Les Métis du Nouveau Brunswick sont des Métis du Québec

Venez ici pour discuter en général.

Les Métis du Nouveau Brunswick sont des Métis du Québec

Messagepar chune » 2007-12-31, 15:21

Nous savons que la famille de François Robichaud (le deuxième), la veuve Marie LeBorgne de Belleisle-Robichaud et leurs enfants ont été recensés au Québec en 1762. Une analyse des annuaires téléphoniques (1996) des régions Montmagny et Rivière-du-Loup permet de constater que 62% des noms Robichaud y étant inscrits se trouvent à Saint-JeanPort-Joli et dans les deux municipalités avoisinantes; de Sainte-Perpétue et de Saint Pamphile. En tenant compte de la taille de Saint-Jean-Port-Joli et de la proportion de Robichaud qui s’y trouvent on pense pouvoir affirmer qu’il s’agit de la capitale des Robichaud du Québec.Ce sont des membres de la famille Aubert de Gaspé, qui pendant cinq générations ont été seigneurs pour le plus longtemps, de 1686 à 1854 a Saint-Jean-Port-Joli. Le dernier seigneur, Philippe Aubert de Gaspé (1786-1871), a écrit le premier véritable roman canadien français, Les Anciens Canadiens, en 1863, qui relate la vie à Saint-Jean-Port-Joli avant et après la conquête anglaise de 1759, à la même époque où nos ancêtres Robichaud y étaient comme réfugiés.



je ne suis pa en exil au Québec les racines de mes ancêtres son bien ici en Québec,

Gaspé
Saint-JeanPort-Joli
Montmagny
Rivière-du-Loup
Baie Comeau
Sainte-Perpétue
Saint Pamphile
Rigaud


http://archie56.blogspot.com/
chune
 

Messagepar chune » 2007-12-31, 15:25

Centre d'études acadiennes

Université de Moncton

Moncton (Nouveau-Brunswick)

CANADA E1A 3E9

Téléphone : (506) 858-4085

Télécopieur : (506) 858-4530

La Société historique acadienne

Les Cahiers Vol 25, nos 2 et 3 avril-septembre 1994

Stephen A. White


ROBICHAUD

Outre les Cadet, on retrouve au sud-est du Nouveau-Brunswick des descendants de la lignée des Robichaud dit Niganne. L'auteur de cette branche de la famille était prénommé François. Né vers 1677, François était le cadet de la famille d'Étienne Robichaud et de Françoise Boudrot. Vers 1702, il épousa Madeleine Thériot, fille de Claude Thériot et de Marie Gautreau. Neuf enfants sont issus de ce mariage, y compris deux fils prénommés d 'après leur père. Le plus jeune de ces deux naquit à Port-Royal le 6 septembre 1716. Il contracta mariage au même endroit, le 7 janvier 1739, avec Marie LeBorgne de Bélisle, fille d'Alexandre LeBorgne de Bélisle et d'Anastasie d'Abbadie de Saint-Castin. François et Marie se sont établis en bas de la rivière Saint-Jean, mais durant le Grand Dérangement ils se sont réfugiés au Québec. Leur famille comptait neuf enfants, dont François, qui est revint sur la rivière Saint-Jean, où il épousa vers 1776 Françoise-Cécile Thibodeau, fille de Jean-Baptiste Thibodeau et de Marie LeBlanc.


Marguerite Robichaud ma mére



Name: Mathilde PIDICWAMMISKWE of the Abanaki Nation•

Given Name: Mathilde • Surname: Pidicwammiskwe • Name: Mathilde Pidicwammiskwe Pidicwammiskwe or Madokawando • Sex: F

Father:Madokawando Chief of the Abanaki Nation

Marriage 1 Jean-Vincent D' ABBADIE (DE ST-CASTIN) b v 1652 3e baron de Saint- Castin France•

Married: ABT 1670 in Acadie, (Nova Scotia)

Children

1. Therese D' ABBADIE (DE ST-CASTIN)

2.Anastasie D' ABBADIE (DE ST-CASTIN)b: ABT 1687 in Port Royal, Acadie, (Annapolis, N.S)


Name: Anastasie D' ABBADIE (DE ST-CASTIN)• Given Name: Anastasie • Surname: D' Abbadie • Name: Anastasie D' Abbadie dite De St. Castin • Given Name: Anastasie D' Abbadie dite De St. Castin • Sex: F


Birth: ABT 1687 in Port Royal, Acadie, (Annapolis, Nova Scotia)


Father: Jean-Vincent D' ABBADIE (DE ST-CASTIN)

Mother: Mathilde PIDICWAMMISKWE


Marriage 1 Alexandre LEBORGNE-BELISLE b: ABT 1679 in Port Royal, Acadie, (Annapolis, Nova Scotia)

• Married: 4 DEC 1707 in Port Royal, Acadie, (Annapolis, Nova Scotia)

Father Alexandre Leborne-Belisle

Morther Marie de Saint-Étienne de La Tour


Marie LEBORGNE-BELISLE


Given Name: Marie • Surname: LeBorgne-Belisle • Name: Marie Leborgne dit Belisle sex: F



Father: Alexandre LEBORGNE-BELISLE b: ABT 1679 in Port Royal, Acadie, (Annapolis, Nova Scotia)


Mother: Anastasie D' ABBADIE b: ABT 1687 in Port Royal, Acadie, (Annapolis, Nova Scotia)


Marriage 1 Francois Lejeune ROBICHAUD b: 06 sept 1716 in Port Royal, Acadie, • Married: 7 JAN 1739 in Port Royal, Acadie,


Children

1.Francois Le jeune ROBICHAUD b: ABT 1747

2.Anselme ROBICHAUD b: ABT 1753

3. Marguerite ROBICHAUD b: AFT 1739

4. Josephte ROBICHAUD b: AFT 1739

5. Joseph ROBICHAUD b: AFT 1739

6. Pierre ROBICHAUD b: AFT 173



Name: Francois ROBICHAUD • Given Name: Francois • Surname: Robichaud • Sex: M
Birth: v 1747•


Father: Francois ROBICHAUD 06 sept 1716 in Port Royal, Acadie, • Married: 7 JAN 1739 in Port Royal, Acadie,


Mother: Marie LEBORGNE-BELISLE

Marriage 1 Francoise-Cecile THIBODEAU b: ABT 1750 d/s Bouctouche N.B

Married: V 1776 Coverdale Moncton N.B


Name: Joseph ROBICHAUD • Given Name: (dit Major)Surname: Robichaud • Sex: M
Birth: v 1782
Death: 18 sept 1870


Father:Francois ROBICHAUD b 6 SEP 1716 in Port Royal, Acadie, (Annapolis, N.S)


