La légende du loup

La légende du loup

Messagepar Réjean Auger » 2006-09-28, 11:32

De tous les peuples de notre planète, les Indiens d'Amérique du Nord furent sans aucun doute ceux qui accordèrent au loup le plus d'honneurs. Dans ces sociétés de chasseurs, il devint parfois une divinité alliée, dont les fétiches conciliaient les faveurs, comme Iunawiko le loup de l'Est, l'un des six dieux de la chasse (Indiens des Pueblos du Nouveau-Mexique). Pour les Abenakis du Canada, il était Malssum (animal considéré comme l'ancêtre du clan et son emblème), un animal totem traditionnel qui s'est d'ailleurs retrouvé dans les coutumes de beaucoup d'autres nations indiennes. Chez les Iroquois de la région des grands lacs, existaient des «tribus de loups». Ces populations vivant de la chasse et de la cueillette considéraient que le loup était un être supérieur; elles lui demandaient protection, santé et fécondité.

Les Indiens du fleuve Columbia vénéraient le loup comme sauveur: jadis, lorsque l'homme avait encore une figure animale, comme l'homme-castor, l'homme-cerf..., ils furent pourchassés et tourmentés par les monstres. Alors le loup apparut sur terre, tua les monstres, combattit le mal sous toutes ses formes et appris à l'homme-animal un nombre de choses importantes. À partir des restes des cadavres des monstres, le loup créa l'indien. Depuis, ce mythe se transmet et à chaque rituel du loup, les Indiens masqués dansent pour raconter les légendes.
À la suite du loup, apparaissent tous les autres animaux: le corbeau, messager du loup, l'aigle, le cerf,... À chaque danseur son masque, en vertu de la filiation spirituelle que les Anciens décèlent. Celui du loup est porté par ceux dont le courage et l'endurance sont supérieures.
Toute initiation est une reproduction de la mort et de la renaissance. On rejoue au présent les épreuves de l'être qui apporta l'enseignement rituel. À l'origine de ce rituel du loup, la quête d'Ha-Sass voulant rendre aux siens la puissance perdue. Pour obtenir du Loup ce secret, il se vida de son sang, signe de sa nature humaine, se revêtit d' une peau de phoque puis mourut pour renaître dépouillé de son ancienne nature.
Cette initiation est la route qu'empruntent les enfants pour devenir des hommes.


Les populations indiennes de la Colombie britannique, Nootka, Kwakiut, Makak, célébraient un rituel (quatre à onze jours) appelé "Klukwana", la danse du loup. Avant la pleine lune du solstice, il ouvrait la saison sacrée de l'hiver où les initiés entrent en communication avec les esprits. Durant le rituel du loup, pour la souffrance qu'ils endurent en silence dans leur chair, les hommes déjà accomplis leur enseigneront le mystère des rites dont ils sont les dépositaires.
Au jour nommé "le jour où ils te taillent eux- mêmes" (troisième jour du rituel), les futurs initiés pratiquaient un quadrillage de scarification sur leurs avant-bras et leurs cuisses (faites au moyen de coquilles de moules), afin de prouver leur bravoure et de rappeler la quête d'Ha-Sass.

La cérémonie du Loup

Je voulais donner quelque chose de mon passé à mon petit-fils.

Ainsi je l’ai emmené dans la forêt, dans un lieu tranquille.

Assis à mes pieds, il m’écoutait lui dire la puissance qui était donnée à chaque créature.

Il ne bougeait pas un muscle pendant que j’expliquais comment la forêt nous avait toujours fourni: nourriture, abri, confort, et croyances.

Il était effrayé quand je lui racontais comment le loup était devenu notre protecteur, et quand je lui disais que je lui chanterais le chant sacré du loup, il était très excité.

Dans mon chant, j'implorais le loup de venir et de présider avec nous pendant que j’accomplirai la cérémonie du loup pour que le lien entre mon petit-fils et le loup soit éternel.

Je chantais.

Dans ma voix, l’espoir se répercutait dans chaque battement de coeur.

Je chantais.

Dans mes mots étaient les pouvoirs hérités de mes ancêtres.

Je chantais.

Dans le creux de ma main se trouvait une graine de sapin – le chaînon de la création.

Je chantais.

Dans mes yeux étincelait l’amour.

Je chantais.

Et le chant flottait sur les rayons du soleil, d’arbre en arbre.

Quand j’avais fini, c’était comme si le monde entier écoutait avec nous pour entendrela réponse du loup.

Nous avons attendu un long moment mais rien n’est venu.

Je chantais à nouveau, humblement mais avec autant de conviction que je pouvais, jusqu’à ce que ma gorge me fasse mal et à en perdre la voix.

Tout à coup, j’ai réalisé pourquoi aucun loup n'avait entendu mon chant sacré.

