Premières Nations, Phil Fontaine, et James Weisgerber, archevêque de Winnipeg et président de la Conférence des évêques catholiques du Canada, communiqueront des renseignements à propos d'une délégation qui se rendra au Vatican le 29 avril 2009. Le Chef national expliquera au pape Benoit XVI l'importance, pour l'Eglise catholique, de présenter ses excuses aux survivants des pensionnats indiens.

Environ 75 % de tous les pensionnats indiens du Canada qui étaient financés par le gouvernement fédéral étaient dirigés par l'Eglise catholique.

Le 11 juin dernier, le premier ministre Stephen Harper a présenté des excuses, au nom du gouvernement et de tous les Canadiens, aux anciens élèves des pensionnats indiens.

Quand : Le mercredi 15 avril à 13 h 30 HE
Où : Assemblée des Premières Nations, 473, rue Albert, Ottawa
Qui : Chef national Phil Fontaine et l'archevêque James Weisgerber

Tous les représentants des médias doivent s'enregistrer à la réception du 11e étage.

Renseignements: Don Kelly, directeur intérimaire des communications, Assemblée des Premières Nations, (613) 241-6789, poste 334, cell.: (613) 292-2787, dkelly@afn.ca

source : http://www.cnw.ca/fr/releases/archive/A ... c9587.html
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Le pape présentera des excuses aux Amérindiens du Canada

Messagepar Saguingoira » 2009-04-15, 10:20

Publié le 15 avril 2009 à 06h40
Le pape présentera des excuses aux Amérindiens du Canada

Laura-Julie Perreault
La Presse

Lors de sa visite aux États-Unis l'an dernier, le pape s'est dit honteux des actes pédophiles commis par des prêtres catholiques. En Australie, il a offert des excuses officielles pour le même genre de sévices. Le 29 avril, Benoît XVI remettra ça. Cette fois, c'est aux Amérindiens du Canada qu'il compte exprimer ses regrets.

Les agressions physiques et sexuelles pour lesquelles le pape fera le mea-culpa de l'Église catholique se sont produites dans les pensionnats indiens, auxquels des dizaines de milliers d'enfants autochtones ont été confinés de force par les autorités canadiennes entre 1920 et 1996. Près de 75% de ces établissements étaient administrés par des communautés religieuses catholiques.

«Nous attendons du pape un énoncé clair reconnaissant les souffrances subies par les autochtones du Canada et le rôle de l'Église catholique dans ces souffrances, a dit hier à La Presse le chef national de l'Assemblée des premières nations, Phil Fontaine. Nous considérons que ce sera un moment historique pour les autochtones, les survivants des pensionnats et la société canadienne.»

Ayant lui-même subi des mauvais traitements dans deux pensionnats catholiques, M. Fontaine sera à la tête de la délégation autochtone qui se rendra au Vatican à la fin du mois pour une audience privée avec le pape. À la fin de cette rencontre, à laquelle participeront aussi des évêques canadiens, le pape rendra public un énoncé. «La relation entre les Premières Nations du Canada et l'Église catholique a été entachée par les gestes du passé. Cette rencontre avec le pape permettra d'entreprendre le processus de réconciliation», estime Phil Fontaine.

Portant la cause des pensionnats indiens sur ses épaules depuis plus de 20 ans, le leader autochtone voit dans cette convocation au Vatican la fin d'un long processus. L'an dernier, en juin, le gouvernement canadien a présenté ses excuses officielles pour les torts que les pensionnats et les politiques d'assimilation ont causés au sein des communautés autochtones. Il s'est aussi engagé à verser entre 2 et 6 milliards de dollars en réparations collectives et individuelles aux victimes de sévices divers.

Trois autres Églises impliquées dans le scandale - les Églises unie, anglicane et presbytérienne - se sont déjà excusées publiquement en plus de contribuer financièrement au fonds de compensation. Les communautés catholiques ont participé à la cagnotte, mais sans demander pardon.

