La Terre Mère

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La Terre Mère

Messagepar Loup89 » 2010-01-04, 19:25

J'ai écrit cette nouvelle il y a plusieurs années, après mon séjour de l'été 1995 au Québec, lors duquel j'ai participé à la réunion des Archers Traditionnels du Québec, entre autres.
Je m'étais ensuite rendu vers le Nord, en direction de Chibougamau, et j'ai eu la chance de tomber par hasard sur un rassemblement des jeunes autochtones du Québec, dans un village dont j'ai oublié le nom.
Les organisateurs m'avaient autorisé à planter ma tente à côté de celles des participants, et j'ai ouvert grands mes yeux et mes oreilles. Je n'ai pas tout compris ce qui se disait lors de cette réunion, bien sûr, car tout cela était tellement neuf pour moi, et pas mal en anglais...
Néanmoins, j'ai ressenti un puissant désir des participants de maintenir une culture séculaire, et les danses m'ont fortement impressionné.
Le thème de cette histoire a mis le temps à s'imposer à moi, mais lorsqu'il est venu, je l'ai écrite en un seul jet.
Elle vous fera certainement sourire par l'optique "européanisée" du sujet, mais je vous la livre telle quelle...




LA TERRE MÈRE



Takoha pose sur l’herbe son sac en peau de cerf. Ce sera ici. Le promontoire sur lequel il vient de s’arrêter surplombe la rivière Ni-pi-ya, dont les eaux tumultueuses arrosent la vallée où niche son village, quelques dix heures de marche en aval.
Takoha est fatigué. Il a quatorze ans, et il n’a jamais marché aussi longtemps sans faire une seule pause. Ses pieds lui font mal. Il a dû se couper à plusieurs reprises sur les arêtes déchiquetées des éclats de silex qui bordent le lit de la rivière. Il a décidé lui-même ce matin de laisser ses mocassins accrochés à l’un des montants du tipi de sa mère, la très belle Eloha. Le vieil Achìyou, son grand-père maternel, a commenté son geste en hochant une fois la tête, les yeux plissés par l’âge et la fumée de sa pipe.
La veille, Namok, l’homme médecine du village, lui a porté les pierres chaudes dans la tente de sudation, afin qu’il purifie son corps et son esprit avant d’entamer son voyage. Dans la vapeur dense et suffocante dégagée par l’eau chauffée par les pierres, Takoha, pour la première fois de sa vie, a laissé son âme s’ouvrir en grand.
Le tipi refermé derrière lui, il s’en est allé, vêtu uniquement de son pagne de cuir, dans l’air glacé de l’aube encore noire. Il est parti sans un regard derrière lui. Le temps était venu pour lui de devenir un homme.

Au sommet de la colline, les grands chênes et les érables mêlés semblent brûler dans les rayons obliques du soleil couchant. La forêt s’arrête à une trentaine de mètres de la berge, qui est bordée par une lande mouvante de hautes herbes. Au-dessus des fleurs sauvages, des hordes d’insectes vrombissent à l’unisson, excitées par les effluves printaniers du pollen. Des traces de chevreuil et de coyote descendent à la rive et en remontent. Dans l’azur qui commence à s’assombrir, un aigle tourne en altitude, son œil acéré à l’affût d’un repas endormi.
Takoha s’arrache à la magie du paysage qui l’envahit et exalte son cœur. Il lui reste peu de temps avant la nuit. Il rassemble des pierres arrondies, ramassées dans le lit de Ni-pi-ya, et les dispose en un cercle de 16 pieds de diamètre, comme le tipi d’Eloha. Puis il arrange au centre de celui-ci, pour le feu, un second cercle de 4 pieds. Il s’avance alors vers la lisière du bois et ramasse des branches mortes tombées des arbres. A chaque branche ramassée, il dépose une pincée de tabac pour remercier l’arbre de son don. Il entasse ainsi de quoi faire du feu pendant quatre nuits. Il descend alors nu dans l’eau froide de Ni-pi-ya pour laver son corps recouvert de sueur et de poussière.
Ruisselant, il remonte sur la berge et sort de son sac de voyage les seuls objets qu’il a emportés avec lui : son nécessaire a feu, un petit couteau d’obsidienne offert par Achìyou, une couverture en peau d’antilope qu’Eloha a soigneusement tanné pour lui avec la cervelle de l’animal, et quatre plumes qu’il a ramassées dans la journée sur son chemin.
Une plume de corbeau, noire comme les ténèbres, qu’il fiche dans la terre à l’ouest, face à l’horizon où le soleil vient de disparaître. Une plume d’oie, blanche comme la première neige d’hiver, qu’il plante au nord, face à l’étoile divine, la seule fixe dans des milliers, qui a toujours guidé son peuple la nuit depuis que le monde existe. Une plume de pic des chênes, jaune comme le cœur de l’astre de la vie, qu’il dispose face à l’est, là où il renaîtra demain. Sa dernière plume, qui devrait être rouge, n’est que rose très pâle. Il n’a pas trouvé mieux. A l’aide de son couteau, il s’entaille la paume de la main gauche, puis il teinte la plume du rouge écarlate de son jeune sang. Il la place ensuite face au sud, en direction de la fournaise que promet chaque été.
Il entre alors dans le cercle sacré de 16 pieds dans lequel il va rester quatre jours sans manger, sans boire, sans dormir, répétant ainsi les actes de ses ancêtres. A l’instant où il franchit la ligne de pierres qu’il a lui-même dessinée sur la peau de la Terre Mère, il n’est déjà plus un enfant.