Il n’en restait plus ! Mon coeur se remplissait de larmes.

Je ne pouvais plus donner à mon petit-fils la confiance au passé, de notre passé.

Enfin, je pouvais lui murmurer: “C’est fini !”.

“Puis-je rentrer à la maison ?” demanda-t-il, regardant sa montre pour voir si il pouvait être encore à l’heure pour ne pas rater son émission TV favorite.

Je l’ai observé disparaître et je pleurais en silence.

Tout est fini !






par le Chef Dan George (chef de la tribu Salish dans la Crique Burrard, Colombie Britannique)

Le Chef Dan George est né à Geswanouth Slahoot, le 24 juillet 1899 au Nord de Vancouver, B.C. et est décédé le 23 septembre 1981 à Vancouver, B.C.





Un Indien rentrant de la chasse remarqua que des loups le suivaient. Il se délesta de son gibier et le lança aux loups. Ceux-ci se ruèrent dessus et n’en firent qu’une bouchée, sans pour autant abandonner leur poursuite. L’Indien leur donna alors sa gibecière faite de cuir, mais cela ne contenta pas les loups et il n’eut plus rien à leur offrir excepté sa vie. Il tomba à genoux et se mit à prier Dieu. Les loups disparurent.
(résumé d’un texte d’Emile Petitot, Le Journal des Voyages, 1887, La peur du loup de G. Carbone)








La mort, dans la mythologie des Indiens Shoshone, apparut suite à une discussion entre le loup et le coyote. Le loup proposa que quiconque mourrait, pourrait être ressuscité s’ils décochaient une flèche en direction des morts. Le coyote objecta qu’il n’y aurait bientôt plus de place sur terre. Sensible à cette logique, le loup s'arrangea que le premier à mourir fût le fils du coyote et ce dernier dut bien accepter le caractère irréversible de son deuil. Ainsi, le loup est présent dans la création de la mort, bien qu’il n’en soit pas totalement le responsable.



La leçon d'Amarok

Kaïla était le dieu du ciel, au dessus des forets immenses et des plaines glacées du Nord.

Comme tous les dieux qui se respectent, il avait créé un homme et une femme puis il les avait laissés se débrouiller. Complètement seuls, complètement libres, l'homme et la femme observèrent le monde autour d'eux : pas un cri d'oiseau, pas une trace sur le sol, pas même un moustique pour leur taquiner les oreilles. Bientôt la femme en eut assez de n'avoir que son homme à regarder ; elle commença à s'ennuyer. Alors elle fit un trou dans la glace et se mit à pêcher... Une pêche miraculeuse !

Un à un, elle tira du trou les animaux de la terre, depuis les gobies, ces petits poissons qui remontent les rivières du Grand Nord, jusqu'aux perdrix des neiges, blanches l'hiver et brunes l'été. Le dernier qu'elle mit au monde fut le caribou ; elle eut du mal à le hisser hors du trou tant son dos était puissant, tant sa ramure était lourde !

À ce moment là, Kaïla qui observait tout du haut du ciel, jugea qu'il était temps d'intervenir : ceci est mon plus beau cadeau, dit-il à la femme. Le caribou te fera vivre, toi et ta famille; grâce à lui, vous ne manquerez de rien. La femme s'empressa de lâcher le caribou et lui ordonna de se répandre partout sur la terre pour former de grands troupeaux à travers les forêts immenses et les plaines glacées.

Ainsi fut dit, ainsi fut fait.

Les caribous se multiplièrent, les hommes aussi. Les hommes chassèrent les caribous, mangèrent du caribou, fabriquèrent des tentes et des chaussures avec sa peau. Armés d'arcs et de flèches, les chasseurs tiraient de loin les animaux les plus appétissants dont les cuissots faisaient de magnifiques rôtis pour la tribu tout entière. Mais … à force de tuer les plus belles bêtes, il ne resta bientôt que les malades, les boiteux, les maigrelets dont personne ne voulait.

Voyant que ses enfants commençaient à avoir faim, que le cuir de ses chaussures s'usait, la femme se mit à pleurer. Et Kaïla, du haut du ciel, vit ses larmes. Je t'avais donné un beau cadeau que tu as gaspillé, dit-il, mais dans ma grande générosité, je vais encore essayer d'arranger tes affaires.

Il alla voir Amarok, l'esprit des loups, qui habitait le ciel non loin de lui, et lui demanda d'envoyer des loups de la terre nettoyer les troupeaux de caribous. Surtout, insista-t-il, qu'ils usent de leurs griffes et de leurs dents, qu'ils aiguisent leur faim… qu'ils dévorent tous les malingres, les contrefaits ! Les bêtes saines sauront bien leur résister et les hommes auront à nouveau du beau gibier ! Les loups se mirent en chasse.