Mother Francoise-Cecile THIBODEAU b: ABT 1750 d/s Bouctouche New Brunswick


Marriage Marguerite Babineau 11 août 1806 Grande-Digue N.B


Name: Luc Babin• Given Name: • Surname: Babin• Sex: M •

Birth: 08 septembre 1819 Saint Charles de Kent N.B


Father :Joseph Babin 13 mai 1845 St Louis- De-Kent N.B

Mother :Marie Natalie D’Aigle


Marriage Agnès Robichaud b 05 avril 1819 St Louis- De-Kent N.B


Father Joseph Robichaud dit Major b v 1782Mother Marguerite Babineau


Name: Joseph Babin• Given Name: • Surname: Babin• Sex: M


Birth: 13 mai 1845 St Louis- De-Kent N.B


Father : Luc Babin b 08 septembre 1819 Saint Charles de Kent N.B


Mother : Agnès Robichaud born 05 avril 1819 St Louis- De-Kent N.B


Marriage Appoline Caissy 04 mars 1867 St Louis- De-Kent N.B


Name: Simon Martin Robichaud• Sex: M • Birth: 25 avril 1877 Pointe Sapin N.B


Father:Fidèle Robichaud b 12 dec 1839 Pointe Sapin N.B


Mother:Marguerite Mazerolle 15 juin 1837 Pointe Sapin N.B


Married Priscille Babin 13 juillet 1900


Name: Aleçon Martin• Sex: M Escuminac, Nouveau Brunswick• Birth: 10 mars 1911 Baie ste anne N.B•


Father:Andre Martin b 18 mai 1885 Baie-Ste-Anne, Nouveau Brunswick


Mother:Pauline Savoie b 20 juillet 1890 Néguac N.B


Married Marguerite Robichaud 14 juillet 1932 Baie Ste Anne N.B


Name: Archie Martin• Sex: M Escuminac, Nouveau Brunswick• Birth: 10 mars 1947 Escuminac N.B


Father: Aleçon Martin b10 mars 1911 Baie ste anne N.B


Mother: Marguerite Robichaud b 20 juillet 1910 Pointe Sapin N.B


Married Pierrette Scofield 07 juin 1969 Montreal Quebec




Aleçon Martin & Marguerite Robichaud
Centre d'études acadiennes

Université de Moncton

Moncton (Nouveau-Brunswick)

CANADA E1A 3E9

Téléphone : (506) 858-4085

Télécopieur : (506) 858-4530


La Société historique acadienne Les Cahiers Vol 25, nos 2 et 3 avril-septembre 1994

Stephen A. White

Aleçon Martin mon pére

Généalogie Certifiée par

Alfred Chiasson
Généalogiste Recherchiste (C)
245 rue du Pêcheur Nord
Lamèque N.B E8T 1K2
Tel: 1-506-344-8985



MARTIN

Les Martin du Nouveau-Brunswick sont les descendants de Barnabé Martin. Nous ignorons l'origine précise de Barnabé, mais il semble bien être né en France vers 1636. Il est arrivé en Acadie avant 1666, quand il épousa, à Port-Royal, Jeanne Pelletret, fille de Simon Pelletret et de Perrine Bourque. Barnabé est décédé entre 1678 et 1686, laissant sept enfants, dont René, né vers le mois de mars 1671. Celui-ci s'est marié, peu avant le recensement de 1693, à Marie Mignier, veuve de Joseph Gravois. Le cinquième des huit fils de René Martin s'appelait Jean-Baptiste. Il naquit à Port-Royal, le 15 mars 1704, et il épousa, au même endroit, le 24 novembre 1732, Marie Brun, fille de Claude Brun et de Cécile Dugas. La famille de Jean-Baptiste Martin comptait quatorze enfants, dont Joseph, né à Port-Royal, le 4 novembre 1740, et Amand, né dans la même paroisse, le 20 mai 1742. Joseph et Amand Martin se sont mariés à Ekoupahag (aujourd'hui Kingsclear), le 29 juin 1768, à Marie-Josèphe et à Agathe Lejeune dit Briard, toutes deux filles d'Eustache Lejeune et de Marie Anne Barrieau. Après l'arrivée des Loyalistes à la rivière Saint-Jean, Joseph et Amand ont dû quitter la région d'Ekoupahag. Ils se sont éventuellement fixés à Baie des Ouines (aujourd'hui Baie Sainte-Anne,) où Joseph et Amand sont décédés, le premier pendant l'hiver 1814-1815 et le second le 3 mars 1815.


MARTIN (3) DIT BRIARD (LABRIERE)2 LEJEUNE* (PIERRE (1)1 LEJEUNE DIT BRIARD*) was born 1661 in Port Royal, Acadia. He married (1) KAGIGCONIAC JEANNE (MARIE) AMERINDIENNE* 1684. She was born in Sauvagesse de nation, and died Abt. 1699.


ANNE DIT BRIARD LEJEUNE, b. 1687; m. RENE DIT RENOCHON LABAUVE, 1702


He married (2) MARIE GAUDET * 1699, daughter of JEAN GAUDET and JEANNE HENRY.


EUSTACHE DIT BRIARD LEJEUNE, b. August 1715; d. 1760; m. MARIE-ANNE BARRIEAU, 1747.


1752 Isles Madame - Jacob’s Point
Eustache LeJeune, coaster, native of la Cadie, aged 30
Marie Anne Beriaude, his wife, native of Port Royal, aged 25
Agate, aged 4
Marie Joseph, aged 17 months
Three years in colony. Land located for them by Mons. De Villejoint, situated on the Point à Jacob.

AMAND MARTIN, m AGATHE LEJEUNE dit BRIARD. Enfants:

i. Jean-Anselme, n Ekoupahag 21 avril 1770; m St-Basile 31 juil 1797 Marie-Josèphe Fournier. (Jean-Marie & Angélique Dionne).

ii. Marguerite, n Rivière-St-Jean 15 nov 1772; m v 1795 Pierre Hébert. (Jean & Blanche (Osite) Vincent).

iii. Jean-Baptiste, m Richibouctou-Village 2 avril 1804 Anne Boucher (Joseph & Isabelle Martin).

iv. Rose, m Richibouctou-Village 6 oct 1802 Raphaël Caissie.(Jean-Baptiste & Félicité Haché).

v. Raphaël, n v 1781; m Richibouctou-Village 27 janv 1801 Geneviève Hébert (Jean & Blanche (Osite) Vincent); d Baie-Des-Ouines -- fév 1821.

vi.Paul, n v 1782; d Baie-Des-Ouines v 15 fév 1818, célibataire.

vii.Amand, n (Rg Carleton) 20 juil 1784.

viii. Marie-Esther, m Baie-Des-Ouines 18 oct 1813 Victor Durelle.

viiii Joseph, n (Rg Caraquet N.B) 15 mars 1788; m (1) Kingsclear(Ekoupahag) (4 août 1817 Marie BOURGOIN (Alexandre & Madeleine Godin); m (2) Pointe-Sapin N,B 11 avril 1836 Charlotte GIROUARD (Benjamin & Madeleine Cormier).

Athanase Denis Martin n Baie des Ouines N.B sept 6 1842 m Suzanne Durelle

André Denis Martin n Baie-ste-anne N.B 18 mai 1885 m Pauline Savoie n 20 juillet 1890

Aleçon Martin n Baie-Ste Anne N.B 10 mars 1911 m Margarite Robichaud n 17 juillet 1910

Archie Martin n Escuminac N.B 10 mars 1947 m Pierrette Scofield n 08 jan 1948
chune
 

Messagepar Pierre » 2007-12-31, 22:58

M. Archie Martin

Félicitations pour la qualité de vos recherches M. Martin, vous nous aidez grandement à identifier les souches de la communauté métisse de la côte-est.