Ewan Mc Cord se dit qu’il va bientôt mourir. Il est allongé dans la poussière, la gorge en feu, aussi sèche qu’une poignée de foin à midi en juillet. Il n’a plus de force, et ses jambes viennent de le lâcher encore une fois. Il n’est plus rien qu’une étincelle de vie égarée dans la forêt. Il repense à son cheval, ce beau haflinger qu’il a volé lorsqu’il s’est échappé du camp des confédérés du Général Wallace, où il était retenu prisonnier depuis une semaine avec ce qui reste de son bataillon. Ces salauds de sudistes les ont capturés à Gun Hill, après d’effroyables combats dans lesquels la plupart de ses camarades ont trouvé la mort.
On l’a torturé pendant sept jours, en l’accrochant les bras en l’air à un mât, en plein soleil, avec des sangles de cuir mouillé autour des poignets. En séchant, le cuir se rétrécissait, et il devait se mordre les lèvres au sang pour ne pas leur donner le plaisir de l’entendre crier.
Ewan s’était engagé dans l’armée du Nord en trichant sur son âge. Il avait déclaré à l’officier recruteur qu’il venait d’avoir dix-huit ans, mais en fait il n’en a que quinze. Le militaire avait été abusé par la musculature précoce du garçon. Ewan voulait se battre contre l’esclavage, contre la ségrégation qui maintient des hommes sous la poigne de fer d’autres hommes. Il voulait combattre pour l’unité de son pays, pour que chacun respecte chacun.
Et maintenant il est couché sur la terre, aux portes de l’agonie, après quatre jours de poursuite acharnée pendant lesquels il a bien cru qu’il ne s’en sortirait jamais. Le soir du deuxième jour, il a été obligé d’abandonner son cheval qui venait de se casser une patte dans un trou de terrier de chien de prairie. Il n’a même pas pu l’achever, de peur d’alerter ses poursuivants. Toute l’avance gagnée avait été réduite à néant en quelques heures. Les guides indiens Crows avaient mis un point d’honneur à le retrouver. Il les sentait toujours si proche de lui qu’il n’avait pas pu dormir une seule fois, sous peine d’être rapidement découvert.
Son estomac est à présent réduit à une boule de cailloux pointus. Il n’a rien mangé depuis son évasion, mais la soif est pire encore que la faim. Il n’aurait jamais imaginé que l’on pouvait survivre aussi longtemps sans boire une seule goutte d’eau. Dans sa fuite, il a joué de malchance. Il n’a pas croisé un seul ruisseau.
Les yeux fermés, il écoute battre son cœur qui résonne comme un tambour lointain. Les pisteurs de Wallace n’abandonneront pas la partie. Pas des indiens. Ils ne renonceront jamais.
Il sent sur son visage le voile rougeâtre du soleil qui étend sa cape sur la montagne. Cette nuit encore, aucun animal n’a tenté de le dévorer. Mais demain ? Il y a de nombreux prédateurs qui rôdent, dans l’obscurité propice, en quête de nourriture, chaque nuit.
Contre sa hanche, la crosse du revolver, celui qu’il a dérobé au cadavre du garde qu’il a étranglé avec ses liens avant de s’enfuir, lui meurtrit la peau. Il est presque nu, uniquement vêtu d’un sous-vêtement réglementaire en lambeaux. Sa fuite a été si spontanée et éperdue qu’il n’a pas eu le loisir de se trouver des vêtements. Un cheval, une arme, la liberté. Le reste n’était pas primordial. La ceinture de cuir est pleine de balles. Il défendra chèrement sa vie…
Autour de lui, l’air a pris une consistance épaisse et ondulante. Le chant des oiseaux lui semble entrer directement dans son cerveau, comme si les trilles étaient poussés à l’intérieur même de son crâne.
Il ouvre les yeux. Son souffle saccadé au ras du sol soulève un léger filet de poussière à chaque expiration. Sur son bras, une fourmi avance avec prudence, inspectant méticuleusement sa peau striée d’écorchures. Un son lointain et régulier pulse au rythme de sa propre respiration. On dirait le chant de la Terre elle-même.
Ewan Mc Cord se redresse sur les coudes. Les arbres dansent comme des sauvages autour d’un feu. Il essaye d’écouter à nouveau, mais ses oreilles bourdonnent comme une ruche dévastée par un ours. Il se relève en s’appuyant sur le tronc d’une épinette. Il tremble de tous ses membres, rongé par le manque de sommeil, d’eau et de nourriture. Le son étrange revient à nouveau, porté par le vent. Ewan, incrédule, finit par reconnaître une voix humaine.
C’est un chant indien !
Ca y est ! Les renégats l’ont retrouvé ! Ils vont passer à l’attaque et, sachant qu’il est armé, ils se donnent du courage !
La main moite, il sort le revolver de son étui, et machinalement en vérifie le barillet pour la centième fois. Il est plein. Six balles.
Il n’a pas voulu s’en servir pour chasser pendant ces quatre jours afin de ne pas courir le risque de diriger les pisteurs vers lui. Aujourd’hui, il va leur faire payer leur longue traque. Autant mourir les armes à la main plutôt qu’assassiné dans son sommeil, égorgé comme un poulet. De toute façon, dans son état actuel d’épuisement, il sait qu’il n’en a plus pour longtemps.
Ewan Mc Cord braque son arme devant lui et, courbant le dos, il progresse lentement entre les arbres, s’arrêtant à chaque pas pour écouter. L’indien chante sur un ton monocorde envoûtant. Malgré lui, il sent les poils de ses bras se dresser et un violent frisson parcourir sa colonne vertébrale. Il ne comprend ni pourquoi, ni comment, mais cette plainte lancinante est en harmonie avec la forêt, avec le vent, l’herbe et la chaleur que le soleil dépose sur ses épaules, avec lui qui se cache dans un buisson, la mort à la main. Elle est en harmonie avec la création toute entière.
Il baisse le canon de son revolver pour essuyer son front recouvert de sueur. Des lucioles brillantes voilent sa vision, rendant les bois plus irréels encore. Une ombre dont il a à peine conscience se faufile près de lui et disparaît sous les ramures bruissantes d’oiseaux.
Le jeune homme tente de rassembler ses esprits, mais ses paupières sont si lourdes…
Soudain il réalise qu’un autre bruit, aussi ténu qu’un fil d’araignée, s’est joint au premier, ou plus exactement que jusqu’à présent le chant le couvrait. Ce léger murmure qui accompagne la voix et se fond avec elle, Ewan a bien cru qu’il ne l’entendrait plus jamais. C’est le chuchotement de l’eau qui coule, vive et fraîche, entre les rochers. Sa gorge lui paraît soudain remplie de sable chauffé à blanc, et il crispe les doigts sur la crosse du Colt 45.
Une rivière !
L’indien est entre elle et lui.