Du sommet des collines, les hommes les regardèrent.

Après s'être rassemblée dans la foret, la meute s'avança sans un bruit vers le troupeau. Les caribous qui ruminaient tranquillement se levèrent, frémissants, et se rapprochèrent les uns des autres, les adultes tournés vers l'extérieur afin de protéger les faibles et les petits. De leurs côté, les loups savaient ce qu'ils avaient à faire ; ils s'élancèrent pour écarter les rangs, éloigner les mâles vigoureux. À plusieurs, ils réussirent à isoler une jeune bête. Elle perdit vite ses forces et se laissa encercler par la meute ! Les loups se rapprochèrent, les crocs en avant puis ils bondirent. Le caribou tomba.


Du haut de la colline les hommes avaient compris ; du haut du ciel Kaïla cligna de l'œil et, en bas, la femme sourit.

Depuis ce jour très ancien, l'esprit d'Amarok plane sur le Grand Nord et les Inuits laissent les loups chasser en paix, car ils savent que la bonne santé des caribous dépend de leurs coups de dents.


http://bab-loup.ibelgique.com/legendes_indiennes.htm
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Messagepar Mayegan099 » 2006-09-28, 13:47

Merci M. Auger de ce texte. D'autant que le Loup pour moi est un animal très important que je vénère depuis l'enfance.

Reste que il y a encore tellement de préjugés et de méconnaissance à l'endroit du Loup. En outre, tous les racontars (même rapportés par des journaux à crédibilité douteuse ceci dit) au Québec quant à de prétendues attaques ont toutes été déclarées non fondées. C'est pourquoi il me semble que le gouvernement du Québec ne reconnaît aucune attaque officielle.

Peut-être aussi rappeler que le Loup au Québec est considéré comme faisant partie de la classe des "petits gibiers" pour la chasse (et la trappe) et qu'il n'y a aucune limite de prises. Des pseudo chasseurs et trappeurs actuellement déciment des meutes complètes de Loups (grâce à un système de piège commun). Quant l'on sait qu'une meute québécoise occupe habituellement un territoire exclusif qui se situe souvent dans les centaines de km2, on peut imaginer les conséquences fauniques et environnementales d'une telle pratique...notamment la surpopulation inopinée de cerfs ou de troupeaux de caribous, avec les déséquilibres que cela entraine.

Il serait bon aussi de rappeler que les cultivateurs, outre le fait qu'ils ont tué nos rivières, ont complètement décimé le Loup au sud du Fleuve Saint-Laurent (début du siècle). Avant, il y avait du Loup dans les Appalaches.
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légende du loup blanc

Messagepar loutre- » 2006-09-28, 17:45

Laissez-vous porter par la légende
La légende du loup blanc

L'histoire que je vais vous raconter remonte à la nuit des temps.

A cette époque, la terre était recouverte de vastes forêts sans fin, certaines étaient inextricables et les voyageurs égarés retrouvaient rarement leur chemin.

En ces temps là, les loups vivaient nombreux, ils formaient des clans très hiérachisés, intelligents, forts et courageux, ils n'avaient d'autres ennemis que les hommes.

Les hommes quant à eux nourissaient une haine profonde envers les loups et lorqu'ils se trouvaient face à face, il était rare que tous deux survivent à cette rencontre.

A peine l'enfant des hommes marchait, qu'il avait appris à haïr le loup.

Chaque décennie écoulée, les loups, uniquement les chefs de clan et quelques élus entreprenaient le grand voyage. De toutes les régions du nord de l'hémisphère, ils convergeaient en un même lieu, une vaste clairière au centre d'une forêt profonde et noire, quelque part dans un pays que l'on appelera plus tard la FRANCE.

Certains venaient de très loin, c'était le grand rassemblement au cours duquel les loups mâles et femelles encore solitaires allaient sceller une nouvelle alliance, ils venaient là trouver le compagnon d'une vie.

Les chefs partageaient leur savoir et les jeunes bâtissaient leur descendance.

Cette année là, LOUPBLANC, chef de clan encore solitaire venait pour y trouver une compagne, chemin faisant il pensait au lourd secret qui était le sien.

Quelques mois plus tôt, au cours d'une chasse, il avait découvert une jeune femme évanouie dans la neige fraiche. Il s'était approché d'elle doucement, avec méfiance comme on lui avait toujours appris, de longues minutes s'étaient écoulées ainsi, quand soudainement la jeune femme bougea, elle entrouvit les yeux et loin d'être terrifiée par la vue du loup, elle lui sourit.

Elle tendit une main et caressa la fourrure de l'animal, celui-ci accueillit cette marque d'affection d'abord avec surprise puis bientôt avec plaisir. Sans savoir qu'il pouvait la comprendre, elle lui expliqua sa peur lorqu'elle s'était vue égarée dans la forêt, en entendant du bruit, elle s'était mise à courir sans voir une grosse branche qui barrait le chemin, elle avait trébuché lourdement et s'était évanouie.