Jeu de coulisses

Selon Phil Fontaine, l'archevêque de Winnipeg James Weisgerber est à l'origine de la convocation papale. Au nom de la Conférence canadienne des évêques du Canada, il a soulevé la question des pensionnats indiens auprès du souverain pontife en novembre dernier. Quelques semaines plus tôt, il avait invité le chef national de l'Assemblée des premières nations à s'adresser aux évêques canadiens, lors de leur grande rencontre annuelle. M. Fontaine avait accepté l'invitation, créant un précédent historique.

Pour le moment, on ignore si le pape offrira des excuses officielles, comme il l'a fait en Australie en juillet dernier. «Nous savons que le pape va remettre un texte dans lequel il exprimera sa sollicitude, reconnaîtra ce qui s'est passé et manifestera des regrets», notait hier Gérald Baril, directeur des communications de la Conférence des évêques.

Reporter au National Catholic Reporter, le journaliste John Allen, expert des affaires du Vatican, ne doute pas une seconde que Benoît XVI sera très explicite dans le message qu'il remettra aux représentants autochtones. «En Australie, le pape a utilisé les mots magiques «je suis désolé», pour la première fois. Il est tout à fait crédible de penser qu'il le fera à nouveau.»

La rencontre privée de la délégation canadienne avec Benoît XVI aura lieu juste après l'audience générale du mercredi matin à laquelle près de 10 000 personnes prennent part.

Cette annonce survient alors que le Vatican est vertement critiqué pour plusieurs positions défendues au cours des dernières semaines. Le pape a notamment soulevé l'ire de la communauté internationale en affirmant au début d'un voyage en Afrique que le condom contribue à l'épidémie du sida plus qu'il ne l'enraye.

Phil Fontaine affirme qu'il n'a aucune intention de soulever l'épineuse question avec le chef de l'Église catholique. «La question dont nous parlerons avec lui nous préoccupe depuis des années. Nous sommes très reconnaissants de l'occasion qui nous est offerte», précise-t-il.

La toute petite histoire des excuses papales

Pendant près de deux millénaires, l'Église catholique a refusé de présenter des excuses à qui que ce soit. Jean-Paul II a été le premier à tourner le dos à cette tradition d'impunité. Pendant son règne, il a offert des excuses plus de 100 fois: aux juifs, aux orthodoxes chrétiens, aux femmes. Cependant, il n'avait jamais reconnu les torts de l'Église dans les questions d'agressions sexuelles. Il a confié l'étude de ce dossier au cardinal allemand Joseph Ratzinger. Devenu pape, ce dernier a mis quelques mois à peine avant de prendre position sur les scandales d'agressions sexuelles qui minaient l'image de l'Église catholique.

source : http://www.cyberpresse.ca/actualites/qu ... canada.php
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Des excuses prises à la légère

Messagepar Saguingoira » 2009-04-17, 14:24

le jeudi 16 avril 2009, 17 h 12
Pensionnats indiens
Des excuses prises à la légère


La reconnaissance prochaine par le Vatican des souffrances infligées aux Autochtones dans les pensionnats canadiens surprend les communautés algonquines de la région. Celles-ci ont été touchées par la tentative d'assimilation du gouvernement canadien. En Abitibi-Témiscamingue, le pensionnat de Saint-Marc-de-Figuery a accueilli plus d'un millier de jeunes de 1955 à 1973.

James Papatie, négociateur pour le projet de nouveau village à Kitcisakik, a résidé deux ans au pensionnat autochtone de Saint-Marc-de-Figuery. Il se dit heureux d'apprendre que le pape est sur le point de reconnaître les souffrances vécues par les Autochtones. Il aurait toutefois préféré voir les évêques se rendre dans les communautés pour s'excuser devant les survivants.

Richard Kistabish, qui est aujourd'hui vice-président de la Fondation autochtone pour la guérison, a quant à lui été pensionnaire pendant 10 ans. Il doute que Benoît XVI présente des excuses formelles.