Trois seigneurs ont marqué l’histoire de l’Acadie fondée sur la traite des fourrures : Charles de St-Étienne de La Tour qui a notamment épousé une Sauvagesse en 1626, le Baron de St-Castin qui a lui aussi épousé une sauvagesse vers 1680 et Le Borgne de Belle-Isles dont l’un des fils a épousé une métisse de sang de St-Castin au début du 18ème siècle.

Le généalogiste attitré de l’Acadie, Stephen White, écrit sur le site internet de Lucie Consentino que ce Leborgne et quelque 250 personnes étaient établies le long de la rivière St-Jean vers 1750. Plusieurs descendaient des enfants métis de La Tour (Jeanne) et de St-Castin, notamment des Leborgne, des Robichaud, des Petitpas et compagnie.

L’histoire des Métis de l’Acadie est particulièrement difficile à reconstituer compte tenu de la destruction de milliers d’actes de bms.

Par contre, certains actes, de même que l’histoire des traiteurs de la St-Jean permettent de reconstituer l’ethnogénèse de cette communauté, dont on retrouve les membres dans plusieurs colonies du Bas Saint-Laurent, du Maine et du Nouveau-Brunswick, notamment à Saint-Basile de Madawaska (NB), Frenchville (Maine), Castine (Maine), Van Buren, le long de la rivière Croque et le Témiscouata.

Pour y voir plus clair, je vous invite à lire les biographies des Damours, père et des fils, qui faisaient la traite sur la St-Jean et à Matane vers 1700.

Après l’abandon de l’Acadie par la France en 1713, on retrouve un des descendants Damour, Louis Mathieu, dans la traite vers l’Ouest. Louis engagera même un des ancêtres de Riel, Basyle (sic) pour l’Ouest.

La grand-mère de Louis Mathieu était Marie Marsolet, l’une des filles du fameux truchement et trafiquant de fourrures Nicolas Marsolet, débarqué au pays sous Champlain vers 1610, pour qui la traite n’avait plus de secret.

Un autre seigneur à l’œuvre dans la traite en Acadie était Charles Aubert de la Chesnaye qui opérait un poste de traite dans le Bas Saint-Laurent avant 1700 et qui passait les fourrures de la Nouvelle-France en contrebande par la rivière St-Jean jusqu’à Port-Royal pour les expédier en France sans payer de taxes.

Je vous invite à lire à ce sujet la biographie de La Chesnaye publiée par les auteurs du Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

En résumé, outre la traite et la contrebande des fourrures, les Métis de la côte-est étaient impliqués dans la résistance à l’Angleterre à partir de 1672. Vaudreuil nommera même le métis Bernard-Anselme de St-Castin à la tête des bandes sauvages de l’Acadie en 1708, si ma mémoire est bonne. Or, qui dit résistance et contrebande dit secret. De là les difficultés à identifier les Métis de la côte-est, mais on y parvient, à force de patience.

Les lignées des métis de sang de la côte-est qui occupent le Bas Saint-Laurent à partir du Grand Dérangement seront publiées en 2008. On y retrouvera les souches métisses des Nadeau, Michaud, St-Pierre, etc.

De fait, ces données confirment l'origine interethnique de centaines de personnes qui s'identifient Métis dans le Bas Saint-Laurent.

Entre-temps, bonne lecture du DBC et bonne année, M. Martin.
Pierre
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Messagepar chune » 2008-01-01, 10:12

wela'lin merci M.Montour et bonne année a toi aussi,et beaucoup de santé pour la nouvelle année


Archie
chune
 

Re: Les Métis du Nouveau Brunswick sont des Métis du Québec

Messagepar medeoulin » 2008-02-16, 17:03

Archie Martin a écrit:Nous savons que la famille de François Robichaud (le deuxième), la veuve Marie LeBorgne de Belleisle-Robichaud et leurs enfants ont été recensés au Québec en 1762. Une analyse des annuaires téléphoniques (1996) des régions Montmagny et Rivière-du-Loup permet de constater que 62% des noms Robichaud y étant inscrits se trouvent à Saint-JeanPort-Joli et dans les deux municipalités avoisinantes; de Sainte-Perpétue et de Saint Pamphile. En tenant compte de la taille de Saint-Jean-Port-Joli et de la proportion de Robichaud qui s’y trouvent on pense pouvoir affirmer qu’il s’agit de la capitale des Robichaud du Québec.Ce sont des membres de la famille Aubert de Gaspé, qui pendant cinq générations ont été seigneurs pour le plus longtemps, de 1686 à 1854 a Saint-Jean-Port-Joli. Le dernier seigneur, Philippe Aubert de Gaspé (1786-1871), a écrit le premier véritable roman canadien français, Les Anciens Canadiens, en 1863, qui relate la vie à Saint-Jean-Port-Joli avant et après la conquête anglaise de 1759, à la même époque où nos ancêtres Robichaud y étaient comme réfugiés.



je ne suis pa en exil au Québec les racines de mes ancêtres son bien ici en Québec,

Gaspé
Saint-JeanPort-Joli
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Bonjour Cousin Archie.

Effectivement les Métis du Nouveau-Brunswick ne sont pas étrangers au Québec. Ils ont simplement été recueillis dans la région de Cap St-Ignace, l'Islet et St-Jean-Port-Joli. Je suis le descendant du frère et de la soeur de tes ancêtres Robichaud-Le Borgne de Belle-Isle.

Pierre Robichaux (Robichaud), né le 15 mars 1713, Port-Royal, Acadie (Nouvelle-Écosse), décédé le 5 novembre 1784, l'Islet-sur-mer, inhumé le 6 novembre 1784, dans l'église, L'Islet, Québec (à l'âge de 71 ans), coureur des bois (commerçant indien).
Marié le 16 janvier 1737, Port-Royal, Acadie (Nouvelle-Écosse), avec Anne-Françoise ou Marie-Françoise Le Borgne de Belle-Isle, née en 1715, Pentagouët, baie de Penobscot, Acadie (Maine, USA), décédée le 28 janvier 1791, l'Islet, Québec, inhumée le 31 janvier 1791, L'Islet, Québec (à l'âge de 76 ans).

Voici ce que je sais de ce Pierre Robichaud:

Comme son père et son frère François, il a probablement travaillé à l'approvisionnement du fort anglais pour le compte de son oncle Prudent. Ce travail n'était pas bien vu de la part des Acadiens, qui considéraient ce travail comme une sorte de collaboration avec l'ennemi. Certains d'entre eux d'ailleurs ont cherché à entraver par toutes sortes de moyens cette activité. Ainsi pour éviter de provoquer leurs concitoyens, leurs halages se faisaient souvent de nuit mais leur travail était quelquefois empêcher par des barricades dressées dans les chemins du portage menant à Annapolis.

Dès le 8 janvier 1769, "Pierre Robichaud of L'Islette, Indian trader" est engagé par John Lymburner, marchand de Québec. Pierre Robichaud, l'oncle d'Anselme et de Michel, possédait aussi une goélette qui servait à la pêche à la morue, qu'il baille en 1766. L'un de ses fils, François-Régis est engagé par Simon Fraser, en 1786, pour la traite des fourrures. Nous sommes donc restés des métis par nos liens de parenté avec les Malécites de la Rivière St-Jean. D'ailleurs Marie-Françoise Le Borgne, l'épouse de Pierre Robichaud, agit comme interprète:

Lorsque les Français tentent de reconquérir l'Acadie anglaise en 1744, Françoise, agissant pour le compte de son père, fait passer 78 Malécites de la rivière Saint-Jean jusqu'aux Mines, venant ainsi en aide au commandant François Du Pont Duvivier dans son expédition contre Annapolis Royal. Ce détachement de 50 soldats français, de 160 Micmacs et de 70 Malécites siège obstinément jusqu'au 2 octobre 1644, persuadé que des renforts français sont sur le point de se présenter.