Tout en lui parlant elle n'avait cessé de le caresser. Elle le regarda droit dans les yeux et lui demanda de l'emmener jusqu'au village, seule dit-elle, je ne retrouverai jamais ma route.

LOUPBLANC s'exécuta, il la reconduisit jusqu'à l'entrée du village et longtemps il resta là, à la regarder partir, même lorsqu'il ne pouvait plus la voir.

De retour dans la tanière du clan, il comprit qu'il ne serait plus jamais le même, jamais plus il ne verrait les hommes de la même manière.

Il se prit même à revenir guetter l'entrée du village dans l'espoir de l'apercevoir.

A de nombreux kilomètres de là, une louve et son frère cheminaient au côté d'un chef de clan, ils faisaient eux aussi route vers le grand rassemblement.

La louve CALYPSONE venait y faire alliance, elle l'espérait depuis longtemps mais depuis l'été dernier, elle était habitée par la peur, son chemin avait croisé celui d'un gentilhomme blessé, au lieu de le dénoncer à la meute comme il se doit, elle l'avait caché, recouvert de feuilles et de branchages et l'avait nourri jusqu'à ce qu'il puisse se débrouiller seul.

L'homme n'avait jamais manifesté la moindre crainte face à la louve, au contraire il aimait à lui parler, à la caresser, il lui faisait des confidences comme il l'aurait fait à un des ses semblables. Il rêvait d'un monde où les hommes et les loups feraient la paix, un monde où la haine de l'autre n'existerai plus.

Un soir alors que Calypsone venait le retrouver, il était parti en laissant sur le sol son écharpe, un peu de son odeur qu'elle prit plaisir à renifler.

Souvent, depuis lors, elle venait s'allonger au pied de l'arbre qui avait été le témoin de leur amitié.

La clairière sacrée était prête, tous les participants s'étaient rassemblés en plusieurs cercles, au milieu se trouvaient les solitaires, il était de coutume de s'observer et lorsqu'un loup mâle trouvait une louve à sa convenance, il s'avançait au milieu du cercle, puis de là en rampant il se dirigeait vers l'élue.

Ce soir sacré, lorsque CALYPSONE aperçu LOUPBLANC, elle reconnut immédiatement le compagnon qui habitait ses rêves, celui qu'elle avait toujours attendu.

Aussi, bousculant toutes les règles, elle s'avança vers lui, sans crainte, le regardant au fond de ses prunelles dorées.

LOUPBLANC, comme s'il avait toujours su ce qui allait arriver, accepta CALYPSONE comme compagne sans se formaliser de la façon cavalière qu'elle avait utilisé pour arriver à ses fins.

La nuit même leur union fût scellée. Le grand sage donna son accord après avoir vérifié qu'ils n'appartenaient pas au même clan et que leurs deux statures s'harmonisaient entre elles.

La louve fit ses adieux au clan qui l'avait vu grandir et se prépara au voyage de retour.

Leur périple fût sans histoire.

Inconsciemment ou pas, LOUPBLANC construisit leur gîte non loin de l'endroit où il avait découvert la jeune femme l'hiver dernier.

Au printemps de l'année qui suivit, CALYPSONE donna naissance à deux louveteaux, un mâle et une femelle. Avant de mettre bât, elle avait avoué à LOUPBLANC le parjure qu'elle avait fait à sa race en cachant et en nourrissant un humain. LOUPBLANC lui avait à son tour confié son secret et depuis lors ils ne formaient plus qu'un.

Une nuit, ils furent réveillés par des cris qui les fit sortir de leur tanière, ils aperçurent au loin une fumée épaisse, un incendie embrasait le ciel. Les cris durèrent longtemps et au petit jour une odeur âcre parvint jusqu'à eux.

La magie des loups en ces temps là était grande et leur haine des humains encore plus grande, plusieurs clans s'étaient unis pour détruire un village qui avait tué plusieurs des leurs. Ceux qui n'avaient pas péris dans l'incendie, furent dévorés pas les loups.

LOUPBLANC rassembla sa compagne et ses petits et décida de s'éloigner à tout jamais de ces contrées barbares, il voulait un monde différent pour sa descendance.

Au même moment, un homme et une femme, seuls survivants du massacre fuyaient eux aussi l'horreur de la nuit.

La légende dit que la route des loups croisa celle des humains

Que LOUPBLANC reconnu la jeune femme qu'il avait secouru de même que CALYPSONE reconnu l'homme comme étant celui qu'elle avait caché dans les bois.

On dit aussi qu'ils firent chemin ensemble jusqu'à une grande clairière.

