Les vertus du sapin

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Les vertus du sapin

Messagepar loutre- » 2006-12-24, 03:36

Les vertus du sapin:
http://www.biosfaire.com/nRessources/pa ... Sapin.html


Valeur symbolique, anecdotes :

Le sapin de Noël garni de lumières, remonte à une tradition Babylonienne d'il y a 5000 ans où on vénérait un cèdre garni des fruits et fleurs de l'année, pour s'attirer la prospérité pour celle à venir.

En Europe ce sont les protestants alsaciens qui les premiers ont introduit à Noël un sapin garni de lumières et de pommes rouges dans les églises . Ce sont eux et les Allemands immigrés en Amérique du Nord qui ont importé cette tradition avec eux .

L'expression très québécoise « se faire passer un sapin » a deux sens possibles

1 : Se faire vendre du bois de sapin, qui fissure au séchage pour du bois d'épinette, plus résistant ou

2 : Se faire vendre une épinette pour un sapin de Noël (plus courant en ville)

« Sentir le sapin » signifie être proche de sa mort, car les cercueils étaient surtout faits en bois de sapin.

Vertus thérapeutiques :

Les Amérindiens utilisent depuis toujours le sapin pour de multiples usages: les branches comme litière chasse insectes, comme tapis du sauna amérindien, les rameaux en tisane, en fumée purificatrice et la gomme comme colle pour le tepee , comme diachylon sur les plaies , comme remède contre la toux ( tisane des rameaux) et contre les cystites ou infections de la vessie.

Ce sont les Amérindiens qui ont enseigné aux colons les vertus du sapin baumier et, très vite les Jésuites l'envoyaient en Europe à la tonne comme remède contre la tuberculose . Même le plus gros distributeur de gomme de sapin du Québec, Mr.Fortin de Baie-St-Paul m'a confié qu'il s'était inspiré du savoir de Mr.Robertson de Pointe bleue, ancien Grand chef Montagnais, dont la fille est mon estimée amie.

On utilisait la gomme de notre sapin baumier, spécifique au Québec et exportée dans le monde entier, aussi comme diluant à peinture ,comme vernis pour les instruments de musique et même comme matière première des lentilles des outils de précision optique .

Le plus gros collecteur distributeur en exporte toujours dans le monde entier, l'huile essentielle de baume du Canada aussi est très renommée pour sa qualité et ses spécificités, on vient même d'y découvrir une molécule particulière, l'alpha humulène, qui combattrait les tumeurs cancéreuses.(sans oublier les vitamines A et C, L'acide abiétique, les mucilages et terpènes de l'huile essentielle riche en acétate de bornyle, alpha et bêta-pinène et en limonène , entre autre…)

Utilisations diverses :

On peut manger crues les jeunes pousses terminales du printemps, les faire bouillir 3mn en décoction (une cuillère à thé par tasse) ou séchée pour les tisanes anti-grippe, digestive,calmantes, source de vitamine C).

On peut aussi utiliser les rameaux de votre sapin de Noël ( 2-3 grammes par tasse ou 10 rangées d'aiguilles) bouillies en tisane comme tonique général, laxatif modéré et pectoral (toux, bronchite )

On peut faire brûler une branche comme encens ou les aiguilles séchées sur du charbon (attention aux étincelles!) ou en laisser une branche verte dans sur la sortie d'air chaud dans l'auto pour la parfumer , sinon en coudre dans une pochette de tissu fin , pas mal mieux que les petits sapins en carton , à renouveler chaque mois pour plus d'arôme.

Faire bouillir une bonne branche (150 grammes ) dans un gros chaudron de quatre litres d'eau pour embaumer la maison avant les veillées ou en cas de grippe, dégager les sinus et poumons et peut aussi s'ajouter au bain ( calmant, antisudorifique , pectoral , stimulant des surrénales)

La gomme-résine de sapin , comme l'huile essentielle d'ailleurs , aide à supprimer l'envie de fumer et nettoie les poumons , désinfecte les plaies et supprime les verrues , est laxative et vermifuge , calme les nerfs et fortifie les glandes surrénales , désodorise l'air et la sueur , aide à protéger les poumons contre la pollution et favorise le sommeil .

Elle s'utilise pure ou pur diluée dans l'alcool ou l'huile , les deux solvants de la gomme sinon en interne en gélule , il faut la prendre après les repas car elle peut être indigeste.