Françoise aurait été interprète du chef Michel Narreyonnes lorsqu'il ratifia à la Rivière Sain-Jean le traité de paix avec les Anglais qui avait été signé à Chebucto, Nouvelle-Écosse le 4 septembre 1749.

En 1749, une ratification du traité no 239 (voir:http://www.ainc-inac.gc.ca/pr/trts/hti/Marit/summ_f.html) par les Amérindiens du fleuve Saint-Jean comportait une reconnaissance des conditions "interprétées fidèlement pour nous (les signataires autochtones) par Madame de Bellisle, habitante de ce fleuve, nommée par nous à cette fin." (p. 175, Les Amérindiens dans un monde en mutation - Les Premières Nations du Canada par Olive Patricia Dickason, Éditions du Septentrion) - Cette ratification a suivi la déclaration de guerre de 1744, faites par William Shirley (gouverneur du Massachussetts de 1741 à 1749 et de 1753 à 1756) contre les Malécites du fleuve Saint-Jean et les Micmacs du cap Sable.

En 1758, la famille d'Anne-Françoise Le Borgne de Belle-Isle doit quitter l'établissement Robichaud, puisque leur lieu de résidence est incendié par les troupes de Robert Monckton, qui mène une offensive sur la rivière Saint-Jean.

Établis à l'Islet, nous avons tissé des liens avec les familles seigneuriales avec lesquelles nous étions apparentés.

Pierre Alexandre Robichaud épouse Geneviève Guimond 12 novembre 1770, l'Islet-sur-mer, l'Islet, Québec. Geneviève Guimond est la fille de Louis Guimond et d'Ursule Bernier. Le frère de Geneviève Guimond: Jean-Gabriel épouse le 10 avril 1763, Reine-Ursule Lemieux (fille de Louis Lemieux et de Louise Gamache), dont les seigneuries: par les Bernier: la seigneurie du Fief de La Pointe-aux-Foins située à l'extrémité ouest de la paroisse actuelle du Cap-Saint-Ignace, par les Gamache / Lemieux: seigneurie de l'Islet.

son fils Pierre-Alexandre épousera le 4 septembre 1798, St-Jean-Port-Joli, Québec: Marie-Louise Laurendeau (fille de Louis-Charles Laurendeau et de Marie Chrétien).

son fils Édouard Robichaud épouse le 20 janvier 1835, Rimouski Marie-Ursule Gagné (fille de Barthélémi Gagné et de Marie-Geneviève Volant dite de Champlain (une cousine de l'ancêtre de Florent Volant, le chanteur montagnais). Cette Geneviève Volant de Champlain et l'arrière arrière petite-fille de Louis Jolliet, seigneur d'Anticosti par sa grand-mère Claire-Michelle Jolliet de Mingan et d'Anticostie) ainsi que l'arrière arrière petite-fille d'Alexis Gagné dit Bellavance, seigneur de la Fresnaye.

Édouard Robichaud est mon arrière arrière grand-père.
Mario Breton,
descendant du baron Jean-Vincent d'Abbadie de Saint-Castin et de Misoudkoswe
de Martin-Prévost et de Marie Olivier Manithabe8ich
de Pierre Artaut de Latour et de Louise "Sauvagesse" Manitouakikwe
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medeoulin
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Messagepar Richard Harvey » 2008-02-16, 17:38

Archie,

si vous êtes un exilé...alors nous le sommes tous!

D'Est en Ouest!!
Richard Harvey
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Messagepar Raymond Cyr » 2008-02-16, 18:43

Bonjour,

Je suis né en Saskatchewan. (Mon père est du Québec et ma mère, de l'Ouest. J'ai grandi en Gaspésie dans la colonie fondée par mon grand-père.)

Je paye des taxes à la Ville de Sherbrooke depuis bien plus que vingt ans. Suis-je moins sherbrookois que celui qui est né à Sherbrooke il y a vingt ans, y a vécu mais et n'y a jamais payé de taxes?

Et depuis quand les Métis ont-ils des provinces pour territoires?
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Esprit, notre créateur, donne-nous le courage d'être une seule pensée.
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Messagepar chune » 2008-02-16, 20:33

Merci beaucoup de la music pour moi,pourquoi il a des personnes qui son contre nous en est tous des frères et soeurs Métis en le voie par vos paroles. l'histoire les ecritures et voilà. merci Archie
chune
 

Re: Les Métis du Nouveau Brunswick sont des Métis du Québec

Messagepar medeoulin » 2008-02-23, 18:42

Archie Martin a écrit:Nous savons que la famille de François Robichaud (le deuxième), la veuve Marie LeBorgne de Belleisle-Robichaud et leurs enfants ont été recensés au Québec en 1762. Une analyse des annuaires téléphoniques (1996) des régions Montmagny et Rivière-du-Loup permet de constater que 62% des noms Robichaud y étant inscrits se trouvent à Saint-JeanPort-Joli et dans les deux municipalités avoisinantes; de Sainte-Perpétue et de Saint Pamphile. En tenant compte de la taille de Saint-Jean-Port-Joli et de la proportion de Robichaud qui s’y trouvent on pense pouvoir affirmer qu’il s’agit de la capitale des Robichaud du Québec.Ce sont des membres de la famille Aubert de Gaspé, qui pendant cinq générations ont été seigneurs pour le plus longtemps, de 1686 à 1854 a Saint-Jean-Port-Joli. Le dernier seigneur, Philippe Aubert de Gaspé (1786-1871), a écrit le premier véritable roman canadien français, Les Anciens Canadiens, en 1863, qui relate la vie à Saint-Jean-Port-Joli avant et après la conquête anglaise de 1759, à la même époque où nos ancêtres Robichaud y étaient comme réfugiés.

je ne suis pa en exil au Québec les racines de mes ancêtres son bien ici en Québec,



Mario Breton a écrit:Bonjour Cousin Archie.

Effectivement les Métis du Nouveau-Brunswick ne sont pas étrangers au Québec. Ils ont simplement été recueillis dans la région de Cap St-Ignace, l'Islet et St-Jean-Port-Joli. Je suis le descendant du frère et de la soeur de tes ancêtres Robichaud-Le Borgne de Belle-Isle.

Pierre Robichaux (Robichaud), né le 15 mars 1713, Port-Royal, Acadie (Nouvelle-Écosse), décédé le 5 novembre 1784, l'Islet-sur-mer, inhumé le 6 novembre 1784, dans l'église, L'Islet, Québec (à l'âge de 71 ans), coureur des bois (commerçant indien).
Marié le 16 janvier 1737, Port-Royal, Acadie (Nouvelle-Écosse), avec Anne-Françoise ou Marie-Françoise Le Borgne de Belle-Isle, née en 1715, Pentagouët, baie de Penobscot, Acadie (Maine, USA), décédée le 28 janvier 1791, l'Islet, Québec, inhumée le 31 janvier 1791, L'Islet, Québec (à l'âge de 76 ans).