Uniquement avec leur courage, ils bâtirent un monde nouveau où tous ceux qui vivaient sans haine furent les bienvenus. Les humains comme les loups...

Loup blanc fût à l'origine d'une nouvelle race de loups, plus proche de l'homme et qui bien des années plus tard donnera naissance à cette race de loup civilisé que l'on appellera LE CHIEN
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Messagepar NAMASS » 2006-10-10, 12:39

Salutation tout' l monde

Je me permet de placer ce texte ici étant donné que le sujet traite des loups.

http://www.6bears.com/loups1.html


Loups des villes,
loups des champs

Malgré les siècles, la peur du loup reste toujours présente. Pourtant, aujourd'hui, c'est lui qui risque de disparaître en dépit de l'effort de nos justes

Une histoire qui a pourtant bien commencé

Le loup est un des plus vieux compagnons de l'homme. Entre eux, le respect était de mise, comme on peut encore le voir chez les Amérindiens. Ceux-ci pensaient que le loup était un frère, un totem ou un ancêtre de la tribu. D'ailleurs, une vieille légende affirme que dans des temps très reculés quelqu'un tenta de transformer les loups en hommes. Mais l'opération échoua et seuls leurs yeux devinrent humains. Certains scientifiques estiment que c'est le loup qui est à l'origine de la race canine. Une longue histoire qui débuta il y a 20.000 ans. L'homme domestiqua quelques louveteaux pris au nid pour en faire au fil des âges, le chien d'aujourd'hui.

Mais, avec la religion et l'économie moderne, tout changea. Tout d'abord, les pasteurs et leurs regards sur la Bible trouvèrent en lui un bouc émissaire du mal. Au Moyen-âge, quand il était capturé vivant, il était jugé et condamné au bûcher comme tout émule de Satan. Le loup devint par la suite, un mythe, un croque-mitaine sanguinaire qui tuait tout sur son passage. Les commérages sur ses pactes avec le diable, sa présence auprès de sorcière, ses attaques envers des enfants, se répandent plus vite que la poussière de village en village. Les écrivains imaginèrent de nouveaux romans comme le conte du "Petit Chaperon-Rouge" qui fera oublier à la nouvelle génération la véritable identité du loup.

Ensuite, l'homme prend de plus en plus de place et les loups deviennent un poids qui obstrue l'économie de l'Europe de 1800. C'est l'époque où l'homme agrandit tout; ses villes, ses cultures, les lieux d'élevage d'animaux de ferme,...
Tandis que le loup se voit éliminer de ses propres forêts par les chasses et les besoins en bois. Faute de quoi, il s'en prenait aux animaux les plus faibles, aux animaux domestiques et malades, le mouton en tête. "Et voilà que le loup ne respecte plus les lois de la nature" hurlent les hommes. Les légendes, les pertes, et l'intolérance font que l'homme décide de lui placarder une prime sur le dos. La louve engrossée rapportait le plus d'argent à celui qui la tuait. Après, venaient les mâles et les louveteaux.


La fin et le début

1844, le dernier couple de loups sauvages est abattu près de St-Hubert en France. Exterminé aussi des îles britanniques, du Danemark, de Suisse, de Belgique, d'Allemagne, d'Autriche et même d'une grande partie des USA où, de 1850 à 1900, on tua plus d'un million d'individus dans 48 états. Le loup nous quittait, non sans laisser derrière lui quelques expressions: "L'homme est un loup pour l'homme", "Marcher à pas de loup", "Crier au loup" ou encore "Un froid de loup".

On devra attendre le début des années '70 pour que le comportement exterminateur perde son "charme". À la même époque, l'écologie devient un sujet politique. Grâce à ce renouveau, aujourd'hui, il nous reste un millier de loups en Espagne et au Portugal, 500 individus en Grèce où, des réserves ont été créées, encore une centaine à l'extrême nord de l'Europe, 2000 en Roumanie et 1000 en Pologne. Les associations de défenses des loups ont permis à la population des loups d'Italie de passer de 100 têtes à 250. Du coup, quelques individus ont migré vers la France ...


L'homme et le loup

Le loup n'est pas un animal qui s'attaque à l'homme. La station debout de celui-ci, lui fait trop peur. Les rares agressions venaient d'animaux victimes de la rage ou bien de loups domestiqués, la détention dénaturant l'instinct.

Aux Etats-Unis, de plus en plus de famille ont un loup comme animal domestique. La situation est tellement fausse que l'on compte 250 000 loups qui vivent en captivité contre seulement 2 500 qui survivent à l'état sauvage. Depuis 1986, neuf enfants ont été tués par des loups domestiqués. Et combien de victimes pour nos petits toutous adorés? Certaines personnes ajoutent encore que, les loups apprivoisés sont moins dangereux que les chiens!!!
La loi américaine interdit d'être propriétaire d'un animal 100% sauvage, donc en général, ces loups sont des hybrides à 80%.