La gomme se recueille avec un picoué ou gommeur et se retrouve dans de nombreuses forêts du Québec et est commercialisée dans les magasins naturels ou certaines pharmacies, pure, en gélules, en sirop, bonbons ,onguents etc…

Conclusion :

Le sapin est l'arbre le plus utile et vénérable de nos contrées nordiques, il mérite bien son titre de « roi des forêts « et se doit d'être protégé, surtout les adultes semenciers, hélas, de plus en plus rares et menacés, comme hélas, nos plus vieilles forêts !

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe
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Les trésors cachés dans notre pelouse

Messagepar loutre- » 2006-12-24, 03:53

Les trésors cachés dans notre pelouse : même site que le sapin

Au lieu de vous fatiguer à couper votre gazon, ne le traitez jamais chimiquement mais servez-vous en intelligemment, en l'étudiant soigneusement avant. De plus, cueillez-y vos plantes qui sont autant de médicaments, d'ornements, des légumes ou de salades qui renferment toutes de précieux nutriments, vitamines et minéraux, pour votre bien-être et celui de vos enfants. Souvenez-vous qu'une pelouse artificielle contient rarement plus de quatre plantes sélectionnées (souvent modifiées génétiquement), alors qu'une prairie sauvage héberge autour de quatre cents espèces qui se relayent joyeusement, saison après saison.

Sachez profiter abondamment de cette pharmacie du Bon Dieu inespérée qui s'étale tout près de chez vous, sous vos pieds!

Achillée millefeuille : (Achillea millefolium)

Cette chère fleur d'herbe à dinde combat les fièvres intenses mais aussi les hémorragies de tous types, même utérine. On peut la boire en tisane (une sommité par tasse) et même mettre ses feuilles écrasées dans les narines ou sur une plaie pour arrêter le sang.

Bardane : (Arctium lappa)

Les feuilles de bardane ou « gracchia »sont très amères, mais chauffées à la vapeur elles font aboutir les abcès et désinfectent les plaies. La racine cueillie en automne se mange comme un légume ou en bouillon et a un goût délicieux. Elle soigne aussi de l'intérieur le diabète mineur et les problèmes de peau chroniques.

Brunelle (Prunella vulgaris) Cette jolie petite fleur mauve-violette fleurit une bonne partie de l'été. Elle soigne tous les types de maux de gorge mais aussi les grippes et les maladies du système immunitaire en général. Ses petites corolles s'ajoutent aux salades.

Le chiendent : (Agropyron repens)

On l'appelle la peste des jardiniers et pourtant les chiens l'adorent pour se purger, à juste raison, les intestins et le sang avec ses feuilles coupantes mais agréablement sucrées et chargées de chlorophylle et de vitamine E et C. Les racines en décoctions répétées sont de puissants dissolvants des pierres aux reins et à la vésicule.

Lierre terrestre : (Glecoma hederacea)

Ce couvre sol très vivace au parfum camphré se boit bouilli ou des sèche pour faire des tisanes contre le rhume, les allergies et toutes sortes d'infections, des intestins aux sinus. On peut même inspirer par le nez sa poudre séchée pour le déboucher et soulager certaines céphalées!

Millepertuis : (Hypericum perforatum)

Cette grande plante garnie de petites fleurs en forme d'étoiles jaunes est réputée pour être un des meilleur anti-dépresseur que la nature nous offre. On peut la cueillir dès la St-Jean et la boire en tisane (5 à 7 fleurs par tasse, 2-3 fois par jour. Pour l'usage externe, la faire macérer dans l'huile ou l'alcool et en faire un bon remède contre les brûlures, les plaies et les douleurs musculaires.

Plantain : (Plantago major)

Cette simple mais vigoureuse plante à quatre grosses feuilles rondes nervurées, pousse presque dans tous les chemins de passage. C'est pour cela qu'on l'appelle le « pas de l'homme blanc ». Ses feuilles jeunes peuvent s'ajouter à une salade ou une soupe. Fraîchement écrasées, elles soulagent instantanément les piqûres d'insectes de tous types.

Pissenlit : (Taraxacum officinale)

Les premières feuilles de pissenlit du printemps constituent une excellente source de vitamines A et de minéraux (calcium, magnésium, fer) et la racine de potassium. Les fleurs en salade, en tisane et même transformées en vin, soignent les problèmes de foie. La racine d'automne ou de printemps nettoie à merveille les reins.