Voici ce que je sais de ce Pierre Robichaud:

Comme son père et son frère François, il a probablement travaillé à l'approvisionnement du fort anglais pour le compte de son oncle Prudent. Ce travail n'était pas bien vu de la part des Acadiens, qui considéraient ce travail comme une sorte de collaboration avec l'ennemi. Certains d'entre eux d'ailleurs ont cherché à entraver par toutes sortes de moyens cette activité. Ainsi pour éviter de provoquer leurs concitoyens, leurs halages se faisaient souvent de nuit mais leur travail était quelquefois empêcher par des barricades dressées dans les chemins du portage menant à Annapolis.

Dès le 8 janvier 1769, "Pierre Robichaud of L'Islette, Indian trader" est engagé par John Lymburner, marchand de Québec. Pierre Robichaud, l'oncle d'Anselme et de Michel, possédait aussi une goélette qui servait à la pêche à la morue, qu'il baille en 1766. L'un de ses fils, François-Régis est engagé par Simon Fraser, en 1786, pour la traite des fourrures. Nous sommes donc restés des métis par nos liens de parenté avec les Malécites de la Rivière St-Jean. D'ailleurs Marie-Françoise Le Borgne, l'épouse de Pierre Robichaud, agit comme interprète:

Lorsque les Français tentent de reconquérir l'Acadie anglaise en 1744, Françoise, agissant pour le compte de son père, fait passer 78 Malécites de la rivière Saint-Jean jusqu'aux Mines, venant ainsi en aide au commandant François Du Pont Duvivier dans son expédition contre Annapolis Royal. Ce détachement de 50 soldats français, de 160 Micmacs et de 70 Malécites siège obstinément jusqu'au 2 octobre 1644, persuadé que des renforts français sont sur le point de se présenter.

Françoise aurait été interprète du chef Michel Narreyonnes lorsqu'il ratifia à la Rivière Sain-Jean le traité de paix avec les Anglais qui avait été signé à Chebucto, Nouvelle-Écosse le 4 septembre 1749.

En 1749, une ratification du traité no 239 (voir:http://www.ainc-inac.gc.ca/pr/trts/hti/Marit/summ_f.html) par les Amérindiens du fleuve Saint-Jean comportait une reconnaissance des conditions "interprétées fidèlement pour nous (les signataires autochtones) par Madame de Bellisle, habitante de ce fleuve, nommée par nous à cette fin." (p. 175, Les Amérindiens dans un monde en mutation - Les Premières Nations du Canada par Olive Patricia Dickason, Éditions du Septentrion) - Cette ratification a suivi la déclaration de guerre de 1744, faites par William Shirley (gouverneur du Massachussetts de 1741 à 1749 et de 1753 à 1756) contre les Malécites du fleuve Saint-Jean et les Micmacs du cap Sable.

En 1758, la famille d'Anne-Françoise Le Borgne de Belle-Isle doit quitter l'établissement Robichaud, puisque leur lieu de résidence est incendié par les troupes de Robert Monckton, qui mène une offensive sur la rivière Saint-Jean.

Établis à l'Islet, nous avons tissé des liens avec les familles seigneuriales avec lesquelles nous étions apparentés.


Archie, deux des frères de ton ancêtre François (à François) ont aussi faits la traite des fourrures dans ce que nous appelons aujourd'hui le Madawaska. Ils s'étaient établis à Rivière-des-Caps dans le comté de Kamouraska. Leurs noms: Michel et Anselme Robichaud (fils de François Robichaud et de Marie Le Borgne de Belle-Isle). Michel et son frère Anselme font la traite des fourrures au Nouveau-Brunswick. Dans le livre de MacNutt, W.S., (1984). New Brunswick, A History 1784-1867, MacMillan, Toronto, p.81-82 on peut lire ce qui suit:

In the autumn the Acadians would advance supplies to the Indians against the produce of the hunting season. But the ability of the savages to pay was forestalled bye the Canada traders, especially, the notorious Robicheau brothers, who came over the portage at the conclusion of the season, demoralized them with intoxicating liquors, and stripped them of their peltry.

Les frères Robichaud faisaient le commerce des fourrures avec les Indiens et habitants du Madawaska sans trop de considérations pour les frontières qui étaient encore indéterminées. En 1792, un lieutenant de la milice nommé par Québec: Jacques Cyr du Madawaska intente une poursuite contre Augustin Dubé et Pierre Duperré, résidants du Madawaska, pour des dettes impayés aux frères Robichaud. Cyr paye les dix louis demandés qui furent remis aux ayants droit.

Thomas Albert dans son livre: (Histoire du Madawaska, entre l'Acadie, le Québec et l'Amérique, La Société historique du Madawaska, Hurtubise HMHM, Lasalle, Québec, 1982, p. 96 (42).), nous révèle l'identité de ces frères Robichaud: Anselme et Michel, de la Rivière-des-Caps, comté de Témiscouata, fils de la réfugiée Marie Le Borgne de Belle-Isle, vivant à St-Jean-Port-Joli et veuve de François Robichaud.

Selon Paul-Henri Hudon (1997) dans la revue d'histoire et de généalogie (Le Clan Robichaud-LeBorgne dans la région de l'Islet, Héritage Acadien, Revue d'histoire et de généalogie, Magog, Québec, février 1997, p.13):

"La négoce semble la spécialité ou la compétence familiale de ce groupe Robichaud. Cependant, et contrairement aux autres groupes acadiens, les gens du clan Robichaud cherchent moins à s'épouser entre Acadiens. Ils se marient volontiers aux Québécois, à des gens de familles souvent intéressées dans le commerce." Grâce à son mariage, Michel s'insérait dans le clan des négociants en pêcheries, fourrures et produits agricoles bien établis à Kamouraska. Il a été capitaine de milice de la Rivière-des-Caps. En 1796, on mentionne qu'un Michel Robichaud du Faubourg des Récollets qui s'engage à Todd McGill and Co. pour aller dans tout endroit désigné. En 1798, un Michel Robicheau de Montréal s'engage à P. Gabriel Cotté pour aller à Michilmakinac. Est-ce que notre Michel acadien et métis aurait été aussi loin ?

Donc comme on peut le constater, les Robichaud ont continué de faire des affaires avec les Amérindiens avec lesquels ils étaient apparentés.... puisqu'ils étaient des métis.
Mario Breton,
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Messagepar Pierre » 2008-02-23, 23:51

M. Breton,

Vous cartonnez.

Avez-vous des infos sur les liens de ces Métis Robichaud de la Saint-Jean qui descendent des Métis La Tour, Le Borgne de Belles-Isles et Saint-Castin avec la mère Martin et les Damours?
Pierre
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Messagepar Raymond Cyr » 2008-02-24, 08:04

Bonjour,

Je vois dans la présentation de Monsieur Breton certaines pièces de nos histoires de familles métisses acadiennes d'est en ouest et du déploiement à vue de la grande route des sangs (nous sommes tous parents et/ou apparentés) depuis l'Est vers l'Ouest... d'un territoire à un autre, à travers lesquels nous voyagions sans être inquiétés, forts de nos liens de sang (famille) avec les résidents (Autochtones) des territoires traversés.