À noter que ces loups ont la fâcheuse habitude de marquer leur territoire même dans la maison, de se faire les dents sur les meubles et de hurler à la lune. Ils sont aussi trop farouches pour monter la garde en votre absence. Et enfin, ils risquent de mourir de désespoir, si vous les abandonnez. Ne vous laissez pas prendre par l'envie d'acquérir un "Croc Blanc". Mais, par contre, si vous aimez les loups, aidez les plutôt à vivre libres et sauvages.


De nos jours :

Le Canada

Le piégeage y est toujours permis pour les animaux à fourrure. Malgré la réglementation, il reste encore beaucoup de gens qui posent des pièges hors norme afin de protéger leurs terres tout en s'exposant à de lourdes amendes!!! Le trappage, technique barbare qui laisse les loups en agonie pendant plusieurs jours, a été dénoncé par le Dr Haber dans une vidéo diffusée mondialement. Le Canada rapporte de son commerce de fourrure un minimum de quatre millions de dollars par an. Le canada est l'un des derniers pays montrés du doigt par les amoureux de la nature. Comme quoi, il faut avoir fait le pire pour se rendre compte que le loup est un animal indispensable à notre écosystème.


La France

C'est dans le parc de Mercantour en novembre '91 que deux gardes ont surpris deux silhouettes furtives. "Ce sont des loups!" Le parc décide par la suite, de garder le silence pour les protéger. Après un an d'observation, ils annoncent la nouvelle à la presse. Certains fermiers se fâchent, soupçonnent le parc d'avoir introduit les animaux et rageusement, promettent de les abattre. On ne tarde pas à retrouver quelques carcasses de moutons, mais après analyses les coupables étaient des chiens errants. Pour ne pas affoler les fermiers, le parc et l'état décident d'indemniser les victimes.

Après avoir observé comment l'Italie gère le parc national des Abruzzes, qui est une réussite favorisant la vie sauvage et ayant même fait revivre l'économie d'un village, Civitella et ses alentours. Par ailleurs, les loups français connaissaient bien le parc italien pour y avoir séjourné et l'avoir quitté pour conquérir de nouveaux territoires. Ils remontent l'Italie en passant près de Rome jusqu'au parc de Mercantour. La France décida d'obliger les bergers à changer leurs habitudes. Aujourd'hui, les bergers malins ne peuvent plus observer leurs moutons avec des jumelles. Ils sont obligés de revenir sur le terrain, se faire aider par un apprenti ou encore d'un chien des Pyrénées. De plus, si l'on offre au mouton, un espace qu'il connaît, il sait se cacher en cas d'alerte. Mais les ennemis du loup ne sont pas toujours où l'on croit, certains bergers ont déjà pris parti pour la bonne cause.

Un autre loup s'est fait connaître dans les Vosges. Un loup qui a tué sur son passage, 44 moutons, un veau, une génisse et une pouliche en 8 mois. Après une longue traque, on l'abat. La masse sans vie que l'on a découverte, était l'exemple même du loup domestique abandonné. Quelques mois avant sa furie, il avait posé pour la caméra d'un naturaliste amateur, ce qu'un loup sauvage ne ferait jamais, du moins pas de si près. Comme quoi, le loup n'a sa place qu'en pleine nature et pas dans les chaumières.


La Belgique

La Belgique ne possède plus de loup depuis le 19e, mais l'association "International Wolf Federation" présidée par R.F. Dubois mène une lutte pédagogique. Possédant une vingtaine de loups au parc de La Reid, elle invite les écoles à rencontrer ses célèbres locataires. Image surprenante, que de voir un groupe d'enfants entrer dans l'enclos sans peur et toujours à l'affût du moindre loup à observer ou, à toucher.

Quand on regarde le clan des enfants et le clan des loups, tout aussi curieux les uns que les autres, on remarque que c'est dans les yeux du loup qu'on lit le plus la peur. Le loup a t'il raison de douter des générations à venir!!! Quant aux professeurs, des adultes en somme, c'est eux qui s'inquiètent encore avec une certaine peur du loup. Exemple qui prouve que l'instinct de l'enfant ne le pousse aucunement à avoir peur de cet animal. C'est seulement après avoir lu ou entendu des histoires ou simplement par le biais du cinéma, que l'enfant attrape peur de ce qu'il ne connaît pas, le loup entre autres.


Les chasseurs, ces bouchers sanguinaires d'un monde révolu

En général, les chasseurs sont avec leur manque de connaissance animalier, le seul ennemi acharné du loup. D'ailleurs, le chasseur qui est rarement issu de la classe populaire, n'a jamais été un bon régulateur de l'équilibre de la forêt à l'inverse du loup.
Le loup a pour but de se nourrir des animaux malades, empêchant ainsi l'apparition d'épidémie. Il est l'image d'une nature en pleine santé. Le chasseur quant à lui, tue aveuglement les plus beaux animaux, et laisse derrière lui une nature déséquilibrée avec son lot de races de longicornes appauvries et des maladies qui se répandent dans la faune.