Trèfle : (Trifolium pratense)

La fleur de cette plante, la préférée des vaches, est un excellent diurétique utile contre l'arthrite et un bon dépuratif sanguin. C'est aussi une source de bonnes hormones féminines et de protéines.

La violette : (Viola odorata)

Cette jolie demoiselle violette(!) se mange telle quelle ou garnit joliment une salade. Elle se sèche facilement et se boit en tisane contre les maux de gorge et les infections pulmonaires. Ses feuilles soignent les maladies du sang et les déséquilibres immunitaires reliés à la lymphe.

PS : Chères (rs) lectrices(eurs) : Si vous-même savez déjà tout cela, je vous permets de photocopier ceci et de le distribuer à vos voisins moins avisés!

ANNY Schneider Courriel : herbanny@videotron.ca

« Il est temps de revenir à la médecine simple et naturelle, celle qui a forgé les lignées robustes et les longues vieillesses sereines » .

Dr. Madeuf 1834 La santé pour tous.
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Les cueillettes sauvages nutritives

Messagepar loutre- » 2006-12-24, 03:55

Les cueillettes sauvages nutritives: même site que le sapin

« Un médecin n'a nul besoin d'éloquence et de savoir littéraire mais d'une profonde connaissance de la nature et de ses bienfaits »

Theophraste Paracelse (1493-1541)

Durant la belle saison, les bois et les champs regorgent de concentrés de vitalité. Après quelques longs mois de dormance, avec le retour du soleil qui les réanime, réapparaissent de nombreuses petites plantules, pressées de fleurir et de se reproduire.

La plupart de celles qui sont décrites ici sont très répandues dans les bois et les champs du Québec, et presque toutes sont nutritives et en même temps, évidemment thérapeutiques.

C'est quand elles sont encore toutes jeunes et tendres, qu'elles sont les plus agréables à manger et aussi les plus bénéfiques, car plus riches en enzymes et en vitamines.

Note : C'est délibérément que nous évitons d'inclure les indigènes rares dans cette moisson printanière, car elles sont déjà bien assez menacées, comme le sont nos ultimes vieilles forêts….

Dans la plupart des cultures, les premières plantes du printemps sont recherchées avidement par les animaux comme les connaisseurs, en manque de verdure fraîche, riche en enzymes et en vitamines, si rares dans la diète traditionnelle d'hiver. La soupe aux herbes sauvages, en cure dépurative du Carême, se retrouve chez plusieurs cultures rurales, avec des variantes régionales. Pour s'assurer de la bonne qualité des plantes qu'on va utiliser il faut bien sûr choisir des lieux de cueillette sains, loin de toute source de contaminants, humains et agricoles, loin des routes fréquentées et des agglomérations. Il faut aussi, bien sûr et systématiquement, demander leur permission aux propriétaires des lieux de récolte, se limiter à un plant sur vingt et épargner les racines, et ne jamais cueillir dans les parcs ni les réserves protégées.

Voici quelques plantes sauvages nutritives parmi les plus accessibles :

L'Asclépiade : (Asclépias syriaca et autres…) Dès son apparition, on cueille la tige charnue semblable à l'asperge et on la faire bouillir dix minutes dans l'eau qu'on pourra boire aussi.

À un stade plus avancé, vers la mi-juillet, on peut aussi cueillir les boutons floraux quand ils sont encore verts et cuits plus rapidement encore ou ajoutés à une omelette ou une soupe. Ce sont de bons cholagogues, dépuratifs et purgatifs. Attention! À cause de leur haute teneur en lactones laxatifs, ne pas en avaler plus de dix à la fois, aussi parce que ses magnifiques fleurs au parfum capiteux charment les sens, et que son nectar nourrit les si jolis papillons monarques, déjà en danger. Les toutes jeunes cocottes cuites à la vapeur peuvent aussi se grignoter ou encore on pourra utiliser leur duvet hémostatique comme pansement d'urgence.

Chénopode (Chenopodium album et sp.) On lui doit cette expression : « Ne jetez pas vos choux gras! » Effectivement, cette adventice des jardins, largement échappée de culture est extrêmement nutritive,surtout toute jeune. Tout simplement la faire cuire à la vapeur, rapidement ou l'incorporer à une soupe sinon la broyer des patates pour en faire une purée verte enrichie.

C'est une des plante du monde occidental la plus riche en vitamines et oligo-éléments.

Ses graines mûres sont très riches en lipides et en protéines et représentent un bon aliment de survie.