Le peuple Métis a une affirmation identitaire interne (venant de lui) qui date d'avant celle du Canada ou Province X.

Notre drapeau, ce ''8 infiniti'' couché sur fond de couleur est antérieur (plus vieux) que le drapeau du Canada et ceux de ses provinces.

Nos réalités géagraphiques (territoriales) sont plus anciennes que celle du Canada en ses dominions (qui deviendront les premières provinces du Canada).

Et les Métis n'ont jamais été d'éternels grands voyageurs condamnés à errer sans territoire entre les Temps, un Mennawin identitaire, thèse que semble vouloir défendre avec crocs et griffes M. Aubin. (Il a la clef pour se faire aimer des fiduciaires gouvermnementaux de nos droits et de nos cousins, sur les réserves!)

Et le Bonhomme carnaval de Québec n'est pas un Métis parce qu'il porte la ceinture fléchée. Par contre, son vis-à vis, au festival des Voyageurs à Saint-Boniface est métis.


Quant à la vision folkolrique québécoise pure-laine sur des passés empreints, sinon noyé de religiosités, nous ne nous apparentons pas à ces condamnés ''Québécois''de la ''Chasse galerie'' non plus, eux qui auraient pactisés avec le diable et voyagé dans la nuit en canot...

Nous sommes pas un peuple d'étinérants culturels, des mendiants serviles cherchant à plaire plus que se défendre... Les Métis voyageurs venaient de communautés métisses stables (historiques). Ils ont fondé d'autres communautés métisses (historiques/stables). Ils ont ''légués'' leurs droits sur de très grands territoires et, faut-il le redire, il y a tous ceux et celles qui vécurent toute une vie dans leurs communautés (métisses historiques).

Il faut distinguer entre résidents d'une province (ou Canada) et propriétaires de droits sur des territoires métis.

Monsieur Archie Martin est chez lui partout où il y a des Métis.
Raymond Cyr
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Messagepar chune » 2008-02-24, 13:28

oui Raymond les Robichaud du monde trés dur


Otho Robichaud (1742-1824), de Neguac. Nommé juge de paix en 1794, ce dernier a été l’un des Acadiens le plus influent de son époque. S’étant retrouvé au Massachusetts après la Déportation de 1755, Otho Rbichaud a été éduqué à Boston. Il est revenu au Nouveau-Brunswick au début de la Révolution américaine vingt ans plus tard. À Neguac, il a établi une exploitation agricole et forestière prospère. Ces pesées étaient utilisées dans son entreprise au début du 19e siècle.
Musée acadien de l’Université de Moncton
Musée acadien de l’Université de Moncton
1742 - 1824
1969.67.456

© 2006, Musée acadien de l’Université de Moncton. Tous droits réservés.

http://agora.virtualmuseum.ca/Agora/Vie ... =FR&id=246



http://www2.umoncton.ca/cfdocs/etudacad ... p=original



Archie Malti Martin si je suis pas Métis monde ils son Métis
chune
 

Messagepar medeoulin » 2008-02-24, 22:43

Pierre Montour a écrit:M. Breton,

Vous cartonnez.

Avez-vous des infos sur les liens de ces Métis Robichaud de la Saint-Jean qui descendent des Métis La Tour, Le Borgne de Belles-Isles et Saint-Castin avec la mère Martin et les Damours?




Woliwoni. Meegwech, Welalin, Merci Monsieur.

Effectivement les Robichaud ont des liens avec ces familles. Les deux frères François et Pierre Robichaud (fils de François dit Niganne Robichaud et de Madeleine Terriot) ont épousé les deux soeurs: Marie et Françoise Le Borgne de Belle-Isle (filles de Alexandre II le Borgne de Belle-Isle et de Anastasie de Saint-Castin).

Ces deux fils de François dit Naganne Robichaud et de Madeleine Terriot auraient déjà, pour certains (ça reste à démontrer) des liens avec les amérindiens et seraient probablement eux-mêmes des métis par leur mère Madeleine Terriot (fille de Claude Terriot et de Marie Gautrot). Madeleine était par sa mère la petite fille d'Edmée Lejeune dit Briard et de François Gautrot (Gautreau). Selon Rameau de Saint-Père, la famille Lejeune dit Briard aurait été pour la plupart des métis mi'kmac (Rameau de Saint Pere, A Feudal Colony in America, Acadia 1604-1881, Vol 2, p. 318-320). En fait, il semble que trois des fils d'Edmée Lejeune et de François Gautreau seraient devenus "coureurs des bois": Jean, François et Germain Gautreau (frères de Marie Gautrot).

En ce qui concerne les soeurs Le Borgne de Belle-Isle, elles sont les filles d'Alexandre Le Borgne de Belle-Isle et d'Anastasie de Saint-Castin. Alexandre et son épouse s'installent vers 1736 à la rivière St-Jean, au "Nid d'Aigle". Le sieur de Belle-Isle y est éventuellement rejoint par ses filles et ses gendres. Ils y sont indiqués comme résidants au recensement de 1739.

Alexandre Le Borgne de Belleisle fait partie de ce petit groupe d'Acadiens de Port-Royal qui vont fonder des établissements sur la rivière St-Jean, en territoire revendiqué par les Français. Le lieutenant-gouverneur Armstrong veut les expulser. Les renforts demandés ne venant pas, en mars 1732, il convoque les délégués de ces colons pour leur demander un serment d'allégeance, sous menace de dépossession. Les délégués se rendent à Port-Royal et prêtent allégeance le 4 septembre 1732. Alexandre LeBorgne se présente devant le conseil et demande de rentrer dans ses droits seigneriaux de son père. Étant considéré comme un loyal sujet britannique, ayant prêté le serment d'allégeance, sa requête est transmise à Londres (Rumilly, Robert, L'Acadie Anglaise, ..).

Une fois établis au Nid d'Aigle, les Le Borgne de Belle-Isle ne cessèrent toutefois par leurs instances en vue d'obtenir la reconnaissance de leurs droits. Françoise, femme de Pierre, a écrit plusieurs fois à Mascarène à ce sujet, en particulier en 1741, au sujet des propriétés en litige à Port-Royal. Deux réponses de Mascarène à Françoise ont été conservées (Robichaud, Donat, Les Robichaud d'Amérique, p.832)


L'établissement des Robichaud compte alors 16 personnes: "Le Sieur de Belleisle, 2 filles mairées (Françoise et Marie), 2 gendres (Pierre et François Robichaud), 1 enfant (l'enfant était probablement Pierre, né en 1738, fils de Pierre et de Françoise qui se sont mariés le 16 janvier 1737 à Port-Royal), 3 autres filles, 2 ou 3 domestiques, la veuve Préville, 5 enfants qui sont absents et qui doivent revenir." (Pitre, Marie-Claude; Pelletier, Denise. Les Pays-bas, Société d'Histoire de la rivière St-Jean, Frédéricton, 1985, p. 113; Couillard-Després, Azarie. Histoire des seigneurs de la Rivière du Sud, p.253). Le colonel Robert Monckton a fait une descente sur la rivière St-Jean de septembre à novembre 1758 avec plus de 2000 hommes, brûlant des centaines de maisons, massacrant le bétail. Le 7 novembre 1758, lorsqu'ils redescendirent la rivière, les hommes du colonel Monckton brûlèrent l'établissement des Robichaud. Il semble que les Robichaud, comme la plupart des autres habitants, seraient partis avant l'arrivée de Monckton, possiblement en 1757. Le journal de Monckton contient les inscriptions suivantes: " Nov. 2, 1758... Came to anchor in the evening under an island call'd the Great Island (Long Island). The country, this day, after passing a few houses that were sometime inhabitated by the Robicheaus - is flat and well timbered" et plus loins dans le journal "Nov.7, 1758 ... sent a small party to shore to burn he Robicheaus..." (Robichaud, Donat, Les Robichaud d'Amérique, p.803)