Malheureusement, le chasseur aime tuer les animaux et ne veut pas qu'un loup puisse tuer sans être tué. Le chasseur doit peut-être penser que la nature a besoin de lui pour son équilibre, mais là, il se trompe.


Associations de défense

Les associations de défenses du loup se sont malheureusement divisées en deux clans, ceux qui optent pour la gestion du loup et les autres, sans compromis, qui considèrent que la nature fera ce travail comme elle a toujours su le faire.

La première, en prônant la gestion du loup, veut garder le contrôle sur sa population en tuant la partie d'individus qui dépasserait un chiffre choisi par ce même groupe d'hommes. De là, le danger, d'une élimination qui tiendrait aucunement compte des risques de saccage dans la vie sociale de la meute. Mais c'est vrai qu'ils s'attirent plus facilement l'accord des responsables politiques.

Voilà une petite histoire qui nous est contée par M. Dubois, un hiver quand le lac avait gelé, un groupe de cervidés prit possession d'une petite île inhabitée. Avec le printemps, l'eau dégela et les cervidés se reproduisent en quantités énormes. Avec l'automne, l'herbe commence à manquer vu le grand nombre d'herbivores. Heureusement qu'avec l'hiver, le lac gèle et venu dont ne sait où, une meute de loups met le cap sur l'île, sûrement attirés par l'instinct. Au printemps suivant, les loups et les cervidés sont emprisonnés sur l'île. Très vite, la nature fait son oeuvre, les loups tuent un grand nombre de cervidés, ce qui laisse assez d'herbes pour les autres. Puis, une partie de la meute repart à la conquête de nouveaux territoires, ne laissant qu'un nombre suffisant de loups pour un nombre de cervidés et un espace donné. Depuis ce temps, les loups et les cervidés vivent sur l'île en harmonie, avec de beaux grands cerfs qui se reproduisent et les loups qui les gèrent.

Dès lors, pourquoi gérer ce qui se gère tout seul? Quoi qu'il arrive, le loup court toujours moins vite que ses proies. C'est seulement quand l'une de celle-ci est plus faible, malade ou âgée, qu'il arrivera à l'attraper. Laissant ainsi les animaux en pleine forme se reproduire, il collabore à la sauvegarde de la race. Tandis que nous, humains aux grands fusils, comment vas-t'on s'y prendre pour décider si tel ou tel loup a le droit de mourir. Ce don n'est pas en notre pouvoir, laissons faire la nature ou un jour, on pourra aussi parler de gestion de l'homme, et là, l'histoire a déjà laissé les traces de sa honte.




C.H.



Références :

- Europe Conservation BP44, 41260 La Chaussée-Saint-Victor, France
- Parc National (Mercantour), 23 Rue d'Italie, BP316, 06006 Nice, Tél (0033)93.16.78.88
- R.F. Dubois (Wolf Federation), La Froide Fontaine, 4577 Outrelouxhe, Belgique, Tél: (0032)085.51.19.76
- Parc National des Abruzzes, Gruppo Luppo, 67030 Civitella, Italie
- IWRC, Apartado 61, 2665 Malveira, Portugal
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Magoua d'Yamachiche
NAMASS
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Messagepar NAMASS » 2006-10-10, 14:04

Aller voir, la présentation est très belle

http://www.reportage.loup.org/html/myth ... diens.html


L'Indien et "frère loup": destins liés
Plus longtemps que nous, les Indiens ont gardé un mode de vie semblable à celui du loup, c’est-à-dire en clans nomades vivant de chasse, de pêche et de cueillette. A vrai dire, c'est pour l'éternité que les Indiens ont juré fidélité à un système proche de la nature. En plus d'être durable pour eux-mêmes, celui-ci respecte aussi bien la Terre et ses ressources que chacun des êtres vivants et assure à la nature toute entière une survie saine et complète. L'Indien remplit humblement le rôle qui est le sien, celui de grand prédateur, au même titre que le loup, son frère. C'est pourquoi le loup est toujours resté un ami et un « maître des chasses » aussi respecté que la nature qu’il chérit. Mais cette belle complicité et son équilibre de vie ont été brisés ensemble au cours de la colonisation. Aujourd'hui encore, c'est dans cette douleur que le loup et l'Indien sont le plus souvent réunis.
La complicité qui unit le loup et l'Indien leur a valu de subir des traitements semblables de la part des occidentaux. Leurs liens fraternels en ont fait avant tout des frères de douleur. Image: www.allposters.com Le loup, père du savoir indien - L'Indien, c'est l'homme : l'égal du loup - Frères de douleur