Ewan avance maintenant en rampant. Il sait que les indiens des bois sont aussi farouches que des animaux sauvages, et parfois plus cruels encore. C’est ce que son père, fermier dans le Wisconsin, lui a toujours dit. Les renégats sont encore pires. Le contact des Blancs ne les a pas arrangés. Ils ont renié les valeurs de deux civilisations. Ca, c’est son Capitaine qui le lui a appris…
Le jeune homme écarte précautionneusement chaque brindille avant de faire glisser son corps sur la terre humide de rosée. Il sent l’orée du bois proche, le feuillage s’éclaircit. L’acuité de ses sens est extraordinaire. Le vent soufflant dans son dos lui apporte des centaines d’odeurs qu’il ne peut identifier, mais il peut isoler chacune d’entre elles avec précision. Les feuilles, les graminées semblent recouverts d’or translucide dans la lumière du levant. Un grizzly a marqué de ses griffes son territoire sur un érable en tendant les pattes le plus haut possible, et de l’écorce déchirée s’écoule un liquide ambré où jouent les rayons du soleil.
Ewan perd la notion du temps. Il devient insecte, puis souffle d’air. Sa souffrance se détache de lui comme une vieille peau dont son esprit ne voudrait plus. L’eau est proche, mais la fin également. Tout est en tout. Le cercle se matérialise. Il sent l’issue inéluctable, où vainqueur et vaincu ne riment à rien. L’indien est devant lui, assis, le dos tourné. La gueule noire du revolver est pointée entre ses omoplates.
Calé contre une vieille souche de pin, Ewan relève lentement le chien de l’arme.

