«Horizon 2010» pour la signature d'une entente avec les Innu

Les ressources particulières pour les autochtones en cas d'infractions.

«Horizon 2010» pour la signature d'une entente avec les Innu

Messagepar Saguingoira » 2009-04-14, 21:05

Publié le 07 avril 2009 à 05h00
«Horizon 2010» pour la signature d'une entente avec les Innus

Michel Corbeil
Le Soleil

(Québec) Le ministre Pierre Corbeil fait montre d'un optimisme prudent sur la conclusion d'un accord au terme des pourparlers qui ont démarré au début de la décennie avec des Innus de trois communautés.

Son prédécesseur aux Affaires autochtones, l'ex-ministre Benoît Pelletier, avait prédit «une percée majeure» pour avril... 2008. En 2006, le ministre Geoffrey Kelley se donnait un an pour en arriver à une signature.

En entrevue, Pierre Corbeil s'est fait vague sur l'aboutissement des démarches. «De part et d'autre, nous voulons atterrir dans les délais les plus raisonnables. Tant mieux si on peut le faire en 2009. Mais disons horizon 2010» pour qu'une entente soit paraphée. «Soyons réalistes.»

Le député-ministre d'Abitibi-Est s'est tout de même montré encouragé sur l'avancement du dossier avec les Innus de Masteuiash, Natashquan et Essipit. L'écriture «du chapitre de la participation réelle des autochtones à la gestion du territoire» est bien engagée.


M. Corbeil a indiqué que les choses se présentent suffisamment bien pour qu'une quatrième communauté innue, sur la Côte-Nord, manifeste de l'intérêt à se joindre aux échanges. «Nous ne voulons pas que ce soit prétexte à retarder» les pourparlers, a-t-il établi.

«La gouvernance et l'accès au territoire et aux ressources», a ajouté Pierre Corbeil en cours d'entrevue, sont des dossiers compliqués à régler. D'autant qu'il faut concilier «des droits ancestraux [des autochtones] avec les intérêts des autres habitants du territoire. C'est pour ça qu'il faut faire les choses adéquatement».

Les négociations mettent en présence des porte-parole de Québec, d'Ottawa et des Innus. Des délégués régionaux se sont ajoutés, sous les pressions des citoyens des municipalités se trouvant dans les régions où se trouvent les villages.

Un de ceux-là, Anthony Detroio, a avancé qu'il partage l'avis du ministre. «Ça avance lentement, mais ça avance, a jugé l'ex-maire de Sept-Îles. Les Innus collaborent; le gouvernement souhaite en venir à un traité de collaboration entre les deux communautés.» Il a vanté le travail des négociateurs du Québec, les avocats Yves Fortier et Jean G. Bertrand.

M. Detroio a plaidé que «Blancs» et autochtones ont tout intérêt à ce qu'un terrain d'entente soit trouvé. «Nous connaissons les endroits où les Innus ont pleine juridiction. On arrêterait de dépenser des fortunes en cour [s'il y avait entente]. Pour la chasse, ce serait plaisant que les Innus respectent la période de chasse des Blancs, qui ne dure pas longtemps.»

Difficultés aux Escoumins

Le délégué régional a soumis qu'il «n'y a qu'un secteur où c'est difficile», la municipalité des Escoumins, voisine immédiate du village autochtone d'Essipit. Même là, le ressentiment commence à se calmer, a-t-il estimé.

L'apaisement est tout relatif, à en croire cependant le maire des Escoumins, Pierre Laurencelle, joint à son domicile. «Nous sommes disposés à faire les choses dans le respect, pas à nous faire amputer d'un territoire dont les autochtones n'ont pas besoin.»

Selon lui, sa municipalité doit être traitée comme un cas particulier. «C'est une première que le gouvernement négocie en territoire urbanisé. Et il y a de fortes tentatives pour tasser la population blanche» parce qu'elle ne compte que 2000 personnes, a-t-il déploré.

M. Laurencelle a indiqué qu'il ne remet pas en question les qualités des avocats Fortier et Bertrand. «Mais ils sont trop loin de notre réalité.»

Le maire réclame une voix au chapitre. «Mon plus grand désarroi est que le gouvernement n'est pas capable de nous donner des ressources» pour participer comme municipalité. Ne pas être à la table de négociations lui apparaît «inacceptable».

Il a réclamé une rencontre, avance le ministre des Affaires autochtones, mais aussi avec le premier ministre Jean Charest. «S'ils veulent un règlement, il faut que nous nous retrouvions à la table de négociations et que nous soyons minimalement informés.»

source : http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/act ... -innus.php
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