Le loup, père du savoir indien
Chez de nombreux Indiens, notamment parmi les populations de la côte pacifique nord-ouest du Canada, le rituel du loup est l’initiation qu’empruntent les enfants pour devenir hommes. Le « klukwana », la danse du loup, est un rituel qui ouvre la saison sacrée de l’hiver où les hommes entrent en communication avec les esprits. C’est durant cette période que les enfants et les novices recevaient le savoir des ancêtres sous forme d’"histoires sacrées" - le mot « mythe » a une connotation péjorative dans nos cultures de la rationalité. Ils apprendront tout ce que le loup a transmis aux fondateurs de leur tribu à travers la force et le courage, ou les pas et les chants que les danseurs, masqués à l’image de l’animal, exécutent en son honneur.


L'union du loup et de l'Indien trouve son origine dans le rôle commun qu'ils jouent dans la nature, leur mode de vie et la position centrale de la chasse. Image: www.allposters.com

Mais, plus généralement, toutes les tribus indiennes ont un grand respect du loup avec qui elles partagent un mode de vie respectueux des équilibres naturels et un rôle primordial dans cet équilibre. Le loup inspire l'homme par son mode de vie et ses techniques de chasse. La solidarité d'un clan n'est pas différente de la fraternité d'une tribu. Le rôle de grand prédateur nécessite un grand savoir. Les Indiens ont su écouter, observer et prendre exemple.

L'Indien, cest l'homme : l'égal du loup

Chez les Indiens Pawnee, l’identification est particulièrement forte. Dans leur langage, les mots « loup » et « homme », sont identiques, c’est-à-dire « pawnee ». Mais partout, l’Indien se lie à l’animal qu’il respecte et prend en exemple. Il est le modèle du chasseur dont ils revêtaient la peau pour réussir l’approche du gibier, le modèle du guerrier, dont la force et l’ardeur au combat sont sans égales. Mais le loup est aussi une référence d’un point de vue social, dans les rapports au sein du clan ou vis-à-vis de l’éducation des petits. De ces rapports transparaît humanité que seules les représentations idéalisées de l’homme sont en mesure de nous faire entrevoir.

Le "maître des chasses" est pris en exemple par les tribus primitives. Im.: National museum of american art.

Bien plus qu'une "vénération", c'est un profond respect qui habite l'Indien à l'égard du loup. L'inverse est probablement vrai également. Plusieurs tribus ont, en effet, uni "le loup et l'Indien", d'égal à égal. Mais toutes partagent cette vision car l'un et l'autre envisagent chaque créature de l'univers comme partie d'un tout.

De même, l'homme occidental (son ancêtre) a, lui aussi, vénéré le loup en son temps, avant qu'il ne renonce à son mode de vie. Ses rapports avec le loup ont changé du tout au tout lorsqu'il cessa de chasser pour élever du bétail. Les liens qui l'unissaient auparavant au loup étaient très semblables à ceux qui ont toujours uni le loup et l'Indien. C'était bien avant que certains ne parlent d'une "priorité à l'Homme".


Le loup et l'indien: frères de douleur

Un élément majeur rapproche encore l’Indien et le loup : la colonisation. Leurs destinées ont forcément été liées par les colons dans leur conquête de territoire. Les Indiens doivent être expulsés car ils n’ont pas su exploiter la terre, comme la Bible le commande. Le loup, on le sait, a déjà été déclaré nuisible dans cette perspective. Ici, bien plus qu'une espèce, c'est un mode de vie commun au loup et à l'Indien que l'on entendait détruire. Au nom de quoi ? D'un dieu, dit-on, mais aussi d'une prétendue incompatibilité entre deux modes de vie.

Le combat sera encore long avant que loup et Indien retrouvent une place sur leurs terres d'origine. Image : www.allpo-
sters.com

De plus, malheureusement pour lui, le loup est assimilé à l’ennemi, l'Indien, avec qui il entretient de bons rapports. En contrepartie, en tant que symbole du mal, il n’a pas joué, non plus, en faveur de l’Indien. C’est donc un double génocide qui peut commencer au nom de l’Eglise, par un peuple élu et, de surcroît, sur la Terre Promise. Dans le prolongement de cette mission divine, bientôt, il aura le Monde entre les mains.
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Re: La légende du loup

Messagepar amber14 » 2015-01-31, 07:40

Kiwetinanang, le Gardien du Nord, apporte l'hiver et la longévité. | © Le Musée du Manitoba
Wapananag, la Gardienne de l'Est, apporte la vie nouvelle, la renaissance et la guérison, avec le lever du soleil et le début d'une nouvelle journée. | © Le Musée du Manitoba
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