Takoha ne sent plus ses membres. Son esprit est sorti de son corps, libre de toute entrave. Il est l’aigle, la souris, la graine. Il est le flottement des feuilles de tremble dans l’air déjà tiède des prairies. Il est l’humus des bois, l’écorce de l’arbre, le pelage du cerf. Il est tout, et tout est lui. Le cercle sacré est sur son cœur. La vie est indivisible.

Soudain, le loup est là.
Il est arrivé de nulle part. Son pelage blanc scintille tandis qu’il franchit majestueusement les quelques pas qui le séparent de Takoha. Il approche tête haute, son regard jaune braqué sur le visage du jeune indien. Dans sa gueule, il serre un lapin qu’il vient de tuer. Il franchit le cercle de pierres et s’immobilise. Sans quitter Takoha des yeux, il dépose sa chasse devant lui, puis il se redresse.
Il tourne alors la truffe vers le bois, rejette la tête en arrière et pousse un hurlement qui fait taire toute la forêt.
Quelques instants plus tard, un second loup, aussi noir que le premier est blanc, sort du couvert des arbres. Il s’avance dans un silence total. Même les insectes ne volent plus. Il dépose dans le cercle un autre lapin, puis il braque son regard flamboyant en direction d’une souche de pin, derrière le dos de Takoha.
Les deux loups se tiennent côte à côte, flanc contre flanc, attentifs et immobiles. Leur expression est identique.
Ils attendent…



Le jeune Okama place la sangle du sac en travers de ses épaules. Il est uniquement vêtu d’un short rouge. Il repousse sa paire de baskets sous le canapé avachi où son arrière-grand-oncle fume sa vieille pipe en l’observant derrière ses paupières plissées par la fumée. Le vieux apprécie la décision du garçon. Il hoche la tête une fois, masquant avec peine un sourire.
Le gamin a presque quinze ans, et son sang métis le distingue des autres enfants de son âge. Le vieux le regarde avec affection sortir dans la brume glacée de ce matin de printemps. Il referme la porte de la maison sans un coup d’œil en arrière.
« Ce garçon est aussi fier que son ancêtre » pense-t-il. « C’est bien ! Ma sœur Atìnicha a eu raison de l’épouser ! »
Le vieux s’extrait avec peine du canapé. Il ouvre le réfrigérateur et prend une bière, puis il revient s’asseoir pesamment. Il décapsule la bouteille et porte un toast à une photo jaunie qui trône sur le téléviseur.
-A la tienne mon vieil Ewan. Tu sais, je suis bien content que tu aies compris, ce jour-là… Moi, Takoha, alors que j’avais à peine l’âge d’Okama, il y a bien des lunes, je n’imaginais pas que les esprits allaient me donner un blanc comme frère de sang !
Et le vieillard éclate d’un rire qui s’entend jusqu’à la rue.
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Quelle belle histoire!

Messagepar sayola » 2010-02-11, 00:02

Bonjour
Je viens de m'enregistrer sur ce site et de lire votre histoire.
C'est très beau! Vous écrivez bien!
Vous empruntez notre langue du Québec en utilisant les pieds comme mesure. Je souriais en lisant!
Toutefois, dans votre histoire, il y a quelques erreurs de culture.
Les antilopes ne viennent pas du Québec...je crois?
Ici, nous appelons "mouches à feu" pour nommer la luciole...hihi

Ce n'était que de petites corrections innocentes et sans malice.

J'ai bien aimé vous lire!
Merci
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Messagepar Loup89 » 2010-02-11, 15:34

Oups! Antilope au Québec... Ben oui, ça a dû en faire rigoler plus d'un! Mouche à feu, c'est noté. Je corrige mon texte. Merci pour l'avis! :D
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Messagepar sayola » 2010-02-11, 22:19

Bonsoir
J'oubliais de vous dire que si vous désirez envoyer une autre histoire, je serais bien intéressée à la lire.

Petit fait du Québec:

Qui n'a pas emprisonner plusieurs mouches à feu dans un bocal pour s'éclairer le soir dans sa chambre?

Carole
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Messagepar Loup89 » 2010-02-13, 03:07

Bonjour Carole. Je suis actuellement en train d'écrire un roman qui se passe entièrement au Québec, et je pense qu'il sera terminé aux environs de l'été prochain. (D'où ma présence sur ce forum pour demander un peu d'aide en ce qui concerne les cultures autochtones du Canada, puisque ce sera l'un des thèmes forts du livre). Je n'ai hélas plus beaucoup de temps en ce qui concerne les nouvelles comme celle-ci...
En tout cas, j'ai l'intention de créer un blog d'ici quelques semaines, afin d'y placer quelques histoires. On ne sait jamais, un éditeur pourrait y venir chasser, lui aussi... Je ne manquerai pas de vous envoyer le lien. Tous les avis de lecteurs m'intéressent.
Merci pour le vôtre!
Jack.
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