Alexandre II Le Borgne de Belle-Isle est le fils d'Alexandre Le Borgne de Belle-Isle et de Marie de Saint-Étienne de La Tour. Alexandre, père, est gouverneur de l'Acadie. Selon le recensement de 1686 à Port-Royal, Alexandre Le Borgne de Belle-Isle, seigneur du lieu, avait 43 ans, son épouse Marie de St-Étienne de La Tour, 32 ans, ses enfants: Emmanuel 11, Marie 9, Alexandre 7, Jeanne 5; son serviteur était: Estienne AUCHER.

Alexandre était décédé lors du recensement de 1698, sa veuve Marie est alors agée de 45 ans.

Le fils d'Emmanuel Le Borgne de Belle-Isle: Alexandre était reconnu pour posséder des droits d'accorder des terres dans la région de Port-Royal. Il prenait le nom de Belle-Isle en 1667 lorsque son père réclamait la gouvernance de la colonie. Bien que Grandfontaine ait contesté cette prétention, il n'avait pas cependant contesté le droit de la famille Le Borgne de posséder des terres, comme seigneurs, dans la région de Port-Royal.

En 1679, de Belle-Isle octroyait une terre à Pierre Martin et son fils, Mathieu Martin, lesquels, la concession enregistrée, la cultivaient et y vivaient . La terre est décrite non pas par sa longueur et sa profondeur, mais plutôt par sa géographie. On disait qu'elle était bordée à l'est par "the big meadow, on the west by the Mill Stream, on the south by the river Dauphin, and in the north by the hills. Les rentes annuelles étaient d'un penny, un chapon et un baril d'avoine à être livrées à la résidence de Belle-Isle le 1er Janvier. Pierre Melanson et Jacques de La Tour et d'autres citoyens étaient nommés comme témoins de la concession par devant un notaire (tiré et traduit de : N.E.S. Griffiths (2004). From Migrant to Acadian: A North American Border People, 1604-1755, McGill-Queens University Press, p.118.)


En ce qui concerne son épouse Marie de Saint-Étienne de La Tour, elle est la fille de Charles Amador de St-Étienne de La Tour (gouverneur de l'Acadie) et de Jeanne de Motin, dame de Reux et de Courcelles (la veuve de l'ennemi de La Tour: Charles Menou d'Aulnay de Charnisay). Faut-il le rappeler Charles a épousé en premières noces une amérindienne mi'kmacque dont il a eu trois enfants. Son mariage avec Jeanne Motin, qu'il contracte le 16 février 1653, Port-Royal, Acadie est son troisième mariage.

Mais revenons à Marie de Saint-Étienne de La Tour. Après la mort d'Alexandre Le Borgne de Belle-Isle en 1691, Marie de Saint-Étienne de La Tour, lui succède comme seigneuresse de Port-Royal. Jusqu'à sa mort, elle administre activement sa seigneurie. Elle concède et vend des terres et elle est considérée comme l'une des femmes d'affaires les plus importantes de la colonie. Revendicatrice de ses droits familiaux, elle présente en 1703 une pétition au Conseil d'État du roi en France, puis une autre en 1735 au Conseil d'Annapolis Royal pour défendre ses droits territoriaux. Active dans la vie publique, Marie de Saint-Étienne de La Tour a joué un rôle important dans la vie socio-économique de la vieille Acadie.

Deux des soeurs de Marie de Saint-Étienne de La Tour, sont des femmes métisses: Jeanne et Antoinette de Saint-Étienne de La Tour. Elles sont issues du premier mariage de Charles, leur père, avec une amérindienne mi'kmacque. Jeanne épousera Martin de Martignon d'Apprendisteguy en 1656 à Pentagouet, Acadie (aujourd'hui au Maine, USA). Deux autres soeurs de Marie de Saint-Étienne de La Tour: marieront les fils de Philippe Mius d'Entremont, baron de Pobomcoup (Pubnico), il s'agit de Anne de Saint-Étienne de La Tour qui marie Jacques Mius de Pobonkan et l'autre Marguerite de Saint-Étienne de La Tour épouse Abraham Mius d'Entremont de Pleinmarais. Le beau-frère de ces dames de La Tour est nul autre que Philippe II Mius d'Entremont d'Azit qui mariera lui aussi une femme mi'kmacque.

Donc autant de liens métis avec les Mius d'Entremont, les Saint-Étienne de La Tour et maintenant les Saint-Castin. La fils de Jacques Mius de Pobonkan et de Marguerite de Saint-Étienne de La Tour, Philippe Mius d'Entremont épousera le 4 décembre 1707, à Pentagouet, (Acadie), Thérèse de Saint-Castin (demie-soeur d'Anastasie de Saint-Castin mariée à Alexandre II Le Borgne de Belle-Isle).


Anastasie de Saint-Castin (mère des deux soeurs Le Borgne de Belle-Isle) dont nous parlions au début, est la fille du baron Jean-Vincent d'Abbadie de Saint-Castin et de Dame Melchilde (Misoukdkosié), la deuxème fille de Madockawando, sachem et bashaba de la Confédération Waban'aki (voir Saint-Pierre, Marjolaine (1999). Saint-Castin: baron français, chef amérindien. Éditions du Septentrion, Sillery, Québec). Selon Marjolaine St-Pierre dans son livre sur Saint-Castin: Anastasie serait née avant 1685. En outre, le 20 mars 1703, un arrêt en Conseil d'État avait reconnu les droits de la famille Le Borgne sur la seigneurie de Pentagoët, mettant ainsi fin à une longue dispute territoriale entre les héritiers des trois vieilles familles acadiennes: les de La Tour, d'Aulnay et Le Borgne. Par cet arrêt de la Cour de France et par son mariage à Alexandre Le Borgne, Anastasie de Saint-Castin devenait légitime propriétaire de Pentagoët et d'une grande partie de l'Acadie de l'époque. Les époux s'installèrent d'abord à Port-Royal puis lorsque la ville tomba aux mains des Anglais, en 1710, ils choisirent de se réfugier à Pentagoët auprès de la nation abénaquise. Ils y étaient encore en 1727 . Toutefois un recensement régional en 1739, révèle qu'Alexandre Le Borgne et sa famille résidaient à 20 lieux de l'embouchure de la rivière Saint-Jean, dans le site appelé "Nid d'Aigle". Ils n'y étaient peut-être pas établis en permanence car le certificat de mariage de leur fille, Françoise, en date du 16 janvier 1737, de Port-Royal, précise que les parents étaient de la paroisse de Pointe-Sainte-Anne (Fredericton).