« Qu'ils s'excusent pour des gestes qu'ils ont toujours reniés. Il me manque un petit bout, il me manque quelque chose dans cette histoire-là. Et ça serait très surprenant qu'ils s'excusent vraiment, ça me surprendrait beaucoup », dit-il.

À l'évêché d'Amos, Mgr Eugène Tremblay, salue l'intention du pape, peu importe la forme que prendra la reconnaissance des souffrances imposées aux Autochtones.

« Quand il y a eu des blessures, quand il y a eu des choses, c'est important des fois de revenir sur ces blessures pour faire en sorte qu'elles soient guéries. Et le fait qu'on puisse en parler reconnaît qu'il y en a eu et qu'on puisse aller plus loin », déclare-t-il.

L'Église catholique romaine dirigeait les trois quarts des 130 pensionnats autochtones au Canada.

source : http://www.radio-canada.ca:80/regions/a ... nats.shtml
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«Les vrais fautifs se cachent sous la soutane du pape»

Messagepar Saguingoira » 2009-04-17, 20:52

Publié le 17 avril 2009 à 15:12
Patrick Rodrigue

«Les vrais fautifs se cachent sous la soutane du pape»

C’est avec indifférence que les Algonquins de la région abordent la rencontre qui aura lieu le 29 avril au Vatican entre Benoît XVI et une délégation de l’Assemblée des Premières Nations à propos des pensionnats autochtones.

Ils redoutent surtout de ne pas recevoir d’excuses formelles du souverain pontife au nom de l’Église catholique romaine, la seule qui n’a pas reconnu ses responsabilités dans les sévices qu’ont subi plusieurs jeunes Autochtones dans les pensionnats pendant un siècle. Et encore, cela n’appliquerait qu’un petit pansement sur une plaie toujours vive.

Fermeture à double tour

Pour Jimmy Papatie, de Kitcisakik, des excuses officielles seraient un geste noble, mais aussi hypocrite. «Les vrais fautifs se cachent sous la soutane du pape. Ce qui ferait réellement du sens, ce serait que les frères et les sœurs qui ont commis les abus reconnaissent leurs torts et s’excusent», fait-il valoir.

Pensionnaire pendant 10 ans, le vice-président de la Fondation autochtone pour la guérison, Richard Kistabish, partage cette opinion. «Depuis le début, les Oblats sont dans le déni. On sent vraiment une fermeture à double tour de l’Église à cet égard. Ce sont pourtant des crimes contre l’humanité qui ont été commis», lance-t-il.

Dur à croire même par les parents

Selon M. Papatie, des excuses de la part des religieux directement impliqués dans les abus permettraient aux Autochtones d’amorcer une réconciliation avec l’Église, mais aussi entre eux. «Encore aujourd’hui, plusieurs parents ne croient toujours pas aux témoignages de leurs enfants», mentionne-t-il.

Il cite en exemple sa propre expérience dans un pensionnat. «Pendant cinq ans, j’ai été témoin d’abus et j’en ai vécus. J’ai été abusé par quelqu’un de ma communauté qui lui-même a été abusé par un frère au pensionnat. À 45 ans, je n’arrive toujours pas à vivre une sexualité normale. J’ai aussi été placé en isolement dans un placard obscur à de nombreuses reprises. Devenu adulte, j’ai longtemps été incapable de dormir dans le noir. J’ai aussi de la misère à m’occuper de mes enfants. À cause des pensionnats, mes parents ont perdu la notion d’être parents. Ils n’ont donc pas pu me la transmettre», relate-t-il avec amertume.

Pas la peine

M. Kistabish, qui lui aussi a vécu son lot d’abus, espère d’ailleurs qu’aucun Autochtone de la région ne fera partie de la délégation qui se rendra au Vatican. «Ça n’en vaut pas la peine», soupire-t-il.

Source : http://lafrontiere.canoe.ca/webapp/site ... s&catname=
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