Examen périodique du Canada à l’ONU

Les ressources particulières pour les autochtones en cas d'infractions.

Examen périodique du Canada à l’ONU

Messagepar Saguingoira » 2009-02-08, 21:46

COMMUNIQUÉ DE PRESSE - POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
Examen périodique du Canada à l’ONU
LA SITUATION DES PEUPLES AUTOCHTONES DÉNONCÉE PAR 35 ÉTATS


Genève, le 5 février 2009 – L’image du Canada comme grand défenseur des droits del’homme ne tient pas la route quand il est question des droits des Premières Nations. Avant-hier, dans le cadre de l’examen périodique universel du Conseil des droits de l’homme, le représentant du gouvernement canadien a été incapable de défendre et dejustifier les nombreuses négligences du Canada à l’endroit des Premières Nations. Sur les 47 pays qui ont pu interroger le représentant du Canada, quelque 35 ont soulevé des inquiétudes profondes à l'égard du sort des peuples autochtones au Canada.

De nombreux pays, dont l'Autriche, le Mexique et la Norvège, ont vertement critiqué le Canada et l’ont sommé de revenir sur sa décision de ne pas appuyer la Déclaration de l’ONU sur les droits des peuples autochtones, adoptée en 2007. Le Canada avait été l'un des quatre pays à voter contre le document. Par la suite, le Danemark a eu droit à un silence de la part du Canada, lorsque celui-ci a été questionné à propos d’une lettre signée par cent avocats canadiens qui remettaient en doute leurs raisons de ne pas appuyer la Déclaration.

Pour sa défense, le représentant du Canada a affirmé que la Déclaration « ne prévoit pas un équilibre entre les droits des Autochtones et des non-Autochtones ». « Cette position est grotesque et farfelue », a répliqué le Chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), Ghislain Picard, soulignant que les lois, les politiques et les programmes du Canada, et plus particulièrement du ministère des Affaires indiennes, ont créé et maintenu depuis très longtemps de nombreuses injustices envers les Autochtones.
« Si le gouvernement Harper n’aime pas la Déclaration, c’est bien parce qu’elle respecte nos droits fondamentaux », a précisé le Chef Picard.

Violence subie par les femmes autochtones
L'adoption de la déclaration onusienne n'a pas été l'unique préoccupation mise de l'avant à l'égard des Premières Nations. De nombreux États ont aussi questionné le Canada sur la violence que subissent les femmes autochtones, alors qu’au-delà de 500 d’entre elles sont portées disparues ou ont été tuées jusqu’à tout récemment au Canada. À ce sujet, le représentant du Canada avait aussi peine à expliquer que les femmes autochtones au Canada sont cinq fois plus à risque que le reste de la population féminine d'être victimes de violence conjugale ou de mourir d'une mort violente.

« Le grand nombre de questions posées par les autres pays démontre qu’en ce qui concerne les droits des peuples autochtones, le Canada n’a pas l’image de champion des droits de
l'homme », a affirmé John Martin, conseiller politique de l’APNQL, présent à Genève. « Nous souhaitons que cette pression internationale amène le Canada à changer ses façons de faire et à reconnaître nos droits », a-t-il déclaré au nom de l’APNQL.

L’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador est l’organisme régional qui regroupe les Chefs des Premières Nations du Québec et du Labrador.

SOURCE : Alain Garon, agent des communications
APNQL
Tél. : (418) 842-5020 / Cellulaire : (418) 956-5720
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PRESS RELEASE- FOR IMMEDIATE RELEASE
Canada’s Universal Periodic Review at the UN
THE SITUATION OF ABORIGINAL PEOPLES IS DENOUNCED BY 35 STATES

Geneva, February 5, 2009 – The image of Canada, as the great defender of human rights does not hold water when it’s a matter of First Nations’ rights. Two days ago, within the scope of Canada’s Universal Periodic Review of the Human Rights Council, the representative of the Canadian government was unable to defend and justify Canada’s numerous acts of negligence towards the First Nations. Out of 47 countries who interrogated the representative of Canada, some 35 of them raised profound concerns for the fate of Canada’s Aboriginal Peoples.

Numerous countries, including Austria, Mexico and Norway strongly criticized Canada, and enjoined it to reconsider its decision of not supporting the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, adopted in 2007. Canada was among the four countries to vote against the document. Later on, Canada remained silent when Denmark asked questions about a letter signed by one hundred lawyers from Canada who were questioning its reasons for not supporting the Declaration.

As a means of defense, the representative of Canada affirmed that the Declaration “does not provide for equilibrium between the rights of Aboriginals and Non-Aboriginals”. “This position is udicrous and hare-brained”, replied the Chief of the Assembly of the First Nations of Quebec and Labrador (AFNQL), Ghislain Picard, emphasizing that Canada’s laws, policies and programs, and more particularly the Department of Indian Affairs, have created and maintained since a very long time, numerous injustices towards the Aboriginals. “ If the Declaration doesn’t sit well with the Harper government, it’s definitely because it respects our fundamental rights ”, stated Chief Picard.

Violence suffered by Aboriginal Women
The adoption of the United Nations Declaration was not the sole concern put forward in regards to the First Nations. Numerous States also questioned Canada on the violence which the Aboriginal women are subjected to, while over 500 of them have gone missing or have been killed up until recently in Canada. On this matter, the representative of Canada had difficulty explaining that Aboriginal women in Canada are five times more at risk than the rest of the female population of being victims of domestic violence or to die from a violent death.
“The large number of questions asked by the other countries shows that, as far as the rights of Aboriginal Peoples are concerned, Canada does not project the image of a country that champions human rights”, stated John Martin, the political adviser of the AFNQL, who was on site in Geneva. “We are hoping that this international pressure will bring Canada to change its ways of doing things and to recognize our rights”, concluded Mr. Martin on behalf of the AFNQL.

The Assembly of the First Nations of Quebec and Labrador is the regional organization regrouping the Chiefs of the First Nations of Quebec and Labrador.

SOURCE: Alain Garon, Communication Officer
AFNQL
Tel.: (418) 842-5020 / Cellular: (418) 956-5720
Saguingoira
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