Le fils du baron Jean-Vincent d'Abbadie et frère d'Anastasie (donc l'oncle des soeurs Le Borgne de Belle-Isle, épouses des deux frères Robichaud): Bernard-Anselme épouse Marie-Charlotte Damours des Chauffours le 31 octobre 1707, à Port-Royal, Acadie. Marie-Charlotte est la petite-fille Mathieu d'Amours des Chauffours, sieur des Chauffours et de La Morendière et de Marie-Marguerite Marsolet). Elle est donc aussi l'arrière petite-fille du truchement Nicolas Marsolet.

L'oncle de Marie-Charlotte Damours des Chauffours (épouse de Bernard-Anselme de Saint-Castin): Bernard Damours de Plaine est marié avec Jeanne Le Borgne de Belle-Isle (la tante des deux soeurs Le Borgne de Belle-Isle, épouses des frères Robichaud).

Donc en résumé les liens de cette communauté métisse ne date pas d'hier. Lorsque j'aurai un moment j'ajouterai d'autres informations de l'histoire de ces familles.

Kwai, Salutations.
Mario Breton,
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Messagepar Pierre » 2008-02-24, 23:08

J'ai abandonné la soirée des Oscars pour vous lire, M. Breton. Merci beaucoup de vos précisions, sans fait, il n'y a pas de droit et vous démontrez les droiits métis en Acadie par les faits que vous avez colligé.

Un mot, avant de retourner aux Oscars, du moins une suggestion : jetez un coup d'oeil sur les Damours de la troisième génération : après la signature du traité d'Utrecht en 1713 et l'abandon de l'Acadie par la France, ces traiteurs de la Saint-Jean se tournent vers l'Ouest et l'un d'eux engage Jean-Baptiste Ryel dit L'Irlande de Sorel pour l'Ouest.

Aussi, vérifiez svp leurs liens avec Joybert de Soulanges et le gouverneur de Vaudreuil, vous ferez des découvertes agréables, si ce n'est déjà fait, avec les Montour, Lamoureux dit St-Germain, Ménard, Dicaire et Lalonde, pour ne nommer que ceux-là, tous Métis de la Vallée du Saint-Laurent.
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Messagepar medeoulin » 2008-03-01, 14:27

Pierre Montour a écrit:J'ai abandonné la soirée des Oscars pour vous lire, M. Breton. Merci beaucoup de vos précisions, sans fait, il n'y a pas de droit et vous démontrez les droiits métis en Acadie par les faits que vous avez colligé.

Un mot, avant de retourner aux Oscars, du moins une suggestion : jetez un coup d'oeil sur les Damours de la troisième génération : après la signature du traité d'Utrecht en 1713 et l'abandon de l'Acadie par la France, ces traiteurs de la Saint-Jean se tournent vers l'Ouest et l'un d'eux engage Jean-Baptiste Ryel dit L'Irlande de Sorel pour l'Ouest.

Aussi, vérifiez svp leurs liens avec Joybert de Soulanges et le gouverneur de Vaudreuil, vous ferez des découvertes agréables, si ce n'est déjà fait, avec les Montour, Lamoureux dit St-Germain, Ménard, Dicaire et Lalonde, pour ne nommer que ceux-là, tous Métis de la Vallée du Saint-Laurent.



En effet, très intéressant comme liens avec les Damours et par là avec les familles le long du fleuve Saint-Jean. Voici ce que j'ai relevé:

En 1672, Pierre Joybert de Soulanges et de Marson, épouse à Québec, Marie-Françoise Chartier, fille du procureur général de la Nouvelle-France, Louis-Théandre Chartier de Lotbinière et de Marie-Élisabeth Damour (fille de Louis Damour et de Élisabeth Tessier). Le couple eut trois enfants.

- L'aînée, Louise-Élisabeth, devait épouser Philippe de Rigaud de Vaudreuil, gouverneur général du Canada, dont elle eut dix enfants, notamment Pierre de Rigaud de Vaudreuil de Cavagnial, qui fut le premier gouverneur canadien du pays.
- Le second enfant de Joybert, Pierre-Jacques, devint soldat et mourut de la petite vérole à Québec en 1703. Pierre-Jacques Joybert* de Soulanges épousera peu de temps avant son décès: Marie-Anne Bécart de Granville. Ils n'eurent qu'un enfant: Louise-Geneviève, qui épousera Paul-Joseph Le Moyne de Longueuil. Celui que l'histoire désigne sous le nom de : Chevalier de Longueuil.
- Finalement, le couple Joybert – Chartier eut un troisième enfant mais celui-ci est mort en bas âge.

Le 20 octobre 1672, en reconnaissance de ses « bons et louables services au roi, aussi bien dans l’Ancienne que dans la Nouvelle-France », Pierre Joybert de Soulanges, reçut une concession seigneuriale sur la rive orientale de la Saint-Jean, large d’une lieue et s’étendant sur une longueur de quatre lieues en amont de l’embouchure de la rivière. Cette vaste étendue comprenait une partie de l’emplacement de la ville actuelle de Saint-Jean.

J'ai aussi noté que son gendre, Monsieur le marquis de Vaudreuil (époux de Louise-Élisabeth) avait sans doute beaucoup de compassion pour le sort de l'Acadie, en particulier pour ses cousins (les Damours) de la Rivière Saint-Jean. (Lacoursière, J.; Bizier, H-A, Nos Racines, p.483; Pitre, M.-C.; Pelletier, D. Les Pays-Bas, p.88 ).

Par contre, il était loin d'être un tendre avec les Métis:

Le gouverneur Vaudreuil, en 1706, interdit formellement à Cadillac, commandant de Détroit « de laisser marier des François avec des sauvages (...), persuadé qu'il ne faut jamais mesler un Mauvais sang avec un bon. ».

Raciste notre Vaudreuil, n'est-ce pas ?

Pour parfaire son procès sur le métissage, il prend l'exemple de Louis Montour, né « d'un pareil mariage », « françois de nation, mais homme entièrement aux anglois et a leurs gages et qui depuis deux ans travailloit à attirer chez eux toutes les nations d'en hault, se faisant fort de les faire declarer contre nous. » Il fera d'ailleurs assassiner Montour, en 1709 par le Sieur Joncaire (Havard, G (2003). Empire et métissage: Indiens et Français dans les Pays d'en Haut, 1660-1715, Éditions du Septentrion, p.330-331 et p.649-650).

Et bien sûr, j'ai saisi les liens de mariage entre les Montour et les Ménard dit Lafontaine (Maurice Ménard dit Lafontaine marie la métisse Madeleine Couc en 1692 à Michillimakinac).

Par contre, ma curiosité m'incite à m'enquérir des liens entre les Damours et Jean-Baptiste Riel dit l'Irlande, lequel de ces Damours l'engage pour l'Ouest ?

A tout hasard, avez-vous eu l'occasion d'écouter l'histoire racontée par Pierre Bouchard à la zone Radio de Radio-Canada:

http://www.radio-canada.ca/radio/profondeur/RemarquablesOublies/montour.htm

Vous y trouverez, si ce n'est déjà fait, l'histoire d'autres personnages, dont, celle du baron de Saint-Castin:

http://www.radio-canada.ca/radio/profondeur/RemarquablesOublies/st-castin.htm

et de nombreux autres, comme Pierre-Esprit Radisson, Marie-Anne Gaboury, Pontiac, etc. Il faut écouter aussi la tribune téléphonique dans tous les cas.

Kwai,
Mario Breton,
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