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Quels sont les droits des autochtones?

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Messagepar Saguingoira » 2008-09-30, 09:57

Les Rendez-vous des droits de la personne du Festival de films sur les droits de la personne de Montréal (FFDPM) –
Les jeudis 4 septembre, 2 octobre, 6 novembre et 4 décembre 2008 au Cinéma ONF
www.ffdpm.com - www.onf.ca/cinerobotheque
MÉDIAS - Marie Marais, attachée de presse, 514 845 2821 – marais@cooptel.qc.ca
Le Festival de films sur les droits de la personne de Montréal (FFDPM) présente la 2e séance des Rendez-vous des droits de la personne, le jeudi 2 octobre 2008 à 18 h 30 au Cinéma ONF
(1564, rue Saint-Denis, Montréal)

www.ffdpm.com
Séance : 7$ [adulte], 5$ [étudiant et aîné]
Billets en vente dès le 25 septembre uniquement au guichet du cinéma ONF
Le Festival de films sur les droits de la personne de Montréal (FFDPM) lançait le 4 septembre dernier, en collaboration avec le Cinéma ONF, les Rendez-vous des droits de la personne, sous le thème « Dignité et Justice pour nous tous », pour souligner les célébrations du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

La deuxième séance sera consacrée à la situation des peuples autochtones et aura lieu le jeudi 2 octobre 2008 à 18 h 30 au Cinéma ONF, avec la projection du documentaire Sans réserve de Patrick Pellegrino, précédée de trois films produits dans le cadre du Wapikoni Mobile, Petit Prince de Vince Papatie, Le rêve d’une mère de Cherilyn Papatie, L’amendement de Kevin Papatie.

Sans réserve sera également présenté à la Maison de la culture Ahuntsic Cartierville, le mercredi 8 octobre 2008 à 19 h 30, ainsi qu’au Centre culturel de l’Université de Sherbrooke dans le cadre de la Série Regards d’auteurs, le lundi 17 novembre 2008 à 19h.

La Série Regards d’auteurs présentera également deux films qui ont été présentés au Festival de Films sur les droits de la personne de Montréal : Bamako de Abderrahmane Sissako le 20 octobre à 19 h (Film d’ouverture du FFDPM 2007) et Temps Mort de Annika Gustafson (Grand prix du FFDPM 2008) le 27 octobre à 19 h.

Sans réserve de Patrick Pellegrino
Canada, 2007, 52 min, doc, V.O. française, algonquine, anglaise, s.-t. f.
Production et distribution : Informaction
Prix du meilleur documentaire court et moyen métrage 2008, Association québécoise des critiques de cinéma au Rendez-vous du cinéma québécois 2008. «Pour la pertinence du rêve proposé, pour la générosité des intervenants, pour l’utilisation imagée de la bande son et pour la maturité des propos dans une optique d’ouverture»,
Projection suivie d’une rencontre avec le réalisateur

Sans réserve
Au Canada, les Autochtones vivent une crise identitaire qui les place devant des choix déchirants. En Abitibi, les Algonquins de Kitcisakik refusent le statut de réserve indienne et sont considérés comme des squatters sur leurs terres ancestrales. Faute de pouvoir les scolariser dans la communauté, ils doivent envoyer leurs enfants à Val-D'Or. La transmission de la culture et de la langue algonquines s’affaiblit de génération en génération. Avant que leur culture ne s’efface, la communauté a développé un projet de village innovant : Wanaki qui commande une modification des lois canadiennes. En donnant la parole aux habitants de Kitcisakik, le réalisateur nous fait vivre de l’intérieur cette lutte pour la sauvegarde d’une identité culturelle et appelle à un nouveau dialogue entre le peuple québécois et le peuple algonquin.
Patrick Pellegrino a étudié le cinéma à l’UQAM et à l’Université de Montréal. Recherchiste, scénariste, réalisateur et directeur de la photographie de documentaires, il donne la parole à des gens qui, par leur choix de vie, contribuent à faire tomber les préjugés entretenus sur leur groupe d’appartenance.

Les 3 courts métrages de la série du Wapikoni Mobile produits en 2007
Ces films ont été montrés dans de nombreux festivals. Ils ont été réalisés au sein du Wapikoni mobile, un studio ambulant de création et de diffusion audiovisuelle pour les jeunes des communautés autochtones, fondé par la cinéaste Manon Barbeau. Tout en apprivoisant la caméra, les jeunes cinéastes documentent leur réalité de l’intérieur : une façon de faire entendre leurs voix, de briser le silence.

Petit prince de Vince Papatie — 6 min, Animation, V.O. française, s.-t. f.
Un petit prince algonquin en quête d’identité raconte sa version du conte de Saint-Exupéry.
Le rêve d’une mère de Cherilyn Papatie — 6 min, doc, V.O. française, algonquine, s.-t F.
Le temps de quelques manèges, une mère retrouve ses enfants placés en famille d’accueil.
L’amendement de Kevin Papatie — 5 min, doc, V.O. algonquine, s.-t. f.
Quatre générations. Trois pensionnats. Deux cultures. Une extinction.

Les deux autres projections des Rendez-vous des droits de la personne auront lieu le jeudi 6 novembre [ Temps mort (Killing Time) d’Annika Gustafson ] et le jeudi 4 décembre 2008 [Les réfugiés de la planète bleue d’Hélène Choquette et Jean-Philippe Duval], à 18h30 au Cinéma ONF.