Mauve : (Malva moschata) : Dès le dégel, on peut cueillir ses petites feuilles en rosette, riches en vitamines (A,CetE) et en chlorophylle et l'incorporer à une salade. Plus tard en été, on peut aussi manger ses jolies fleurs blanches ou roses et doucement laxatives, crues de préférence pour préserver ses mucilages si fragiles.

Ortie (Urtica dioïca) Cette piquante amie ne nous veut que du bien mais se défends comme elle peut contre ses nombreux prédateurs. C'est une des plante les plus riches en minéraux :fer, magnésium, calcium, potassium et silice, mais contient aussi beaucoup de vitamine A, de l'acide gallique et formique sans oublier des glucides, des protéines, presque un repas complet en soi!

Pour les manger entières, on cueille surtout les jeunes feuilles supérieures assez tôt au printemps et on en fait des soupes savoureuses. Plus tard, on se contentera d'en boire le bouillon ou la décoction, pour leur effet dépuratif, diurétique, tonique et reminéralisant.

Oseille (Rumex acetollosa) : Cette petite surette en forme de flèche est très répandue dans les friches acides et mal drainées. Ce sont ses feuilles qu'on utilise ajoutées à une salade, broyée et mélangée à de la crème sûre dans une trempette ou même en potage adouci au yoghourt ou à la crème sûre, par exemple. Elle aussi contient presque toutes les vitamines, de la chlorophylle, mais du fer et de l'acide oxalique. A éviter néanmoins en cas d'arthrite aiguë et de pierres aux reins.

C'est bon dépuratif sanguin, régulateur et acido-basique. Le jus en lotion externe combat les taches pigmentaires, de vieillesse, la peau grasse et favorise la cicatrisation des plaies.

Pissenlit : (Taraxacum officinale) Le pissenlit est sûrement la plante du printemps la plus attendue par les connaisseurs. Ce sont ses feuilles en rosette qu'on coupe à ras pour en faire des salades savoureuses dès le mois d'avril. Dès qu'elles montent en fleur son latex amer est moins agréable à consommerquoique ses tiges finement hachées se mélangent bien à une laitue plus douce ou une salade de carottes dont elles décupleront les bienfaits pour le foie.

On peut aussi consommer les pétales ou ligules bien séparés, de ses capitules ensoleillés et aider notre vésicule autant que nos yeux et le système immunitaire. La racine se cueille de préférence en automne où elle s'est chargée de toute la chaleur de printemps mais tout de même elles offrent à l'année leurs vertus diurétiques qu'on les mange crues, cuites à la vapeur ou simplement en décoction.

Stellaire ( Stellaria media) Cette toute petite plante au feuillage brillant très fin et aux petites fleurs en étoiles blanches est entièrement comestible. Même si ses feuilles et fleurs sont tendres, il est conseillé de les faire blanchir très rapidement à cause de sa haute teneur en vitamine C, pour les consommer en soupe ou encore, on peut les faire mariner dans du vinaigre mélangés à quelques aromates pour profiter de leurs vertus en toute saison.

La stellaire vidange les mauvais gras accumulés et circulant dans la lymphe, elle calme et renforce aussi le système nerveux, en interne ou en peut même rasséréner son âme ,en fixant un certain temps sa minuscule petite fleur, si rafraîchissante par sa candeur...

Voici quelques outils livresques pour vous donner le goût d'explorer et de déguster quelques fleurons de notre flore indigène. Pour aller plus loin, prenez un bon cours d'identification sinon d'herboristerie et munissez-vous de bons guides comme ceux-ci!

Tous les guides Fleurbec surtout Plantes sauvages printanières 1ère édition 1981, augmentée et révisée sous le titre de Flore Printannière2002 etaussi Plantes sauvages comestibles 1981

L'incontournable Flore Laurentienne du Frère Marie-Victorin des Presse de l'Université de Montréal, la plus récente version étant toujours la plus compète Cuisinons nos plantes sauvages de Denise Allaire Editions de l'Aurore 1977

Se nourrir, se guérir grâce aux Plantes sauvages Bianca et Alain Saury Editions Tchou 1977

Plantes sauvages comestibles un superbe cahier Herbart année 2000, Herbothèque... ? Trimestre ? Vérifier SVP

Plantes sauvages Médicinales, Anny Schneider Editions de l'Homme 1999

Et aussi : Arbres et Arbustes thérapeutiques (dont plusieurs comestibles!) 2002
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