Une étude sonne l'alarme sur l'état de santé des autochtones

Programmes pour handicapés, adaptation des logements.

Une étude sonne l'alarme sur l'état de santé des autochtones

Messagepar mitakuye oyasin » 2006-09-13, 10:39

Une étude sonne l'alarme sur l'état de santé des autochtones
9/13/2006 5:27:47 AM

QUEBEC (PC) - Obésité, diabète, tabagisme, le bilan de santé des autochtones du Québec soulève les pires craintes pour les années à venir, conclut une étude financée par le gouvernement fédéral.

"Il y a fort à craindre que nous assisterons à une épidémie de diabète dans nos communautés au cours des dix à 20 prochaines années si rien n'est fait", a commenté le Dr Stanley Vollant, en commentant les résultats de l'"Enquête régionale longitudinale sur la santé des Première Nations de la région de Québec vivant dans les communautés", rendue publique mardi à Québec.
Menée entre 2002 et 2006 auprès de 4000 autochtones vivant dans 23 communautés et en régions urbaines, l'étude révèle que 67 pour cent des adultes et 52 pour cent des enfants souffrent d'embonpoint ou d'obésité. Il s'agit d'une proportion deux fois supérieure au taux d'embonpoint que l'on retrouve dans la population canadienne.

Le phénomène est d'autant plus inquiétant que près de 95 pour cent des répondants ont avoué consommer "plusieurs fois par semaine" les "aliments vides" de la malbouffe.

Dans certaines communautés éloignées, il est "bien plus facile de se procurer une frite qu'une salade", a fait remarquer le jeune médecin amérindien.

Certains des jeunes gens souffrant d'embonpoint iront accroître la proportion déjà ronflante des autochtones aux prises avec le diabète, qui afflige 15 pour cent des adultes, a souligné M. Vollant.

Aux problèmes de poids et d'alimentation s'ajoute le tabagisme. Malgré un recul de sept pour cent comparativement à 1997, 51 pour cent des adolescents et 55 pour cent des adultes s'adonnaient encore régulièrement au tabac en 2002.

"Si les Québécois sont les champions du tabagisme, les autochtones québécois sont les champions toutes catégories", a-t-il illustré.

Effectuée dans le cadre de la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador au coût de 700 000 $, l'enquête prouve une fois de plus que la détresse psychologique est commune dans les communautés amérindiennes.

Au cours de leur vie, 39 pour cent des adultes et 20 pour cent des adolescents ont déjà pensé au suicide. Dix-huit pour cent des adultes et 12 pour cent des adolescents ont pour leur part tenté de se suicider.

La situation est tout aussi alarmante en éducation, alors que près de la moitié (49 pour cent) des adultes n'ont pas terminé leurs études secondaires. Quant aux adolescents, 50 pour cent d'entre eux ont doublé une année scolaire.

Fait à souligner, les Mohawks, les Cris et les Inuits ont refusé de participer à l'étude. Malgré l'absence de ces trois communautés importantes, l'enquête brosse un portrait fidèle de la situation sanitaire des autochtones au Québec, a estimé le Chef régional de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), Ghislain Picard.

Le leader autochtone présentera les résultats de l'enquête au gouvernement du Québec lors du Forum socioéconomique des Premières Nations qui doit se tenir à Mashteuiatsh en octobre prochain.

Québec, Ottawa et les communautés elles-mêmes "doivent s'entendre sur un plan à long terme pour redresser la situation de façon durable", a fait valoir M. Picard.

A son avis, il ne sera pas possible d'améliorer efficacement les conditions de vie des autochtones sans que les gouvernements "ne fassent des investissements un peu mieux calculés", a-t-il souligné.



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Messagepar Mayegan099 » 2006-09-13, 11:49

Merci Mme Robineau.

Ce que j'affirme ici n'a rien de scientifique, mais le problème de notre culture autochtone, est que la bouffe des amérindienne (et par extension celle des Métis aussi) n'est plus à jour. À moins de courir 20 km par jour, ou de bûcher du bois toute la journée, manger de la graisse et en mettre dans toutes les cuissons comme c'est le cas dans la culture culinaire autochtone, n'est peut-être plus très approprié.

C'est mon opinion.
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Messagepar Raymond Cyr » 2006-09-13, 12:01

Bonjour,

Les Métis du Québec ne font pas partie de l'étude.

La culture des Métis est distincte de celle des premières Nations à bien des égards.

Aussi, il y a des distinctions importantes à faire entre Indiens non inscrits et les Métis.

Toujours en est-il que l'on réfère ici aux gens de réserves vivant sur les réserves ou, ayant quitté la réserve et qui apportent en ville, avec eux, leurs habitudes sanitaires acquises.
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Messagepar mitakuye oyasin » 2006-09-13, 12:51

.
Tout à fait M. Cyr.
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Messagepar Mayegan099 » 2006-09-13, 14:03

Raymond Cyr a écrit:Bonjour,

Les Métis du Québec ne font pas partie de l'étude.

La culture des Métis est distincte de celle des premières Nations à bien des égards.

Aussi, il y a des distinctions importantes à faire entre Indiens non inscrits et les Métis.

Toujours en est-il que l'on réfère ici aux gens de réserves vivant sur les réserves ou, ayant quitté la réserve et qui apportent en ville, avec eux, leurs habitudes sanitaires acquises.


Est-ce que mon texte suggère à ce point que je ne suis pas capable de faire toutes ces distinctions :shock:

Cependant, il ne suffit que d'un simple regard dans les sujets de ce forum pour voir que les Métis consomment eux aussi des recettes amérindiennes, lesquelles recettes ne se privent pas de matières grasses.

Le message est: faisons attention à ces recettes ou modifions-les un peu, avant de faire partie nous aussi d'une telle étude.
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Messagepar mitakuye oyasin » 2006-09-13, 14:41

Bonjour M. David,

Je suis d'accord avec M. Cyr dans l'article il est question des Indiens de réserve; les métis sont effectivement excluent de cette étude.


Vous dites :

Est-ce que mon texte suggère à ce point que je ne suis pas capable de faire toutes ces distinctions

Non pas que vous ne puissiez faire la distinction....mais d'autres peut-être ne le peuvent pas. Il est alors bon de profiter de l'intervention de quelqu'un pour préciser un point.
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Messagepar Dani'elp » 2007-03-15, 13:49

Oui c'est très clair pour ma part !
Merci !

..Et que dire, suite aussi au commentaire de David, sur les graisses, oui exactement l'exercice et l'action son de mise quant à la consommation de graisse sinon, ça passera pas sans effet !

..Et de même pour le sucre, il y a 50 ans et plus, (ou presque) les communautées autochtones mangeaient et consommaient du poisson cru, du carribou, etc, et Aujourdhui, vivant parmi les sociétés actuels, les aliments vendus au super marché sont remplis de sucre industriel, ex; pain - conserves diverse - sauce - pâtisserie - etc... rempli de sucre, alors vous imaginez comme moi l'effet !

Diabète et etc...

La prédisposition génétique est aussi un facteur important au développement, une question de temps pour plusieurs...

L'activités physiques et habitudes alimentaires sont aussi importante, lorsque changement et effect.. pour développement de se gêne..
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