À l’instar d’autres grandes métropoles (New York, Paris, Prague, Londres, Genève...), le FFDPM, membre du Human Rights Film Network (www.www.humanrightsfilmnetwork.org), veut rappeler par un 7e art engagé, vivant et diversifié, l’importance du respect des droits de la personne et des libertés fondamentales sans cesse menacés et dénoncer les atteintes à la dignité humaine.

La 4e édition du Festival de films sur les droits de la personne de Montréal (FFDPM) se tiendra du 12 au 22 mars 2009. Les inscriptions des films pour l’édition 2009 sont ouvertes jusqu’au 17 novembre 2008.

Le Festival de films sur les droits de la personne de Montréal (FFDPM) remercie ses partenaires, le Cinéma ONF, Amnistie internationale, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse et Images interculturelles.

PROJECTIONS À VENIR AU RENDEZ-VOUS DES DROITS DE LA PERSONNE
Jeudi 6 novembre 2008 à 18 h 30
Temps mort (Killing Time) d’Annika Gustafson

Canada, 2007, 69 min, doc, V.O. anglaise, népali, s.-t. f.
Production : Annika Gustafson
Grand prix du documentaire du FFDPM 2008.
Projection suivie d’une rencontre avec la réalisatrice

Killing Time (Temps mort) relate l’histoire inconnue des réfugiés du Bhoutan. À la fin des années 1980, le roi bouddhiste du Bhoutan impose des lois culturelles très sévères qui ont de graves répercussions sur la vie et la liberté religieuse de la population hindoue du sud du pays. Des manifestations éclatent. Le roi réplique en envoyant son armée. Plus de 100 000 personnes sont alors forcées à l’exil, soit 1/6 de la population totale. 17 ans plus tard, le Bhoutan a la réputation d’être un royaume bouddhiste pacifique de l’Himalaya, le promoteur de l’indice de Bonheur National. Pendant ce temps, les Bhoutanais du Sud luttent pour leur survie dans des camps de réfugiés surpeuplés, dans l’est du Népal. Les jeunes sont impatients. Pour eux, la seule solution pour avoir la paix, c’est la guerre. Une Originaire de Suède, Annika Gustafson a étudié le cinéma au Canada. Depuis, elle a exercé la plupart des métiers du cinéma et de la télévision autant en Suède qu’au Canada. Pour Killing Time, son premier long-métrage, elle a passé 5 ans à la recherche de l’histoire des réfugiés oubliés du Bhoutan. Elle travaille actuellement à un projet de documentaire sur le bonheur.

Courts métrages à déterminer
Jeudi 4 décembre 2008 à 18 h 30

Les réfugiés de la planète bleue d’Hélène Choquette et Jean-Philippe Duval
Canada, 2006, 53 min 05, doc, VO Française
Production : ONF et Virages
La projection suivie d’une rencontre avec les cinéastes
De par le monde, des millions de personnes sont réduits chaque année au déplacement forcé. Que ce soit aux Maldives, au Brésil ou même plus près de nous, ici, au Canada, les récits troublants de ces êtres humains déracinés se recoupent. Les pressions considérables exercées sur les populations rurales dues à la détérioration de leur milieu vital les éloignent de plus en plus de leur mode de vie. À cet égard, Les réfugiés de la planète bleue nous fait découvrir la situation méconnue d'une catégorie d'individus qui en subissent les contrecoups : les réfugiés environnementaux. Leur nombre grandissant sans cesse, ceux-ci voient leur droit à un environnement propre et durable bafoué, mais ils ne disposent encore d'aucun statut légal.

Diplômée en communication, Hélène Choquette se consacre au documentaire. Recherchiste, scénariste, photographe de plateau : une polyvalence heureuse et efficace qu’elle a déjà mise au service de plus de 20 productions. Le film Bonne à tout faire a été sa première réalisation en solo.

En 15 ans, Jean-Philippe Duval a vu la plupart de ses réalisations sélectionnées. Réalisateur du premier docu-fiction francophone au Canada, L’école de danse, il a signé la série Marché Jean-Talon et une nouvelle version de Wow, le célèbre documentaire-vérité de Claude Jutra.

Le film sera précédé de la projection du film Discours d’eau (en dix courts) de Saël Gueydan-Lacroix et Frédéric Julien
Canada, 2007, 34 min, doc, V.O. espagnole, française, anglaise, s.-t. f,
La projection suivie d’une rencontre avec les réalisateurs Qu’ont en commun l’homme le plus riche du monde, une militante autochtone mexicaine, un employé d’une multinationale de l’eau française et une sociologue canadienne ? Tous sont partie prenante du vaste débat dont fait aujourd’hui l’objet la gestion de l’eau dans le monde. À travers les moments forts du IVe Forum mondial de l’eau qui s’est tenu en mars 2006 à Mexico, le film présente la lutte menée par les Mazahuas, paysans autochtones victimes depuis plus de 25 ans d’une gestion hydraulique centraliste et catastrophique de leur pays.

Frédéric Julien et Saël Gueydan-Lacroix ont tous deux un baccalauréat en sciences politiques obtenu à l’Université du Québec à Montréal, puis se sont formés à la réalisation de documentaires. Frédéric Julien a effectué plusieurs séjours prolongés au Mexique et en Amérique centrale, ce qui l’a récemment amené à collaborer avec le journal Alternatives à titre de correspondant. Saël Gueydan-Lacroix a travaillé comme journaliste à l’Aut’journal et comme chroniqueur à l'émission radiophonique Radio-Alternatives. Il a un intérêt marqué pour l'Amérique latine et ses enjeux politiques. En 2006, les deux réalisateurs fondent les Productions l’Envers, une maison de production indépendante dédiée à la réalisation de documentaires engagés.
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